• Une femme et un homme s'engagent dans un jeu de séduction qui les mènera à révéler leurs secrets refoulés. Au milieu de la mer, sur un bateau, un quai, une plage ou encore sur le sol froid d'une cuisine, ELLE et LUI se retrouvent dans un espace entre mémoire et fantasme, entre souvenir et dessin à la craie, entre enfance et vieillesse, entre départ et saut dans le vide... Ils chercheront alors à se libérer d'un passé qui les écrase, les empêche de vivre pleinement la spontanéité de leur désir.

    Pièce à l'univers obsessionnel, «Un quai entre deux mondes» explore le déracinement et l'enracinement comme deux chimères trop souvent bercées de mensonge et d'illusion.

  • Cinq résidentes d'un foyer pour personnes âgées participent à un documentaire sur les éphémères, ces vilains shadflies qui émergent du lac Nipissing chaque été et s'abattent par nuées sur North Bay. Elles s'y prêtent de mauvais gré, car ce dont elles meurent d'envie de parler, c'est plutôt des quintuplées Dionne. Tout en jouant le jeu pour la caméra, les vieilles se racontent dans une langue tout à fait savoureuse. Et, comme par inadvertance, chacune en vient à révéler un sombre pan de son passé. Avec tendresse et mordant, cette comédie dramatique nous apprend que la vie, et la mémoire, sont... éphémères.

    Texte sur l'oubli qui prend comme point d'ancrage une des plus fameuses histoires du 20e siècle, «Le club des éphémères» conclut, après «Un neurinome sur une balançoire» (2015, prix littéraire Émergence AAOF) et «Un quai entre deux mondes» (2018), un triptyque de «théâtre mémoriel» explorant la déconstruction de certains mythes fondateurs personnels et collectifs.

  • Un neurinome est une tumeur bénigne qui se manifeste sur l'enveloppe entourant le huitième nerf crânien qui relie l'oreille au cerveau. À terme, la tumeur non traitée finit par comprimer le cerveau et entraîner la mort de l'individu...
    Ce diagnostic cataclysmique tombe comme un couperet sur un homme et le paralyse. De Sudbury au Rhode Island, de la balançoire de son enfance au jardin du poète, la pièce, malgré son point de départ autofictionnel, nous mène droit à la poésie au bout d'un combat sans merci, là où on ne l'attendait pas.
    Un « neurinome sur une balançoire » raconte les souvenirs d'un père qui disparaît, d'un poète épris de silence, d'un guérisseur bienveillant et de l'amour qui menace à chaque instant d'imploser. Une introspection saisissante, qui rend de manière drôle et émouvante la disparition d'un héros, la fascination de la poésie et la fétichisation de cette laideur?: une tumeur cachée quelque part dans un crâne.

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