• Adoniada

    Adonis

    Adonis aime à présenter son Adoniada comme une autobiographie intellectuelle et poétique. Puisant dans une tradition arabe pré-islamique, il utilise la poésie dans une visée humaniste de tolérance et d'ouverture, sans jamais perdre le sens d'un lyrisme inspiré. Adoniada est tout à la fois une épopée qui raconte l'histoire mythique de la divinité du renouveau, Adonis, à qui le poète a emprunté son nom, et un témoignage bouleversant sur notre modernité. Beyrouth, Damas, Londres, Erevan, Shanghai, New York, Éphèse, Paris, autant d'étapes d'un voyage intérieur. Artaud, Baudelaire, Rilke : Rimbaud, Orphée, al-Mutanabbî, Confucius, Homère, Dante : autant de guides pour une descente dans l'enfer d'un monde dévasté et pour une élévation vers un rêve de lumière.

    Ô papillon, toi le papillon, es-tu venu pour me prendre ?
    Prends-moi, mon corps est une poignée de poussière, montre-toi et approche.

  • Jérusalem

    Adonis

    Poète méditatif, Adonis est l'homme de toutes les migrations, ouvert aux courants qui se croisent, se combattent et paraissent irréconciliables. Pour lui, le poème est le lieu même où la pensée se forme, se déforme et se divise en paraboles. Auteur d'une oeuvre abondante, ce nouveau recueil poétique s'inscrit dans le prolongement de Zócalo et Prends-moi, chaos, dans tes bras (Mercure de France, 2013, 2015).

  • « Mais, quelle est cette force obscure ? Et pourquoi le Mal ? Pour quelle raison n'avons-nous pas pu rompre avec "le bonheur du Mal" ? Pourquoi les vestiges doivent-ils être détruits ? Et pourquoi les femmes doivent-elles rester captives d'un système qui les avilit ? Quelle est cette violence sur quinze siècles dont Adonis nous trace ici les premiers de l'ère musulmane ? Comment la dimension du sacré a-t-elle triomphé de la pensée et de la mémoire collective ? »Houria AbdelouahedLes prophéties ont proclamé :Ô croyants ! Abandonnez la poésieJadis, un disciple de Socrate stipulait :La poésie n'embrasse que l'égarement et la folie.Cependant, les gens n'ont pas écouté.Les poètes ont poursuivi leurs chemins pareils aux prophètesavec leurs génies. Comme eux, nous questionnons :Que reste-t-ilen dehors de la poésiesinon le chaos ?AdonisAli Ahmad Saïd Esber est né, le 1er janvier 1930, à Qassabine en Syrie, dans une famille modeste. À dix-sept ans il publie un poème en empruntant au dieu phénicien Adonis, symbole de la renaissance végétale, son pseudonyme auquel il restera fidèle. Son oeuvre a été couronnée de très nombreux prix littéraires, en France, en Italie, en Turquie et au Liban.

  • Ai-je le droit de me plaindre ?
    Et à qui ?
    Lorsque le soleil lit les tréfonds de mon âme, et que je lis les siens, Je ne vois nulle différence entre les enfants de Byzance et les collines d'Alep qui scintillent.
    Comme le soleil, est la poésie - Toutes les étendues lui sont ouvertures Où qu'elle aille Où qu'elle s'établit.

    "Adonis, narrant, traduisant aussi, transforme la douleur en une épopée. La douleur devient un chant qui restitue les morts dans la parole des vivants. Les disparus habitent désormais le chant poétique. Le blanc de la mémoire devient silence nécessaire au surgissement du poème. Les morts sont nommés, désormais inscrits dans cette traversée de la vie." Houria Abdelouahed (Extrait de la préface) Ali Ahmad Saïd Esber est né, le 1er janvier 1930, à Qassabine en Syrie, dans une famille modeste. A dix-sept ans il publie un poème en empruntant au dieu phénicien Adonis, symbole de la renaissance végétale, son pseudonyme auquel il restera fidèle. Son oeuvre a été couronnée de très nombreux prix littéraires, en France, en Italie, en Turquie et au Liban.

