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    Les psychanalystes savent depuis l'enseignement de Freud que les carences, les blessures narcissiques peuvent s'harmoniser au sein d'une société. Ce « rééquilibrage narcissique » a permis à Jésus, privé de père, d'en trouver un qu'il propose en partage à tous. Parce qu'elles servaient les politiques en place, les bases de la religion chrétienne sont ainsi posées. Siècle après siècle, elles ont conforté une structure familiale qui, pour tout croyant, est une référence, un guide, mais aussi une astreinte.

    La religion, par ses constructions artificielles, telle la notion de Dieu-Père, détourne à son avantage les questions que chacun, chacune tente d'aborder. Pour l'auteur, il ne s'agit pas de vêtir l'Humain de concepts, mais de l'aider à se dévêtir de ses fictions afin de lui permettre de retrouver le « goût du manque » d'où part un désir infini qui ne rencontre jamais un Dieu qui le comble. Il propose dans cet essai une voie disruptive qui délaisse la spiritualité verticale avec le Dieu-Père-Créateur pour une spiritualité horizontale à vivre dans le compagnonnage.

  • La déshabitation des certitudes marque le monde contemporain. Alors que la pratique religieuse proposée en Occident par le judéo-christianisme décroît et que l'intérêt pour les sciences humaines, notamment la psychologie et la psychanalyse, s'est affranchi des illusions et des adhésions excessives, les déçus ont-ils réinvesti la spiritualité ?

    À l'exception d'une frange restreinte de fondamentalistes de toutes obédiences, ce n'est pas la religion qui attire, mais une quête plus profonde, plus risquée, plus vivifiante aussi, à savoir la volonté de comprendre comment se tisse pour chacun le rapport entre sa spiritualité et l'Être censé la motiver.

    L'auteur, attentif à la théologie apophatique, qui ne propose aucune certitude mais interroge par la négative l'espace divin, souligne l'importance du Moi idéal, de l'Idéal du Moi et des questions sur l'origine et la finitude qui jalonnent la nouvelle démarche des chercheurs de déité.

  • Ce roman où se lit l´admiration que l´auteur porte à Pablo Casals, le grand violoncelliste mais surtout l´homme de paix, met en relation Manuel confronté à ses incompétences musicales, Ana, sa fille, pétulante adolescente porteuse d´une pugnacité féconde

  • Paul, adolescent, est hospitalisé en chambre stérile. Sa professeure de français, amie d'une collègue enseignant de l'autre côté du Rhin, souhaite que des collégiens correspondent par courriel avec son élève afin d'amoindrir son isolement. Thibault, Marisol, Sébastien et Hanitra vont accepter cet échange épistolaire, en permettant à Paul d'exprimer avec eux ce qu'il ne peut dire en l'absence de ses camarades. Ces jeunes vont grandir au contact de ce malade en évoquant leurs propres manques, leurs compréhensions du monde adulte, leurs espérances... Ce roman, où les adolescent-e-s sont les protagonistes, est aussi écrit pour les adultes qui sont invités à revisiter cet âge qu'ils ont quitté, en se laissant interpeller par les méandres affectifs qu'affrontent les jeunes dans une société contemporaine où les repères ne cessent de se modifier. Une réflexion sur la vie, la maladie, la mort...

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