• Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Ce poème se replace dans une suite : Les degrés de l'arc-en-ciel. « Je vais et viens aux vents de la tempête De ma pensée incessamment troublée... par quoi durant si longue frénésie, Ne pouvant plus, je fais plus que ne puis. » Maurice Scève Délie (CCCXCIII)

  • La Belle Porte

    Anne-Marie Desert

    Imaginons un bateau. Je l'appellerai "La Belle Porte".
    De voyage en voyage, "La Belle Porte" trace sa route dans l'arbre transparent de la mer, en fuite devant Léviathan, le monstre marin, qui nage et qui vole, baleine, requin, dragon, crocodile transgenre et transnombre, sous la voûte d'arc-en-ciel.
    La Belle Porte était, à ce qu'on croit, la porte orientale du Temple de Jérusalem. "La Belle Porte", c'est le nom que j'ai donné à ce bateau. Voici son journal de bord, où surnagent les épaves de ses naufrages, les butins de ses abordages, mais aussi les cadeaux du ciel...
    Anne-Marie Désert

    Désolé, fulgurant, l'enfant double de la Mandragore marche sans trêve, dans les rues d'un Paris multiple, comme « sur les pavés pointus de Talaïm-Dapho », croisant un extraordinaire bestiaire.
    Toujours en mouvement entre deux textes éclatants, deux lettres maternelles navrantes, il tisse de sa colère sacrée, contemplative et solitaire, une étoffe splendide.
    Est-ce elle qui deviendra « châle couleur d'aurore » en Angleterre, posée sur les épaules d'Ellie ?
    L'enfant de même se pose auprès d'elle, prophétesse aux deux L, aux sourires, peintures et mots qui pansent, donnent à penser et à vivre.
    Sept jours pour franchir La Belle Porte et, de l'autre côté, naître enfin, devenir Elle.
    Après, le groupe de la si symbolique rue de la Clef, les années qui passent, la vie devenue possible, acceptée, partagée, donnée...
    De toute la force exacte de leurs mots, de leur beauté toujours juste, les textes et poèmes d'Anne-Marie se construisent, se répondent, se mêlent enfin.
    Et là où elle passe elle a à coeur de nous faire passer avec elle.
    « Je suis seulement perdue dans l'émerveillement, l'amour et la louange. », dit un personnage de La Belle Porte. Moi aussi.
    Eugénie Steyert 9 mai 2012.

    Le poème liminaire est captivant, une histoire fantastique qui fait son office de mise dans l'ambiance. Il a aussi le mérite de me traduire « La Belle Porte ».
    « Reste là, car tu es maintenant aux âges de cristal, et tes gestes résonnent si longtemps, si redoutablement. » Les descriptions sont à la fois riches et subtiles, et emplies d'une poésie profonde. On entre dans votre regard et l'on parcourt les lieux précautionneusement, comme si l'on avait peur de troubler votre mémoire. Je découvre un style élégant et imaginatif, qui laisse la part belle à l'impressionnisme. D'emblée, je rentre dans le jeu, m'attache à la conteuse et part à la découverte d'Ellie en des terres lointaines que je suis ravie de sillonner. Votre sensibilité aux images, aux tableaux ou aux lieux, est extrême et je trouve que la transcription que vous en faites est extraordinaire. Je repars en exploration... Doucement, chapitre après chapitre, je savoure.
    Jodelle

    (En couverture, "Rock", peinture de Patricia Bourke.)


  • ... En relisant L'arbre transparent, j'ai écrit un petit poème qui m'est venu...
    J'ai tant et tant rêvé de trouver un arbre qui fût le mien, enraciné dans un coin d'herbe. Rêvé l'ombre paisible d'un feuillage lent qui bouge : rester là, assis pour un temps, le dos collé contre son paletot de bois. Un arbre, faute d'une maison à soi. Un arbre seul contre lequel se tenir, adossé à l'écorce, face à l'horizon grand ouvert, et la route, le chemin, le temps. Les vertèbres soudées à l'obscurité solide de ce tronc où la vie pousse obstinément. Au-dessus, la lumière, agitée et sonore : son ciel vert et vivant.
    Mes seules racines sont de papier : des livres, des pages accumulées, des lettres que je ne me résigne pas à jeter. De mon arbre, n'existe que le feuillage, des feuillets pour des chants articulés : ils se posent, puis s'envolent, ils ont de gais plumages et font des nids d'oiseaux très haut perchés.
    Agnès Chêne, 25 janvier 2016


  • « L'homme croit quelquefois qu'il a été créé pour dominer, pour diriger. Mais il se trompe. Il fait seulement partie du tout. L'homme n'a ni pouvoirs, ni privilèges, seulement des responsabilités. »

    Oren Lyons, Iroquois.
    L'homme a des responsabilités, oui, vis-à-vis de toutes les formes de Vie sur Terre.
    Respect devrait être le maître mot pour tout ce qui concerne notre planète, que ce soit l'eau, l'air, la terre, la végétation, les animaux ou l'homme. Sans ce respect, nous disparaîtrons. Tout simplement.
    « Des animaux et des hommes » parle des rapports que nous entretenons avec nos animaux de compagnie et avec les autres. Des histoires tendres, émouvantes mais aussi captivantes ou déchirantes.
    27 auteurs, 34 nouvelles et 12 poèmes pour ce livre qui parle si bien d'eux et de nous.

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