• Un chef-d'oeuvre de Dino Buzzati.
    "Le monde de Buzzati, comme celui de Kafka, est plein de détours, à la manière des labyrinthes: ce carrefour d'espace et de temps où l'homme est placé et qu'il déplace avec lui, sans pouvoir le laisser derrière lui, univers mobile dont les dimensions sont celles d'une cellule de prison dont on barbouille les murs aux couleurs de l'infini, c'est le bastion où l'on guette jour après jour l'invasion des Tartares, sans savoir s'il existe réellement des Tartares, ni s'il y en a eu autrefois, ni si le danger existe de les voir surgir, au galop, de ce désert où l'on use ses yeux et sa vie à scruter l'horizon."Marcel Brion

  • Tout commence le jour où Tonin, le fils du roi des ours, est enlevé par des chasseurs dans les montagnes de Sicile... Profitant de la rigueur d'un hiver qui menace son peuple de famine, le roi décide alors d'envahir la plaine où habitent les hommes. Avec l'aide de son armée et d'un magicien, il réussit à vaincre et finit par retrouver Tonin. Mais il comprend vite que le peuple des ours n'est pas fait pour vivre au pays des hommes...

  • Un amour

    Dino Buzzati

    " Dans un style haletant, Dino Buzzati évoque avec une rare maestria les derniers feux d'une folle passion. " Delphine Peras, L'Express.
    En 1963, plus de vingt ans après la parution de son chef-d'oeuvre Le Désert des Tartares, paraît ce qui restera comme le dernier roman, probablement autobiographique, de Dino Buzzati : Un amour, ou le récit de l'intrusion de la passion, c'est-à-dire du désordre, dans la vie d'un honorable architecte milanais d'une cinquantaine d'années. Le jour où Laïde, jeune prostituée, danseuse et fieffée menteuse, entre dans la vie d'Antonio Dorigo, commence pour lui une descente en enfer. Comme il s'offre aux coups de son bourreau, il nous est livré à nu : pitoyable et tragique, criant, pleurant, s'agitant, possédé d'une folie dans laquelle il se vautre avec désespoir et délices.

  • " Une confirmation du talent et de l'originalité du plus kafkaïen des écrivains italiens se retrouve dans Nouvelles inquiètes. " Le Monde
    Dans ces nouvelles d'abord parues dans la presse, Dino Buzzati, l'auteur du Désert des Tartares et du K, renoue avec l'art du fantastique dont il est un maître incontesté, mêlant l'étrange et l'absurde avec brio. " C'est de là que pour nous naît l'inquiétude de ces Nouvelles inquiètes : s'apercevoir que le monde n'est pas exactement ce que nous pensions qu'il était, que le rêve a une puissance insoupçonnée, que la frontière que nous considérions infranchissable entre la vie et la mort est poreuse, que le diable existe mais qu'il n'est pas celui que l'on croit, que les hommes que nous donne à voir Buzzati sont bien nos semblables. Qu'on y prenne garde : l'inquiétude n'est pas la peur, encore moins l'horreur ; elle est quelque chose d'infimement (et d'infiniment) dérangeant mais qui n'empêche pas le sourire. " Delphine Gachet

  • " Ici, l'imagination sert l'improbable, et le sens de la vie se fait insaisissable, comme le temps qui passe. Mais avec un charme indéniable, presque envoûtant. " Le Figaro
    Dans ses nouvelles, dès la première phrase, Dino Buzzati ménage l'art du suspense et invite à le suivre, à découvrir des situations, des personnages forcément moins ordinaires qu'ils n'y paraissent a priori. Autant d'appels à la lecture... Tirées de différents volumes publiés en Italie du vivant de l'auteur, ces nouvelles couvrent une période de plus de vingt-cinq ans, de 1942 à 1968. On retrouvera dans les premières l'Afrique, que Buzzati connut durant la Seconde Guerre mondiale comme correspondant de guerre et envoyé spécial. Les textes plus tardifs sont d'une tonalité très différente : citons " L'autre Venise ", qui dévoile une Venise inhabituelle que seul révèle le crépuscule. Mais le lecteur reconnaîtra aussi des thèmes qui ont hanté Buzzati tout au long de sa vie, de son oeuvre - le mystère, la mort et la figure de l'écrivain au travail - et qui nous livrent quelque chose de l'homme et de l'auteur.

