• Abdennour Bidar, dans son nouveau livre-poème, adresse un vibrant appel pour une révolution spirituelle.Partant du constat que ce monde capitaliste et consumériste nous oblige à vivre une existence sans âme, sans esprit et sans humanité, Abdennour Bidar lance un vibrant appel au monde contemporain pour qu'une révolution soit possible. Non pas une révolution violente comme par le passé, mais une révolution tout à la fois spirituelle et politique. Ni alarmiste ni insouciant, ni catastrophiste ni inconséquent, Abdennour Bidar est un optimiste conscient qui croit finalement aux forces de l'Esprit et à la capacité de la jeunesse de trouver en elle-même, dans un retournement intérieur vers l'Absolu, les puissantes ressources nécessaires pour nous sortir des impasses où l'exploitation du monde nous a perdus : impasse climatique, impasse économique, impasse matérialiste... Et si ce chant de révolte devenait le cri de ralliement de toutes celles et ceux qui sont en quête d'un monde plus humain et plus divin ! Et si nous étions à l'aube d'une humanité nouvelle, infiniment plus spirituelle !

  • L'islam a-t-il besoin d'une réforme ? Les musulmans ont-ils le droit de réformer l'islam ? Et si oui, par quels moyens ?
    L'hypothèse de ce livre est que les musulmans aussi sont maintenant, tout autant que les autres, des hommes modernes, des citoyens du monde : il leur est impossible de faire semblant d'ignorer cette modernité qui les atteint, les imprègne et transforme un peu plus chaque jour leur vision du monde et leurs conditions de vie. L'islam doit accueillir cette modernité sans crainte, en particulier ses grandes valeurs de liberté, d'égalité, de tolérance, de séparation du religieux et du politique... Il doit à l'inverse abandonner des prescriptions de sa Révélation qui datent d'un temps révolu. Il ne doit pas seulement le faire pour s'adapter au monde moderne, mais parce que le monde moderne représente lui-même un événement spirituel, un moment favorable, une lumière qui peut éclairer l'islam et l'aider à se trouver, à créer un islam pour ce temps.
    A tous ceux qui s'interrogent sur l'avenir de l'islam, aux musulmans troublés par la modernité ou en réaction contre elle, ce livre indique comment le monde moderne peut devenir, au contraire, signe de Dieu pour eux. Et ce qu'ils peuvent à leur tour apporter à ce monde s'ils entrent dans cette démarche de réforme.
    Abdennour Bidar est professeur de philosophie dans un lycée.

  • « Je suis, tu es, vous êtes, nous sommes Tisserands », c'est-à-dire de ceux qui oeuvrent aujourd'hui à réparer tel ou tel pièce du grand tissu déchiré du monde humain : fractures sociales, conflits religieux, guerres économiques, divorce entre l'homme et la nature, etc... Après le succès de la Lettre ouverte au monde musulman - plus de 20.000 ex - Abdennour Bidar a décidé de mettre à l'honneur et de « relier tous ces relieurs » qui réparent et construisent le monde de demain.

  • Self islam

    Abdennour Bidar

    • Seuil
    • 2 Juin 2017

    "Pendant longtemps, tout au moins jusqu'à l'âge de huit ou neuf ans, j'ai vécu le fait d'être musulman le vendredi et dans les vignes de mon grand-père le samedi sans trop souffrir de la contradiction. Mais, régulièrement, mon esprit se trouvait ramené à la même énigme : pourquoi ces univers ne communiquent-ils pas entre eux, alors qu'ils sont côte à côte ? Mon grand-père auvergnat et athée ne parlait jamais de l'islam. Je voyais les musulmans rester beaucoup entre eux. Et moi au milieu. Un électron libre. Tantôt chez les uns, tantôt chez les autres.
    Était-ce là le sens de ma vie, de faire enfin communiquer ces deux mers qui se touchent sans mêler leurs eaux, cet Orient et cet Occident qui se côtoient sans vouloir se reconnaître ? Le petit garçon que j'étais a dû se figurer que c'était là sa responsabilité à venir, effectivement. Une responsabilité née de l'amour et de la peine : amour de mon grand-père athée, amour de ma mère musulmane, peine de voir que l'islam était entre eux comme un mur. J'aurais tout donné alors pour détruire ce mur."

  • Face au djihâdisme meurtrier, les consciences du monde musulman se sont indignées : "pas en mon nom", ont-elles crié pour refuser la confusion entre la barbarie de cet islamisme et la civilisation de l'Islam. Mais cette indignation est-elle suffisante ? Ne faut-il pas aussi que le monde musulman se remette en question ? Qu'il se demande pourquoi le monstre terroriste a choisi de lui voler son visage plutôt qu'un autre ?

  • « Ces attentats nous ont tous sidérés, bouleversés, meurtris. Mais immédiatement, ils ont produit l'effet contraire de celui que les terroristes recherchaient : au lieu de nous terroriser, ils nous ont donné du courage ; au lieu de nous diviser, ils nous ont rassemblés ! Ils nous ont rassemblés de façon instinctive contre le fanatisme en nous faisant prendre conscience qu'il fallait maintenant changer d'ère : passer du "choc des civilisations" à celui de la fraternité des coeurs et des cultures. Ce plaidoyer propose des pistes de réflexion, d'engagement et d'actions concrètes. » Abdennour Bidar, normalien, agrégé et docteur en philosophie, a enseigné une vingtaine d'années avant d'être chargé de mission au ministère de l'Education nationale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dont L'islam sans soumission chez Albin Michel, et a repris l'émission Cultures d'islam créée par Abdelwahab Meddeb sur France Culture.

