• ' Ce récit est un mensonge, madame la Juge. Un mensonge par le fait même de la destination que j'avais choisie : je savais mieux que personne que la glace est la mémoire du monde. '

    Lorsqu'ils se rencontrent à un dîner arrangé par leurs amis, Suzanne et Gabriel ont déjà bien vécu. Le coup de foudre est immédiat. Mais après quatre ans de mariage, leur couple bat de l'aile. Le divorce prononcé, Gabriel part pour le Grand Nord dont il aime les étendues gelées. C'est alors, au coeur d'une tempête, qu'il reçoit un message de Suzanne. Comment réparer ce qui semble perdu ? Du détroit de Béring aux îles jumelles Diomède, ils vont tout faire pour se retrouver et briser en eux la mer gelée.

  • Je m'appelle Gabriel. Je suis n en 1883 Levallois, capitale des chevaux. Louis tait mon pre, trs gourmand de mariages. Moi, depuis plus d'un demi-sicle, j'aime deux soeurs : Clara, la longue, photographe de shtetls, et Ann, la blonde, une femme d'affaires qui ne se donne que debout. Grce elles, ma vie aura ressembl une exposition coloniale : un faux empire, des rves trop grands, un spectacle pour les familles... Grce elles, j'aurai connu l'Amazonie, Belem do Para, le positivisme, le port de Londres, la course automobile, la vie secrte de Clermont-Ferrand, les belles amies de Freud, le visage hideux du Vlodrome d'hiver, la vieille Hu, capitale des tombeaux... Et tant d'autres curiosits. Ann et Clara m'auront appris des vrits insouponnes, par exemple que le caoutchouc ressemble la dmocratie, il vite les guerres civiles entre les choses, que sans les bicyclettes jamais nous n'aurions perdu Dien Bien Phu, ou que les chagrins d'amour sont plus doux dans la jungle...

  • 1945, Louis et Bénédicte se rencontrent

  • Loyola's blues

    Erik Orsenna

    Sur le quai de la gare, son père lui avoue enfin : leur famille est ruinée. La crise a frappé durement, le couple divorce et doit vendre la maison. Sébastien se retrouve seul, envoyé dans un collège de province, dirigé par des Jésuites, fidèles de Loyola, à la poigne de fer. Confronté à la cruauté de ses camarades et aux échos effrayants de la guerre, Sébastien fera sa propre éducation.



    Érik Orsenna est né en 1947. Les voyages, la mer et la musique tiennent une place essentielle dans sa vie et dans ses livres. Ses romans La Vie comme à Lausanne (prix Roger-Nimier en 1978), Grand Amour et Une comédie française sont disponibles en Points. Il a été élu à l'Académie française en 1998.





    « Érik Orsenna a le sens des allégories, du pittoresque, des synthèses, de l'observation, de la durée. Autrement dit, il est superbement outillé pour le roman. » Le Point

  • Au grand dam de sa mère qui le voulait poète, Charles-Arthur ne rêve que d'une chose : devenir footballeur. Adolescent espiègle et gourmand, jeune homme épris de politique, Charles-Arthur vit la drôle de guerre enterré sous la ligne Maginot, s'engage prudemment dans la Résistance, avant de s'installer dans une carrière ronronnante de député centriste. Une satire réjouissante de la vie politique et de son idéal... à la suisse ! « Chaque page apporte sa brassée de trouvailles, sur tout. » Le Monde Prix Roger-Nimier 1978

  • Grand amour

    Erik Orsenna

    Il s'agit d'amour, en effet. L'amour de la France et de ses paysages vus d'en haut, l'amour du grand collège qu'était l'Elysée au temps du premier septennat, l'amour agacé pour un Président, l'amour des invitées (la solennité du lieu leur donne des idées chaudes), l'amour des télégrammes de condoléances, qui peuvent conduire aux plus hautes carrières ministérielles... et bien d'autres amours encore. Gabriel, le héros de ce livre, se nourrit de tout. Comment lui en vouloir ? Les hommes comme lui, plus nombreux qu'on ne croit, doutent de leur propre existence. D'où des allures de fantômes et des pratiques de vampires timides. Un jour arrivent au palais un port de tête et une bouche trop charnue. En d'autres termes : une dame. Dès cet instant commence, au royaume désordonné des sentiments, l'apprentissage de la préférence.E.O.

