• Lassé. A neuf mois de l'élection présidentielle américaine, j'étais lassépar toutes ces analyses savantes écrites depuis un bureau à Paris, NewYork ou San Francisco, expliquant que Trump était LA catastrophe del'Amérique. Il avait pourtant été élu, voulu, cet homme-là !Pour comprendre ce qui allait se jouer en novembre 2020, le seulmoyen était donc de rencontrer ses électeurs, toujours conquis oudéçus : ces Américains que l'establishment des grandes villes jugeait« déplorables », minables, racistes.Alors je suis parti. J'ai acheté une vieille Cadillac et j'ai sillonné l'Amériquede l'intérieur, dormi chez l'habitant ou dans des motels sordides, àla rencontre de pêcheurs de crevettes en Louisiane, de militants proarmesdu Texas, d'un shérif de Virginie-Occidentale, d'une étudiantestrip-teaseuse du Nebraska, d'un candidat de l'Idaho qui veut virer lesCaliforniens libéraux, et de dizaines d'autres personnages qui sont lesEtats-Unis de 2020.Je l'avoue : j'étais « trumpiste », séduit par la revanche de ces rednecks,ces « sans-dents », sur les élites moralisatrices qui veulent enterrer lagrandeur de leur pays.Mais en cours de route, la donne a changé. Un virus a tout renversé. Jeme suis retrouvé moi-même malade, aussi malade que ma Cadillac. J'aidécouvert une Amérique qui perdait les pédales, dirigée par un leaderincompréhensible, parfois ridicule. Une nation qui n'avait jamais étéaussi humiliée depuis le Vietnam.Qui gagnera ? Peu importe. En quatre ou huit ans de mandat, Trumpaura laissé une marque indélébile dans le pays.Plongée au coeur de l'élection la plus folle de l'histoire des Etats-Unis

  • Partition

    Alexandre Mendel

    Journaliste de terrain, Alexandre Mendel a sillonné la France, l'autre France.Ce pays que tant de commentateurs ne veulent pas voir mais que de si nombreux citoyens subissent. Un pays où l'on pratique la prière de rue, où les femmes ne sont plus admises dans certains cafés, où le sport est devenu halal, où l'on répudie ses épouses, où les mosquées salafistes pullulent... Un pays en guerre, où l'on ne combat pas ses ennemis mais où, au contraire, on les choie.Bienvenue dans la France de la partition. Celle du renoncement et des compromissions.En l'espace de vingt ans seulement, les territoires perdus de la République sont devenus des territoires abandonnés à l'islamisme. De véritables petits califats se sont établis dans une nation rongée par le déni et qui laisse la charia s'installer impunément sur son sol.Au rythme des accommodements raisonnables, inspirés par les pires options des pays anglo-saxons et mis en oeuvre par des politiques lâches, terrorisés à l'idée d'être qualifiés d'islamophobes et relayés par des élites à l'abri des fatwas, une partie de la France a fait sécession.La France se réveillera-t-elle ? Ou se laissera-t-elle aller vers le pire ?

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