• Ecrit au fil de la mémoire, ce Dictionnaire amoureux du Vin est, en fait, un livre très personnel, rempli d'histoires amusantes et d'anecdotes savoureuses, de culture aussi, forcément ! Chez les Pivot, l'artiste de la famille, le vigneron, c'est le frère Jean-Charles. Bernard, lui, se contente de l'ivresse des mots.Qu'il nous parle d'un temps révolu où, dans les rédactions de journaux, on buvait peut-être autant qu'on écrivait, qu'il nous entretienne de Montesquieu ou bien encore de Lamartine, tous deux propriétaires-récoltants, qu'il évoque pour nous la Romanée Conti ou le château Chasse-spleen, que nous lui emboitions le pas pour descendre à la cave ou bien encore pour une dégustation, tout dans ce livre respire le plaisir de la compagnie des autres, la gaîté communicative. Le Dictionnaire amoureux du vin, c'est un dictionnaire amoureux de la vie.
    Petit florilège :
    " La grande supériorité de la cave sur le grenier, c'est qu'en plus du passé qu'ils détiennent l'un et l'autre, la cave a de l'avenir. "" Les vins français dans la bouche des Français sont incontestablement les plus causants du monde. Même après avoir été bus, ils continuent de jacasser. "" Allez donc savoir pourquoi il y a tout de suite moins de plaisir lorsque la dégustation s'appelle examen organoleptique ! "" En Italie, après le Concile de Trente, les feuilles de vigne furent chargées d'une vilaine besogne : recouvrir sur les tableaux et sur les statues le sexe des femmes et des hommes. Combien d'Adam et Eve, alors, avec une feuille de delizia di vaprio, de lambrusco grasparossa ou de chingo bianco collée par un coup de vent miraculeux sur leurs zizis premiers ? On avait surnommé ces peintres retoucheurs des " braguetteurs ". La feuille de vigne est restée longtemps le symbole de la pudibonderie, de l'hypocrisie, de la censure, alors qu'elle protège le raisin et prélude aux vendanges et aux joies, quelques fois paillardes, qui en découlent. "

  • « Pour mon malheur, le questionnement grâce auquel je me suis fait un nom dans la presse écrite, à la radio et à la télévision, s´est étendu à ma vie privée. Je souffre d´une maladie chronique que j´appelle la "questionnite". Son symptôme est évident, identifié de tous mes proches : je n´arrête pas de leur poser des questions. Je ne peux pas m´en empêcher. C´est plus fort que moi. C´est une seconde nature. Je suis en état de perpétuelle curiosité. Et de manque si je n´arrive pas à la satisfaire. Je ne suis pas le type qui se contente d´un machinal "Comment vas-tu ?". Je veux savoir. Quoi ? Peu importe, je veux savoir. Toute personne détient de grands et de petits secrets qu´elle n´entend pas divulguer, mais que mes questions peuvent l´amener à avouer. Il n´y a pas d´homme ou de femme sans double fond. Sans mystères, sans cachotteries, sans arrière-pensées. Moi, j´en ai. Beaucoup. Heureusement, je ne suis jamais tombé sur un loustic comme moi qui vous bombarde de questions et qui, à la longue, devient insupportable. » Adam Hitch est un journaliste dont la vie sentimentale est ravagée par son addiction aux questions. En racontant son histoire, avec humour et élégance, Bernard Pivot a-t-il écrit un roman ou son autobiographie ?

  • Une déclaration d'amour fou à notre langue où Bernard Pivot raconte la vie d'un homme qui, malgré ses succès de romancier, a toujours eu l'impression d'être mangé par les mots. Leur jouet plutôt que leur maître.
    Avec le livre, le DVD du spectacle de Bernard Pivot inclus.
    Avec le livre, le DVD du spectacle de Bernard Pivot inclus.
    " On déguste des phrases. On savoure des textes. On boit des paroles. On s'empiffre de mots. Écriture et lecture relèvent de l'alimentation. Mais la vérité est tout autre : ce sont les mots qui nous grignotent, ce sont les livres qui nous avalent." Bernard Pivot.
    Écrit par admiration des écrivains, dit sur scène par son auteur, ce texte est une déclaration d'amour fou à notre langue. Bernard Pivot y raconte la vie d'un homme qui, malgré ses succès de romancier - invitation à Apostrophes, consécration au Goncourt -, a toujours eu l'impression d'être mangé par les mots. Leur jouet plutôt que leur maître.
    Un hommage malicieux, inventif et drôle aux hôtes du dictionnaire.

  • Spectacle de Bernard Pivot enregistré au Canet du Roussillon, « Souvenirs d'un gratteur de têtes ». On y retrouve avec délectation la verve, la culture et l'humour qui ont fait les grandes heures d'Apostrophe.

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