• Votre existence manque cruellement de poésie. Ce n'est plus tenable, il est urgent de vous ressaisir. Pour cela, suivez le guide.

  • "Mon assistant a les oreilles rouges parce que je les lui tire sans arrêt. Il ne comprend rien à ce qui flotte dans ma tête." François Matton est féru de méditation et de sagesse orientale... Mais, comme on le sait, il n'est pas dépourvu d'humour non plus. Le mélange des deux donnant ce petit livre irrésistible qui raconte les relations mouvementées d'un sage, le Maître, donc, et de son disciple, son assistant, pas très discipliné, "Oreilles rouges".

  • Ce livre est une expédition au rude pays de l'art contemporain. Il a été conçu dans la tradition très libre et hybride du carnet de voyage. Il est entièrement constitué de dessins en couleurs, les textes, qui se mêlent aux dessins, sont écrits à main levée. C'est une approche du milieu de l'art contemporain par les coulisses. On y découvre par exemple les diverses étapes qui permettent la réalisation d'une exposition. On y retrouve évoquées les diverses ambitions de l'art actuel, et notamment la plus stimulante : faire entrer la vie et l'art dans le même jeu.

  • 220 satoris mortels

    François Matton

    220 satoris mortels : un livre qui serait l'envers de toute histoire. Pas de personnage identifiable, pas de narrateur, pas de récit linéaire. Et pourtant : des visages, des corps, des situations, des moments de crise, du désir, et même du suspens (que se passe-t-il au juste ? chance ou malchance ? dans quel sens tourne le vent ? comment cela va-t-il se finir ?). Des instants se succèdent qui sont autant de basculements dans l'espace indistinct qui se tient à l'arrière-plan de toute histoire.


    Succession de micro expériences verticales, moments de repos infini ou d'angoisse, collection d'instants charnières où le temps et l'espace semblent se jouer de nous.
    220 bascules dans l'ordre des jours et le désordre des affects ;
    220 pertes de soi pour une plus grande présence de tout ;
    220 faux souvenirs, comme autant de trouées au travers de la perception familière ;
    220 occasions d'ajouter d'autres vies à la sienne ;
    220 opportunités de dénicher de nouvelles dimensions en germe dans le pathos terreux de la dépression ordinaire ;
    220 façons de s'en sortir contre toute attente, quand il ne semble plus y avoir d'issue possible.


    Pour cela le dessin (central) forme une clé au même titre que le texte (minimal). De l'un à l'autre, du dessin au texte et du texte au dessin, ce qui se joue est la possibilité de lier toujours différemment ce qui n'a initialement pas vocation à l'être. Et, partant, de délier certaines attaches où l'on se laisse si facilement attraper si l'on n'y prend garde.

  • Autant la mer

    François Matton

    On connaît les dessins de François Matton. Ils ont cette si belle qualité de laisser place non seulement au rêve mais aussi, mais surtout, à une pensée flottante où l'interrogation sur le sens de nos vies est à chaque trait de plume présente. Cela tient sans doute à ce dessin à la fois net, qui participe de la ligne claire, mais aussi curieusement tremblé, qui l'en éloigne. Cela tient aussi au rythme si particulier des histoires qu'il raconte : avec des ralentissements, des répétitions qui n'en sont pas, des ellipses soudaines qui génèrent une douce déstabilisation. D'où ce flottement si caractéristique, si oriental finalement. D'où cette troublante séduction qu'exercent ses livres sur nous.

  • À la vision des dessins de François Matton, il vient ce sentiment d'une certaine fausse légèreté, un détachement qui n'en est pas : l'élégance peut-être d'une affectation de distance par rapport à tout ce qui effraie, l'amour, la solitude, la mort, la misère, mais tout de même leur présence toujours et partout affrontée. Un trait faussement négligé, là aussi, faussement détaché, qui s'amuse et se joue d'une apparence de maladresse qui cache une extrême élaboration, comme d'une épure parfois.

  • J'auscultais le coeur de la nuit, et son pouls était faible.

  • Christian Ranucci a été guillotiné le 28 juillet 1976. Il avait vingt-deux ans. Il n'avait cessé, lors de son procès en Cour d'assises, d'affirmer son innocence. Ses derniers mots, avant qu'il soit livré au bourreau, furent à l'adresse de ses avocats : « Réhabilitez-moi. » Ses dernières lettres à sa mère criaient son innocence, lui demandant de poursuivre jusqu'au bout la révision de l'injuste condamnation qui l'envoyait à la mort. Ce combat fut conduit pendant près de vingt ans. En vain. Innocent, Christian Ranucci ? Sans doute. Mais déclaré coupable au bénéfice du doute, Ranucci a été condamné et guillotiné parce qu'il fallait qu'il le fût. Il fut d'abord suspect, puis présumé coupable, puis coupable à tout prix, puis mis à mort parce que l'opinion publique et l'exemple l'exigeaient. Christian Ranucci a tragiquement résumé sa vie, constatant avant de mourir qu'à la loterie de la vie il avait « tiré le gros lot du malheur ». Mais au-delà de ce destin terrible, l'affaire Ranucci illustre, de manière exemplaire, les mécanismes qui conduisent à l'erreur judiciaire, qui font un suspect, qui font un coupable et qui envoient des innocents à la prison ou à la mort. À quoi sert-il de mener ce combat, de travailler à ce qu'un jour peut-être l'injuste condamnation soit enfin révisée ? Ranucci a été guillotiné. Nulle réparation n'est possible. Sa maman mourra, ayant vécu son calvaire, sans avoir entendu proclamer la vérité. Pourtant ce combat sera poursuivi. Parce qu'avant de monter à l'échafaud Christian Ranucci l'a demandé. Parce qu'il n'est pas possible de se résoudre à l'injustice. Et parce que l'affaire Ranucci porte exemple, et que la lutte est celle de tous ceux qu'a broyés l'erreur.