  • L´humanisme c´est la passion de l´être humain pour son propre mystère, pour son génie, son tragique, et la sagesse qu´il peut acquérir. C´est l´exhortation à une fraternité universelle dont l´homme serait capable, mais aussi la dénonciation du mal effroyable dont il se rend parfois coupable. C´est l´émerveillement mêlé d´effarement pour ses ambitions démesurées qui sont peut-être, paradoxalement, les seules à sa mesure...
    Abdennour Bidar montre ici comment l´Occident s´est voué sans relâche à l´élucidation du mystère humain. Sans avoir bien sûr le monopole de l´humanisme, les penseurs, les artistes et les grands acteurs de cette civilisation se sont transmis le flambeau de l´interrogation sur l´identité humaine, ainsi que la responsabilité de faire émerger une humanité plus humaine.
    Contrairement à une idée reçue, la Renaissance ne fut pas le seul moment humaniste de l´histoire occidentale mais seulement l´un de ses foyers majeurs parmi d´autres : les religions monothéistes, l´Antiquité grecque et romaine, et bien plus tard la modernité issue des Lumières... Où en sommes-nous aujourd´hui de cette longue quête de l´homme par l´homme, et de ce processus d´humanisation dont tout humanisme travaille à faire le sens de l´histoire ? L´Occident est-il toujours à la hauteur de ses grands humanismes, et demain quel humanisme sera partageable entre toutes les civilisations de la planète ?

  • Dans une France devenue multiculturelle, rien ne paraît désormais plus difficile que de se rassembler autour d'un « bien commun » moral, politique et spirituel. Quelles valeurs pour nous réunir ? La perplexité se concentre au niveau de notre école : si un enseignement moral et civique (EMC), quelle définition donner au terme de « morale » ? En s'interrogeant sur trente valeurs essentielles, Abdennour Bidar, l'auteur de Plaidoyer pour la Fraternité, montre que les différents héritages humanistes d'Orient et d'Occident, qu'ils soient littéraires, philosophiques ou religieux, nous apportent de précieux éléments de réponse relatifs aux grandes interrogations de la condition humaine : Qu'est-ce qu'être fraternel ? Exprimer sa compassion ? être juste ? Agir avec droiture ? S'efforcer de pardonner ? Se montrer courageux ? Faire preuve d'esprit critique ? Cultiver le sens du beau ? Grandir en humanité ? Autant de sujets de méditation personnelle et collective sur lesquels chacune des cultures de la planète apporte sa lumière propre. Ensemble, ces « Lumières du monde » contribuent à un véritable patrimoine de valeurs à partager, et esquissent un humanisme universel à venir.

  • Assiste-t-on à un retour du religieux ? La fameuse « sortie de la religion » prophétisée par la modernité occidentale comme avenir de l´humanité aurait-elle fait long feu ? Ce livre montre, au contraire, qu´elle continue bel et bien, mais sous des formes nouvelles, que nous n´avons pas encore appris à identifier comme telles. Les concepts que l´Occident a fabriqués pour la comprendre sont désormais totalement périmés : « désenchantement du monde », « mort de Dieu », « fin du sacré». Tout cela est à remiser dans les livres d´histoire ; pour comprendre, il nous faut d´urgence « désoccidentaliser » notre compréhension de la sortie de la religion.

    Peut-on aller chercher ailleurs de quoi venir au secours de l´épuisement du discours occidental sur la religion ? Qui pourrait s´attendre à ce que l´islam puisse avoir ce type de ressource et contribuer à penser la fin des ères religieuses ? C´est le pari de l´auteur. Pour lui, l´islam permet d´imaginer une autre compréhension de la sortie de la religion, complémentaire de celle de l´Occident et capable d´en prendre le relais.

    La religion est faite pour mourir une fois sa mission remplie ! Mais quelle était cette mission ? Les religions ont été des matrices plurimillénaires qui auraient porté l´homme en gestation vers un stade de développement ultérieur de son humanité : il s´agit d´accoucher de cette humanité dont les religions ont été la promesse allégorique.

    L´islam en particulier - et le religieux en général - pourraient voir la sortie de la religion non pas comme leur ennemi juré, mais comme leur propre finalité cachée...

  • Notre quête d'égalisation des conditions sociales outrepasse la simple question économique. Le revenu universel ne serait pas qu'un simple facteur économique et social, mais une invitation à réfléchir sur de nouvelles formes de liberté, de vivre en commun.
     

  • « S'inscrivant dans le droit fil de la Réforme, de Descartes et des Lumières, comme dans celui du libre examen et du rationalisme, la laïcité entretient un rapport singulier avec la morale, qu'elle veut circonscrite à l'humain, affranchie de tout dogme, de toute parole sacrée. Une morale civique et républicaine qui n'exclut pas mais n'impose pas de références religieuses. »

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