• Admirés par Zola mais boudés de leur vivant, Edmond et Jules  de Goncourt sont aujourd'hui reconnus pour leurs talents de  romanciers, et la célèbre Académie créée par Edmond. Mais  ce que l'on ignore, c'est que les deux frères étaient aussi des  passionnés d'histoire. Dans la continuité de leurs oeuvres naturalistes,
    qui mettent souvent en scène la gent féminine, les  deux hommes se sont penchés sur la condition des femmes  qui les ont précédés.
    Dans La Femme au XVIIIe siècle, les  Goncourt décortiquent le quotidien des jeunes filles et les  conséquences d'une éducation souvent oppressante.
    Dans les plus hautes sphères sociales, ils dépeignent une  éducation qui empêche toute spontanéité : grâce factice, éducation  religieuse et stricte du couvent, mariage sans consultation... 
    Sont dépeintes aussi les femmes philosophes, celles  qui tiennent salon, comme Mme de Tencin, Mme de Lambert  ou Mme du Deffand, et les intrigantes prêtes à défaire des  ministères...
    Au sein de la bourgeoisie, la famille limite le passage au couvent  et préfère laisser aux jeunes femmes le libre choix de  leur époux. Enfin, pour reprendre la formule des Goncourt, la  femme du peuple « n'est femme que par le sexe, est peuple
    avant d'être femme ». Pourtant, les archives retrouvées par les  deux écrivains montrent que les actrices et les courtisanes  étaient traitées en égal dans la haute société. 
    Sous la plume vive et précise des frère Goncourt, les femmes  du siècle des Lumières prennent vie sous nos yeux. 

  • Servante auprès de la très pieuse et respectable Mlle de Varandeuil, Germinie tombe amoureuse de Jupillon, un dépravé notoire, et lui consacre toutes ses économies. Criblée de dettes, rejetée avec violence par son amant, elle sombre dans une vie de débauche et d'ivrognerie.
    À la mort de leur domestique, Rose Malingre, les frères Goncourt découvrent avec effroi qu'elle partageait sa vie entre alcool, orgies et culpabilité dévorante. Ébranlés par cette révélation, ils décident d'écrire un drame misérable, d'une banalité tragique : celui du peuple, jusqu'alors tenu à l'écart de la littérature. « Ce livre vient de la rue », revendiquent-ils en 1864 dans la préface de Germinie Lacerteux, dont le ton cru, clinique, déclencha une vague de dégoût sans précédent chez ses lecteurs. À travers ce roman scandaleux, le naturalisme fait une entrée fracassante en littérature, et y insuffle déjà le frisson moderne.

  • Le nom de Mme Du Barry est souvent synonyme de scandale. Quelle fut la vie de la favorite ? Sur un mode souvent grivois, comme il se doit, et avec beaucoup de verve, les frères Goncourt décrivent l'arrivée à la cour, les intrigues, les années fastes et le « luxe de la femme galante » dont témoignent ses comptes et ses factures. La chute n'en est que plus grande : les arrestations, les interrogatoires, la prison puis l'échafaud. Cette biographie est complétée par plusieurs documents, souvent inédits : mémoires des « marchands, ouvriers et fournisseurs », réponses de la Du Barry devant le tribunal révolutionnaire, perquisitions, inventaire des biens. Avec leur sens du détail et leur plume de romanciers, les Goncourt campent un personnage pittoresque et attachant qui a inspiré plusieurs films importants de Lubitsch à Christian-Jaque.

  • Les meilleurs bons mots, maximes et fulgurances glanés dans le Journal des Goncourt par Rodolphe Trouilleux et illustrés par Boll. Les deux frères y prennent alors un autre visage : gouailleurs, acerbes, érotomanes, voyous...
    Ces perles, accompagnées d'un appareil critique pertinent, nous offrent le portrait sensationnel de deux des plus grands acteurs de la littérature française du XIXe siècle.
    Rodolphe Trouilleux sélectionne ici le plus piquant du fameux Journal et nous plonge dans le Paris XIXe siècle.
    Boll quant à lui, est dessinateur de presse (Livres Hebdo, Les Échos, Paris-Match) et auteur de plusieurs livres publiés chez Grasset, le Tripode, Larousse ou le Seuil.

