Langue française

  • Au cours des dernières décennies, la plupart des sociétés se sont faites plus répressives, leurs lois plus sévères, leurs juges plus inflexibles, et ceci sans lien direct avec l'évolution de la délinquance et de la criminalité. Dans ce livre, qui met en oeuvre une approche à la fois généalogique et ethnographique, Didier Fassin s'efforce de saisir les enjeux de ce moment punitif en repartant des fondements mêmes du châtiment. Qu'est-ce que punir ? Pourquoi punit-on ? Qui punit-on ? À travers ces trois questions, il engage un dialogue critique avec la philosophie morale et la théorie juridique. Puisant ses illustrations dans des contextes historiques et nationaux variés, il montre notamment que la réponse au crime n'a pas toujours été associée à l'infliction d'une souffrance, que le châtiment ne procède pas seulement des logiques rationnelles servant à le légitimer et que l'alourdissement des peines a souvent pour résultat de les différencier socialement, et donc d'accroître les inégalités. À rebours du populisme pénal triomphant, cette enquête propose une salutaire révision des présupposés qui nourrissent la passion de punir et invite à repenser la place du châtiment dans le monde contemporain. Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d'études à l'EHESS. Il est notamment l'auteur, au Seuil, de La Force de l'ordre (2011) et de L'Ombre du monde (2015).

  • De l'inégalité des vies

    Didier Fassin

    • Fayard
    • 30 Septembre 2020

    «  Il y a, d'un côté, la vie qui s'écoule avec un commencement et une fin, et de l'autre, la vie qui fait la singularité humaine parce qu'elle peut être racontée. On pourrait ainsi parler de vie biologique et de vie biographique. L'espérance de vie mesure l'étendue de la première. L'histoire de vie relate la richesse de la seconde. L'inégalité des vies ne peut être appréhendée que dans la reconnaissance des deux. Elle doit à la fois les distinguer et les connecter. Les distinguer, car le paradoxe des femmes françaises montre qu'une vie longue ne suffit pas à garantir une vie bonne. Les connecter, car l'expérience des hommes afro-américains rappelle qu'une vie dévalorisée finit par produire une vie abîmée. C'est ainsi que se pose également la question des réfugiés et des migrants.  »
    Didier Fassin est anthropologue, sociologue et médecin. Professeur à l'Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d'études à l'EHESS, il est titulaire de la chaire annuelle de Santé publique du Collège de France. Ses travaux, conduits sur trois continents, portent sur les enjeux politiques et moraux des sociétés contemporaines.

  • Invention récente puisqu'elle n'a guère plus de deux siècles, la prison est devenue, partout dans le monde, la peine de référence. L'atteste, en France, le doublement de la population carcérale au cours des trois dernières décennies. Comment comprendre la place qu'elle occupe dans la société contemporaine ? Et comment expliquer que le tournant punitif affecte avec une telle intensité certaines catégories de personnes ? Pour tenter de répondre à ces questions, Didier Fassin a conduit au long de quatre années une enquête dans une maison d'arrêt.Analysant l'ordinaire de la condition carcérale, il montre comment la banalisation de l'enfermement a renforcé les inégalités socio-raciales et comment les avancées des droits se heurtent aux logiques d'ordre et aux pratiques sécuritaires. Mais il analyse aussi les attentions et les accommodements du personnel pénitentiaire, les souffrances et les micro-résistances des détenus, la manière dont la vie au dedans est traversée par la vie du dehors. La prison apparaît ainsi comme à la fois le reflet de la société et le miroir dans lequel elle se réfléchit. Plutôt que l'envers du monde social, elle en est l'inquiétante ombre portée.Didier Fassin est professeur de sciences sociales à l'Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d'études à l'EHESS. Il a notamment publié La Force de l'ordre (Seuil, 2011) et La Raison humanitaire (Hautes Études-Gallimard-Seuil, 2010).

  • Comment concevoir la vie dans sa double dimension du vivant et du vécu, de la matière et de l'expérience ? À cette question, la philosophie et, plus récemment, les sciences sociales, ont apporté toutes sortes de réponses, privilégiant souvent l'une ou l'autre de ces dimensions – le biologique ou le biographique. Est-il toutefois possible de les penser ensemble et de réconcilier ainsi les approches naturaliste et humaniste ? S'appuyant sur une série de recherches conduites sur trois continents, Didier Fassin s'y emploie en mobilisant trois concepts : les formes de vie, les éthiques de la vie et les politiques de la vie.
    Dans la condition des réfugiés et des demandeurs d'asile, à travers le geste humanitaire et le sacrifice pour une cause, à la lumière des statistiques de mortalité et des modalités de calcul des indemnités de décès, à l'épreuve, enfin, d'une enquête généalogique et ethnographique, l'économie morale de la vie révèle de troublantes tensions dans la manière dont les sociétés contemporaines traitent les êtres humains.
    Une fois assemblées, comme dans un puzzle, les pièces de cette composition anthropologique, une image apparaît : celle, troublante, des vies inégales.
    Didier Fassin est professeur à l'Institute for Advanced Study de Princeton et directeur d'études à l'EHESS. Il est notamment l'auteur, au Seuil, de La Raison humanitaire, La Force de l'ordre, L'Ombre du monde et Punir. Une passion contemporaine.

