Littérature générale

  • Le rêve entouré d'eau

    Chapuis-B

    • Stock
    • 19 Août 2009

    Une nuit d´été, au bord de l´eau. On boit, on fume. La conversation s´arrête sur ces objets qui ont marqué les uns et les autres et dont la vie a peu à peu estompé la trace. Objets perdus, rêves sans lendemains. Parfois, les rêves et les objets disparus ne sont pas sans réalité. Et la selle d´un cavalier indien, un lit de bois précieux, une épée de Touareg, un pin du Japon vont surgir de l´oubli où ils patientaient en secret.

    Cela aurait sans doute été inconcevable si l´ethnologue Julien Cézat n´avait disparu dans un accident d´avion en 1996 et si ses amis n´avaient adopté et élevé ses quatre enfants, au sein d´un clan à l´imagination fertile. Talbeau, grand avocat international, finance la tribu et ses expéditions. Valentine, à soixante-neuf ans, tient un rôle de mère de famille auquel rien ne la prédestinait. Elle ira récupérer en Suisse, chez une vieille cousine, ce lit de bois précieux légué par son père et arraché aux nazis. Elle en revient avec deux chats, en compagnie de Luca, photographe de charme sexagénaire, et de Bichot, professionnel sans profession. On retrouvera ce dernier au Sahara, aux côtés d´Armand, fils de Julien Cézat, qui n´a jamais cessé de penser à une épée offerte à son père par un guerrier touareg, et enterrée depuis trente ans dans le désert.

    De la première à la dernière ligne, Bichot, l´homme aux amours vagues, accompagne le lecteur, confident amusé ou ému de ses silences et de ses hésitations. Il accomplira l´ultime de ces voyages sans objet à la recherche d´un pin du Japon et d´une femme aimée.

  • L'année dernière

    Chapuis-B

    • Stock
    • 12 Mai 1999

    Depuis ta paralysie et ton silence, je te sens libéré de ce malaise, de ce vieux chien noir qui t'apportait le spleen autrefois, un luxe inutile, minuscule. A cause de toi je m'efforce de m'interdire ce qui est minuscule. En rentrant de chez Leonor, je feuillette mes agendas : rien qui vaille, des dates. Toi, tu veux que je raconte ce qui s'est passé depuis ce matin de juillet où Mina a annoncé la Fin du Monde.
    Nous l'aimons à deux, elle morte, nous l'aimons ensemble. La conversation entre deux diplomates ne signe pas une paix, elle annule deux solitudes. La voix de Mina, ses phrases, ses mains, sa nuque, le miel, l'ambre et le poivre de son chat. Il doit y avoir aussi de ça dans les lettres de moi que tu as trouvées. Ainsi, nous la revoyons enfin vivante.
    Bernard Chapuis est journaliste et écrivain. Il tient une chronique sur Canal Jimmy et travaille à l'agence Devarrieuxvillaret. L'année dernière est son troisième roman.

  • Vieux garçon

    Chapuis-B

    Ses amis l'appellent Paul Newman. Il a les oreilles décollées, un grand nez, de grosses lunettes et une légère claudication. Il va rentrer en terminale. Il aime le grec, le latin, la physique et les lettres anciennes. Il n'aime pas le shopping culturel, les espaces de communication, les carrefours de tendances et les 4x4. Il aime le short de Mara, la culotte de Claire, le cou d'Agnès et le derrière de Barberine. C'est l'été, à Paris. Avec Furtif le Loquace, Adham et Agnès, ses inséparables, il investit durant quelques jours l'appartement vide de ses parents, théâtre d'impromptus libertins. La découverte d'un coffre-fort caché derrière un tableau dans la chambre de sa mère provoque une enquête policière et le lance sur la trace des mystérieux habitants d'une station-service isolée au milieu d'un plateau, parmi les champs de lavande. Une jeune Asiatique et sa mère, un homme, qui lui rappelle son père disparu.

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