• Cette édition éclaire d'un jour nouveau la poésie de Lord Byron (1788-1824), et plus particulièrement son rapport à l'Orient. Elle rassemble quatre oeuvres en vers (trois poèmes narratifs : Le Corsaire, Le Giaour, Mazeppa ; et une ode : Oraison vénitienne).
    L'aspect novateur du projet consiste à proposer une traduction neuve qui ne privilégie pas le respect contraignant de la métrique aux dépens du rythme et du sens. La forme est donc versifiée mais garde une certaine liberté : ces poèmes orientaux sont des récits d'action et de superbes romans d'aventure, et il était essentiel d'en préserver l'élan.
    Par leur influence sur de nombreux artistes (Hugo, Pouchkine, Tchaïkovski, Liszt, Delacroix... ), leur beauté et leur modernité, ces quatre oeuvres orientales constituent une référence incontournable, et il est important de les rendre à nouveau accessibles au public curieux des oeuvres fondatrices de la poésie européenne.

  • À ces êtres qui ne m'ont jamais plu !

    Poète dandy, Lord Byron (1788-1824) a écrit une oeuvre empreinte de mélancolie. Mais aussi de rébellion. Mis au ban, par l'aristocratie à la suite de scandales, aussi bien publics que domestiques, il quitta l'Angleterre, se réfugia en Suisse puis en Italie. Mais il était alors déjà entré dans la légende, incarnant le romantique révolté par excellence. Son oeuvre et sa vie ont remporté l'admiration de Shelley et de Goethe, et inspiré Delacroix et Berlioz. Allia a déjà publié Poèmes et Caïn.

  • Inspiré du Faust de Goethe, ce drame en vers de 1817 campe un homme vivant seul, un homme maudit, retiré au cour des Alpes. Il a pour nom Manfred.
    Ce que Manfred désire le plus au monde, c'est oublier. Perclus de remors pour avoir tué par son étreinte celle qu'il aimait, il invoque les dieux, essaie en vain de se jeter dans le vide. Or, Astarté, la bien-aimée perdue, lui apparaît enfin. Elle lui annonce qu'il va mourir le lendemain. Des démons viennent en effet le moment venu pour s'emparer de lui. Mais Manfred résiste à leur pouvoir. C'est une fois les démons disparus qu'il meurt.
    Manfred incarne l'âme passionnée et rebelle, opposée à la figure de la paix, sublimée par la mort, d'Astarté. Mais lord Byron montre avec la virtuosité du poète comment ces thèmes peuvent se confondre.

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