• La pornographie touche de plus en plus les enfants et les adolescents. Elle est même devenue en quelques années une sorte de nouvelle épreuve initiatique pour les jeunes, la principale en matière de sexualité. Constituant une véritable forme de pédophilie à l'échelle planétaire, cet exhibitionnisme, véritable attentat à la pudeur,  a des répercussions sur leur vie affective et sexuelle ultérieure.  Exemples cliniques à l'appui, Gérard Bonnet expose les difficultés que cette vision de la sexualité entraîne pour les adolescents et indique comment les accompagner. Plutôt que de se réfugier dans la voie du tout-répressif qui ne ferait qu'intensifier le phénomène, il invite à mesurer notre responsabilité collective. Et donne une image ouverte et dynamique de la sexualité humaine.
    Gérard Bonnet, est psychanalyste, enseignant et chercheur, membre de l'Association psychanalytique de France.


  • Le transfert est essentiel en psychanalyse. Pourquoi est-il important de lui rendre ses lettres de noblesse ?

    Le transfert est le concept clé de la psychanalyse, ce qui fait la différence entre la pratique analytique et les autres thérapies. Car, en psychanalyse, transfert ne signifie pas simplement relation, mais aussi travail intérieur, trans-fer, action tranchante facilitant l'émergence et l'analyse des vécus les plus refoulés. C'est une épreuve, l'équivalent d'une opération chirurgicale affirme Freud.
    Gérard Bonnet montre pourquoi le fondateur de la psychanalyse a privilégié le transfert. Il évoque, au travers de plusieurs cas cliniques, comment le transfert active les principaux courants sexuels et fait surgir angoisses, rêves, fantasmes, des vecteurs qui facilitent le retour du refoulé ainsi que des changements profonds et durables. Il explicite enfin le rôle que jouent l'interprétation et le vécu actuel, des catalyseurs qui viennent régulièrement relancer l'action du transfert et rendre le sujet davantage présent à lui-même et au monde.


    Un ouvrage pour comprendre comment se déroule une analyse et ce qui en fait la spécificité.

  • L'autoanalyse

    Gérard Bonnet

    L'autoanalyse est née lorsque Freud a considéré les rêves comme des expressions humaines à part entière et mis au point une méthode pour les interpréter. Cette pratique n'est pas, pour autant, réservée au fondateur de la psychanalyse. Elle est accessible à tous ceux qui acceptent leur inconscient. Cependant, s'ouvrir à sa part irrationnelle nécessite rigueur et lucidité.
    Cet ouvrage nous explique comment instaurer ce dialogue entre nos parties les plus méconnues, nos désirs secrets et notre pensée consciente grâce à l'attention portée à nos rêves, nos actes manqués, nos symptômes, nos relations aux autres. Il présente les difficultés et les bienfaits de ce travail d'auto-psychanalyse.

  • On assiste depuis quelques années au retour en force des perversions sexuelles, et sous des formes de plus en plus contrastées : pratiques sans conséquences, voyantes et aguicheuses d'un côté ; viols, sadisme et pédophilie de l'autre.
    Face aux interrogations qui en résultent, une clarification rigoureuse et ouverte s'impose à toutes les personnes concernées. Tel est l'objet de cet ouvrage, qui constitue le meilleur garant pour réagir en connaissance de cause, sans tomber dans les pièges que le pervers, souvent à son insu, a savamment disposés.
    À lire également en Que sais-je ?...
    Les 100 mots de la sexualité, dirigé par Jacques André
    Le fétichisme, Paul-Laurent Assoun

  • Tapie, discrète, l'angoisse peut surgir à chaque instant. Par sa puissance, elle submerge ou sidére. Mais l'angoisse constitue aussi un puissant moteur. Dès les premiers moments de l'exis-tence - avant même et avec la naissance -, jusqu'à l'angoisse de mort qui nous saisit au terme de la vie, elle nous accompagne à chaque étape.
    Quelle est l'origine de l'angoisse ? Quels sont ses mécanismes ? Comment vivre au quotidien avec cette compagne souvent inoppor-tune ? Comment la surmonter ?
    Du trauma aux conduites à risque, de l'angoisse à l'effroi ou la panique, de ses conséquences sur la sexualité à son impact sur les rêves... tout ce qui permet de mieux comprendre l'angoisse est analysé. En se fondant sur les souvenirs, les rêves, les frayeurs inexpliquées, les actes manqués... cet ouvrage permet de décou-vrir comment l'accueillir et la transformer.

