• Dans le pays où est né Oumar, il n'existe pas de mot pour dire ce qu'il est, seulement des périphrases : stigal basakh vol stag, un « homme couleur de ciel ».
    Réfugié à La Haye, le jeune Tchétchène se fait appeler Adam, passe son baccalauréat, boit des vodka-orange et ose embrasser des garçons dans l'obscurité des clubs. Mais il ne vit sa liberté que prudemment et dissimule sa nouvelle vie à son jeune frère Kirem, à la colère muette.
    Par une journée de juin, Oumar est soudain mêlé à l'impensable, au pire, qui advient dans son ancien lycée.
    La police est formelle : le terrible attentat a été commis par un lycéen tchétchène.
    Des hommes couleur de ciel est l'histoire de deux frères en exil qui ont voulu reconstruire leur vie en Europe. C'est l'histoire de leurs failles et de leurs cicatrices. Une histoire d'intégration et de désintégration.

  • Aux Philippines, une jeune journaliste française tente de continuer à vivre dans le chaos du typhon Yolanda qui a emporté son compagnon. Un premier roman d'une justesse tragique. Madel, journaliste française aux Philippines, est venue passer quelques jours à Tacloban, la ville natale de son petit ami, Jan. Mais un typhon de catégorie 5, Yolanda, le plus fort de l'histoire de l'humanité, s'invite sur cette île de Leyte. En soulevant une vague de six mètres, il dévaste tout sur son passage, emporte plus de 7000 personnes. Parmi elles, Jan. Madel échappe de peu à la noyade, sans parvenir à sauver l'enfant qu'il lui avait confié. Au milieu du chaos, au prix d'une difficile anesthésie de ses sentiments, Madel doit assumer son rôle de journaliste. Elle rencontre d'autres survivants : Baba, la grand-mère du village, Jirug le Valeureux, un gamin de dix ans, Jack, le pompier devenu croque-morts, David le médecin... Dans ce monde ravagé, où ses confrères journalistes se transforment en vautours, Madel va tenter de trouver sa place et de recueillir la parole survivante, pour conjurer la mort qui a peut-être emporté Jan, pour avoir une raison de continuer à vivre. Mais un typhon de cette violence ne laisse jamais en paix ceux qu'il a épargnés.

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