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    François Bizot

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    • 27 Novembre 2014

    François Bizot, membre de l'École française d'Extrême-Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges, en 1971. Enchaîné, il passe trois mois dans un camp de maquisards. Chaque jour, il est interrogé par l'un des plus grands bourreaux du vingtième siècle, futur responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts, aujourd'hui jugé pour crimes contre l'humanité : Douch.
    Au moment de la chute de Phnom Penh, en 1975, François Bizot est désigné par les Khmers rouges comme l'interprète du Comité de sécurité militaire de la ville chargé des étrangers auprès des autorités françaises. Il est le témoin privilégié d'une des grandes tragédies dont certains intellectuels français ont été les complices.
    Pour la première fois, François Bizot raconte sa détention. Grâce à une écriture splendide et à un retour tragique sur son passé, l'auteur nous fait pénétrer au coeur du pays khmer, tout en nous dévoilant les terribles contradictions qui - dans les forêts du Cambodge comme ailleurs - habitent l'homme depuis toujours.
    Prix des lectrices d'ELLE, catégorie Essai, 2001.
    Le livre qui a inspiré le film de Régis Wargnier " Le temps des aveux ".
    Prix des lectrices d'ELLE, catégorie Essai, 2001.
    Le livre qui a inspiré le film de Régis Wargnier " Le temps des aveux ".

  • In 1971, Francois Bizot was kept prisoner for three months in the Cambodian jungle, accused of being a CIA spy. His Khmer Rouge captor, Comrade Duch, eventually had him freed and it took Bizot decades to realize he owed his life to a man who, later in the Killing Fields regime, was to become one of Pol Pot's most infamous henchmen. As the head of the Tuol Sleng S-21 jail, Duch personally oversaw the detention, systematic torture and execution of more than 16,000 detainees.



    Duch's trial as a war criminal ended in July 2010 amid a blaze of publicity. He was sentenced to a controversial 35 years imprisonment. In the tradition of Gitta Sereny, who sat with Speer in the Nuremberg trials, Bizot attended Duch's court case and spent time with him in prison, trying to unearth whatever humanity Duch had left.



    'It would be all too easy,' says Bizot, 'if this man was a monster, not a member of the human race. We could use the slogan 'never again' and move on. But the deep horror is that this man is normal...Through his very qualities he became a mass murderer. Does that exonerate him from the crimes? Certainly not. But it does force us to question ourselves in a way that is deeply unsettling.' At once a personal essay, a historical and philosophical meditation, and an eye-witness account, Facing the Torturer will join a very short list of important books about man's personal responsibility in collective crimes.

  • 1971. L'ethnologue français François Bizot est arrêté au Cambodge par les Khmers rouges : détenu pendant trois mois et condamné à mort, il est libéré grâce à l'intervention de son geôlier, un jeune révolutionnaire idéaliste du nom de Douch. 1988. En visitant l'ancien centre de torture de S21, Bizot découvre que son "libérateur" est responsable de la mort de milliers de personnes. 2003. Bizot revoit Douch pour la première fois. Un étrange dialogue se poursuit au-delà de leur rencontre, où Douch s'expose avec une sincérité déroutante. 2009. Au procès des Khmers rouges, dont Douch est à ce jour l'unique accusé, Bizot est le seul témoin convoqué par la Chambre. Dans une déposition bouleversante, dédiée à la mémoire de ses compagnons disparus, il expose la tragique interrogation qui est au centre de sa vie, comment reconnaître les crimes des bourreaux dans toute leur dimension sans mettre en cause l'homme lui-même ? Comment faire face à Douch sans nous regarder dans le miroir ? Le silence du bourreau retrace les différentes étapes du dévoilement intérieur, douloureux, jamais achevé, par lequel une innocence est perdue pour toujours. Ce récit personnel, d'une intensité égale à celle du Portail, rejoint la collection très limitée des oeuvres écrites face à l'extrême, et qui nous permettent, dans la lucidité et la terreur, d'instruire cet éternel dossier que Romain Gary appelait "l'Affaire Homme".

  • Publié en 1976, réédité aux éditions Grasset en 2003, Les Déclassés relate les débuts dans la vie d'un jeune garçon, Hugues. Ce héros de seize ans est confronté à la lutte des classes, à l'affrontement féroce et camouflé d'une grande bourgeoisie descendante et d'une moyenne bourgeoisie montante. Son ami, Jean-Paul, appartient à la première. Son ami Patrick, qui mène une vie de boums et de flirts, à la seconde. Hugues se cherche. Son seul allié  : Karl Marx, qu'il lit avec passion et dont il décide de suivre les préceptes. Il milite dans des partis révolutionnaires, fréquente des bandes de jeunes révoltés, participe, plein d'espoir, à mai  1968. Mais il découvre bientôt que la vie d'étudiant est vide de sens.   Dans un bric-à-brac érotico-politique, il rencontre la politique, les flics, la drogue, le MLF, le gauchisme, des antipsychiatres, et les militantes de l'underground. L'époque change, ses amis aussi... Las des vains débats et des assemblées générales, il part pour les Etats-Unis, où il essaye la drogue, découvre la musique rock, fréquente les mouvements hippies, et se passionne pour une Beat Generation en pleine expansion.
    Entre Paris et la province, le lancer de pavés et l'apprentissage de la sexualité, Jean-François Bizot offre un saisissant road movie des années 1970. 

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