  • " L'oeuvre de Buzzati est un perpétuel sortilège, un merveilleux exercice de prestidigitation littéraire. " André Clavel
    Un dragon qui terrorise un village de montagnards, un grand chef d'orchestre aux prises avec un groupe terroriste, une mystérieuse peste qui décime des automobiles... Dans ces vingt-quatre nouvelles, Dino Buzzati mêle l'étrange au quotidien, l'humour à l'angoisse et, avec la subtile causticité dont il a le secret, nous offre une peinture délicieusement acerbe de la nature humaine. On trouvera dans ce volume toute la panoplie des rêveries, spéculations, obsessions et autres chimères qui ont hanté l'existence du génial auteur du Désert des Tartares et d'Un amour et qui donnent à son oeuvre son caractère si particulier.

  • " Nombre des nouvelles rassemblées dans ce volume sont du meilleur Buzzati. " Le Monde
    Si, au centre de l'oeuvre de Dino Buzzati, se trouve l'Homme, avec ses angoisses, ses incertitudes, ses peurs, son univers est aussi peuplé d'animaux qui peuvent l'aider, l'éclairer, mais aussi lui mener la vie dure. Dans ce recueil d'articles et de nouvelles, les animaux sont même les acteurs principaux. En compagnie de ces personnages d'un genre particulier, Buzzati nous entraîne dans un monde en tout point semblable au nôtre mais où, pourtant, une fêlure, infime et dérangeante, nous fait pénétrer la dimension mystérieuse de l'existence.

  • " D'un genre à l'autre, de la longue distance à la forme brève, l'oeuvre de Buzzati est un perpétuel sortilège, un merveilleux exercice de prestidigitation littéraire. " L'Express.
    Pendant près de vingt ans, de 1944 à 1962, Dino Buzzati a tenu un journal. Un étrange journal en réalité, où, loin de se borner à l'évocation d'anecdotes concrètes et quotidiennes, l'auteur se saisit de la réalité pour en donner une version fantastique, en faire le point de départ d'une réflexion ou d'une dénonciation, la transformer en conte ou en parabole. En partant bien souvent d'une situation banale, vue ou vécue, comme une file d'attente à un guichet, une soirée mondaine ou une halte dans les toilettes d'un hôtel, il l'inscrit dans son monde intérieur, l'associe à ses thèmes fondamentaux, à ses obsessions et angoisses.Avec ces carnets, très personnels à défaut d'être vraiment intimes, où se côtoient le burlesque et le tragique, l'auteur du Désert des Tartares offre une grande leçon de littérature.

  • De l'Italie au Japon en passant par l'Afrique, des batailles navales de la Seconde Guerre mondiale aux premières missions spatiales et à la Biennale de Venise, de Jean XXIII à Marilyn Monroe et Albert Camus, de faits divers en contes fantaisistes, Dino Buzzati nous convie à revisiter dans un foisonnement d'articles ce XXe siècle qui fut le sien. Tour à tour correspondant de guerre, envoyé spécial, chroniqueur, journaliste sportif ou critique d'art, il collabora plus de quarante ans avec le Corriere della Sera. " Les plus grands reportages de l'auteur du Désert des Tartares sont réunis en un volume. Étourdissant. " Le Figaro

