• « L'aube du onzième jour épanchait une clarté laiteuse au haut des futaies voisines. Il fallait en finir. Brusquement, Goupil fut décidé, et, sans regarder autour de lui, affermissant dans une énergie sombre ses pauvres pattes amaigries, il prit un élan désespéré et s'élança dans l'inconnu !... »

  • Ce volume réunit l'intégralité des textes animaliers de Louis Pergaud. De Goupil à Margot, publié dans cette anthologie, lui valut le prix Goncourt en 1910.

    « Les Histoires de bêtes de Pergaud seraient une sorte d'Iliade des bois, des prés, des champs, des taillis, des nids, des terriers, une Iliade de la piétaille, à ras de terre, sans Achille ni Hector, sans Olympe ni cheval de Troie, mais une Iliade tout de même dont les héros minuscules accomplissent leur destin sans barguigner et s'appliquent inlassablement à mourir dans un impeccable apparat lexical et syntaxique qui leur fait linceul et honneur. »
    Marie-Hélène Lafon

  • En août 1914, lorsqu'il est mobilisé, Louis Pergaud est un auteur reconnu. Il a déjà publié au Mercure de France De Goupil à Margot (prix Goncourt en 1910), La Guerre des boutons (1912) et Le roman de Miraut (1913). Il entretient aussi depuis longtemps une abondante correspondance. Avec la mobilisation, les lettres sont désormais envoyées du front, des tranchées ou des postes de repos quelques kilomètres en arrière. Pergaud écrit beaucoup, tous les jours, à quelques amis et membres de sa famille mais surtout à Delphine, son épouse. Les mots qu'il lui adresse sont empreints d'une grande sensualité : le désir et le manque s'y lisent à chaque ligne. À celle qu'il appelle affectueusement "ma petite gosse chérie", Pergaud raconte la réalité de cette guerre, dit crûment le froid, la faim, la vermine. Sans rien lui cacher des problèmes de la vie quotidienne, qu'il continue ainsi de partager avec elle par le pouvoir de l'écriture épistolaire, il veille cependant toujours à rassurer celle qui s'inquiète à l'arrière... La correspondance de Pergaud est un document historique et littéraire exceptionnel duquel émerge Delphine, figure lumineuse, belle et vaillante.

  • « Il commença par la blouse, il arracha les agrafes métalliques du col, coupa les boutons des manches ainsi que ceux qui fermaient le devant de la blouse, puis il fendit entièrement les boutonnières, ensuite de quoi Camus fit sauter ce vêtement inutile ; les boutons du tricot et les boutonnières subirent un sort pareil ; les bretelles n'échappèrent point, on fit sauter le tricot. Ce fut ensuite le tour de la chemise : du col au plastron et aux manches, pas un bouton ni une boutonnière n'échappa... T'as pas de caleçon ? Non ! repris Lebrac, en vérifiant l'intérieur de la culotte qui dégringolait sur les jarrets. Eh bien, maintenant, fous le camp ! » Deux bandes d'enfants de deux villages rivaux, Longeverne et Velrans, dans la campagne française à la fin du dix-neuvième siècle, s'affrontent : coups de pied et de poings, jets de cailloux et de bâtons, dans le but de couper les boutons qui retiennent leurs vêtements. L'humiliation est inévitable pour ceux qui tombent aux mains de l'ennemi. En outre, ils risquent une correction des parents s'ils reviennent dépenaillés.

  • La Guerre des boutons

    Louis Pergaud

    • Bookelis
    • 3 Novembre 2016

    Les enfants de Longeverne, Lebrac et son armée, et ceux de Velrans, la troupe de l'Aztec des Gués, se livrent une guerre sans merci, à coups de bâtons, de cailloux et surtout de coups de pieds et de poings. L'humiliation est certaine pour les malheureux qui tombent aux mains de l'ennemi : ils sont en fait dépouillés de leurs boutons, agrafes, lacets, etc., afin de les obliger à rentrer dépenaillés chez eux et de risquer une engueulade parentale, qui se termine généralement par une correction. Au fil des défaites et des revanches, des différentes idées de Lebrac pour éviter les désagréments de la défaite, les tactiques pour emporter la victoire, des scènes cocasses se succèdent. L'on voit notamment les enfants faire la guerre nus, pour éviter d'abimer leurs vêtements, puis se faire recoudre par les filles du village, sans oublier de jouer des tours pendables à leurs ennemis en dehors des batailles...