  • Erick Orsenna et Le Cercle des économistes ont dressé l'inventaire des ressources rares...Jamais la productivité agricole n'a été aussi forte, et jamais les famines n'ont été aussi fréquentes.
    Jamais la terre n'a porté autant de diplômés, et jamais l'analphabétisme n'a autant progressé.
    Jamais nous n'avons été aussi riches, et jamais il n'y a eu autant de pauvres.
    Ce qui est le moins rare aujourd'hui, ce sont les raretés. Le Cercle des économistes et Erik Orsenna en ont dressé l'inventaire, cherché les raisons et, au terme de plusieurs mois de travaux, proposent quelques principes pour échapper à cette malédiction : l'urgence dans l'action, l'innovation dans les choix, la préférence pour le développement durable et la réorganisation de la gouvernance mondiale des ressources.
    Dans la suite et l'esprit de l'ouvrage d'Erik Orsenna Voyages au pays du coton, ce livre décortique les enjeux d'une stratégie efficace pour lutter contre la rareté.

  • Après leur voyage dans le Grand Sud, en 2006, Isabelle Autissier et Erik Orsenna ont exploré le Grand Nord, cette région du monde où, dans un contexte de réchauffement climatique, les richesses naturelles, les routes commerciales et les gigantesques ports en construction aiguisent les appétits, tandis que la faune en est la première victime. À trois reprises, ils sont partis dans ces froides contrées. Ils ont suivi la route maritime du Nord, qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, et qui est aujourd'hui le plus court chemin navigable entre l'Europe et l'Asie. Un passage forcément très convoité... Ils retracent ici les aventures de ceux qui ont ouvert ce passage au cours des siècles, ils expliquent les enjeux géopolitiques, économiques et écologiques de cette partie du monde et nous rappelle que notre avenir se joue aussi au pôle Nord.

  • « Cette idée qu'on peut morceler la réalité vivante n'est pas seulement une idée fausse, c'est une idée qui peut être meurtrière. »

    Érik Orsenna

  • Dans ma famille, de tradition catholique, nos prières se devaient de rendre hommage à Dieu (pour l'ensemble de son oeuvre). Mais, tout de suite après, il nous fallait dire notre gratitude au Gulf Stream (pour la chaleur de l'eau et la tiédeur de l'air).Chaque fois que nous sortions, grelottants, de nos bains glacés de Bretagne, une grand-mère était là pour s'exclamer: «Remercie donc le Gulf Stream! Sans lui, notre mer serait froide.»Et chacune de nos promenades au jardin s'accompagnait de gloussements: «Qu'il se porte bien ce palmier, il me rappelle Alger. Qu'il monte haut cet agave, on dirait Madagascar!»Au fond, le Gulf Stream nous consolait de la perte de nos colonies. Bien des années ont passé. Et aujourd'hui mon cher Gulf Stream m'inquiète.Sa santé me préoccupe. Va-t-il un jour, bientôt, comme on le dit, s'arrêter de couler?Qu'adviendra-t-il de la douceur de nos climats?Longtemps, j'ai fermé les yeux.Mais le moment est venu.Je ne suis pas scientifique. Plutôt promeneur.Alors, des violents remous du détroit de Floride aux maelströms de Norvège, des rivages fleuris d'Écosse aux abords légendaires de Nantucket, je suis allé, par les chemins de terre ou de mer, rencontrer les savants et les lieux.Couverture: Carte de l'Amérique, Atlas de J. Blaeu, 1686, Rotterdam, Musée maritime, © G. Dagli Orti.

  • À ce jour, mars 2018, cinquante agglomérations dépassent, sur notre planète, les dix millions d'humains. Soixante-cinq millions à Hong Kong et dans les alentours de la rivière des Perles ; quarante-deux millions pour Tokyo et son proche voisinage ; trente-cinq millions pour Jakarta...
    D'ores et déjà, la moitié de nos compatriotes vivent en ville. Bientôt, dans quinze ans, dans vingt ans, ce seront les deux tiers...
    Et si la ville était le creuset de toutes les inventions, le plus formidable des réservoirs de la vie ? Voilà pourquoi, en pestant, en ronchonnant, en rêvant de campagne, on se précipite pour y vivre. Alors, bienvenue dans deux cents villes d'aujourd'hui, dont trente françaises, de Paris à Guéret, de Lyon à Montfermeil. Bienvenue dans la vie moderne.
    E. O.

