• Qui en veut à la vie du Premier consul ? Les Jacobins ? Les royalistes ? Tous, peut-être... En renversant la Constitution de l'an III par le coup d'État du 18 brumaire, Bonaparte s'est fait beaucoup d'ennemis. Pour déjouer leurs complots, il ne peut compter que sur deux hommes, le très fourbe ministre de la Police, Fouché, et son enquêteur personnel, Sébastien Cronberg. La mission de Sébastien le mènera du Paris décadent du consulat aux brumes de la capitale anglaise, où il rejoindra la société des aristocrates émigrés. Là, entre des exilés fameux comme le vicomte de Chateaubriand et des conspirateurs enflammés par le redoutable Cadoudal, il infiltrera le groupe des tueurs pour essayer d'empêcher que n'explose la machine infernale qui menace le nouveau dictateur. Arrivera-t-il à temps ?

  • Sébastien Cronberg, enquêteur privé du général, suit Bonaparte en Égypte où l'armée française s'est installée en conquérante. Certains notables égyptiens, réunis dans le conseil du « Diwan », collaborent ouvertement. Mais derrière les sourires de circonstance, le ressentiment plane. Quand un cadavre infesté par la peste est retrouvé dans le Diwan, Cronberg est chargé de l'investigation. Y aurait-il là une tentative de contaminer l'armée ?
    Son enquête l'entraîne des ruelles mal famées du Caire aux confins du désert, contrôlé par les bédouins. Le temps joue contre lui : la rébellion gronde, la contagion menace...

    Couverture : Expéditions en Égypte © Aisa / Leemage - © Marisha / Fotolia © Éditions J'ai lu © Éditions J'ai lu, 2014

  • Le nu aurait-il encore quelque chose à cacher ? Quand et pourquoi se met-on nu ? Du nu hédoniste, en quête de communion avec la nature, au nu " politique ", celui des activistes du type FEMEN, l'exhibition du corps est rarement anodine. Qui ose se mettre à nu expose, dans un même mouvement, la pureté de sa démarche et la radicalité de sa détermination. Hubert Prolongeau nous dévoile ici les sens cachés de la nudité. Car le corps qui se montre, qui parle, qui conteste, est aussi un produit du langage. Et la nudité reste une de ses formes d'expression les plus criantes.

  • Économie de survie ou fraude massive ? Le phénomène du travail au noir est complexe. Hubert Prolongeau est parti sur le terrain à la rencontre de ceux qui bossent « au black ».
    Pour la première fois, ils se racontent...Officiellement le travail au noir représente en France 5 % du PIB, soit un manque à gagner d´une dizaine de milliards d´euros pour l´État. Officieusement, ce chiffre serait nettement supérieur, avoisinant les 10 %. Qui n´a jamais travaillé au noir ou accepté qu´on travaille au noir pour lui ? Une pelouse à faire tondre, un enfant à garder, une tuyauterie à faire réparer ? Dès que cela nous paraît plus simple, économique ou pratique, nous n´hésitons pas à franchir la frontière légale en oubliant, comme le rappelle la loi, que le travail dissimulé est une infraction passible d´amendes et de poursuites. Mais la réalité du travail au noir devient autrement plus complexe lorsque ce sont des entreprises qui ne déclarent pas leurs salariés ou lorsque, par contrainte plus que par choix, le travail au noir devient, pour certains, la seule façon de survivre. On est alors loin du petit boulot qui dépanne ou du simple service rendu. L´État a beau tenter de légiférer et durcir le ton, la réalité du travail au noir perdure. Pire, elle gagne du terrain et touche aujourd´hui de plus en plus de secteurs.
    « Ils ont été faciles à trouver et difficiles à faire parler », révèle Hubert Prolongeau au terme de son investigation. Parti sur le terrain pour rencontrer ceux pour qui le travail au noir est désormais synonyme de quotidien, le journaliste s´est d´abord confronté à un mur de silence. Le travail au noir, on le pratique mais on n´en parle pas. Motus. C´est finalement sous couvert d´anonymat que la plupart des contacts établis ont choisi de lever le voile sur leur vie professionnelle et accepté de raconter leur histoire.