  • Christian Ranucci a été guillotiné le 28 juillet 1976. Il avait vingt-deux ans. Il n'avait cessé, lors de son procès en Cour d'assises, d'affirmer son innocence. Ses derniers mots, avant qu'il soit livré au bourreau, furent à l'adresse de ses avocats : « Réhabilitez-moi. » Ses dernières lettres à sa mère criaient son innocence, lui demandant de poursuivre jusqu'au bout la révision de l'injuste condamnation qui l'envoyait à la mort. Ce combat fut conduit pendant près de vingt ans. En vain. Innocent, Christian Ranucci ? Sans doute. Mais déclaré coupable au bénéfice du doute, Ranucci a été condamné et guillotiné parce qu'il fallait qu'il le fût. Il fut d'abord suspect, puis présumé coupable, puis coupable à tout prix, puis mis à mort parce que l'opinion publique et l'exemple l'exigeaient. Christian Ranucci a tragiquement résumé sa vie, constatant avant de mourir qu'à la loterie de la vie il avait « tiré le gros lot du malheur ». Mais au-delà de ce destin terrible, l'affaire Ranucci illustre, de manière exemplaire, les mécanismes qui conduisent à l'erreur judiciaire, qui font un suspect, qui font un coupable et qui envoient des innocents à la prison ou à la mort. À quoi sert-il de mener ce combat, de travailler à ce qu'un jour peut-être l'injuste condamnation soit enfin révisée ? Ranucci a été guillotiné. Nulle réparation n'est possible. Sa maman mourra, ayant vécu son calvaire, sans avoir entendu proclamer la vérité. Pourtant ce combat sera poursuivi. Parce qu'avant de monter à l'échafaud Christian Ranucci l'a demandé. Parce qu'il n'est pas possible de se résoudre à l'injustice. Et parce que l'affaire Ranucci porte exemple, et que la lutte est celle de tous ceux qu'a broyés l'erreur.

  • Guillaume Depardieu n´était pas seulement un grand acteur. Il était aussi, et surtout, un chanteur et un poète stupéfiant. Peu le savaient, un seul lui a permis de trouver la musique pour porter ses mots, son ami de toujours et parrain musical, François Bernheim. Cinq ans après sa mort, l´album sort, François raconte.Depuis quand Guillaume voulait-il être chanteur ? Quand a-t-il écrit ses textes si intimes et engagés ? Enregistré cet album ? Quels projets musicaux nourrissait-il, loin des plateaux de cinéma? Des premiers pas de Guillaume en musique au jour où il lui a apporté ses textes, de l´enregistrement éclair de l´album à sa mort, François a confié à Sylvie Matton, son amie intime et écrivain, leur histoire d´amitié, de musique et d´amour. A travers ses mots et ceux de Guillaume, dont chaque chanson est reproduite dans ce récit inédit, on découvre la bande-originale d´un être médiatisé mais secret, ici enfin révélé.

  • Une exploration du moment présent grâce à la philosophie orientale et occidentale. La question du temps et du présent n'est pas seulement un problème philosophique, c'est d'abord un problème existentiel. Le temps semble notre ennemi ; il nous entraine dans son fleuve puis nous tue. Mais beaucoup de philosophes et de mystiques ont pourtant affirmé que notre être essentiel n'appartient pas au temps, et qu'il demeure immuable dans l'éternité et que c'est au coeur même du temps, dans le présent même, que nous pouvons trouver ce qui transcende le devenir. L'auteur réfléchit ici sur l'instant présent avec les grands philosophes occidentaux (Aristote, saint Augustin, Plotin, Epicure, Marc-Aurèle, Bergson, Sartre...) et les grands maitres orientaux (Bouddha, Shankara, Ramana Maharshi...). Il rend compte aussi des découvertes récentes de la science contemporaine sur cette question du présent. Ce livre nous invite à un voyage au coeur du temps pour découvrir peut-être au coeur même du présent une porte vers l'intemporel et l'éternel. José Le Roy est diplômé d'une grande école d'ingénieur et agrégé de philosophie. Sankritiste, il est spécialisé dans la philosophie indienne. Il a publié plusieurs ouvrages sur le lien entre la philosophie et la spiritualité. Il anime un blog ouvert aux mouvements de philosophie et de spiritualité contemporaines http ://eveilphilosophie.canalblog.com

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