• En Lorraine, dans la période de l'entre-deux-guerres, le destin de Rosalie, qui, toute jeune, sacrifie ses rêves et sa vie pour s'occuper de ses frères et soeurs.Printemps 1919. De retour d'exode, la famille Piquart retrouve la ville de Verdun. A quatorze ans, Rosalie, excellente élève, espère devenir maîtresse d'école. Mais sa mère meurt des suites d'une longue maladie. La tradition et le devoir désignent alors Rosalie, l'aînée, pour s'occuper du foyer auprès son père, modeste maçon. Désormais, Rosalie doit veiller sur ses frères et soeurs, dont la benjamine, Marinette, qui d'instinct, l'appelle " petite mère ". Des années durant, Rosalie va sacrifier son enfance, son rêve, sa vie de jeune femme pour les siens. Sa tâche accomplie, elle n'aura plus envie de penser à elle. Elle se marie cependant avec Faustin, que la guerre a blessé corps et âme. Mariage d'amitié plus que d'amour. Plus tard, Rosalie s'épanouira en élevant l'enfant de Marinette, un " enfant de la honte "...
    Roman bouleversant dans la lignée de
    Marie sans terre d'Yves Jacob.

  • Des années 1920 à nos jours, le roman d'une famille paysanne meusienne dont le destin est lié à l'évolution d'une fromagerie locale qui, d'artisanale, deviendra une entreprise prospère. Depuis toujours, dans la Meuse, l'élevage laitier est une véritable tradition agricole. En 1923, dans le village de Cléry-le-Petit, une fromagerie s'implante et se développe, du stade artisanal lorsqu'elle est aux mains de la famille fondatrice, au stade industriel le plus moderne. Les Charmollet, famille paysanne typiquement meusienne, seront pendant presque un siècle les témoins et les acteurs de l'évolution de la fromagerie : du grand-père Albert, paysan-meunier, qui assiste à la création de la fromagerie qui jouxte sa ferme et son moulin, jusqu'à son petit-fils Denis qui y travaillera et deviendra ensuite maire du village.

  • Le bal, véritable « institution française », est le fil conducteur de ce roman qui évoque sur cinq décennies le parcours sentimental et initiatique de deux soeurs.
    "Camille ne s´en veut pas de ce moment d´abandon dans ces bras inconnus, reconnaît volontiers y avoir pris du plaisir. Mais elle ne serait pas allée plus loin. Cet intermède de trouble agréable n´a pas effacé ce vague à l´âme qu´elle traîne ces temps-ci. Elle apprécie l´élégance de l´homme qui n´a rien tenté, il a sans doute ses raisons, ou alors il a deviné les siennes.
    Est-ce le moment pour elle d´une découverte ? De LA découverte ? Elle se sent à la fois attirée, et pas encore prête. Y a-t-il ou non un rapport direct entre ce malaise bizarre et les évènements ? La guerre d´Algérie, la situation de Juliette et de toutes ces filles et ces femmes dans l´attente de ceux qu´elles aiment ?
    Ou bien est-il vraiment si difficile de grandir, tout simplement ? De devenir une femme ? " Dans les années 50, deux soeurs, Camille et Juliette, fraîches jeunes filles, fréquentent assidûment les petits bals de campagne.
    Dans les années 70-80, femmes épanouies, elles se montrent au bras de leur mari dans des bals dits de société ou de charité.
    Dans les années 2000, femmes vieillissantes, mais femmes toujours, elles courent les thés dansants.
    Autour d´elles, les moeurs et les mentalités évoluent et le monde change qu´elles traversent en actrices et témoins, avec leur vécu riche de peines et de petits bonheurs.

  • Villers est un village d'à peine cent habitants, dans la Meuse profonde. En 1950, l'instituteur y gère la classe unique, où il " tient " les enfants avec autorité et bienveillance. Parmi ses élèves, il y a Dilette, la petite orpheline qui ne parle, ne rit, ne joue presque plus. Seule sa grand-mère veille sur elle. Luigi, dit Gigi, petit dernier d'un couple d'origine italienne, est l'enfant heureux d'une famille heureuse. Enfin, Claude, dit Bouboule, arrivé longtemps après trois aînées. Ses parents ne le maltraitent pas, mais il manque de tendresse. Il a conscience de sa singularité, ce qui le rend taciturne et sournois.
    C'est à l'école que vont naître dans ce trio des sentiments d'enfants - jalousie, envie, trahison, amour - tenaces et vécus avec une intensité qui échappe souvent aux adultes, et qui vont construire ou déconstruire leur vie...