  • « J'oublie tout », « Je n'arrête pas de perdre mes papiers », « J'ai encore fait un lapsus malencontreux »... Personne n'est à l'abri de ces mésaventures qui émaillent la vie quotidienne et dont les effets sont parfois désastreux. Pour y pallier, chacun y va de son interprétation, suivant la voie ouverte par Freud dès les débuts de son oeuvre. Mais le plus souvent, il s'agit d'une lecture « sauvage », qui colmate la brèche plutôt qu'elle ne l'explore.
    Ce livre réinvente l'auto-analyse, en revisitant de façon inédite les interprétations freudiennes. Quel rôle joue la honte dans l'oubli, la colère dans les lapsus, le deuil dans la perte d'objets ? Quels plaisirs primaires, quels fantasmes essentiels refoulons-nous depuis l'enfance ?
    Cette auto-psychanalyse n'est pas un simple exercice solitaire. C'est une réflexion en situation, tenant compte de tout ce qui nous touche, en nous et autour de nous.


    La meilleure introduction qui soit à la connaissance de son inconscient.

  • Vérité, liberté, respect de la vie et de la dignité humaine, beauté... ! Que pense la psychanalyse de ces idéaux fondamentaux qui sont indispensables à l'existence collective au niveau mondial et dont beaucoup se réclament aujourd'hui à juste raison ? Depuis Freud, les psychanalystes ont rarement traité la question de peur de tomber dans un certain moralisme. Pourtant, qu'en serait-il de leur propre existence s'ils ne plaçaient pas l'idéal de vérité et une certaine idée de l'homme à l'horizon de leur pratique ? S'appuyant sur une approche psychanalytique rigoureuse, axée sur la clinique, cet ouvrage répond à ces questions en démontrant deux faits majeurs trop souvent méconnus. C'est à l'adolescence que le sujet humain se trouve dans les conditions voulues pour reprendre à son compte les idéaux les plus fondamentaux, et il les affirme souvent alors avec une détermination bouleversante. Et ce n'est pas seulement en relation au père comme on le dit souvent. L'adolescent les retrouve d'abord dans un rapport secret et indicible à une mère idéalisée. D'où la force, et aussi les ambiguïtés dont ces idéaux sont porteurs.

  • On reproche à la psychanalyse son indifférence à l'égard du symptôme et de la guérison. C'est pourtant la première des préoccupations du fondateur de la psychanalyse. Pour lui rendre ce rôlefondateur, G. Bonnet revient sur l'une des notions utilisées : la conversion, en dépassant le sens restreint donné par Freud. Selon G. Bonnet le véritable défi lancé par le symptôme n'est pas la guérison mais celui de rendre ce symptôme convertible. Le symptôme a cinq fonctions, il est réparateur, transformateur, séducteur, révélateur et aiguillon.

  • Dans son avant-propos, l'auteur explique comment il s'est "intéressé" à ce thème au début de sa carrière, il y a une trentaine d'années, depuis Voir, être vu. Le présent ouvrage peut être considéré comme la somme de ses recherches. "On n'aide pas un pervers, on l'accompagne éventuellement, on l'écoute, mais il importe surtout de chercher comment le renvoyer à lui-même et l'amener à assumer son acte et le désir qui l'anime en profondeur."

  • Oser être soi-même "Je me sens seul(e) contre tous", "Je ne suis pas à la hauteur", "Personne ne me remarque", "J'ai le sentiment d'être bloqué(e)", "Je ne suis pas moi-même avec les autres"...

    Si ces impressions vous sont familières, vous souffrez peut-être de l'impératif du paraître qui sévit dans tous les secteurs de la société.

    Il n'est plus possible aujourd'hui de prétendre à une vie épanouie sans s'exposer d'une manière ou d'une autre. Le monde dans lequel nous vivons nous impose à travers la publicité ou les réseaux sociaux, des objectifs de performance, une image séduisante, un modèle inaccessible de réussite. Quels sont les moyens de vaincre la honte, la peur du ridicule, le sentiment de solitude qui résultent de cette contrainte sociale, pour oser enfin être soi ? Peut-on contourner l'exhibitionnisme ambiant, se réaliser sans se perdre ou se renier, quand il faut se montrer pour exister ?

