• Oran, 17 juin 1965. Trois ans après l'Indépendance de l'Algérie, Pelé et la mythique Seleçào débarquent pour disputer un match amical contre l'équipe nationale, en présence du président Ahmed Ben Bella.
    C'est une ville traumatisée par la guerre mais ivre de liberté, que nous découvrons à travers les yeux du jeune Noureddine.
    Le temps d'un match, l'adolescent va passer par tout le spectre des émotions, jusqu'au dénouement final où Noureddine aura perdu un peu de son innocence.
    Né à Oran, Abdelkader Djemaï est l'auteur d'une vingtaine de livres dont Pain, Adour et fantaisie (Le Castor Astral), Une ville en temps de guerre (Le Seuil), ou encore Impressions d'Algérie (La Martinière). Il est entre autres lauréat des prix Tropiques, Amerigo-Vespucciet Stendhal des lycéens.
    « Une écriture remarquable et très sensible. » - Olivier Barrot, « Un livre, un jour », France 3
    « Abdelkader Djemaï transcrit les divisions de l'Algérie contemporaine. » - Le Matricule des Anges
    « Un grand écrivain. » - La Plume francophone

  • Dans la lumière blanche d'un matin d'été, un homme prend l'autocar pour aller voir son fils qui ne répond plus à ses lettres.
    Dans ce voyage intime qui commence dans le Midi et qui le conduira dans une ville bâtie elle aussi au bord d'un fleuve, il se souviendra de son propre père, de la guerre, des paysages de son enfance en Algérie, de la pauvreté et de sa découverte de la mer.
    Au bout de la route, il retrouvera, derrière la vitre de l'autocar et de son existence, cette part de lui-même faite d'ombres et de silences.

  • Gare du nord

    Abdelkader Djemaï

    On les surnomme Bonbon, Bartolo et Zalamite. Arrivés en France dans les années 50, ils ont connu à Marseille, Vénissieux, Noeux-les-Mines et enfin Paris une vie difficile, mais aussi des joies simples, la saveur de l'esquimau glacé, de la barbe à papa, les combats de catch avec l'Ange Blanc, les premiers téléviseurs et les films d'amour au Louxor, le grand cinéma de Barbès.
    Aujourd'hui à la retraite, ils vivent entre le "Foyer de l'Espérance", "La Chope Verte" et la gare du Nord qui attire irrésistiblement leurs pas.
    À travers les portraits de trois vieux immigrés du quartier de la Goutte-d'Or, de la belle Zaza, de Mazout ou du marabout Hadj Fofana Bakary, Abdelkader Djemaï nous restitue, avec des mots colorés et tendres, une mémoire et un autre visage de la France.

  • Camping

    Abdelkader Djemaï

    Entre la Méditerranée et une caserne de pompiers, un garçon, presque onze ans et quelques cicatrices, découvre la vie et l'amour au camping zéro-étoile de Salamane. C'était en juillet, un peu avant que la tension ne monte comme le lait sur le feu et que les emmerdements ne commencent à tomber sur le pays.

  • Il aimait l'anisette, l'argent, la renommée, peut-être Dieu et, hélas pour lui, un peu trop les femmes, ce qui lui vaudra les foudres de l'Eglise. Défroqué mais vêtu de son éternelle soutane noire, sourcier réputé, raciste et antisémite à l'occasion, l'abbé Gabriel Iréné Séraphin Lambert était un personnage pour le moins sulfureux. Sollicité dans les années 1930 pour prospecter de l'eau en Algérie, il a eu le temps d'enlever la femme de l'instituteur du village où était né Saint-Augustin, avant de poser ses valises et celles de sa maîtresse à Oran pour trouver de l'eau douce. Défrayant par son comportement exubérant la chronique locale, il devient maire de la ville entre 1934 et 1941, année où il est démis de ses fonctions par le maréchal Pétain qu'il admirait pourtant, au même titre que Franco et Hitler auxquels il consacra des ouvrages. L'abbé Lambert, l'homme à la robe noire, est mort religieusement dans son lit, à soixante-dix neuf ans, à Antibes.
    Il avait tout pour devenir un personnage de roman, presque vrai.
    Abdelkader Djemaï est né à Oran. Il est l'auteur notamment de Camping, Gare du Nord, Le nez sur la vitre, Un moment d'oubli, Zohra sur la terrasse, Une ville en temps de guerre, La dernière nuit de l'Emir, parus au Seuil.

