• Giono, furioso

    Emmanuelle Lambert

    • Stock
    • 18 Septembre 2019

    Icône littéraire, auteur d'une oeuvre abondante, (Le Hussard sur le toit ; Un roi sans divertissement ; Colline...), Giono semble être l'écrivain patrimonial par excellence, voué à être étudié, admiré, célébré. Derrière l'image d'Épinal de l'écrivain provençal se cache pourtant un poète nerveux et tourmenté, un homme défait par la guerre et travaillé par la noirceur, l'amour et le désir tout autant que par la quête de paix et de lumière.
    À la frontière de l'essai et de la biographie, Emmanuelle Lambert construit le portrait intime d'un auteur aussi rayonnant qu'obscur, une méditation incarnée sur la puissance du geste créateur.

  • La désertion

    Emmanuelle Lambert

    • Stock
    • 17 Janvier 2018

    « Le premier jour d'absence il était descendu à l'heure du déjeuner pour l'attendre dans le parc, caché derrière l'arbre d'où il observait la sortie de ses subordonnés. Il avait ensuite vérifié les registres de la badgeuse. Aucune trace d'elle. » Un jour, Eva Silber disparaît volontairement. Pourquoi a-telle abandonné son métier, ses amis, son compagnon, sans aucune explication ? Tandis que, tour à tour, ses proches se souviennent, le fait divers glisse vers un récit inquiétant, un roman-enquête imprévisible à la recherche de la disparue.

  • Lorsqu'on lui propose de consacrer une exposition à Jean Genet, à qui elle avait autrefois dédié ses tout premiers travaux, l'auteure renoue avec une oeuvre qui l'obsède depuis longtemps. Organisé en séquences inattendues, le livre suit sa progression, pas à pas, dans les documents, les souvenirs, les rencontres et les anecdotes, dans une approche où la documentation cède le pas à la sensibilité. On chemine alors de photographies iconiques en anecdotes, de polémique en correspondances, de films en témoignage, pour aborder Genet à travers la voix et le regard des autres. Ainsi se constitue, en creux, le portrait d'un poète scandaleux et insaisissable.

    Écrivaine et commissaire d'exposition, Emmanuelle Lambert a rejoint l'IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine) après un doctorat consacré à l'oeuvre théâtrale de Jean Genet. Elle y a notamment travaillé avec Catherine et Alain Robbe-Grillet. À la mort de ce dernier, elle se tourne vers l'écriture et lui consacre son premier récit, Mon grand écrivain, publié aux Impressions nouvelles. Elle a publié trois romans, dont le dernier : La désertion chez Stock en 2018.

  • Il y a trois ans que Paul s'est retiré dans une maison de repos, assumant son incapacité à vivre sa vie, plus à son aise avec les fous qu'avec les gens normaux. Un jour il reçoit la lettre d'une femme qu'il a aimée. Il lui faut sortir, affronter une dernière fois ses souvenirs, et finalement se confronter au monde.

  • À Marseille, Betty, quatre-vingt quinze ans, sennuie. Elle veut raconter sa vie et personne ne lécoute.
    À Juvisy-sur-Orge, Agathe, vingt ans, sa petite fille, passe une annonce sur Leboncoin.fr. Elle veut trouver lécrivain qui écrira le livre de Betty. Cest quon trouve de tout, sur internet.
    À Paris, Sonia, neuf ans, redouble cette année. Elle a décidé darrêter de parler.
    Jean, écrivain de son état, quarante ans, est leur homme de la situation : il a répondu à Agathe, écrira le livre de Betty, et donne des cours silencieux à Sonia. Il a du travail en perspective.
    Nous sommes à Paris et à Marseille, mais aussi à Alger et à Trieste, nous sommes en 2011, en 1920 et en 1932. Dans ce récit mouvant comme la mémoire, on trouvera le parler dautrefois et celui daujourdhui, la lumière de la Méditerranée, des mots oubliés et des objets à la mode, on croisera une couturière intrépide, un jeune homme timide et implacable, des belles italiennes, un ou deux fous et des prostituées chinoises. En arrière-plan, il y a aussi Mistinguett, Chuck Norris, Silvio Berlusconi, des coquelicots, des poupées, des bonbons vendus au poids, un chat des rues. Et une chanson de Léo Ferré.

  • Des histoires d'Afrique(s) comme autant de voyages sur ce continent. Du théâtre en forme de poésie car la poésie vaut bien un coup de poing. Exil. Exit. L'histoire d'un homme qui raconte son histoire, et l'histoire d'Abdou. Une histoire de frontières, de cartes IGN, de papiers et de droit de circuler. Une histoire pour questionner le regard qu'une culture porte sur l'autre, et dénoncer les politiques de l'absurde.

  • Pour qu'une société se forge il faut du temps et des mythes. La scène se déroule au fin fond d'un désert, un père et sa fille s'affrontent pour une liberté de parler. jusqu'où peut-on dénoncer quand notre vie est en danger ? A partir de quand l'engagement individuel fait-il sens dans son affrontement à une norme collective ? A quel moment une société est-elle prête au changement ? Dans une écriture teintée de réalisme absurde, cette pièce fait se rencontrer la tragédie grecque et le conte oriental. Elle rend hommage à une poétesse saoudienne qui a su défier le pouvoir - machiste -, grâce à sa poésie.

  • Entre le pamphlet et les propos échangés dans les cours d'école à la récré quand il est l'heure de s'amuser. De s'amuser avant de rentrer en cours d'histoire... enfin si le prof est là, vu qu'il passe sont temps ailleurs, à la réécrire, l'Histoire. Ça parle du génocide rwandais et de l'implication de la France, de la guerre d'Algérie et des révolutions arabes, de la traite négrière et de la Françafrique. Ça parle foot aussi. Et de Bob Marley.

  • L'histoire d'un blanc coincé à une frontière africaine. De cinq personnages qui portent chacun leurs cicatrices. D'éclats de rire qui se croisent, de feuilletons à l'eau de rose et d'absurdités politiques, d'envie de croire et de raisons d'espérer. L'histoire d'une quête aussi sans doute... Au fait je voulais vous demander : qui décide du sort du monde si tout le monde croit au hasard ?

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