Sciences humaines & sociales

  • - 53%

    Les mains du miracle

    Joseph Kessel

    À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Felix Kersten est spécialisé dans les massages thérapeutiques. Parmi sa clientèle huppée figurent les grands d'Europe. Pris entre les principes qui constituent les fondements de sa profession et ses convictions, le docteur Kersten consent à examiner Himmler, le puissant chef de la Gestapo. Affligé d'intolérables douleurs d'estomac, celui-ci en fait bientôt son médecin personnel. C'est le début d'une étonnante lutte, Felix Kersten utilisant la confiance du fanatique bourreau pour arracher des milliers de victimes à l'enfer.
    Joseph Kessel nous raconte l'incroyable histoire du docteur Kersten et lève le voile sur un épisode méconnu du XXe siècle.

    1 autre édition :

  • Mermoz

    Joseph Kessel

    Né dans l'Aisne à Aubenton le 9 décembre 1901 et disparu en 1936 à bord de l'hydravion Croix-du-Sud au large des côtes de Dakar, Mermoz a eu un destin unique : il fut le plus prestigieux et le plus aimé des pilotes à l'époque où l'aviation comptait encore des aventures qui tenaient de l'épopée et inspiraient au monde entier une admiration sans borne. Kessel, son ami et son biographe, dit de lui : "Archange glorieux, neurasthénique profond, mystique résigné, païen éblouissant, amoureux de la vie, incliné vers la mort, enfant et sage, tout cela était vrai chez Mermoz, mais tout cela était faux si l'on isolait chacun de ces éléments. Car ils étaient fondus dans une extraordinaire unité."

  • 1953. Voici Joseph Kessel dans un Kenya en révolte contre la Couronne d'Angleterre. Puis sur la route des Merveilles, du lac Victoria au Kilimandjaro, entre colons et guerriers Masaï. Partout, il s'émerveille d'une poésie à l'état brut, d'un paysage spirituel de tapisserie de Dame à la Licorne : Quand je me réveillai une minuscule gazelle couleur de châtaigne, avec deux aiguilles pour cornes et deux dés de velours pour sabots, se promenait autour de mon lit... Des reportages exceptionnels, à l'origine du Lion.

  • La vallée des rubis

    Joseph Kessel

    Plus secrète que La Mecque, plus difficile d'accès que Lhassa, il existe au coeur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c'est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu'aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu'il prit d'abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C'était une sorte de soleil empourpré. L'aigle emporta le premier rubis de l'univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. Ainsi naquit Mogok...

  • "- Je m'appelle Frank T... et je suis un alcoolique.
    - Je m'appelle Elizabeth F... et je suis une alcoolique.
    Selon la condition sociale, le vêtement était luxueux, ou pauvre. Selon le degré d'éducation, variaient les manières et les voix. Mais l'origine, la culture, le costume, la fortune des hommes et des femmes qui parlaient ainsi et des hommes et des femmes à qui s'adressaient leurs propos n'avaient aucune importance. Ils étaient tous unis par un lien commun, plus fort que celui d'un milieu, d'une race, d'une famille, ou même d'un amour. Blancs ou Noirs, opulents ou misérables, illettrés ou savants, ils étaient solidaires, ils étaient frères à jamais, parce qu'ils avaient subi le même mal dévorant et qu'ils avaient laissé aux griffes du monstre leur chair et leur âme." Ce célèbre reportage contribua à l'installation en France des Alcooliques Anonymes. Il conserve toute son actualité.

  • "Ouvrage sonore sous la direction d'André Velter (poète, homme de radio, voyageur d'Orient, co-auteur de plusieurs livres sur l'Afghanistan, défenseur de la poésie afghane et traducteur de la poésie populaire des femmes pashtounes. André Velter a vécu en Afghanistan de 1976 à 1978).
    Avec : Michaël Barry, Serge de Beaurecueil, Peter Brook, Jacques Dars, Emmanuel Delloye, Charles de Gaulle, Joseph Kessel, Malak Djahan Khazaï, Marie-José Lamothe, Homayoun Majrouh, André de Margerie, Roland et Sabrina Michaud, Sabrina Nouri, Serge Sautreau, Pierre Schoendoerffer, le Roi Zâher Shâh.
    "Alors qu'il ne semble y avoir place que pour le bruit des armes, le plus noir silence ou un chaos incertain, nous ravivons les voix de ceux qui vécurent ou passèrent en ces lieux et n'en revinrent jamais tout à fait : érudits, photographes, cinéastes, diplomates, poètes, mystiques, vagabonds - à chacun son parcours, son rythme, son égarement, sa fascination, avec pour viatique insensé la présence, la sauvegarde, la reconquête d'un pays perdu." André Velter
    "Depuis plus de 20 ans, l'Afghanistan est devenu une terre hostile, synonyme de guerre, de toutes les guerres. Pays de la misère humaine où l'atrocité du destin n'a eu pour seule réponse que le changement des bourreaux, l'Afghanistan pleure aujourd'hui quatre fois plus de victimes (au rapport de sa population) que la France à la sortie de la Grande Guerre. Pourtant, cette terre fut, il n'y a pas si longtemps, un paradis de couleurs et d'émotion, où l'attachement des Afghans pour la culture française n'a pas toujours reçu en retour soutien et amitié. André Velter nous convie pendant trois heures à écouter tous ceux qui ont connu ce pays perdu pour nous faire découvrir un autre univers, imaginaire et réel à la fois, pareil à un rêve d'une autre époque. Au micro de France Culture, chaque témoin devient le conteur de cette Haute-Asie et réveille en chacun de nous la nostalgie d'un monde et de son harmonie passée."
    Patrick Frémeaux

empty