• Les Caractères ou Les Moeurs de ce siècle ont été rédigés en 1688. Sous la forme de courtes maximes morales, proches de la fable, Jean de La Bruyère décrit le monde du XVIIe siècle. Il condamne la vanité des hommes de la cour, les modes successives des femmes, la cupidité des héritiers, et l'hypocrisie des rapports humains.
    Étonnants de modernité, ces Caractères suscitent aussi bien le rire que la tendresse, et nourrissent à la fois le goût de la dérision et de la réflexion.

  • Une première moitié de vie occupée à préparer un livre, l'autre à le corriger et à l'amender. Comme Montaigne, et peut-être un peu plus que lui, La Bruyère est bien l'homme d'un seul livre, et ce livre est celui d'une vie. Entre le projet et le dernier état revu par l'auteur - sur lequel est fondée la présente édition -, les encouragements renouvelés d'un public ravi qui ne semble pas en avoir voulu à La Bruyère de l'avoir si sévèrement morigéné.C'est que Les Caractères sont tout d'abord le chef-d'oeuvre d'un genre pratiqué depuis l'Antiquité, le portrait, et d'une veine, la littérature morale, dans lesquels le Grand Siècle ne pouvait que se reconnaître et s'accomplir. Sous Louis xiv, on s'attache volontiers aux notations, ces marques où se découvrent les passions et rien n'intéresse plus que les passions. D'un mot, là où nous avons pu croire que La Bruyère fixait des images, il s'employait en vérité à nous donner à les lire. On ne sait en effet ce qui nous sollicite le plus : ce que regarde La Bruyère ou la manière dont il regarde.Cette oeuvre subtile et neuve appelait un soin tout particulier dans l'établissement du texte comme dans l'annotation. Elle bénéficie donc des progrès considérables accomplis dans ce domaine au cours des dernières décennies dans la connaissance du classicisme.Edition d'Emmanuel Bury.

  • Prosateur de talent doté d'une plume acerbe, La Bruyère est loin de se contenter de peindre les moeurs de son temps. Multipliant, de maximes en analyses, les portraits satiriques tout autant qu'ironiques d'une société de faux-semblants, son propos acquiert une portée universelle. Sous le règne des apparences, où le grand travestissement burlesque le dispute à l'hypocrisie, aucun vice de l'humanité ne lui échappe : ambition, vanité, inconstance... Si l'on peut encore s'étonner du succès d'une oeuvre si corrosive, c'est sûrement qu'il est aisé de rire des autres pour ne pas rire de soi !

    Illustration de couverture : Gravure sur cuivre (1845), Collection particulière © akg images.

  • À la fin d'un siècle riche en auteurs garants de la bonne morale et de l'idéal classique, La Bruyère offre au public qui lui a si bien inspiré « la matière de cet ouvrage » ses surprenants Caractères.
    Le discours moraliste et discontinu de La Rochefoucauld ou de Pascal a déjà conquis les lecteurs, mais La Bruyère ose l'hétérogénéité de maximes, de portraits, et autres inclassables, pour y fustiger la société de son temps, pervertie par le règne des apparences et du mérite lié à la naissance.
    Unique oeuvre achevée d'un auteur singulier, elle promène le lecteur des appartements royaux à l'intimité des antichambres, où intriguent des personnages dignes des fats de La Fontaine et des pédants et des dévots de Molière.Bibliolycée propose :
    O les textes intégraux annotés de « De la Cour » et « Des grands » suivis d'un choix d'extraits, o un questionnaire bilan de première lecture, o des questionnaires d'analyse de l'oeuvre, o cinq corpus accompagnés de questions d'observation, de travaux d'écriture et de lectures d'images, o une présentation de La Bruyère et de son époque, o un aperçu du genre de l'oeuvre et de sa place dans l'histoire littéraire.

  • Les caractères : livres V à X Nouv.

    « Un caractère bien fade est celui de n'en avoir aucun. » Voilà qui annonce la couleur ! Dans ses Caractères, oeuvre magistrale à laquelle il a consacré sa vie, La Bruyère brosse un portrait au vitriol de ses contemporains. Fin observateur, il n'épargne personne : l'ambition du courtisan, l'égoïsme du puissant, la vanité du-pédant sont tournés en ridicule. Et à travers eux, c'est toute une société, celle du« paraître » et de l'argent, qui est fustigée.

    o Une frise chronologique historique et culturelle
    o Une introduction : Pourquoi lire Les Caractères au XXIe siècle ?
    o Le texte intégral annoté

    Des sujets pour s'entraîner à l'oral et à l'écrit du bac
    o Des analyses de textes au fil de l'oeuvre
    o Un commentaire de texte et une dissertation rédigés
    o Des exercices de grammaire avec corrections
    o Des exercices d'appropriation. Un dossier pour situer et comprendre le texte
    o Une présentation de l'oeuvre et de La Bruyère dans son époque
    o Les mots importants des Caractères
    o Un groupement de textes autour du parcours du bac : La comédie sociale.

  • Cette " célébrité masquée ", on le sait maintenant, n'est autre que la marquise de Mannoury d'Ectot, dont nous parlons plus longuement dans la notice de cet ouvrage. Mais c'est important à souligner, car elle fut tout simplement le premier auteur féminin de clandestins érotiques (elle en écrivit trois). Et quel auteur ! Lorsqu'ils parurent, en Belgique, vers 1880, on les attribua soit à Maupassant, soit à Alexandre Dumas !
    Mais Le Roman de Violette, il suffit de le lire, ne peut être que d'une femme. La finesse des réactions physiques et psychologiques homosexuelles féminines ne laisse aucun doute là-dessus.
    Roman féminin (mais pas féministe), d'une surprenante modernité. Ajoutons que le narrateur, et l'un des principaux personnages, est un homme. Mme de Mannoury n'était pas sectaire.

