CLAAE

  • Capitaines courageux

    Rudyard Kipling

    • Claae
    • 23 Février 2018

    Un roman d'aventures passionnant à bord d'un bateau de pêche !
    Harvey Cheyne est le fils gâté et arrogant d'un millionnaire américain. Lors de la traversée de l'Atlantique qui le mène vers l'Europe, le jeune garçon tombe à la mer. Un pêcheur le récupère à bord d'un morutier. Harvey est aussitôt enrôlé pour la saison de pêche qui bat son plein...
    À l'origine, ce récit a été publié sous la forme d'un feuilleton dans le Pearsons Magazine, entre 1896 et 1897, puis traduit et publié en français en 1903.
    Retrouvez un roman d'initiation peu connu, écrit par l'un des plus grands romanciers britanniques du XIXe siècle.
    EXTRAIT
    La porte du fumoir exposée au vent venait de rester ouverte au brouillard de l'Atlantique Nord, tandis que le grand paquebot roulait et tanguait, en sifflant pour avertir la flottille de pêche.
    « Ce petit Cheyne, c'est la peste du bord », dit, en fermant la porte d'un coup de poing, un homme en pardessus velu et frisé. « On n'en a nul besoin ici. Il est par trop impertinent. »
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Une histoire sympathique dans la lignée des romans de Jules Verne et qui a le charme des grands récits d'aventures qu'on peut lire à l'adolescence. - Sandrine57,Babelio
    Rudyard Kipling nous offre une vive critique de l'insouciance des plus fortunés envers la fragilité et la richesse humaine de tous ceux qui les font vivre. - nico6358, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Rudyard Kipling (1865-1936), romancier et poète anglais, a été souvent considéré comme un « prophète de l'impérialisme britannique », selon l'expression de George Orwell. Il fut, en 1907, le premier auteur de langue anglaise à recevoir le prix Nobel de littérature, et le plus jeune auteur récompensé en son temps. Cette édition a été établie par Francis Lacassin.

  • Lettres du Japon

    Rudyard Kipling

    • Claae
    • 10 Décembre 2018

    Le quotidien d'un voyageur journaliste dans un pays qui s'ouvre au monde : le Japon du XIXe siècle.
    Rudyard Kipling fait escale au Japon - à la fin du XIXe siècle - entre un long séjour professionnel en Inde et l'Amérique qu'il ne connait pas encore. Cette étape est une découverte surprenante et ses écrits par ces quelque onze lettres racontent avec malice son quotidien de voyageur journaliste dans un pays qui s'ouvre au monde. Voici des lettres que M. Rudyard Kipling écrivit du Japon pour le grand journal d'Allahabad, The Pioneer, en 1889.
    "Malgré les progrès qu'a pu faire depuis quinze ans un peuple qui marche à pas de géant, j'ai cru qu'il serait d'un haut intérêt pour le public français, à l'heure où le monde a les yeux fixés sur ce peuple, d'apprendre à le connaître par un des plus puissants penseurs de notre époque, et surtout par un homme qui soumet son enthousiasme et son art au souci de l'exactitude et de l'impartialité." L. F.
    Découvrez les lettres que M. Rudyard Kipling écrivit du Japon pour le grand journal d'Allahabad, The Pioneer, en 1889.
    EXTRAIT
    - Allons droit chez nous, en Angleterre, voir les fleurs paraître dans les parcs.
    - Jouissons de ce qui est à portée de notre main, espèce de Philistin.
    Et c'est ce que nous fîmes jusqu'au moment où un nuage assombrit et le vent fronça les biefs de la rivière, et où nous regagnâmes nos pousse-pousse avec un soupir de résignation.
    - Combien de gens supposez-vous que le pays nourrit par kilomètre carré ? demanda le professeur à un tournant de la route, comme nous rentrions.
    ll venait de lire des statistiques.
    - Cinq cent cinquante, répondis-je au hasard. Il est plus fourni d'habitants que Sarun ou Behar. Disons six cents.
    - Quinze cents, en chiffres ronds. Pouvez-vous le croire ?
    - En regardant le paysage, oui; mais je ne pense pas que l'Inde le croira. Supposons que j'écrive mille ?
    - Ils diront de même que vous exagérez. Il vaut mieux s'en tenir au vrai total. Quinze cents par kilomètre carré, et pas trace de pauvreté dans les maisons. Comment s'y prennent-ils ?
    J'aimerais connaître la réponse à cette question. Le Japon, pour ce que j'en sais, est habité presque entièrement par de petits enfants dont le devoir est d'empêcher leurs aînés de devenir trop frivoles. Les bébés, à l'occasion, feront un peu de travail, mais leurs parents interviennent pour les caresser. À l'hôtel Yami, le service est dans les mains de personnages de dix ans, attendu que tout le monde est allé en pique-nique sous les cerisiers. Les petits drôles trouvent le temps de faire le travail d'un homme et de lutter, dans l'intervalle, sur l'escalier. Mon serviteur attitré, appelé l'Évêque en raison de la gravité de son aspect, de son tablier bleu et de ses guêtres, est le plus dégourdi du lot, mais son énergie même ne saurait expliquer les statistiques du professeur au regard de la population...

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