  • Le livre (al-kitab)

    Adonis

    « al-Kitâb est un voyage à travers l'histoire arabe, depuis la fondation du califat après la mort du prophète au VII° siècle (de l'ère chrétienne) jusqu'à la moitié du X° siècle. Voyage qui renouvelle la traversée de Dante dans La Divine comédie. Toutefois, contrairement à Dante, Adonis opte pour une description non du paradis et de l'enfer célestes, mais de l'enfer d'ici bas. Enfer où l'Arabe vivait, réfléchissait et écrivait.
    Pour son odyssée , Adonis choisit al-Mutanabbî - le plus grand poète arabe - et tente de relater dans Le Livre-traversée, toute chose sur les Arabes en résonance d'une part avec les livres dits sacrés, de l'autre avec une vision mallarméenne. » Houriya Abdelouahed « Afin que je demeure étranger, lointain, des paroles m'amenèrent vers leur demeure De l'élixir de leur plantes m'abreuvèrent Un temps-assis tel un enfant sur mes genoux, afin de lire ce que trace l'horizon sur des cahiers volés aux fissures du ciel. » Adonis

  • La parole oublie la parole / il est rare que la parole parle / Aram arim ram rama Ararat / De la montagne des neiges se sont tendues vers moi les mains d'une Histoire errante éparpillée dans le désert de l'époque / mains qui cousent des oreillers aux étoiles qui saignent sur les cartes / et l'impression de toucher des éclats de têtes et de corps dans les nuages qui les côtoient Né en 1930 en Syrie dans une famille paysanne, naturalisé libanais, Ali Ahmad Saïd Esber prend très tôt le nom d'Adonis pour devenir le plus marquant et le plus varié des poètes arabes de notre temps. Poète méditatif, il est l'homme de toutes les migrations, ouvert aux courants qui se croisent, se combattent et paraissent irréconciliables. Le poème est, pour Adonis, le lieu même où la pensée se forme, se déforme et se divise en paraboles.

  • Poète méditatif, Adonis est l'homme de toutes les migrations, ouvert aux courants qui se croisent, se combattent et paraissent irréconciliables. Le poème est pour lui le lieu même où la pensée se forme, se déforme et se divise en paraboles. Adonis est non seulement le poète des quatre horizons, du déplacement, du métissage des chants, mais aussi de la mouvance des corps, de la dispersion des atomes, des poussières, des cendres sous le soleil.
    Totalement inédit en français, traduit avec talent par Vénus Khoury-Ghata et Issa Makhlouf, ce nouveau recueil poétique s'inscrit dans le prolongement de Histoire qui se déchire sur le corps d'une femme paru en 2008 au Mercure de France.

  • L'histoire est digne d'une légende. Un petit garçon de Quassabine (Syrie), né près d'Ougarit, où demeurent les traces de la première écriture, devient poète et choisit le nom d'un dieu païen, Adonis.

    Cet entretien évoque toutes les facettes du poète, ses années d'apprentissage, sa vie au Liban, ses liens avec de grands poètes français comme André du Bouchet, Alain Bosquet, Jacques Prévert ou encore Henri Michaux. Il retrace son parcours littéraire depuis la création de la revue Shi'r (Poésie), qui lui permit d'affirmer son génie et de contribuer à la modernisation de la poésie arabe, jusqu'à l'analyse des éléments pré-socratiques et nietzschéens de sa pensée. Adonis rompt en effet avec le système platonicien, qui désigne le corps comme tombeau de l'âme, et rétablit le corps et la chair. Mais on le sait aussi rebelle, poète de la révolte, et c'est en homme libre qu'il aborde également des thèmes comme l'orientalisme, la question de la femme, l'érotisme, la transgression, l'exil, la religion. La forme de l'entretien ne pouvait pas mieux convenir qu'à cet homme au contact duquel on comprend immédiatement que la pensée est, par essence, mouvement. Le jeu des questions et des réponses, des arguments et des doutes bouscule alors les idées préconçues, les a priori, les dogmes.

    Houria Abdelouahed est maître de conférences à l'université Paris-VII Denis Diderot et psychanalyste. Traductrice d'Adonis, elle consacre ses travaux à la question du visuel et du langage.

  • Le corpus hagiographique musulman a fabriqué la figure d'un prophète comme référence absolue. Le fait historique se mêle à la légende et celle-ci devient la réalité. Mais comment s'est construite la prophétie ? Et comment s'est constituée une biographie imaginaire du prophète ? Comment la légende a-t-elle triomphé du fait historique au point de devenir l'Histoire sacrée et empêcher toute pensée ? Dans quel contexte est né le Coran ? Et comment le statut des femmes s'est-il dégradé dans les pays arabes ? Les auteurs, développant ces questions, tentent d'apporter leurs éclairages, par de fines analyses historiques et par des exégèses des commentaires religieux. Ils rappellent que face à cette conception obscurantiste du monde et de l'humain, la mystique célèbre l'amour et le féminin.
    Adonis est né en 1930 à Qassabine en Syrie. Ses poèmes et essais sont traduits dans le monde entier. Les éditions du Seuil ont publié les trois volumes de son œuvre poétique al-Kitâb (Le Livre, Hier, le Lieu, Aujourd'hui). Ainsi qu'un premier volume de Violence et Islam, avec Houria Abdelouahed, maître de conférences à l'université Paris Diderot, psychanalyste, traductrice et auteure, entre autres, de Figures du féminin en islam (PUF, 2012) et de Les femmes du prophète (Seuil, 2016).