  • Des attentats aux séismes, des accidents d'avion aux prises d'otages, des massacres de populations aux suicides d'adolescents, tout événement violent appelle la présence de psychiatres et de psychologues qui interviennent au nom de la trace psychique du drame : le traumatisme. Longtemps cette notion a servi à disqualifier soldats et ouvriers dont l'authenticité de la souffrance était mise en doute. Désormais, grâce au traumatisme, les victimes trouvent une reconnaissance sociale. Ce renversement procède de deux histoires convergentes. L'une, intellectuelle, qui va des travaux de Charcot, Janet et Freud à l'invention de l'état de stress post-traumatique aux États-Unis et à sa difficile adoption en France. L'autre, morale, qui fait succéder à un siècle de suspicion une ère de réhabilitation et produit l'émergence d'une nouvelle subjectivité politique : celle de la victime. Le livre explore trois scènes emblématiques où se déploient trois formes d'intervention : la victimologie psychiatrique, après l'explosion de l'usine AZF à Toulouse ; la psychiatrie humanitaire, en Palestine durant la seconde Intifada ; la psychotraumatologie de l'exil, à l'oeuvre auprès des demandeurs d'asile.

  • Une introduction vivante à la santé publique, selon une double approche.
    Généalogique d´abord, retraçant la constitution d´un gouvernement des corps dans le temps long de l´histoire. Sociologique ensuite, montrant comment se construit un problème de santé publique, avec le cas exemplaire du saturnisme infantile dans les logements vétustes de grandes villes françaises.

  • Avec une estimation de près de six millions de personnes contaminées, l'Afrique du Sud est le pays du monde le plus gravement affecté par l'épidémie de sida. Elle est aussi le lieu des débats les plus virulents au sein de la communauté scientifique internationale sur les causes et les traitements de la maladie, des mobilisations les plus spectaculaires et des procès les plus retentissants pour l'accès aux médicaments. Que ces faits surviennent dans le contexte de l'après-apartheid, dans une " nouvelle Afrique du Sud " où la reconstruction d'une " nation arc-en-ciel " affranchie des barrières raciales semblait enfin possible, confère à cette situation une dimension particulière-ment dramatique. En ce sens, la chronique sud-africaine du sida, de ses morts annon-cées et de ses polémiques incessantes, forme le contrepoint de la Commission vérité et réconciliation, qui s'est efforcée de solder un héritage douloureux. Fruit de cinq années d'enquête dans les townships comme dans les milieux savants et politiques sud-africains, ce livre retrace les enjeux politiques d'une crise épidémiologique qui met en cause les discours de la science autant que la gestion du pouvoir : il montre, à partir des biographies de malades et de l'anatomie des controverses, comment l'histoire de la colonisation et de la ségrégation demeure vivante, dans les inégalités et les violences, dans le racisme et les accusations de racisme. Le passé est intensément présent, se dévoilant sans cesse à travers une économie de la souffrance et du ressentiment. Il s'agit donc ici de comprendre, de la manière la plus littérale, comment les corps se souviennent. Au-delà de la singularité historique de l'Afrique du Sud, l'auteur propose ainsi une réflexion sur la mémoire vive des afflictions dans les sociétés contemporaines et sur l'anesthésie politique que perpétue notre indifférence à l'égard de ces injustices.
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 2006.)

  • La maladie n'est pas seulement un événement biologique qui affecte l'individu et mobilise le savoir médical. Elle est aussi une réalité sociale qui met en jeu des rapports de pouvoir. Incorporation de l'inégalité, pouvoir de guérir et gouvernement de la vie constituent les trois dimensions de ce que l'on se propose de nommer l'espace politique de la santé.

  • Life

    Didier Fassin

    • Polity
    • 22 Juin 2018

    How can we think of life in its dual expression, matter and experience, the living and the lived? Philosophers and, more recently, social scientists have offered multiple answers to this question, often privileging one expression or the other - the biological or the biographical. But is it possible to conceive of them together and thus reconcile naturalist and humanist approaches? Using research conducted on three continents and engaging in critical dialogue with Wittgenstein, Benjamin, and Foucault, Didier Fassin attempts to do so by developing three concepts: forms of life, ethics of life, and politics of life.
    In the conditions of refugees and asylum seekers, in the light of mortality statistics and death benefits, and via a genealogical and ethnographical inquiry, the moral economy of life reveals troubling tensions in the way contemporary societies treat human beings. Once the pieces of this anthropological composition are assembled, like in Georges Perec's jigsaw puzzle, an image appears: that of unequal lives.