  • Personne ne sait ton nom ni d'où tu viens. Tu n'as même pas un sobriquet, méchant ou sympathique. Ni de chien ou de chat pour te tenir compagnie. Tu n'es qu'un fantôme, une silhouette morte, une ombre creuse qui se traîne sur les trottoirs de S...
    Un homme, la cinquantaine cassée, arrive, un soir de pluie, dans une ville qu'il ne connait pas. Sac au dos et jambes usées, Jean-Jacques Serrano va errer dans ses rues, ses avenues. ll n'a plus de papiers, de montre, de but, sinon celui de se fuir et de se séparer de tout. De tout, sauf de son chagrin.
    Abdelkader Djemaï est l'auteur notamment de Camping, de Gare du Nord et du Nez sur la vitre, romans parus aux éditions du Seuil.

  • Le 24 décembre 1847, l'émir Abd el-Kader (1808-1883) attend, dans le froid et la pluie, d'embarquer sur Le Solon qui a mouillé dans le petit port de Djemâa-Ghazaouët proche de la frontière marocaine. La veille, après une résistance de quinze années contre le corps expéditionnaire français, il avait signé sa reddition sous la promesse d'être conduit, avec quatre vingt seize de ses proches et compagnons, à Alexandrie ou à Saint-Jean-d'Acre.
    A travers la vie de l'émir, chef de guerre mais aussi chef d'état, poète, maître soufi et grand voyageur, Abdelkader Djemaï fait revivre une des épopées les plus marquantes du XIXe siècle.
    Les paysages d'Algérie qui ont vu naître et combattre l'émir, Tagdempt la capitale qu'il batît entre le Tell et le Sahara, l'impressionnante Smala, ville itinérante de vingt mille habitants, puis l'exil en France, en Turquie et en Syrie servent de toile de fond au destin d'un personnage exceptionnel, homme de progrès, de dialogue et de tolérance.
    Abdelkader Djemaï est notamment l'auteur de Camping, de Gare du Nord, du Nez sur la vitre, d'Un Moment d'oubli et de Zohra sur la terrasse, romans et récits parus au Seuil.

  • Janvier 1912, sous une pluie diluvienne, Matisse arrive avec Amélie, son épouse, à Tanger.
    Au cours des deux séjours qu'il y effectuera, il découvre peu à peu cette ville bâtie entre l'Atlantique et la Méditerranée et d'où il repartira avec une vingtaine de toiles, de dessins et une soixantaine de carnets et d'études.
    Il y fera la connaissance de la lumière douce, des couleurs vives, de paysages luxuriants et de ses habitants, en majorité des Marocains, des Espagnols et des juifs. Mais s'il y trouve du plaisir à créer, il sera notamment confronté à l'absence de modèles féminins nécessaires à son travail.
    Sous forme d'une longue lettre, ce récit, qui se déroule à la veille de la Grande Guerre, s'attache, à partir de faits réels et de la correspondance du peintre, à retracer, entre autres, ses rapports avec Zorah, la jeune prostituée qui finira par poser pour lui.
    Outre le portrait d'une époque et d'une ville singulière, Abdelkader Djemaï, mêlant la fiction et le quotidien, évoque aussi, dans ce livre qui porte le titre d'un tableau de Matisse, la figure de son grand-père paternel et Oran, sa ville natale.
    Abdelkader DJEMAÏ est notamment l'auteur de Camping, de Gare du Nord, du Nez sur la vitre et d' Un Moment d'oubli publiés aux Éditions du Seuil.

  • Oran, 1961-1962. Meurtrie par le barbelé, la violence et la haine, la ville, qu'on surnommait " la Radieuse ", est le théâtre d'affrontements sanglants entre l'armée française, l'OAS et le FLN. Bouclages des quartiers, attentats, assassinats, enlèvements, plasticages et arrestations se succèdent à un rythme effrayant.
    Un jeune garçon, Lahouari Belguendouz, est le témoin de cette tragédie qui touche aussi sa famille et celles de ses camarades. À travers ses peurs et ses souvenirs, nous vivons la réalité d'un quotidien où la guerre ne dévore, heureusement, pas tout. Entre la vie et la mort, lui reviennent ainsi en mémoire les rues, les jeux et les cinémas de l'enfance, les lieux familiers, des images anciennes et le visage des personnes aimées.
    /> Abdelkader Djemaï est né à Oran. Il est notamment l'auteur de Camping, Gare du Nord, Le Nez sur la vitre, Un moment d'oubli, Zorah sur la terrasse et de La dernière nuit de l'Émir parus au Seuil.

  • Qu'il soit noir, rose ou rouge, gracieux ou laid, le cochon, dont la viande est la plus consommée sur la planète, est sans doute le seul animal de la Création à connaîre les feux de la critique, les braises de l'enfer et les cruautés de l'élevage industriel.
    Son histoire est riche, surprenante et inépuisable. Abdelkader Djémaï tente de la raconter dans ce récit coloré, plein d'anecdotes aussi savoureuses qu'instructives.

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