    Modeste a quitté le Rwanda et distribue des prospectus à Paris. Il a longtemps habité dans un squat. Singh, venu du Bangladesh, vend des petites tours Eiffel face à l´esplanade du Trocadéro. Mme Zhou, venue de Chine, travaille depuis plusieurs années dans les ateliers de confection à Aubervilliers. Tadesz, le Polonais, oeuvre sur les chantiers. Le travail est là mais tous sont précaires et fragilisés socialement. Pareil pour Marie, la nounou, Mme Carvalo, la concierge, Marie-Jeanne, l´ancienne corsetière de chez Lejaby, qui est devenue femme de ménage après son licenciement. Sillonnant le pays, Hubert Prolongeau dresse le portrait méconnu de cette France silencieuse.

    Comment en sont-ils arrivés là ? Peuvent-ils s´extraire de la logique pernicieuse ? Au travers des témoignages recueillis, on découvre des vies entières assujetties à la loi du silence et à l´usure de la précarité.


  • Y croire ou ne pas y croire ? Médecine parallèle ou charlatanisme ? À tous ceux qui se questionnent sur le pouvoir des esprits et de leur manipulation, ce livre-enquête apporte des faits réels observés sur le terrain.

    Ils disent avoir un don.
    Ils sont sorciers, magnétiseurs, voyants, exorcistes, adeptes du reiki, du channeling, de l'Ho'oponopono...
    Ils exercent en marge de la médecine officielle mais sont consultés partout en France, au quotidien, pour leurs visions et leurs soins.
    Ils perpétuent l'idée que pour nous aider à vivre, parfois pour guérir, nous avons aussi besoin de l'occulte et du merveilleux.
    Ils continuent de fasciner. On continue de les consulter.
    Qui sont-ils ?
    Hubert Prolongeau s'est intéressé au phénomène très particulier des thérapies occultes. Durant plusieurs mois, il s'est laissé manipuler, canaliser, désenvoûter, capter par les puissances spirites. Après ce long voyage dans une France où sorciers et sourciers font bon ménage, il fait pour nous le portrait des personnages singuliers qu'il a rencontrés et nous raconte les expériences fortes qu'il a vécues.
    Une promenade insolite dans une France fascinante et méconnue.

  • « L'histoire de San-Antonio, c'est aussi l'histoire de la reconnaissance de tout un pan méprisé de notre littérature. Pendant longtemps, San-Antonio a incarné, aux côtés de SAS et OSS 117, la littérature de gare facile, violente et vulgaire. Aujourd'hui, on sait que son créateur est un vrai et grand écrivain, un de ces magiciens de la langue qui la maltraitent avec génie et la réinventent en permanence. Derrière son célèbre commissaire se cache une oeuvre profuse, noire, diverse, avec laquelle, en graphomane impénitent, Frédéric Dard a entretenu une relation houleuse qui l'a amené jusqu'à une tentative de suicide, heureusement ratée. Pour les gens "bien élevés" comme moi, grandir avec San-Antonio, ça a été le rejet de la culture officielle, le bonheur d'avoir son grand écrivain à soi et de l'opposer aux bien-pensants, l'apprivoisement rigolard de la sexualité... Une sorte de révélation... » Hubert Prolongeau. La collection Duetto invite écrivains et critiques à évoquer leur grande passion littéraire, à parler d'un auteur qu'ils admirent, qu'il s'agisse d'un maître disparu depuis longtemps ou d'un contemporain qu'ils ont eu la chance de rencontrer.

  • Staline continue à dicter le récit de sa jeunesse au camarde Nikolai, un jeune secretaire du Kremlin. A mesure qu'il lui délivre ses secrets, le "petit père des peuples" se fait de plus en plus menaçant. Celui qu'il appelle avec mépris "petit peintre" prend fébrilement en note son passé monstrueux...

  • Moscou, 1931. Au coeur du Kremlin, Staline, tout à sa paranoïa démente, d'une violence froide, se décide sur un coup de tête à raconter les premières années de sa vie. Dans la nuit qui tombe sur le Kremlin, il entame une terrible confession, qu'il dicte à un pauvre secrétaire du Parti, terrifié. De son enfance perturbée à Gori au séminaire de Tiflis, des holdups, coups de force sanglants et premières grèves à Bakou jusqu'aux prisons de Sibérie, nous assistons à la naissance d'un monstre, que ses parents et amis appelaient alors affectueusement : "Sosso".

empty