  • Cet ouvrage rassemble les contributions d'Erik Orsenna à l'hebdo Le 1, mêlant des réflexions sur des sujets aussi divers que la fraternité, le travail, l'ailleurs, la mondialisation... auxquelles s'ajoute un dialogue avec Éric Fottorino, consacré notamment à l'un des sujets de prédilections d'Erik Orsenna : les moustiques ! Revenant au fil de l'entretien sur son parcours, ses voyages, ses rencontres, le philosophe nous transmet sa curiosité, son ouverture sur le monde, sa vivacité d'esprit revigorante.
    Pour cette édition, Pascal Lemaître s'est saisi de ses crayons pour venir illustrer le propos.

    Erik Orsenna est philosophe et écrivain, membre de l'Académie française depuis 1998.


  • Toutes les clefs pour réfléchir sur le sens et l'impact des innovations d'aujourd'hui et de demain.

    Des applications nouvelles sur notre téléphone mobile au covoiturage, de l'invasion des drones à la réorganisation des chaînes de production, des tweets aux tablettes numériques et aux modes de procréation, des manipulations génétiques aux nanotechnologies, l'innovation est partout.
    Elle irrigue et bouleverse tous les secteurs économiques, sociaux, culturels et politiques.
    Rien ne lui échappe. Rien ne peut survivre sans elle. L'innovation permanente, cette recherche éperdue du neuf, est l'originalité de notre époque.
    Dans quel monde vivons-nous ?
    Comment s'y retrouver dans un tel foisonnement ?
    Comment évaluer le sens et l'utilité de cette agitation générale et croissante de nos sociétés ?
    Quel univers se prépare ?
    Pendant trois ans, lors de matinales régulières, nous avons invité des personnalités diverses : responsables de grands groupes et créateurs de start-up, scientifiques et philosophes, élus et médecins, étrangers et Français. Ils ont abordé tous les sujets : les transitions énergétiques et numériques, la révolution biologique, la mobilité verte, les villes nouvelles, ces consommateurs qui deviennent acteurs.
    Tout bouge ! Montaigne avait raison : " Notre monde est un "branloir' universel. "
    Voici une contribution, modeste, au portrait de notre modernité.

  • Toute famille a ses eldorados. Des lointains peuplés d'ancêtres forcément farouches, séducteurs et richissimes. Enfant, on me promenait sur les ports, on m'enivrait de Brésil et de Caraïbes, sans plus de précision. L'âge venant, j'ai décidé d'aller y voir.Elle s'appelait Villademoros, papetière. Il se prénommait Augustino, négociant. Mes arrière-grands-parents. Ils habitaient La Havane, où ils étaient nés.Cent vingt ans plus tard, Cuba coupe le souffle tellement les gens, les lieux son beaux, et serre le coeur tant l'échec est criant. Un grand Fidel est passé par là. Il voulait édifier le paradis sur terre... on peut construire des écoles, des hôpitaux. On ne force pas un peuple au bonheur. Surtout quand ce peuple le possède en lui. Vous l'aviez deviné : en même temps que l'arbre généalogique, nous avons visité les ruines du rêve.E.O.

  • From new apps on our cellphone to car-sharing, from the invasion of drones to the reorganization of production lines, from tweets to digital tablets and procreation methods, from genetic manipulations to nanotechnologies, innovation is everywhere.
    It has penetrated and turned upside-down all the economic, social, cultural and political sectors.
    Nothing escapes it. Nothing can survive without it. Permanent innovation, that headlong search for the new, is the originality of our period.
    What world are we living in?
    How can we find our way in a profusion like this?
    How can we evaluate the meaning and usefulness of this general and growing agitation of our societies?
    What universe is being prepared?
    For three years, at regular morning sessions, we invited the most diverse personalities: heads of major groups and startup creators, scientists and philosophers, elected officials and physicians, foreign and French experts in many fields. They tackled every subject: the energy and digital transitions, the biological revolution, green mobility, new towns, those consumers who have become actors.
    Everything moves! Montaigne was right: "Our world eternally turns around.'
    Here is a modest contribution to the portrait of our modernity.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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