• Cette étude de la sémantique fonctionnelle du français entend poursuivre la démarche entreprise par Gustave Guillaume avec Le problème de l'article pour élaborer une méthode d'analyse du signifié en vue d'accroître la portée de la science du langage. Cette démarche vise à appréhender l'objet que représentent les unités conceptuelles exploitées dans l'usage pour engendrer la référence, un objet que l'analyse linguistique éprouve souvent de la difficulté à dissocier du référent, mais qui ne correspond en aucun cas aux valeurs référentielles que manifeste l'expression. Considérant qu'un mot est dans tous les cas le signe d'un concept d'une structure bien définie et d'une valence caractéristique - qu'il s'agisse d'un nom, d'un participe, d'un pronom, d'un verbe, d'un adverbe, d'un coordonnant ou d'une préposition -, la méthode distingue explicitement la définition d'une nature qui est fonction de leur constitution notionnelle propre de l'évaluation de leurs fonctions en syntaxe, eu égard au fait que ces deux aspects de la représentation conceptuelle ne relèvent pas du même plan d'opération. Elle accorde une attention particulière aux relations qui suscitent la structuration des signifiés :

    o relations paradigmatiques que manifestent les notions de la morphologie conceptuelle ;

    o relations syntagmatiques qui associent ces notions dans la formation des concepts ;

    o relations syntaxiques qui associent les concepts dans l'élaboration des phrases ;

    o et relations logiques qui forment la trame du discours et en assurent la cohérence.

    La démarche proposée associe l'étude des propriétés grammaticales des concepts à celle de leurs propriétés lexicales en raison du mode d'opération analogue que manifeste la langue dans ces deux plans et de leur complémentarité nécessaire dans l'usage. Le soin qu'elle accorde à la description et à la comparaison des faits de même qu'à la justification et à la cohérence de l'analyse vise, d'une part, à rectifier bon nombre de considérations erronées de la tradition grammaticale ou lexicologique et, d'autre part, à la rendre accessible à tous ceux qu'intéressent les articulations conceptuelles qui fondent la grammaire et la lexicologie du français.

  • Avec "On ne laisse rien", le poète explore la notion de fugacité et de disparition.
    Au cur de ce projet décriture, la perte dune amie emportée par un cancer du cerveau. En quatre tableaux, le recueil évoque la douleur, le chagrin et la colère pour faire

  • Le dossier de ce numéro, dirigé par Michel Nareau et Jacques Pelletier, et comprenant des articles de Julien Desrochers, de Jimmy Thibeault, de Daniel Laforest, de François Ouellet et de Robert Dion, tente une première exploration collective de l'oeuvre foisonnante de Louis Hamelin. En plus de ces articles de fond, le dossier propose trois incontournables pour le chercheur en littérature contemporaine québécoise : un entretien avec l'auteur, un texte inédit et une bibliographie actualisée incluant tant l'oeuvre de Louis Hamelin que les articles qui en traitent. Aussi au sommaire de ce numéro, une étude de Louise-Hélène Filion sur la perception polémique de l'Autre dans Ça va aller de Catherine Mavrikakis et un essai de Jonathan Livernois à propos du livre de Jean Larose, Essais de littérature appliquée et de celui d'André Langevin, Cet étranger parmi nous.

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