• Aliénor ne connaît dautre monde que la forêt qui l'a vue naître, où son père, Étienne, s'était exilé avec les siens lors du Grand Nettoyage du village. Il y a très longtemps. Si longtemps qu'Étienne Landry en a oublié le nombre d'années. Et comme si lhiver n'avait pas réussi à l'engloutir, Étienne se voit soudainement propulsé dans l'univers de la « justice civilisée », accusé d'inceste sur la seule personne quil lui reste à aimer, son Aliénor.

  • 1 Une simplicité admirable. C'est le titre d'un livre que je n'ai jamais lu, car les choses simples ne se disent pas. On les considère comme telles, les dire serait en trahir le secret ou en banaliser la présence, car nous savons tous que l'eau est eau, que le bleu est bleu, que le temps est temps et que l'amour est cette énigme obsédante qui n'a jamais fini de chercher sa solution. L'échec de nos vies viendrait-il du fait que nous n'ayons pas su traduire l'évidence, que nous continuons de tout déformer par le langage et la mémoire ? Mais qu'y a-t-il d'autre pour passer le temps et nous donner l'illusion que nous avons conjuré le sort ? «LectureS» est le dixième d'une série de douze ouvrages intitulée «Autoportrait», publiés au rythme d'un par mois en 2014. Chaque ouvrage répond à une consigne singulière et son titre débute par une lettre du prénom de l'auteur. De ce projet inusité, l'auteur dit «[...] l'armature du texte était de prendre mon nom, qui a douze lettres, de le décomposer sur douze mois. Douze, c'est un chiffre mystique aussi [...].»

  • La femme lisant dans le vent, peut-être attend-elle quelqu'un qui ne viendra pas, quelqu'un qu'elle cherche dans ce livre qu'elle serre entre ses mains. Tremblante et tragique, sans doute accomplit-elle une prophétie inéluctable, une fuite dont les courbes s'inscrivent dans les lignes du métal, dans la blancheur aveuglante du béton faisant contraste au foulard noir qu'elle a noué sur ses lunettes et qui lui fouette le visage. Le reste de ses vêtements fait corps étroit avec elle, le temps s'écoule sublime, la lumière se perd en elle et le livre qu'elle tient l'excuse du monde des vivants.

    «IdentitéS» est le neuvième d'une série de douze ouvrages intitulée «Autoportrait», publiés au rythme d'un par mois en 2014. Chaque ouvrage répond à une consigne singulière et son titre débute par une lettre du prénom de l'auteur.

    De ce projet inusité, l'auteur dit «[...] l'armature du texte était de prendre mon nom, qui a douze lettres, de le décomposer sur douze mois. Douze, c'est un chiffre mystique aussi [...].»

  • « Climats » est imprégné dune intention dhabiter et dêtre habité par un lieu, lAcadie. Un texte en quatre temps correspondant aux saisons et à leurs ambiances, où le temps et lespace se confondent dans une présence actuelle.

    Un « beau recueil de textes denses, profonds, souvent étranges, présentés en quatre volets qui répondent au rythme des saisons : le journal poétique pour le printemps, poèmes en alexandrins pour lété, réflexions sur la mémoire et la conscience de soi pour lautomne, prose plus pragmatique, à la manière de lessai, mais toujours avec une saveur poétique, pour lhiver. » - Nuit blanche

  • « "Vous" présente les multiples incarnations de cette énigmatique seconde personne du pluriel : vous, auteur; vous, ville; vous, femme [] À défaut daboutir, cest-à-dire de saisir lobjet de ses investigations (vous), le poète trouve un second souffle dans une dialectique du désir inassouvi. Cet inassouvissement donne au "vous" une consistance de moins en moins ferme : "vous" glisse entre les doigts du poète, se dérobe, mystifie toute rencontre. [] "Vous" décrit limpossible quête dun objet somme toute inaccessible. » - Spirale

  • Faisant écho au Sermon sur la Montagne, au cours duquel Jésus décrit les vertus des citoyens du Royaume des Cieux, Herménégilde Chiasson nous propose, dans ces Béatitudes des temps modernes, un inventaire qui se veut exhaustif des gestes de tous « ceux » et « celles » qui « assurément sont en route pour le ciel ».
    « ceux qui font des grimaces, qui font les bouffons, qui se ridiculisent dans l'espoir improbable d'entendre une autre fois le rire aigu et cristallin de leurs enfants, ceux qui ont fait voeu de ne plus se pencher pour ramasser la monnaie destinée à leur porter chance »

  • Herménégilde Chiasson, dont l'oeuvre s´inscrit dans l´affirmation d´une Acadie moderne et contemporaine, publie un nouveau recueil de prose, «Solstices».

    Qu'il soit d'hiver ou d'été, le souffle qui porte cette parole la fait voyager au rythme du temps, sur les sentiers du souvenir. Sur les lieux revisités, l'oeil se nourrit d'indices pour reconstituer un passé à partir de structures ou d'objets à l'épreuve du temps, d'odeurs qui en émanent, de bruits qui les animent, de souvenirs qui les habitent.
    Le lecteur plonge dans un univers intime et intérieur qui le happe dès la première phrase et ne le laisse sortir qu´à la dernière.

    En avril 2009, Herménégilde Chiasson a remporté le prix Champlain pour son recueil «Béatitudes».

  • Bien installé sur sa galerie, Laurie, un gars « fatigué de naissance », fait léloge de la bière et de la paresse tout en regardant son gazon pousser. Il ne souhaite qu'une chose : se garantir une vie dinactivité, de sainte paix, grâce au « bundle », le gros lot qu'il soutirera de la compagnie dassurance. Son gendre, Euclide, lui tient compagnie. Depuis sa création, cette comédie qui frôle le burlesque a fait rire plus de 10 000 spectateurs.

  • Conrad, mécanicien de génie pouvant « démancher » et « ramancher » une voiture en une journée, peut aussi réciter moult passages de l´Évangile. Car comme le souhaitait son père sur son lit de mort, il l´a apprise par coeur, la Bible - bien que parfois le sens de certains mots lui échappe. Venant de quitter son emploi de réparateur de machines à Coke, il se retrouve au Gun Club en compagnie de son ami Simon, là où travaille Véronica, serveuse et chanteuse country avec qui il a déjà eu une relation. En cette soirée d´ivresse et de délivrance, s´il faut l´en croire, le Christ apparaîtra bel et bien au Gun Club. / « Conrad a appris "par coeur" et il veut appliquer "par coeur" ce qu´il a lu. La réalité lui résiste, il la niera, lui surimposant sa vision du monde avec une telle force qu´elle sera "sa" réalité. Quête d´un individu à la recherche d´une spiritualité qui compensera sa maigre emprise sur le réel, la démarche de Conrad est d´autant plus tragique qu´elle ne se fonde que sur des mots déconnectés de leur portée symbolique. » Préface, David Lonergan / «Le Christ est apparu au Gun Club» a été créée le 23 octobre 2003 par le théâtre l´Escaouette, en coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts.

  • Par un contrat étrange, rédigé sur un coup de tête en 1975, Christiane et Michel ont décidé de se quitter le jour de l´an 2000. La veille du jour fatidique, ils enclenchent le processus de séparation tout en attendant l´arrivée de leurs enfants à qui ils doivent annoncer la nouvelle. Dehors, une tempête de neige fait rage...

    « Le coeur de la tempête » : un bilan ou les chiffres se confrontent aux émotions et aux souvenirs et où deux générations s´opposent dans leur parcours de vie et d´amour.

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