  • Ce texte sans équivalent dans la "littérature érotique' (nous ne disons pas pourquoi : on s'en apercevra en le lisant), tiré d'abord à 112 exemplaires, réédité fugitivement il y a une vingtaine d'années, était devenu parfaitement introuvable.
    Il est réimprimé ici avec la splendide préface d'Annie Le Brun pour l'édition de 1979 : " Ce livre "érotique à contre-coeur', écrit-elle, "prend superbement ses distances avec le piquant, le grivois, le gaillard mais aussi avec le tragique, le frénétique ou le spéculatif pour nous faire voir, c'est très rare, la vie "frappée du désir comme d'une balle au coeur'".
    Comment ? C'est tout le secret de ce texte unique, et nous laissons au lecteur le soin et le plaisir de le découvrir. C'est, faut-il le dire, la première véritable apparition de ce texte rare - à tout point de vue -, dans la librairie française.

  • « Champagne, au sortir d'un long dîner qui lui enfle l'estomac, et dans les douces fumées d'un vin d'Avenay ou de Sillery, signe un ordre qu'on lui présente, qui ôterait le pain à toute une province si l'on n'y remédiait. Il est excusable : quel moyen de comprendre, dans la première heure de la digestion, qu'on puisse quelque part mourir de faim ? »

  • BnF collection ebooks - "C'est un métier que de faire un livre, comme de faire une pendule : il faut plus que de l'esprit pour être auteur. Un magistrat allait par son mérite à la première dignité, il était homme délié et pratique dans les affaires : il a fait imprimer un ouvrage moral, qui est rare par le ridicule. Il n'est pas si aisé de se faire un nom par un ouvrage parfait, que d'en faire valoir un médiocre par le nom qu'on s'est déjà acquis."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • Premier effect que doivent produire les caracteres pour interesser et pour preparer à la terreur et à la pitié. L'admiration est un mouvement d'amour-propre et de surprise qui naît dans l'âme à l'aspect des efforts extraordinaires par lesquels un grand homme semble elever avec luy toute la nature humaine : nous ne pouvons nous empecher d'aimer cet homme. Nous luy sçavons bongré de nous montrer jusqu'où nous pouvons aller, et de nous occuper de l'excellence de nôtre être, et voilà, je pense, par quels ressorts l'admiration produit l'affection.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Les Caractères
    Jean de La Bruyère
    La Bruyère est célèbre pour une oeuvre unique, Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle (1688). Cet ouvrage, constitué d'un ensemble de brèves pièces littéraires, compose une chronique essentielle de l'esprit du XVIIe siècle.
    La première édition des Caractères parut en mars 1688, sous ce titre : les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les Caractères ou les moeurs de ce siècle. Le nom de l'auteur ne figura sur aucune édition publiée de son vivant.
    Bien que cette première édition contînt surtout des remarques, et presque point de portraits, le succès fut tout de suite très vif, et deux autres éditions parurent dans la même année 1688, sans que La Bruyère eût le temps de les augmenter notablement. En revanche, la 4e éd. (1689) reçut plus de 350 caractères inédits; la cinquième (1690), plus de 150; la sixième (1691) et la septième (1692), près de 80 chacune; la huitième (1693), plus de 40, auxquels il faut ajouter le discours à l'Académie. Seule la 9e édition (1696), qui parut quelques jours après la mort de La Bruyère, mais revue et corrigée par lui, ne contenait rien d'inédit. Source Wikipédia.

  • Les Caractères ou les Moeurs de ce siècle est une oeuvre écrite par Jean de La Bruyère et dont la première édition paraît en 1688.
    À la variété de la réalité humaine et sociale observée, répond donc la variété de la forme qui en rend compte.
    L'auteur affiche sa préférence pour les Anciens dans son livre, à commencer par l'épigraphe en latin d'Érasme. En effet, il dit traduire seulement du grec l'oeuvre de Théophraste. En se plaçant ainsi directement et ouvertement dans la lignée de ce philosophe de l'Antiquité, il souligne sa fidélité à la tradition des philosophes moraux. Mais en même temps, à la fin du Discours sur Théophraste, il revendique son originalité en parlant de « nouveaux Caractères » , ce terme d'« originalité » doit se comprendre à la fois « comme retour aux origines et comme instauration d'une nouvelle origine ». Le succès de l'oeuvre est dû à sa qualité, notamment à l'originalité surprenante de sa structure, à son style brillant, mais aussi à la vérité de la peinture des moeurs contemporaines : elle reflète les maux sociaux et culturels, et sait faire la critique de l'importance de la mode.
    |Source Wikipédia|

  • Les Caractères

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    • Ligaran
    • 4 Février 2015

    Extrait :
    "C'est un métier que de faire un livre, comme de faire une pendule : il faut plus que de l'esprit pour être auteur. Un magistrat allait par son mérite à la première dignité, il était homme délié et pratique dans les affaires : il a fait imprimer un ouvrage moral, qui est rare par le ridicule. Il n'est pas si aisé de se faire un nom par un ouvrage parfait, que d'en faire valoir un médiocre par le nom qu'on s'est déjà acquis."

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