• Le livre

    Max de Kool, célibataire trentenaire, passionné de philosophie, mène une existence nomade consacrée à Descartes et Nietzsche, ses deux auteurs de prédilection, et à l'écriture d'un essai en préparation depuis des années sur le sublime chez Kant. Le hasard de ses pérégrinations le conduit à Genève où il fait la rencontre de Blandina Blandinova, top-modèle russe de renommée internationale. Sans l'avoir voulu, il se retrouve dans son lit. L'idylle dure peu car Max, quoique rationaliste, ne peut maîtriser une dangereuse pulsion : quand il entend une chanson de Julio Iglesias, il devient violent. Et la pauvre Blandina se retrouve au tapis pour avoir écouté « Vous, les femmes ». Piteux, il part à la montagne faire le point sur sa vie, ses amours et ses colères.
    À 2 000 mètres d'altitude, unique client d'un hôtel abandonné, il voit sa retraite perturbée par l'arrivée d'étudiants en marketing, venus avec leurs professeurs fêter la fin de l'année. Gala chic ou teuf techno ? Faut-il autoriser les drogues et le strip-tease ? Une gendarmette mystique, adepte de Madame Guyon et du quiétisme, tente de prêcher la paix, l'oraison du coeur et la dissolution de l'ego. Rien de plus opposé à la philosophie de Max. Pour lui, le salut est en haut, dans le ciel des Idées. L'harmonie des styles, des musiques et des générations est pourtant en passe de se réaliser quand retentit la voix de Julio Iglesias. Victime de ses démons, Max gâche la fête par un acte inqualifiable. Et si le salut était dans la chute ? Au petit matin, Max plonge tête la première dans le vide. La résurrection est en vue.
    L'auteur
    Agrégé de philosophie, Frédéric Pagès est journaliste au Canard enchaîné. Il a notamment publié, sous le pseudonyme de Botul, La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant et Nietzsche et le démon de midi (Mille et une nuits). L'Idiot de la Sorbonne, son premier roman, est paru en 2007 chez Libella-Maren Sell.

  • « Où sont les femmes philosophes ? », ose formuler haut et fort, à la fin des années 1920, un philosophe méconnu de tradition orale, Jean-Baptiste Botul. À balayer toute l'histoire de la philosophie, on les compte sur les doigts des deux mains... Philosopher serait-il une activité exclusivement masculine ? Serait-ce l'art de clouer le bec aux femmes ? Comme l'ont voulu Schopenhauer et Nietzsche ? Frédéric Pagès revisite l'épineuse question.

  • Comme vous pouvez vous en douter, cet essai n'est pas un traité classique d'anatomie. Il détaille le corps, en mettant l'accent sur la manière dont hier ou aujourd'hui, ici ou là, on perçoit et on dit tel ou tel organe. En fait d'Histoire, notre corps en tient une couche... Les civilisations grecque, latine, arabe, gauloise germanique nous sont passées sur le derme. Les frontières entre organes ont bougé, les noms ont changé. C'est ce que nous raconte, avec une belle santé Au vrai chic anatomique : de la tête aux pieds, et testant à fleur de peau... Sous l'oeil, toujours cru, à poil, sans s'égarer dans les infinis dédale sous-cutanés. Ce n'est pas une histoire d'os... Au vrai chic anatomique est un ouvrage cousu main.


  • Le livre

    Professeur adulé, mystérieusement disparu, Oscar von Balthazar est de retour pour « l'assaut final » contre la Sorbonne. Étudiant raté en philosophie, Max de Kool attend le client place du Panthéon, au volant de son taxi, une DS noire parfaitement entretenue. Les voilà partis en guerre contre cette France moisie qui perd le goût de l'éloquence et de la suspension hydropneumatique. Sur les routes d'Europe, en quête de vérité et d'une pompe à sept pistons, nos deux héros rencontrent l'amour, une bonne soeur à moto et, non loin de la tombe de Kant, le Sublime. Entre-temps, ils auront percé le mystère de l'Immaculée Conception et résolu un des plus difficiles problèmes de la philosophie occidentale : la définition du concept de « con ».
    Sous le patronage de Voltaire et de Coluche, ce road movie philosophique nous emmène vers des contrées imprévisibles où se confondent le génie et le clown, le penseur et l'idiot, la réflexion et l'humour.
    L'auteur
    Agrégé de philosophie, Frédéric Pagès est journaliste au Canard enchaîné. Il a notamment publié, sous le pseudonyme de Botul, La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant et Nietzsche et le démon de midi (Mille et une nuits). L'Idiot de la Sorbonne, son premier roman, est paru en 2007 chez Libella-Maren Sell.

  • Les philosophes ne sont pas des êtres désincarnés. Comment ont-ils vécu ? mangé ? aimé ? En répondant à ces questions et à quelques autres (l'argent, la solitude, les lieux propices), ce livre veut redonner toutes leurs couleurs aux grandes figures de la philosophie. Descartes le baroudeur a mené une vie bien peu « cartésienne ». Saint Augustin ? Comme on dit aujourd'hui, un « Maghrébin »... Et Kant, outre la dialectique transcendantale, a inventé le porte-jarretelles pour hommes. Au-delà de l'anecdote - genre noble qu'il cultive sans complexe -, l'auteur porte aussi un regard critique sur les philosophes modernes, trop souvent cantonnés depuis deux siècles dans leurs amphithéâtres, voués à des vies bien monotones, comparées à celles de leurs ancêtres. Car la philosophie n'est pas seulement le commentaire de commentaires, la rumination de textes « sacrés », La philosophie est aussi un mode de vie.

  • Une plongée dans un Mai 68 authentique avec trois protagonistes du mouvement, mêlant étroitement des archives méconnues, des témoignages et des réflexions pour ressentir et comprendre "l'esprit" d'un des évènement phare de notre époque.
    Mai 1968. Dans Paris insurgé, un groupe d'étudiants fonde, avec l'accord des principaux mouvements qui sont à la pointe de la contestation, un centre d'information et de communication, le CRIU (Centre de Regroupement des Informations Universitaires) dont l'objectif est de recueillir le maximum de documents (tracts, manifestes, livres blancs, affiches...) qui s'élaborent dans l'effervescence du « mouvement » et de faire circuler cette parole vive et native, parfois brouillonne, parfois géniale, souvent très créative et qui mérite en tous cas d'être lue, entendue, considérée. De cette initiative naît un livre publié au Seuil Quelle université ? Quelle société ?, aujourd'hui épuisé.
    50 ans après, les principaux protagonistes de cette aventure reviennent sur leurs traces, parlent de l'influence de mai 68 sur leurs parcours de vie et relisent ces textes. Que nous disent ces mots d'il y a un demi-siècle? Comment résonnent-ils aujourd'hui ? Certains discours sont datés, mais d'autres retentissent curieusement dans ce monde en proie à une crise de sens profonde. On ne refera pas Mai 68 (quoique...), mais il n'est certainement pas inutile de boire à nouveau à la source de la dernière grande révolution française, à son insolence, à sa faconde et à son audace joyeuse pour contribuer à débloquer une forme de « créativité politique », sociale, éducative, culturelle... qui fait cruellement défaut en notre époque hyper-formatée.

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