• La technique, fait social, ne s'inscrit pas dans une histoire déterminée par la recherche de l'efficacité, l'ouvrage le démontre en évoquant les voies choisies par diverses civilisations. Mais la chaleur comme puissance motrice ouvre, de manière inattendue, au XIXe siècle une nouvelle trajectoire thermo-industrielle. L'innovation technique se fige dès lors dans une prédation accentuée de la nature, qui aujourd'hui concerne même les énergies renouvelables. Une nouvelle trajectoire de rupture s'avère nécessaire dans le cadre d'une pacification de nos rapports avec la nature.

  • Des ensembles complexes se profilent derrière les acquisitions récentes d'une évolution technique continue, qu'il s'agisse de l'éclairage a giorno des rues ou de la rapidité et de la sécurité des transports collectifs. Une étude des grands systèmes qui mettent en oeuvre des moyens de communication, appelés ici macro-systèmes techniques.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • La guerre en Irak a mis brutalement en lumière notre extraordinaire dépendance au pétrole... et notre extraordinaire incapacité à imaginer des voies qui n´utiliseraient pas cette ressource limitée. D´autres innovations technologiques aujourd´hui suivent un modèle analogue, nous enfermant dans des rails techniques, nous privant de tout choix, construisant une civilisation de la puissance... et de la fragilité. Comment en sommes-nous arrivés là ? Le " progrès technique " n´est-il pas une illusion qui nous empêcherait de voir la pluralité des lendemains possibles, et donc nous priverait d´une dimension essentielle de la liberté humaine : la possibilité même de choisir ? Car les techniques ne sont pas neutres : elles façonnent la société.
    Optimiste, Alain Gras montre ici que d´autres choix, collectifs, sont pensables - et par là même possibles. A l´aide de nombreux exemples, il propose une passionnante relecture de l´histoire des techniques et redonne toute sa place à la diversité des sociétés et des cultures. Briser la porte de la prison imaginaire dans laquelle nous nous sommes enfermés, comprendre que le progressisme technologique est devenu la figure centrale du nihilisme contemporain, voilà l´objet de cet ouvrage.

    Alain Gras est professeur de sociologie et d´anthropologie des techniques à la Sorbonne (Paris I). Ce livre est la synthèse des travaux qu´il mène depuis plus de vingt ans sur le progrès technique.

  • L'action de l'électricité se révèle dans trois domaines principaux : la lumière, la force, l'information. Une telle immatérialité la fait passer pour innocente. Pourtant, son efficacité repose essentiellement sur le pouvoir du feu, elle n'est qu'un vecteur énergétique. Dégâts et déchets sont cachés en amont ou en aval de son utilisation.

    À travers un parcours historique d'Ampère à Bill Gates, les auteurs démontent les coulisses et les travers du mythe électrique et de la numérisation de nos existences. Non, le tout-électrique-tout-numérique ne sauvera pas la planète ! Avant qu'ils ne nous emprisonnent totalement, arrachons-nous à leur pouvoir de séduction et sortons de la Matrix.

  • Face à l'automate ; le pilote, le contrôleur et l'ingénieur Nouv.

    Cet ouvrage fait le bilan de plusieurs années de recherches en sciences sociales sur le macro-système technique de l'aviation civile. Cette exploration radicalement nouvelle dans le milieu confronte les développements technologiques en l'air et au sol en France, et remet la machine automatisée dans son contexte humain. La sociologie, l'anthropologie, l'histoire sont mises à contribution pour donner une interprétation du devenir de ce système centré sur un objet technique, qui a su plus que tous les autres faire rêver les hommes : l'avion. Ce travail prolonge ainsi une recherche précédente dont le bilan avait été publié dans l'ouvrage Le pilote, le contrôleur et l'automate, Ed. de l'IRIS, 1991.

  • L'avion, le rêve la puissance et le doute Nouv.

    L'avion n'est pas un simple moyen de transport, c'est aussi un objet de réflexion. Pour preuve, cet ouvrage rassemble de façon novatrice aussi bien des analyses de spécialistes de l'aéronautique civile et militaire, que des études de philosophes, sociologues et anthropologues. Chacun donne un point de vue distancié et critique sur l'histoire et le devenir de l'avion et ses enjeux contemporains - le rêve, la puissance et le doute. La part du rêve de l'aviation est paradoxale, entre Icare ou la délivrance de la pesanteur et le désir de contrôle d'un ciel d'où tombera le feu capable d'anéantir l'ennemi. Avant même l'histoire de l'avion, puis à ses débuts, des auteurs de science-fiction l'ont imaginé comme une arme décisive, avant que Giulio Douhet n'en établisse, le premier, la théorie en 1916. L'aviation civile a, en réalité, toujours été propulsée plus loin et plus haut dans les airs par l'aviation militaire et sa puissance: c'est de la guerre de 39-45 que sont nés les contrôles aériens modernes et les avions gros porteurs qui nous transportent d'un continent à l'autre. Par la conquête de la liberté et la volonté de maîtrise du temps et de l'espace, l'avion incarne aujourd'hui l'intense vibration de la modernité, le flux incessant du voyage. Mais les progrès informatiques et la complexité croissante des technologies, tant dans le domaine civil que militaire, déréalisent le contrôle des appareils et des trajectoires. De nouvelles logiques se mettent en place, au profit d'une virtualité qui s'efforce, avec peine, de laisser un espace à l'humain. Confrontée désormais à la critique écologique, enfermée dans sa dépendance quasi absolue au pétrole, associée au danger mortel du crash puisque la sécurité totale est impossible à atteindre, guettée par la toute-puissance électronique, soumise aux aléas géopolitiques et économiques, l'aviation doit faire face aux interrogations sur sa capacité de croissance continue dans un monde en crise soucieux de découvrir de nouveaux modèles. Du rêve à la puissance, l'avion génère maintenant le doute.

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