Sciences humaines & sociales

  • Fabrice Nicolino s'adresse à une petite fille de trois ans pour lui parler alimentation. Il raconte notre histoire en une dizaine de chapitres, du paléolithique à aujourd'hui, en passant par les "grandes découvertes", comme la conserve, l'invention des abattoirs industriels, la constitution de groupes puissants, le poids de l'agroalimentaire en France, les effets du lobbyng, etc.
    " Ma poussinette, tu n'as pas encore trois ans, tu ne sais pas encore lire (...) Mais je pense que tu as déjà retenu cette saine leçon de choses : l'empire de la bouffe est monstrueux. Pour la raison simple que tout le monde mange et qu'il est si facile d'empocher de grandioses bénéfices, l'industrie de la nourriture ne pouvait que croître en embellir. Pardon, croître et enlaidir tout ce qu'elle approche de près ou de loin. "

    Après s'être adressé à Raymond, paysan de 90 ans, sur le " vaste merdier qu'est devenue l'agriculture ", Fabrice Nicolino s'adresse à une petite fille de trois ans pour lui parler alimentation. Cette fillette, il va lui falloir attendre quelques années pour en profiter, mais cela le ton de la " lettre " est donné.

    Fabrice Nicolino nous raconte une histoire, celle de l'Homme qui mange, la nôtre donc.

    En une dizaine de chapitres, du paléolithique à aujourd'hui, en passant par les " grandes découvertes " comme la boîte de conserve, l'invention des abattoirs industriels, la constitution de groupes puissants, le poids de l'agroalimentaire en France, les effets du lobbyng, etc.

    Deux chapitres plus positifs terminent cette histoire : l'un consacré au mouvement international Slow Food, l'autre à des régimes alimentaires, au Brésil et en Thaïlande, qui montrent leur supériorité sur la malbouffe industrielle.

    Le bilan est aussi instructif qu'effrayant, mais Fabrice Nicolino n'a pas perdu tout espoir, il a foi en cette petite fille et en sa capacité à faire de cette " abominable histoire de la bouffe " une " belle histoire de la bouffe ".

  • Face à l'urgence politico-climatique, l'auteur s'insurge. Prônant à la fois des actions concrètes et un changement de regard sur nos sociétés et leurs écosystèmes, il rappelle le caractère impératif d'une sortie de la culture capitaliste. En effet, cette dernière met l'homme en situation de grand péril car elle menace directement son existence. Pour espérer sortir de l'ornière, il est indispensable de prendre conscience des bases sur lesquelles sont fondées nos sociétés en réalisant un véritable virage anthropologique. Il propose par exemple d'instituer l'eau en élément sacré afin de réparer une nature détruite par l'économie. À travers cet ouvrage, l'auteur propose un véritable retour aux équilibres naturels seuls capables de résoudre les crises successives que nous traversons et de soutenir l'aventure humaine.
    Un livre, contre-point à une campagne pour la présidentielle qui oublie soigneusement de parler de ce qui compte vraiment, à la fois inspiré par la colère et plein d'espoir pour qui veut entendre que l'on peut croire encore à de nouveaux horizons.

  • Une enquête redoutable sur l'invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement.

  • Les biocarburants sont une formidable trouvaille, mais pour qui ? Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. De fabuleux végétaux, utilisés depuis les débuts de l´agriculture pour nourrir les hommes, remplissent aujourd´hui les réservoirs des bagnoles et des camions. Fabrice Nicolino a décidé d´écrire sur le sujet un pamphlet, d´envoyer un coup de poing à ceux qui prétendent que ce bouleversement est une bonne nouvelle, mais aussi aux naïfs qui croient le discours officiel sur ces nouveaux carburants présentés comme «écologiques ». Car la réalité est aux antipodes. En France, le lobby de l´agriculture industrielle, activement soutenu par l´État, cherche depuis la réforme européenne de 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides, et il détruira bientôt ces réservoirs de biodiversité imposés que sont les « jachères ». Ailleurs dans le monde, c´est bien pire. De l´Indonésie au Brésil, en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser la place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler en bagnole quoi qu´il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d´un milliard d´affamés permanents, le système industriel préfère donc l´automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim. Et le comble, c´est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent et contribueront toujours plus au dérèglement climatique, comme le montrent de très nombreuses études. Ce petit livre dévoile une mystification totale. Et dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu´on croit. Car derrière l´automobile individuelle, il y a nous.

  • C'est un sujet qui peut nous paraître lointain, et pourtant il nous concerne tous. Car les pesticides sont partout, jusque dans la rosée du matin. Et dans la pluie des villes, bien sûr, de toutes les villes de France. Pour cette raison et quelques autres que vous apprendrez, les conséquences sanitaires de l'exposition aux pesticides sont d'ores et déjà massives. Des centaines d'études, à l'échelle internationale, montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à des doses infinitésimales, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical du foetus, le système endocrinien, la fabrication du sperme sont atteints. Les cancers et les maladies neurologiques se multiplient. Ce n'est pas drôle ? Non. Mais les auteurs de ce livre ont pris un parti : celui de raconter des histoires avec de vraies gens. Vivantes, parfois extravagantes. Depuis 1945, l'industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s'en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l'« agriculture raisonnée », que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l'avenir, est une farce, une incroyable manipulation. En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d'abeilles. Vous découvrirez comment on dissimule l'existence de milliers de malades. Vous découvrirez une vérité que personne ne pouvait soupçonner.

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