    Cet ouvrage propose une réflexion originale sur la tyrannie du paraître, les phobies sociales qu'elle entraîne et les moyens de s'en libérer.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À l'époque où le visuel tend à envahir le champ des connaissances et à y imposer sa loi, on ne tient compte qu'assez peu dans la psychanalyse des mécanismes propres à la pulsion qui s'y trouve associée, et ce malgré l'insistance constante de Freud sur les effets de son pouvoir. Apportant son contrepoint au premier volume consacré à la clinique de l'exhibitionnisme, ce second tome prend en compte, du point de vue métapsychologique, l'omniprésence du désir de voir, les multiples formes qu'il prend dans l'inconscient, les diverses façons dont il se manifeste dans l'obsession, l'hystérie, le rêve, le mot d'esprit, le souvenir écran. Il en ressort que les pulsions de voir s'ordonnent et s'articulent sous le primat d'un référent majeur, tout aussi décisif que le référent symbolique : l'oeil de l'autre intériorisé. C'est toujours lui en dernier ressort qu'on cherche à voir, et c'est de lui qu'on désire être vu et bien vu. Dans la seconde partie de ce livre, Gérard Bonnet reprend la même étude sur un terrain nouveau, assez peu exploré jusqu'ici : l'élaboration de deux oeuvres sculpturales qui se font face en la basilique de Vézelay, les chapiteaux du Basilic et de sainte Eugénie. L'intérêt de ces oeuvres, dont la richesse d'enseignements s'avère inépuisable, c'est qu'elles nous sont parvenues in situ, dans le cadre architectural où elles devaient prendre sens. Non seulement les deux sculpteurs mettent en scène une légende ou un conte fantastique qui posent directement les questions qui nous intéressent - l'exhibitionnisme au chapiteau d'Eugénie et l'aspect mortifère de la vision au chapiteau du Basilic -, mais ils le font en déjouant les pièges du regard, chacun d'une manière très différente. Le face à face de ces deux chapiteaux est une illustration saisissante du rapport entre la manifestation symptomatique ou perverse et l'expression de la tendance à voir, au sens le plus large.

  • À l'époque où le visuel tend à envahir le champ des connaissances et à y imposer sa loi, on ne tient compte qu'assez peu dans la psychanalyse des mécanismes propres à la pulsion qui s'y trouve associée, et ce malgré l'insistance constante de Freud sur les effets de son pouvoir. Apportant son contrepoint au premier volume consacré à la clinique de l'exhibitionnisme, ce second tome prend en compte, du point de vue métapsychologique, l'omniprésence du désir de voir, les multiples formes qu'il prend dans l'inconscient, les diverses façons dont il se manifeste dans l'obsession, l'hystérie, le rêve, le mot d'esprit, le souvenir écran. Il en ressort que les pulsions de voir s'ordonnent et s'articulent sous le primat d'un référent majeur, tout aussi décisif que le référent symbolique : l'oeil de l'autre intériorisé. C'est toujours lui en dernier ressort qu'on cherche à voir, et c'est de lui qu'on désire être vu et bien vu. Dans la seconde partie de ce livre, Gérard Bonnet reprend la même étude sur un terrain nouveau, assez peu exploré jusqu'ici : l'élaboration de deux oeuvres sculpturales qui se font face en la basilique de Vézelay, les chapiteaux du Basilic et de sainte Eugénie. L'intérêt de ces oeuvres, dont la richesse d'enseignements s'avère inépuisable, c'est qu'elles nous sont parvenues in situ, dans le cadre architectural où elles devaient prendre sens. Non seulement les deux sculpteurs mettent en scène une légende ou un conte fantastique qui posent directement les questions qui nous intéressent - l'exhibitionnisme au chapiteau d'Eugénie et l'aspect mortifère de la vision au chapiteau du Basilic -, mais ils le font en déjouant les pièges du regard, chacun d'une manière très différente. Le face à face de ces deux chapiteaux est une illustration saisissante du rapport entre la manifestation symptomatique ou perverse et l'expression de la tendance à voir, au sens le plus large.