  • Enforcing Order

    Didier Fassin

    • Polity
    • 19 Septembre 2013

    Most incidents of urban unrest in recent decades - including the riots in France, Britain and other Western countries - have followed lethal interactions between the youth and the police. Usually these take place in disadvantaged neighborhoods composed of working-class families of immigrant origin or belonging to ethnic minorities. These tragic events have received a great deal of media coverage, but we know very little about the everyday activities of urban policing that lie behind them. Over the course of 15 months, at the time of the 2005 riots, Didier Fassin carried out an ethnographic study in one of the largest precincts in the Paris region, sharing the life of a police station and cruising with the patrols, in particular the dreaded anti-crime squads. Far from the imaginary worlds created by television series and action movies, he uncovers the ordinary aspects of law enforcement, characterized by inactivity and boredom, by eventless days and nights where minor infractions give rise to spectacular displays of force and where officers express doubts about the significance and value of their own jobs. Describing the invisible manifestations of violence and unrecognized forms of discrimination against minority youngsters, undocumented immigrants and Roma people, he analyses the conditions that make them possible and tolerable, including entrenched policies of segregation and stigmatization, economic marginalization and racial discrimination. Richly documented and compellingly told, this unique account of contemporary urban policing shows that, instead of enforcing the law, the police are engaged in the task of enforcing an unequal social order in the name of public security.

  • Prison Worlds

    Didier Fassin

    • Polity
    • 2 Novembre 2016

    The prison is a recent invention, hardly more than two centuries old, yet it has become the universal system of punishment. How can we understand the place that the correctional system occupies in contemporary societies? What are the experiences of those who are incarcerated as well as those who work there? To answer these questions, Didier Fassin conducted a four-year-long study in a French short-stay prison, following inmates from their trial to their release. He shows how the widespread use of imprisonment has reinforced social and racial inequalities and how advances in civil rights clash with the rationales and practices used to maintain security and order. He also analyzes the concerns and compromises of the correctional staff, the hardships and resistance of the inmates, and the ways in which life on the inside intersects with life on the outside. In the end, the carceral condition appears to be irreducible to other forms of penalty both because of the chain of privations it entails and because of the experience of meaninglessness it comprises. Examined through ethnographic lenses, prison worlds are thus both a reflection of society and its mirror. At a time when many countries have begun to realize the impasse of mass incarceration and question the consequences of the punitive turn, this book will provide empirical and theoretical tools to reflect on the meaning of punishment in contemporary societies.

  • Les questions morales pénètrent nos représentations, nos pratiques, nos politiques. Qu'il s'agisse, dans le monde privé, d'interpréter les conduites des autres et de disci-pliner les siennes propres, ou bien, dans l'espace public, de sanctionner des déviances et de réguler des populations, nos sociétés mobilisent des normes, des valeurs et des affects, qu'illustrent notamment les tensions entre la raison humanitaire et l'ordre sécuritaire. Redonnant toute sa force critique au concept d'économies morales, les auteurs réunis ici par Didier Fassin et Jean-Sébastien Eideliman en explorent les multi-ples facettes à travers une série d'enquêtes conduites sur quatre continents.
    Des lieux d'enfermement des étrangers en France aux prisons de haute sécurité aux États-Unis, de la stigmatisation des familles roms en Italie à la marginalisation des enfants de migrants en Chine, de la condamnation du tourisme sexuel en Thaïlande à l'évaluation des transactions amoureuses au Mali, des pratiques de charité en Inde aux politiques contre la pauvreté au Chili, les auteurs s'attachent à comprendre comment on gouverne et on juge, comment on assiste et on exclut. Mais ils montrent aussi que les professionnels et leurs publics n'adoptent pas de manière passive et uniforme ces modèles moraux : ils déploient des subjectivités éthiques pour résister ou " faire avec ", autour du handicap et de la toxicomanie, de l'asile et de la naturalisation, de la violence et de la finance.
    Cet ouvrage nous propose ainsi de penser la vie sociale et politique de la morale.

