Libretto

  • Aurore boréale

    Drago Jancar

    Le 1er janvier 1938, Josef Erdman, un homme d'affaires autrichien, descend en gare de Maribor, petite ville slovène où sa famille a vécu avant la Première Guerre mondiale. En attendant d'y retrouver son associé Jaroslav, il lie connaissance avec différents notables, séduit la troublante Margerita, traîne dans les cafés. Mais Jaroslav ne vient pas. Existe-t-il seulement ? Tandis que le monde est sur le point de basculer dans l'abîme, Erdman s'enlise dans une attente sans objet, comme prisonnier de son personnage et de Maribor. L'apparition d'une aurore boréale lui semble pourtant annoncer de nouveaux bouleversements dans son existence...
    Avec ce récit aux accents évocateurs de Franz Kafka et de Joseph Roth, Drago Jancar confirme sa place parmi les grandes voix littéraires d'Europe centrale.

  • Dans la prison de Maribor, en Slovénie, est incarcéré en cet été 1975 Keber, meneur historique de la révolte de Livada (un pénitencier du Monténégro). Il se confie au narrateur avec force détails, soucieux de transcrire la chronique de ce soulèvement héroïque, déclenché lors de la retransmission d'un match de basket. Keber, qui a le sens de la légende, ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec le siège de Massada en Judée, au Ier siècle. Durant sept mois, un millier de juifs tinrent tête à huit mille Romains qui les encerclaient dans la forteresse surplombant la mer Morte. Au terme de sept mois de siège, les Romains forcèrent l'enceinte de Massada et découvrirent le suicide collectif des rebelles juifs. À la prison de Livada, encerclée par les forces de l'ordre, la destruction, le pillage et le chaos avaient peu à peu cédé place au calme et aux pourparlers entre les insurgés. Que faire ensuite ? Se rendre, négocier ou tenter de s'enfuir ?Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor en Slovénie. Après des études de droit, il devient rédacteur en chef du journal des étudiants, Katedra. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il se consacrera ensuite avec génie au roman et à la nouvelle dont Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, 2014), prix du meilleur livre étranger 2014.

  • En l'an 1756, tandis que l'Europe s'abîme dans le premier conflit mondial de son histoire, des créatures surnaturelles survolent la campagne slovène. Des temps obscurs s'annoncent. Sur les routes se croisent armées impériales, pèlerins et aventuriers dans la confusion et l'effroi. Les superstitions gagnent du terrain sur la foi chrétienne. Katarina, jeune Slovène avide d'absolu et frustrée par l'indifférence du capitaine Windisch, se joint au pèlerinage en partance pour la cathédrale de Cologne qui abrite les reliques des Rois mages. Depuis son retour des missions du Paraguay que le Vatican a cédées à la couronne du Portugal, les nuits du jésuite Simon Lovrenc sont hantées par les images d'un paradis noyé dans le sang des Guarani. Désemparé face à la raison d'État et le doute qui désormais l'habite, Simon se rallie aux pèlerins. Le temps est en marche. Aux carrefours de l'Europe en guerre, entre passion et répulsion, Katarina, Simon et Windisch entremêlent leur destin. C'est alors que l'excellence des idéaux se frotte à l'épaisseur de la vie.
    Drago Jancar est né le 13 avril 1948 à Maribor en Slovénie. Après des études de droit, il devient rédacteur en chef du journal des étudiants, Katedra. Opposé au régime communiste et à ses gouvernants, il connaît la prison. Scénariste, puis éditeur, il se consacrera ensuite avec génie au roman et à la nouvelle avec des oeuvres telles que : L'Élève de Joyce (L'esprit des Péninsules, 2003), Aurore boréale (L'esprit des Péninsules, 2005), Katarina, le paon et le jésuite (Passage du Nord-Ouest, 2009). Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, 2014) a reçu l'automne dernier le Prix du meilleur livre étranger.

empty