  • 1933. Dans une ferme meusienne, un trio : une veuve, son fils qu¿elle domine et une jolie bonne venue de l¿Est. Un billet de loterie va mettre à mal les amours, les ambitions et les espoirs des uns et des autres. 1933, dans une ferme champêtre au nord de la Meuse. Marceline, que les épreuves de la vie ont rendue acariâtre, méfiante et autoritaire, fonde tous ses espoirs sur son fils Ferdinand, totalement sous son emprise. Un jour arrive une jeune Ukrainienne, Svetlana, qui avait sollicité les services d¿émigration pour travailler à l¿Ouest. Une candidate prête à l¿emploi pour Marceline, qui toutefois ne s¿attendait pas à recevoir une postulante si jeune, si belle et si affirmée. Contre toute attente, la nouvelle venue l¿impressionne.
    Svetlana s¿éprend de Ferdinand et réciproquement, mais Marceline veille au grain.
    Un 11 novembre, Svetlana achète un billet de loterie... et gagne. Marceline, qui rêve d¿agrandir et d¿embellir la ferme, suggère à son fils d¿embobiner Svetlana, de lui promettre le mariage, histoire de se mettre l¿argent dans la poche. Fine mouche, Svetlana flaire l¿embrouille et disparaît.
    Vingt ans plus tard. Marceline est six pieds sous terre, Ferdinand "bien" marié, père de famille. Par son travail, il a réussi à faire un peu prospérer son domaine. Mais il n¿a jamais oublié celle qu¿au village on appelait " la Russe "¿

  • En Lorraine, au 20ème siècle, le destin d´un des derniers idiots du village.      En Lorraine, des années 30 aux années 70, Noël Robain, surnommé le Baron, un de ces noms que les paysans donnent aux chevaux de trait, est un idiot du village. Prisonnier de sa difficulté à exprimer ses questions, ses émotions, ses sentiments, rudoyé par sa mère, il est trop « différent » pour s´intégrer à la vie sociale mais suffisamment autonome pour ne pas en être exclu. En butte au mépris et aux humiliations, il connaît néanmoins des moments de chaleur humaine et de joie dans une vie, entre farce et drame, tissée d´événements prosaïques, souvent anodins, mais qui trouvent en lui une résonnance profondément humaine et émouvante.

  • Dans les années 30, en Lorraine. Hannah Stopeck, jeune immigrée polonaise, entre au service des Vallier, une famille de paysans aisés et influents. Vingt ans plus tard, elle met au monde Léocadia, déclarée de mère polonaise et de père inconnu...

  • Fin des années 1930? Sur les bords de la Meuse. A l'écluse de Martinpré, au bord du canal de l'Est, en pleine campagne, Louis Champart, fils d'éclusier, a la vie simple des enfants de son milieu, et de son époque. Il rêve cependant de voyages et d'ailleurs. Un rêve entretenu par ceux qu'il appelle « les gens du voyage » : les bateliers tout d'abord, mais aussi les romanichels, les marchands ambulants? Vingt ans plus tard, Louis prend la relève de son père décédé. Un jour de fête foraine, il rencontre une fille de voyage, Rose, prise dans un violent règlement de comptes. Il accepte de la recueillir chez lui. A ses côtés, le jeune éclusier approche le métier de saltimbanque et il en voit tous les excès : l'extravagance, l'humiliation, la souffrance. C'est en trouvant l'amour que Louis voit partir à jamais ses rêves de voyages et d'ailleurs.

  • Esiècle, le quotidien de Verdun et sa région à travers les aventures de Louison, plongée malgré elle dans la tourmente de la guerre entre la France et la Prusse.0500 0300 Louison Chauderlot, fille d´une cuisinière et d´un cordonnier de Verdun, est la benjamine d´une famille de trois enfants. La mort tragique de ses deux frères la laisse seule avec ses parents mais il reste heureusement à Louison l´amitié qui la lie à Claire, la fille de madame Tabouillot, la patronne de sa mère.Bientôt, la guerre est déclarée entre la France et la Prusse. L´armée prussienne a établit son camp à proximité de Verdun et les habitants tremblent à l´idée d´une attaque. C´est alors que naît l´aventure des « Vierges de Verdun » : une quinzaine de femmes animées par le désir d´obtenir la clémence de l´armée prussienne pour leur ville se rendent jusqu´à son camp. Elles apportent, en témoignage de la bonne volonté des habitants : un panier des fameuses dragées de Verdun pour le roi de Prusse. Mais leur démarche est un échec.Quelques années plus tard, alors que la France vit sous le régime de la Terreur, leur initiative passée prend des allures de trahison nationale. L´ombre angoissante de la guillotine plane désormais sur Louison et ses compagnes...

  • Dans les années 1930 à 1950, dans la Meuse profonde, l'histoire d'Agathe, fillette mal-aimée qui veut conquérir l'amour d'un père indifférent.

    " - C'est ta fille, Etienne, que tu en sois satisfait ou pas, c'est donc juste qu'elle apprenne à t'appeler papa ! Tu as un coeur, bon sang, il faudra bien un jour qu'elle y trouve sa place !
    Elle se leva de table et se dirigea vers l'évier où elle se mit à remuer des casseroles, pour calmer sa colère. Par pudeur aussi, pour laisser seul en face de sa fille le père qui allait peut-être la reconnaître comme telle. " Dans les années 1930, dans la campagne meusienne. Orpheline de mère, délaissée par son père, Etienne, paysan, la petite Agathe est confiée à sa grand-mère. Etienne se marie en secondes noces avec Lili, son amour de jeunesse. Beauté frivole et égoïste, la jeune femme impose deux conditions : ne pas travailler à la ferme et ne pas s'occuper d'Agathe. Deux naissances successives ne dissiperont pas les sombres nuages qui planent sur le couple. Agathe, " l'enfant de l'autre ", sera toujours mise à l'écart par sa belle-mère qui empêche Etienne de s'intéresser à sa fille.
    Survient la guerre, l'Occupation, l'exode. Agathe grandit et affirme un tempérament réservé mais courageux. Elle n'hésite pas à effectuer de petites missions de résistance. Lili, indifférente au conflit, soucieuse de son seul bien-être, s'offre à un amant, collaborateur. Elle quittera Etienne, à bout de ses caprices.
    Dès lors, rattrapant un précieux temps perdu, une profonde complicité s'instaure entre le père et la fille.