  • Face aux désordres du monde, les sentiments moraux sont devenus un ressort essentiel des politiques, internationales aussi bien que locales. Qu'il s'agisse de conduire des actions en faveur des pauvres ou des réfugiés, d'aider des victimes de catastrophes ou de justifier des interventions militaires, un gouvernement humanitaire, mêlant solidarité et compassion, se déploie partout au secours des démunis et des dominés. C'est à l'analyse de cette nouvelle économie morale que Didier Fassin, anthropologue et médecin, consacre ce livre.Sur des terrains proches ou lointains, il explore des scènes où la morale humanitaire se trouve soumise à l'épreuve de l'inégalité et de la violence, et rend compte des tensions et des contradictions qui traversent la politique humanitaire. Analysant en France l'ouverture de lieux d'écoute dans les banlieues, la distribution d'aides d'urgence aux chômeurs, la régularisation des étrangers en situation irrégulière et le traitement des demandes d'asile, mais étudiant aussi les représentations de l'enfance au temps du sida en Afrique du Sud, les témoignages sur les traumatismes dans les Territoires palestiniens, les opérations de sauvetage de sinistrés au Venezuela et les choix difficiles de l'aide internationale lors de l'invasion de l'Irak, Didier Fassin livre les fragments d'une histoire au présent de la manière dont les sociétés contemporaines font face à l'intolérable.Proposant une critique de la raison humanitaire à la fois respectueuse de l'engagement des acteurs et lucide sur les enjeux qui les dépassent, il jette ainsi les bases d'une anthropologie politique et morale.Didier Fassin est professeur à l'Institute for Advanced Study (Princeton) et à l'École des hautes études en sciences sociales (Paris). Il dirige l'Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux.« Hautes Études » est une collection des Éditions de l'École des hautes études en sciences sociales, des Éditions Gallimard et des Éditions du Seuil.

  • Death of a Traveller Nouv.

    It is a simple story. A 37-year-old man belonging to the Traveller community is shot dead by a special unit of the French police on the family farm where he was hiding since he failed to return to prison after temporary release. The officers claim self-defense. The relatives, present at the scene, contest that claim. A case is opened, and it concludes with a dismissal that is upheld on appeal. Dismayed by these decisions, the family continues the struggle for truth and justice. Giving each account of the event the same credit, Didier Fassin conducts a counter-investigation, based on the re-examination of all the available details and on the interviews of its protagonists. A critical reflection on the work of police forces, the functioning of the justice system, and the conditions that make such tragedies possible and seldom punished, Death of a Traveller is also an attempt to restore to these marginalized communities what they are usually denied: respectability.

  • Aujourd'hui, la question raciale vient apporter un démenti aux discours qui se réclament de l'universalisme républicain ; mais elle ne permet pas davantage de représenter la société exclusivement en termes de classes. À l'ombre des émeutes urbaines de l'automne 2005, c'est la représentation d'une France racialisée qui s'est imposée dans le débat public. On n'ignorait pas le racisme, mais on découvre combien les discriminations raciales, dans l'emploi, le logement et à l'école, face à la police et à la justice, structurent des inégalités sociales. En retour, se font jour des identifications ainsi que des tensions dans le langage politique de la race, naguère encore interdit de cité. Faut-il donc parler de races, ou pas ? Comment nommer ces réalités sans stigmatiser les groupes qu'elles désignent ? Doit-on se réjouir que les discriminations raciales soient enfin révélées, ou bien se méfier d'un consensus trompeur qui occulterait des inégalités économiques ? D'ailleurs, en a-t-on vraiment fini avec le déni du racisme ? À ces interrogations, les auteurs de ce livre ne proposent pas une réponse univoque, mais leur réflexion collective donne des outils pour penser l'actualité d'une société héritière de l'histoire de l'esclavage et de la colonisation. Ensemble, ces études composent un éloge de la complexité, autour d'un engagement problématisé : comment articuler, plutôt que d'opposer, question sociale et question raciale ?
    (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la deuxième édition de 2009.)

  • La morale et l´éthique sont aujourd´hui invoquées dans les domaines les plus variés, qu´il s´agisse de politique ou d´économie, de guerre ou de sexualité, de justice internationale ou de recherche biologique. Si ces préoccupations ne sont pas entièrement

  • El Seminario "Mujeres De Los Andes: Condiciones De Vida Y Salud" tuvo lugar en la ciudad de Quito, del 6 al 10 de junio de 1991. Reunió investigadores de distintas disciplinas académicas y actores de variados campos, de cuatro países del área andina-Bolivia, Colombia, Ecuador y Perú-, en los cuales está presente el Instituto Francés de Estudios Andinos, principal instigador del evento. Este libro, que reúne la mayor parte de las ponencias en él presentadas, se inscribe en la línea de las corrientes actuales de investigación sobre las mujeres. Estas se caracterizan por una nueva relación con la realidad social y una mayor atención a los sujetos que la construyen. Más a la escucha de las mujeres, de su historia y de sus historias, intentan recuperar la complejidad y subjetividad de los hechos, situaciones y relaciones sociales. Desde esta perspectiva, estos trabajos muestran a las mujeres como actores del cambio y no únicamente como víctimas de los fenómenos de discriminación y opresión, y resitúan las relaciones sociales entre los hombres y las mujeres en el conjunto de relaciones de desigualdades y violencia constitutivas de la sociedad.

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