  • Charles Demailly, rédacteur au journal«Le scandale», va à l'encontre de ce que prône ses amis du cercle littéraire où il évolue et se marie avec une actrice parisienne. Bien vite, il regrette son erreur car la cruauté de sa compagne, torturée par ses préoccupations d'artiste, le fera sombrer dans la folie. Cette autobiographie déguisée constitue également un témoignage d'époque.

  • BnF collection ebooks - "Un peu plus loin, grimpait un interne de la Pitié, en casquette, avec un livre et un cahier de notes sous le bras. Et presque à côté de lui, sur la même ligne, un ouvrier en redingote, revenant d'enterrer un camarade au Montparnasse, avait encore, de l'enterrement, trois fleurs d'immortelle à la boutonnière."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.

  • - Mon cher, Lulli et Campra nous ont donné de l'excellente musique... - Charissimi, Scarlati, Corelli, en ont fait d'admirable ! - Je suis de votre avis, et comme dit Chevrier :Sans être Italien,On ne pourra jamais être musicien. - Et les ariettes d'Hendelle ? - Hendelle, un Allemand !Ils se trouvaient là, autour d'une table du café de la Régence, cinq habits : l'un bleu, l'autre pistache, l'autre violet, l'autre lavande, l'autre marron.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • SAUVÉE ! vous voilà donc sauvée, mademoiselle ! - fit avec un cri de joie la bonne qui venait de fermer la porte sur le médecin, et, se précipitant vers le lit où était couchée sa maîtresse, elle se mit, avec une frénésie de bonheur et une furie de caresses, à embrasser, par-dessus les couvertures, le pauvre corps maigre de la vieille femme, tout petit dans le lit trop grand comme un corps d'enfant.La vieille femme lui prit silencieusement la tête dans ses deux mains, la serra contre son coeur, poussa un soupir, et laissa échapper : - Allons !

  • Gabrielle ! Tout le monde l'a vue. Classiques et romantiques, hommes de ménage, hommes de célibat, vous et moi, tout le monde a battu des mains à ce charmant plaidoyer. L'apologiste du mariage a trouvé sa récompense sur la terre ; et les auteurs des Contes d'Hoffmann, qui m'ont l'air de n'avoir guère dormi depuis l'institution des primes de vertu dramatique, viennent de mettre à la comédie d'Émile Augier un gros masque tragique, et cela dans un cadre humoristique.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Quand au dix-huitième siècle la femme naît, elle n'est pas reçue dans la vie par la joie d'une famille. Le foyer n'est pas en fête à sa venue ; sa naissance ne donne point au coeur des parents l'ivresse d'un triomphe : elle est une bénédiction qu'ils acceptent comme une déception. Ce n'est point l'enfant désiré par l'orgueil, appelé par les espérances des pères et des mères dans cette société gouvernée par des lois saliques ; ce n'est point l'héritier prédestiné à toutes les continuations et à toutes les survivances du nom, des charges, de la fortune d'une maison : le nouveau-né n'est rien qu'une fille, et devant ce berceau où il n'y a que l'avenir d'une femme, le père reste froid, la mère souffre comme une Reine qui attendait un Dauphin.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La salle est haute et vaste. Elle est longue, et se prolonge dans une ombre où elle s'enfonce sans finir.Il fait nuit. Deux poêles jettent par leur porte ouverte une lueur rouge. De distance en distance des veilleuses, dont la petite flamme décroît à l'oeil, laissent tomber une traînée de feu sur le carreau luisant. Sous leurs lueurs douteuses et vacillantes, les rideaux blanchissent confusément à droite et à gauche contre les murs, des lits s'éclairent vaguement, des files de lits apparaissent à demi que la nuit laisse deviner.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La bourgeoisie donnant au Roi pour la première fois une maîtresse déclarée. - Intérieur de la Reine Marie Leczinska. - Mademoiselle Poisson. - Son éducation de virtuose. - Ses talents et ses grâces. - Son mariage avec M. Lenormant d'Étiolés. - La bonne aventure de madame Lebon. - Rencontres de madame d'Étioles avec le Roi dans la forêt de Sénart. - Le bal masqué de l'Hôtel de Ville en février 1745. - L'évêque de Mirepoix menaçant de faire chasser Binet.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • « La Bourgeoisie n'est plus au dix-huitième siècle le monde d'affranchis et d'enrichis, sans droits et sans nom, à la bourse duquel le Roi et la guerre sont obligés de recourir. De règne en règne, elle a grandi. Peuple sous Philippe le Bel, elle est le troisième corps ou ordre de l'État sous Philippe de Valois. Et de Philippe de Valois à Louis XV, elle gagne tout, elle mérite tout, elle achète tout, elle monte à tout ; vérité méconnue, et pourtant attestée par tous les faits. Henri IV, Richelieu, Louis XIV l'élèvent contre la noblesse ; et chaque jour du siècle qui commence à la mort de Louis XIV, pour finir à la Révolution, élargit sa place dans l'État et lui apporte une domination nouvelle. Elle remplit les douze parlements, les cours des aides, les chambres des comptes. Les emplois de judicature et de plume, les sénéchaussées et les bailliages lui sont dévolus. Elle a dans l'armée le quart des officiers ; elle a dans l'Église un nombre prodigieux de cures, de canonicats, de chapelles, de prébendes, d'abbayes séculières.
    L'administration est son patrimoine. Elle fournit les commissaires des guerres, les chefs des divers bureaux, les employés des vivres, des ponts et chaussées, les commis de tout genre.
    De l'avocat jusqu'au chancelier, la magistrature lui appartient absolument.
    Toutes les secrétaireries d'État semblent son apanage. Le ministère et les conseils d'administration, depuis le subdélégué jusqu'à l'intendant, depuis les maîtres des requêtes jusqu'aux sous-ministres, sont sa propriété et son héritage.
    Mais au-dessus de cette autorité directe, au-dessus de l'accaparement des emplois, de l'envahissement des charges, de l'exercice et de la possession de presque tous les pouvoirs de l'État, le Tiers Ordre du Royaume trouvait dans son génie et dans ses aptitudes la source d'une influence moins immédiate, mais plus haute encore et plus considérable. Toutes les gloires bien-aimées de la France, le plus grand éclat de ce siècle, les arts, les lettres, lui apportaient leur popularité, et lui donnaient le gouvernement moral de l'opinion publique. Et ce n'était point encore assez pour cette domination du Tiers État, dont 1789 ne devait être que la reconnaissance et la consécration légale. Cet Ordre de l'argent, né de l'argent, grandi et parvenu par l'argent, monté aux charges par la vénalité des charges, régnait par cette carrière d'argent, le commerce : un commerce dont la balance de quarante-cinq millions était en faveur de la France. »
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Cette soeur s'appelait, de son nom de religion, soeur Philomène.
    Son nom, sur son acte de naissance, était Marie Gaucher.

