• La France est malade du déclin. Démission des responsables, nouvelle trahison des clercs ? C'est le pays tout entier qui doute de son avenir : en France, le défaitisme est la passion la mieux partagée. Depuis un siècle, la France - ce chef-d'oeuvre en péril - tient debout grâce à sa charpente républicaine. Sous prétexte de décaper la rouille de la vieille société, le libéralisme a précipité la décomposition sociale et politique de notre pays. Si la notion globale de déclin n'a guère de sens, la fascination de la décadence peut conduire un peuple aux plus grands renoncements. Vaincre les sortilèges du déclin exige la construction d'une nouvelle synthèse politique. L'avenir de la France n'appartient pas aux désabusés, aux cyniques ou aux prudents. Le moment est venu de refonder la République, de faire émerger une nouvelle culture nationale. Il est temps que le socialisme réinvente un avenir pour la France.

  • Ce livre s'adresse à ceux qui refusent aussi bien l'horreur économique que le politiquement correct. Et qui ne s'accommodent pas de la langueur de la vie démocratique : élites décriées, militants désenchantés, représentation par les élus contestée, citoyens déresponsabilisés. À l'ère technologique, face au tout marché, la politique du XXIe siècle reste à inventer, de la base au sommet. C'est la conviction qu'entend faire partager ici Michel Charzat, maire du XXe arrondissement de Paris, sénateur socialiste de la capitale, acteur influent, mais discret, de la vie politique depuis plus de vingt-cinq ans. Exemples concrets à l'appui, il montre pourquoi, et comment, la démocratie locale, école et creuset de l'autonomie des citoyens, est le moyen nécessaire, sinon suffisant, de stimuler un nouvel appétit de participation politique. Dans ce livre d'entretiens avec Claude Neuschwander - lui-même un passionné de démocratie économique et sociale -, Michel Charzat explore, de façon très vivante, les voies possibles de ce renouveau. Et il explique ce qu'il faudra mettre en oeuvre pour que Paris - berceau de la démocratie moderne - redevienne un modèle pour le monde.

  • La Guerre nouvelle est un essai clair, écrit pour le grand public, sur les transformations de la guerre. A douze ans du XXIe siècle, et quarante ans après l'explosion atomique d'Hiroshima, les formes de la guerre ont radicalement changé. Aujourd'hui, "La guerre nouvelle" est devenue un état de fait permanent. Elle se traduit par une gigantesque confrontation entre les États-Unis et l'URSS sur les grands programmes d'armements. L'enjeu est autant la course vers la planète Mars que la fabrication de forteresses dans l'espace. "La guerre nouvelle" analyse aussi ce que pourrait être les batailles du troisième millénaire pour la conquête de la planète. Les armements à très haute technologie font surgir la guerre de "décapitation". Celle-ci vise à détruire par des frappes précises les chefs d'État, les états-majors, leurs systèmes de commandement et de communications, c'est-à-dire la tête des nations. Déjà, la sous-traitance, l'espionnage industriel, le terrorisme d'État, montrent que "la guerre nouvelle" s'est emparée des sociétés développées. Un livre indispensable pour comprendre les enjeux entre Américains et Soviétiques et les défis qui se posent à l'Europe.

  • Alors qu'on s'épuise aujourd'hui à racler les fonds poussiéreux de la production socialiste et libertaire des cent dernières années, pour exhumer des auteurs mineurs, l'oeuvre de Georges Sorel est là, immense et foisonnante, à peine effleurée. Irréductible à tout schématisme confortable, elle a longtemps indisposé les professionnels des idéologies de la contestation. C'est que la démarche de Sorel est éminemment subversive. Pionnier du marxisme non dogmatique, apôtre du mouvement ouvrier d'action directe, qui s'appelle à présent autogestion, l'auteur des Réflexions sur la violence doit être relu et médité, à la lumière des grands débats politique et idéologiques qui traversent la société française.

  • Le CERES (Centre d'Études, de Recherches et d'Éducation Socialistes) est connu comme un mouvement d'idées et d'action, animé par de jeunes leaders qui contribuent au changement de la gauche traditionnelle. Mais quel rôle a-t-il joué exactement depuis sa fondation, et quel combat entend-il mener pour l'avenir ? C'est ce qu'expliquent ici Michel Charzat, Jean-Pierre Chevènement et Ghislaine Toutain. Animé par la volonté de rendre au socialisme les armes de son ambition, le CERES est né de deux idées-force : la reconstruction d'un grand parti socialiste, instrument de rénovation du socialisme démocratique ; la nécessité de l'union de la gauche. Devenu aujourd'hui un pôle militant, qui influence plus du quart du parti socialiste, il a contribué à faire prendre un raccourci à l'Histoire. Que l'application de ses idées ne soit pas étrangère au renouveau du P.S., à son choix autogestionnaire, c'est ce dont témoigne ce livre, premier ouvrage consacré à l'histoire, la doctrine et la physiologie, d'un mouvement qui n'a pas fini de faire parler de lui.

  • Dans la ville en miettes, la société n'a plus de territoires où ancrer sa mémoire et recréer des espaces publics. Pourtant, ici et là, s'éveille un nouvel art de vivre lourd d'interrogations, mais aussi de promesses. À Paris, particulièrement dans le vingtième, émerge une nouvelle culture politique, qui prend appui sur l'esprit des lieux, rebelle et créatif. La municipalité d'arrondissement, élue en juin 1995, met en oeuvre une logique expérimentale qui inflige un démenti aux prophètes du déclin de la démocratie, comme aux zélateurs de la technocratie. L'efficacité de l'action publique ne repose pas seulement sur le raffinement des dispositifs et la progression des financements, mais aussi et d'abord, sur la capacité à mobiliser les énergies en amont des projets, à susciter une ingénierie du lien social et de l'action collective. Bref, à faire le pari de la démocratie locale. Mais le renouveau entrevu, ici comme ailleurs, reste fragile et les problèmes de société demeurent. Il faudra bien que l'évolution des pratiques et des mentalités gagne Paris, - et notre pays en entier, - où trois Français sur quatre sont des urbains.

  • Pour la première fois dans l'Histoire, sans même qu'intervienne le verdict des armes, un discours stratégique instaure une nouvelle donne, qui s'impose à la communauté internationale. Les États-Unis soumettent les pays les plus développés de la planète à leur projet militaire, par la projection d'une forme globale de puissance militaro-technologique. La France, dans la militarisation intégrale, n'échappe pas à ce défi. Forte d'une capacité nucléaire qu'elle doit perfectionner, la France sera-t-elle capable d'impulser une stratégie européenne de défense spatiale, d'ici au second millénaire ?

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