Collection XIX

  • Muezzin bigarré des minarets de l'heure,
    Debout sous la coupole ardente de l'été,
    Il a mêlé son hymne aux hymnes de clarté
    Que le jour éclatant chante aux vieilles demeures.Parmi l'aiguail perlant les frondaisons qui pleurent
    Il a dressé l'orgueil de son cimier denté ;
    Et ses ergots sanglants épiquement plantés
    Sont deux mortels défis aux rivaux qui demeurent.Ses poules vont franchir le seuil de la chaumière ;
    Prêtre du culte ardent et clair de la lumière
    Il songe un temps, muet, d'aurores notalgiques,Puis, cambré sur le socle étroit d'un tronc rustique,
    Du chant vermeil et pur de son gosier d'airain,
    Salue la mort pourprée des étalons divins.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • - Attends-moi, Grangibus ! héla Boulot, ses livres et ses cahiers sous le bras. - Grouille-toi, alors, j'ai pas le temps de cotainer, moi ! - Y a du neuf ? - Ça se pourrait ! - Quoi ? - Viens toujours !Et Boulot ayant rejoint les deux Gibus, ses camarades de classe, tous trois continuèrent à marcher côte à côte dans la direction de la maison commune.C'était un matin d'octobre. Un ciel tourmenté de gros nuages gris limitait l'horizon aux collines prochaines et rendait la campagne mélancolique.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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