  • Il y a de nombreuses façons de vieillir et l'on rencontre même des vieillards heureux. Le Prix littéraire "Question d'Age", créé en 1989 par l'Office Rémois des Retraités et Personnes Agées, souhaite aborder par l'expression romanesque les situations variées de la fin de la vie. En parler, c'est exorciser la peur, c'est prévoir les difficultés et prévenir les erreurs. "Le roi Basil", primé cette année, raconte avec beaucoup de charme l'univers clos d'une petite maison de retraite en province. A l'intérieur, des personnages, réunis par le hasard, ont recréé leur petit monde. Des règles non écrites, mais aussi des sentiments insoupçonnés en font une petite société parallèle que personne n'imagine et qui surprend ceux qui la côtoient. Basil, le vieux Polonais, est riche. Riche d'une sagesse d'homme simple, de souvenirs bien rangés dans sa tête. Il est immédiatement et chaleureusement adopté par tous les pensionnaires à son arrivée à l'asile de Stenay en Lorraine, où il fait figure de roi. Serviable et compréhensif avec chacun, cette royauté tardive comble son âme et le rend fier. Il coule des jours heureux jusqu'à l'arrivée d'Olympe Gaston, ancien coq de village, fort en gueule, tyrannique et acariâtre, qui ne supporte pas la place privilégiée faite à Basil. Pour le discréditer, il invente une sinistre farce. Basil, naïf, tombe dans le piège... Grâce à la personnalité très attachante de ce vieux Polonais au jargon inimitable, avec un style puissant, réaliste et non dépourvu de tendresse, l'auteur brosse un tableau saisissant des conditions de vie réservées à nos vieillards et d'un univers qui nous concerne tous.

  • "Tu es une incapable, Emélie, tu as un vice en toi! Rappelle-toi le curé qui nous a mariés, ce qu'il a dit! Devenir mère est un devoir pour la femme!"cria Jean-Nicolas...0500Verdun, mai 1843. Emélie, fille de tanneurs, et Jean-Nicolas, conducteur de diligence, s´unissent pour le meilleur et pour le pire. Mais leur bonheur ne dure pas. La jeune femme ne parvient pas à mener à terme ses grossesses. Un véritable déshonneur pour le mari et pour l´entourage. Etre épouse sans être mère n´est-il pas un statut illégitime aux yeux de la société bien-pensante ? Emélie souffre le martyre en silence. Seule la mère Boulanger, compréhensive et ingénieuse, accepte de l´aider. Ensemble, elles élaborent une énorme et périlleuse supercherie afin qu´Emélie puisse enfin offrir à son époux l´héritier tant attendu...0300Emélie Robert, fille de tanneurs, mariée à Jean-Nicolas Morel, conducteur de diligence, ne peut mener à terme ses grossesses. Son mari devient méprisant, violent, se livre à des débauches. La mère Boulanger, compréhensive et rouée, accepte d´aider Emélie et s´engage à faire passer pour l´enfant des époux Morel celui qu´attend Marie, orpheline en détresse de seize ans. L´entreprise est compliquée : grossesse simulée, époux abusé, faux accouchement. Pourtant, le mari souvent absent, le talent de la femme, les moeurs et croyances de l´époque, tout concourt à la réussite. Le petit Jacques naît. Mais les choses tournent mal. Les deux femmes sont dénoncées, arrêtées, emprisonnées et finalement acquittées. Puis chacun survit à la tragédie. Emélie hérite de la tannerie de son père. Jean-Nicolas revient à la ferme familiale. Confié à une brave femme de la campagne, Jacques devient le protégé du curé du village. Une fin heureuse réunira enfin la « vraie » mère et son fils, Marie et Jacques.

  • Eté 1946. Seule et sans ressources, avec deux enfants à charge, Pauline devient employée des chemins de fer sur la petite ligne de campagne 19 qui relie les deux extrémités de la Meuse via Verdun.
    En Lorraine, au début du XXesiècle. Pauline, ravissante veuve, mère de deux enfants, devient employée pour les chemins de fer sur la petite ligne de campagne 19 qui passe par Verdun. Dès lors, la vie de Pauline sera liée à celle des trains : d'abord chef de halte, puis garde-barrière, elle connaîtra ensuite les bouleversements marquants des Trente glorieuses. Mais c'est aussi l'histoire d'une jolie héroïne à la féminité épanouie, avec ses choix de mère de famille, dans la campagne lorraine?

empty