• Les algorithmes prennent une place grandissante dans la société, que ce soit pour des applications informatiques ou pour des usages en société (réseaux sociaux, moteurs de recherche, affectation post-bac, découpage électoral). Lorsque la théorie prend du retard sur la pratique, les méthodes risquent d'être appliquées avant qu'on ait compris leurs aspects fondamentaux, ce qui induit des risques de manipulation. La perspective algorithmique allie des considérations d'efficacité à une approche systématique des problèmes passant par différentes phases (modélisation, formalisation, résolution, application) au cours desquelles l'aléatoire joue un rôle important. Quand ils sont bien conçus, les algorithmes peuvent être un outil de transformation de la société et contribuer au bien social.

    1 autre édition :

  • Tout le monde connaît la Grande Galerie de Versailles, plus connue sous le nom de galerie des Glaces ; mais qui sait qu'elle fut tour à tour, et parfois simultanément, salle des pas perdus, salle de bal, salle de réceptions officielles, hôpital, salle de traités politiques, etc. ? Et encore n'est-ce là qu'un exemple parmi d'autres... Première étude globale du thème complexe des galeries situées dans les résidences princières et hôtels particuliers à travers l'Europe (en France, en Espagne, en Grande-Bretagne, etc.), ce livre tente d'en présenter divers angles d'approche, tous fondés sur des documents d'archives, dessins, gravures ou inventaires qui expliquent ou décrivent ce qui existe encore ou ce qui a disparu. Lieu public de passage, cet espace, qu'on appelle tantôt « galerie » dans certains pays ou parfois simple « saal » comme en Allemagne, fut aussi d'usage privé tout en restant un espace de représentation, où la gloire du souverain ou du commanditaire, mise en valeur par l'étiquette, le fut aussi par le décor iconographique, historique ou allégorique pouvant même inviter le prince à la Vertu. Ainsi les figures de l'Abondance ou de la Prospérité, dans la fresque de Tiepolo dans la grande salle du Trône au palais royal de Madrid, étaient là pour le rappeler. La galerie fut enfin le lieu privilégié d'exposition des collections du commanditaire dont le propos politique fut servi par leur importance et leur qualité artistique, écrivant ou réinventant parfois l'histoire, à l'instar de ce que montrèrent descriptions imprimées ou gravures publiées pour frapper les esprits. En cela, par son agencement et la qualité de ses oeuvres, elle pouvait préfigurer le musée dans son sens moderne.

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