  • La logique destructrice qui régit le voir humain n'a jamais été étudiée par la psychanalyse, pourtant la première concernée. Par contre, les légendes et la pathologie la clament sans équivoque : avec d'un côté la croyance au mauvais oeil, le mythe du BAsilic "qui tue par le regard" ; et de l'autre les phobies, l'angoisse du regard, les innombrables troubles de la vision, etc. Cette méconnaissance provient de ce que Freud s'est trouvé comme inhibé dans son élaboration sur ce sujet : G. Bonnet analyse les raisons et les méfaits de ce blocage en reprenant ses analyses du narcissisme, de l'hystérie, des perversions. Il démontre ensuite les effets de ce voir implacable dans la cure, dans l'oeuvre littéraire : celle de Bataille, et dans une affection étonnate : l'anémie provoquée ou "syndrome de Lasthénie de ferjol", dont il apporte ici la première étude psychanalytique exhaustive. Ce livre est d'actualité, car notre époque est dominée par une poussée à voir sans précédent : le problème ne vient pas tant de ce que l'on montre trop de violence, mais de ce qu'un voir sans limites est fondamentalement violence et qu'il fait constamment resurgir la destruction pour s'en repaître et pour se justifier.

  • L'exhibitionnisme pornographique nous lance aujourd'hui un immense défi qui nous laisse démunis, divisés, sans réponse à long terme. Pourtant, il y a urgence, car cette invasion touche de plus en plus les enfants et les adolescents : pour eux, le passage de la sexualité infantile à la sexualité adulte ne peut se faire qu'au terme d'une élaboration imaginaire où la pudeur tient une place capitale. Cette élaboration est aujourd'hui court-circuitée par la pornographie qui constitue une véritable forme de pédophilie à l'échelle planétaire, s'insinue dans nos relations, au point qu'elle est devenue en quelques années une sorte de nouvelle épreuve initiatique pour les jeunes, la principale en matière de sexualité. Exemples cliniques à l'appui, Gérard Bonnet montre les difficultés que cela entraîne pour les adolescents et indique comment les accompagner. Plutôt que de se réfugier dans la voie du tout-répressif qui ne ferait qu'intensifier le phénomène, il invite à mesurer notre responsabilité collective et à reconsidérer notre conception de la sexualité à l'aune de la créativité humaine.

  • Pourquoi le sujet humain s'exhibe à un moment ou l'autre de sa vie, pourquoi cet exhibitionnisme prend-il aujourd'hui de telles proportions ? L'auteur montre en quoi ce désir est un besoin légitime et vital pour se "poser" en être unique. L'exhibition qui est souvent sous la forme de la séduction, est un passage à situer dans un rapport au père, ...

  • Pourquoi l'amour créé-t-il de la culpabilité ? Pourquoi angoisse-t-on là où on aime ? Et comment rendre à l'amour sa richesse et sa fécondité ?

    C'est le vécu amoureux qui - au dire de Freud - donne aux humains les plus grandes satisfactions. Mais c'est aussi la culpabilité qui hante le couple. Passé l'état de grâce et d'heureuse innocence des débuts, le sentiment de culpabilité réciproque s'installe fréquemment. C'est un fait que la clinique confirme : l'amour, contrairement à la simple jouissance, crée de la culpabilité chez le sujet. On angoisse là où l'on aime. Par un paradoxe, celui qui croit ne pas avoir été aimé se sent coupable.
    Ce livre revient donc à la question de l'amour pour l'envisager par ce symptôme de culpabilité. Culpabilité qui certes l'entrave, mais en fait aussi la profondeur, depuis la prime enfance, jusqu'à la vie de couple, en passant par l'expérience oedipienne des premières amours, pour le pire et le meilleur... « L'amour coupable », qui sépare et fait lien à la fois.
    Un ouvrage toujours accessible, qui montre comment la prise en compte et l'analyse de ce symptôme est la voie la plus sûre pour rendre à l'amour sa richesse et sa fécondité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un livre d'histoire de la Seconde Guerre mondiale, telle que l'on vécue les habitants des Pyrénées-Orientales, complétée par des documents souvent inédits, recueillis dans les archives publiques et dans les collections privées.

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