  • "J'ai découvert que toute notre histoire était falsifiée, fabriquée de toutes pièces et que ceux qui avaient créé la civilisation arabe et sa grandeur furent bannis, condamnés, rejetés, emprisonnés, voire crucifiés. Il faut relire cette civilisation et la revoir autrement : avec un nouveau regard et avec une nouvelle humanité."Adonis. Adonis, poète arabe, est né en 1930 à Qassabine en Syrie. Les éditions du Seuil ont publié les trois volumes de son oeuvre poétique al-Kitâb. Houria Abdelouahed est maître de conférences à l'université Paris Diderot, psychanalyste, traductrice et auteure, entre autres, de Figures du féminin en islam (PUF, 2012).

  • At first glance Sufism and Surrealism appear to be as far removed from one another as is possible. Adonis, however, draws convincing parallels between the two, contesting that God, in the traditional sense does not exist in Surrealism or in Sufism, and that both are engaged in parallel quests for the nature of the Absolute, through 'holy madness' and the deregulation of the senses. This is a remarkable investigation into the common threads of thought that run through seemingly polarised philosophies from East and West, written by a man Edward Said referred to as 'the most eloquent spokesman and explorer of Arab modernity'.

  • Infirmière depuis vingt ans, collaboratrice du professeur Israël, Catherine Adonis est, depuis 1971, surveillante dans un hôpital de l'Assistance publique. Catherine Adonis raconte ici sa profession. Infirmière nous livre à la fois des souvenirs - très émouvants -, des informations concrètes sur ce qui se passe dans les hôpitaux et une réflexion sur la "vocation" des personnels soignants. Elle y a en effet beaucoup réfléchi. Comment ne pas penser un peu quand, journellement, on côtoie la souffrance, le cancer, la mort ? Elle évoque ses malades et leurs familles dans la mesure où ils sont ses miroirs : c'est à travers leurs témoignages, c'est dans leurs regards qu'elle voit si son métier est bien accompli. Tous les jours, nous entendons parler du manque d'infirmières, de leurs difficiles conditions de travail, de la brutalité de certaines, de la prétendue impossibilité pour elles toutes de s'épanouir en tant que femmes... C'est au hasard de son expérience, de ses rencontres que, confrontée à ces problèmes humains et administratifs, elle les examine, en résout certains, en laisse d'autres ouverts. Avec un ton d'une authenticité indéniable, Catherine Adonis fait le bilan d'une vie d'infirmière, la sienne : pleinement humaine, ponctuée par la tendresse, la colère parfois, les échecs, les succès, les étapes d'un combat farouche contre la mort.

  • This book offers an ethical interpretation of the Critique of Pure Reason by establishing the historical connection between the problematic of Temporality in the philosophies of Heidegger and Levinas on the one hand, and the ground-laying of metaphysics in the schematism of Kant's critical philosophy on the other. Drawing on Levinas's ethical critique of the Heideggerian problematic of Temporality together with his destructive proposal to carry out the deformalization of the Kantian notion of time in a manner consistent with Rosenzweig's philosophy, the book argues that this historical connection should be established at the point where Kant determines the ethical status of the schematism according to the regulative schemas of the ideas of pure reason, and not, as in Heidegger's ontological destruction, at the point of his determination of the sensible schemas of the pure concepts of understanding alone.

  • Anglais Corporate Punishment

    James Adonis

    • Wiley
    • 6 Avril 2011

    Think there's no 'I' in team'? There is. Believe that together everyone achieves more? They don't. Asked to give it 110 per cent? You can't. Think employees are your greatest asset? They ain't. Got an open-door policy? For goodness sake - shut it! Whether you're a perpetrator or a casualty of cringe-worthy corporate clichés (or both), Corporate Punishment will challenge the way you think about the world of business and the mind-numbing management mottos that have underpinned it for decades. From teams and leadership to workplace culture and customer service, James Adonis smashes to pieces some of the most deeply entrenched business philosophies, offering in their place a progressive new thought process that's light on rhetoric and boring theory, but heavy on practicality and imagination. This book is a protest, a movement, a changing of the management guard - it is the breath of fresh air every modern business needs and a long overdue break from the hot air that most are forced to endure.

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