  • Huitième tome des Mémoires de la vie littéraire des illustres frère Goncourt : 1889- 1891

  • Il nous parle de l'ennui que lui cause la peinture, de l'indifférence qu'il apporte à la réussite d'un tableau, en même temps qu'il s'entretient bavardement du goût qu'il a à écrire, du petit battement de coeur à son réveil, de la petite fièvre à laquelle il se reconnaît apte à la composition d'un bouquin, et malheureusement des longs intervalles, et des années qui séparent un livre d'un autre, en sorte que lorsqu'il se remet à la copie, il est incertain s'il sait encore écrire.

  • Cinquième tome d'un témoignage passionnant de deux personnages au coeur de la vie littéraire du XIXème siècle, regroupant observations politiques, propos entendus dans les diners mondains et les salons, récit des succès ou des échecs des prochains livres ou pièces de théâtre.

  • Sixième tome d'un témoignage passionnant de deux personnages au coeur de la vie littéraire du XIXème siècle, regroupant observations politiques, propos entendus dans les diners mondains et les salons, récit des succès ou des échecs des prochains livres ou pièces de théâtre.

  • Quatrième tome d'un témoignage passionnant de deux personnages au coeur de la vie littéraire du XIXème siècle, regroupant observations politiques, propos entendus dans les diners mondains et les salons, récits des succès ou des échecs des prochains livres ou pièces de théâtre.

  • Trisième tome d'un témoignage passionnant de deux personnages au coeur de la vie littéraire du XIXème siècle, regroupant observations politiques, propos entendus dans les diners mondains et les salons, récit des succès ou des échecs des prochains livres ou pièces de théâtre.

  • Neuvième tome d'un témoignage passionnant de deux personnages au coeur de la vie littéraire du XIXème siècle, regroupant observations politiques, propos entendus dans les diners mondains et les salons, récit des succès ou des échecs des prochains livres ou pièces de théâtre.

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