  • " J'écris avec un crayon. Un vieux bout de crayon, trouvé dans une vieille boîte, par hasard. Je l'ai taillé et sur le peu de papier blanc qui me reste ce soir, j'écris. " Dino Buzzati
    Avec un vieux bout de crayon ou autre chose, sur des feuilles de papier blanc ou non, pendant plus de vingt ans, Dino Buzzati tint une manière de journal. Singulier journal, composé aussi bien de choses vues que de saynètes ou de récits courts, proches de la nouvelle, où constamment au-delà de l'événement, l'instantané apparaît transfiguré. Jamais Buzzati n'exprima dans une forme aussi concise et dure le combat quotidien qu'il mena contre ses chimères, la fuite du temps, l'absurdité de la condition humaine, la vanité et, peut-être par-dessus tout, la hantise de vieillir et de la solitude. Une sorte de bréviaire de vie.

  • " Buzzati, plutôt que de dire "je', donne les noms les plus divers au personnage de cet homme qui doit mourir, mais c'est seulement parce qu'il ne perd jamais cet instinct qui lui fait tout transformer en fable, y compris les événements dont il est lui-même le principal protagoniste. " Guido Piovene
    C'est dans son village natal, près de Belluno, que Dino Buzzati, atteint d'un cancer, va passer les derniers mois de sa vie. Conscient que l'échéance fatale est proche, il écrit alors une série de textes courts qui marquent l'aboutissement de ses réflexions majeures. La métaphore de la vie militaire, vers laquelle il revient ici après son célèbre Désert des Tartares, est le moyen pour le grand écrivain italien de se pencher sur les thèmes du sacrifice, de l'obéissance, de la fatalité, de la grandeur, de la vacuité... Derrière l'apparente retenue, l'impassibilité à la fois inquiétante et ironique de ces récits, l'émotion est tangible. On veut bien croire Buzzati lorsqu'il déclare que son " régiment " est prêt à partir. C'est l'" avis de départ " d'un voyageur immobile. Un recueil de nouvelles qui apparaît comme l'apothéose d'une oeuvre tout entière vouée au mystère de la vie... et de la mort.

  • " Bàrnabo des montagnes est un récit âpre et nu, qui garde la simplicité des mythes grecs, leur austérité farouche et leur prophétique gravité. " Marcel Brion.
    Chargé de veiller sur une poudrière, Bàrnabo n'est pas parvenu à empêcher des bandits de s'emparer de munitions... Il est donc exclu du corps d'élite des gardes forestiers. Cinq ans durant, il travaillera dans la plaine avec la nostalgie de la montagne. Il finira par y retourner pour veiller sur la poudrière pourtant désormais abandonnée et, lorsque les bandits reviendront, il renoncera, le doigt sur la gâchette, à les abattre.Le Secret du Bosco Vecchio, qui suit ici Bàrnabo des montagnes, est un récit " écolo " avant la lettre : c'est une fable qui dit l'enchantement devant la nature mais aussi la force corrosive du temps qui dévore tout, les éléments comme les hommes. Du Buzzati à l'état pur !

  • Pendant l'été 1965, Dino Buzzati, parti à la recherche de l'Italie mystérieuse pour le grand journal
    Corriere della Sera, en ramenait une série de croquis pris sur le vif qui venaient, fort curieusement, agrandir le monde fantastique et magique auquel l'auteur du
    Désert des Tartares, désormais parvenu à la gloire, avait jusqu'alors habitué ses lecteurs.
    De la misérable Mélinda, sorcière contre son gré, au fascinant docteur Rol, inspirateur de Fellini, en passant par l'amiral en retraite Aloisi, qui trompe l'ennui de ses vieux jours en appliquant à la lévitation d'objets familiers les recettes secrètes grâce auxquelles il a jadis tenu la flotte anglaise en respect, c'est toute une galerie de magiciennes au petit pied, de rebouteux illuminés, de jeteurs de sorts analphabètes, de prophétesses en mal de sainteté qui défile et délire le plus sérieusement du monde et dont - grâce au talent et à l'humour glacé de Buzzati - les trucs les plus minables prennent soudain une ampleur, une grandeur insoupçonnées.
    C'est sans doute là que réside le vrai miracle, le seul miracle de ce recueil qui se déguste - de l'affreuse aventure de l'enfant exutoire de la folle histoire du caramel ensorcelé - avec ravissement.