  • De Goupil à Margot

    Louis Pergaud

    De Goupil à Margot (sous-titré Histoires de bêtes) est un recueil de nouvelles de Louis Pergaud publié en 1910. Il fut récompensé la même année par le prix Goncourt.
    Recueil de huit nouvelles, dont le personnage principal est toujours un animal. Ces nouvelles s'intitulent :
    La Tragique Aventure de Goupil
    Le Viol souterrain
    L'Horrible Délivrance
    La Fin de Fuseline
    La Conspiration du Murger
    Le Fatal Étonnement de Guerriot
    L'Évasion de la mort
    La Captivité de Margot
    |Source Wikipédia|

  • La Guerre des Boutons Nouv.

    La Guerre des Boutons

    Louis Pergaud

    Deux bandes d'enfants de deux villages rivaux, Longeverne et Velrans, dans la campagne française à la fin du XIXe siècle, s'affrontent à coups de pieds et de poings, jets de cailloux et de bâtons, dans le but de couper les boutons qui retiennent leurs vêtements. L'humiliation est inévitable pour ceux qui tombent aux mains de l'ennemi. En outre, ils risquent une correction des parents s'ils reviennent dépenaillés.



    Louis Pergaud est un écrivain français. Il est notamment l'auteur de De Goupil à Margot, prix Goncourt 1910, et de La Guerre des boutons, paru en 1912.

  • Les batailles sont féroces, la victoire change souvent de camp, et malheurs aux vaincus. Les prisonniers sont déshabillés, dépouillés de leurs lacets, bretelles et boutons, qui deviennent trésor de guerre. Le retour au village ou à la ferme sera périlleux.Ainsi, enflammés par des rêves de légendes et de hauts faits, les enfants de Longeverne combattent ceux de Velrans depuis des générations. Sans pitiépour l'ennemi, ils se retrouvent pourtant solidaires face à la perfidie et à la bêtise des adultes, rivalisant de malice et d'imagination contre l'autorité.Ces jeunes barbares incorrigibles sont-ils à l'image de la tribu humaine primitive, avec ses peurs, sa violence, son obscénité, ses accès de courage et d'héroïsme, sa cruauté et ses rites magiques ?

  • Incontournable et iconoclaste, retrouvez ce grand classique de la littérature enfantine !
    Des batailles épiques, des cabanes au fond des bois, des festins gargantuesques, des coups pendables, des trahisons indignes et des amitiés "z'à la vie, z'à la mort"... Et par-dessus tout : un trésor de boutons héroïquement défendu à grands coups de "tatouilles" !
    Lebrac et sa bande parviendront-ils à sauver leurs boutons et l'honneur de Longeverne ? Un roman vibrant et trépidant, tour à tour dur et tendre, endiablé et poétique, sage et candide, comme seuls savent l'être les enfants. Texte original, intégral, augmenté de 500 notes pour mieux décrypter l'argot franc-comtois.

  • Les enfants de deux villages voisins s´affrontent depuis des années. Les garçons de Longeverne et ceux de Velrans se mènent une guerre sans merci à coups de poings, de bâtons et de jets de pierre. Les lieutenants du Grand Braque et ceux de l´Aztéc des Gués décident de rassembler un nouveau « trésor de guerre » composé des boutons, agrafes et lacets de leurs adversaires, pour que ceux-ci soient obligés de revenir dépenaillés chez leurs parents , et doivent de fait affronter de dures représailles. Une guerre impitoyable commence alors : la guerre des boutons. Ingéniosité, ruse et tactiques se succèdent, pour éviter la défaite et l´humiliation de perdre ses boutons si bien que certains en viendront à s´affronter... tout nus !

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