  • Le k - ne

    Dino Buzzati

    "Comme son fils insistait, il alla prendre sa longue-vue et scruta la surface de la mer, en direction du sillage. Stefano le vit pâlir. - Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu fais cette figure-là, dis, papa ? - Oh ! si seulement je ne t'avais pas écouté, s'écria le capitaine. Je vais me faire bien du souci pour toi, maintenant. Ce que tu vois émerger de l'eau et qui nous suit n'est pas une chose, mais bel et bien un K." "Le défunt par erreur", "Un amour trouble", "Le secret de l'écrivain", "Le veston ensorcelé", "Suicide au parc", "Jeune fille qui tombe... tombe", "Le magicien", "Le chien vide", "Petites histoires du soir", "Ubiquité", "Les bosses dans le jardin", "Petite Circé", "Dix-huitième trou", "Douce nuit"... Chacune des cinquante-deux nouvelles de ce recueil est frappée du sceau du merveilleux, du même poignant fantastique. Dino Buzzati possède, à un degré suprême, cette rare vertu de ne pas refuser l'humour à la conscience et à la présence de la mort... Buzzati est l'un des plus grands écrivains de notre temps.

  • Young Giovanni Drogo arrives at the bleak border area of the Tartar Steppe where he is to take a short assignment at Fort Bastiani, an encampment manned by veteran soldiers who have grown old without seeing a trace of the enemy. As his length of service stretches from months into years, he continues to wait patiently for the enemy to advance across the desert. Despite, or because of, the fact that they tell him he is perfectly free to leave, he waits for one great and glorious endeavour.

    Internationally acclaimed since its publication in 1945, The Tartar Steppe is a provocative and frightening tale of hope, longing and the terrible sorcery of the magnificent gesture.

  • Il a suffi d'un livre, Le Désert des Tartares, pour mettre Buzzati au rang des plus grands écrivains. Dans les contes qui composent L'Écroulement de la Baliverna, la même magie opère. On est pris sous un charme étrange, à la limite du plaisir et de l'angoisse. "Chacune de ces histoires est un saut périlleux, pardessus le vide, ou l'escalade d'une face lisse, à pic et sans prises", écrit Marcel Brion, de l'Académie française.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Dino Buzzati. "Le Rêve de l'escalier" rassemble vingt-cinq nouvelles fantastiques qui parlent de nos petites folies en tous genres: illusions, délires, fantasmes, cauchemars, obssessions, angoisses, absurdités,... Dans "Le Rêve de l'escalier", qui donne son titre au volume, un escalier se dérobe sous les pas d'un rêveur, dans "L'Épouse ailée", une comtesse docile mais mal mariée se voit pousser des ailes puis les perd en découvrant l'amour, dans "Crescendo", qui repose sur un procédé littéraire d'amplification, une femme reçoit la visite d'un souvenir, dans "Tic-tac" une étrange horloge annonce l'avenir, dans "L'aliénation" un homme constate qu'un autre a pris sa place, dans "Vergetures du temps" le passé et le présent se croisent dans une distorsion temporelle, dans "Les vieux clandestins" une paire de lunettes magique permet de voir ceux qui vont mourir, dans "Vieille auto" un homme ne parvient pas à se débarrasser de sa voiture, dans "Mosaïque" une galerie de tableaux juxtapose de petits éclats de destins en apparence sans rapport les uns avec les autres, dans "Petits mystères" quatre petits récits deviennent eux-mêmes très mystérieux, etc. Entre choses vues d'une réalité absurde et parfois inquiétante, imagination sans limite et douce ironie, l'auteur du "Désert des Tartares" excelle à nous entraîner dans les méandres sans fin du labyrinthe de la conscience.


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