• Coucou  ! Nous nous appelons Thomas, Noémie, Jade et Sam... Nous avons à peu près ton âge et nous aimerions partager avec toi des petites expériences de vie. Cela te permettra d'en parler avec les adultes qui s'occupent de toi, d'exprimer tes émotions, de raconter à ton tour ce que tu vis à l'école ou à la maison...
     
    «  Quand j'ai joué mon spectacle Les Chatouilles, j'ai rencontré beaucoup de personnes qui s'interrogeaient sur la manière de parler à leurs enfants de la violence, mais sans savoir comment faire. Cela m'a donné l'envie de créer, avec Mathieu Tucker, un ouvrage ludique et joyeux qui ouvre le dialogue entre les petits et les grands.  » 
    L'autrice  : Andréa Bescond
    Danseuse, comédienne, scénariste et réalisatrice, Andréa Bescond mène une carrière artistique aussi brillante qu'éclectique. Après avoir collaboré avec les meilleurs chorégraphes et dansé sur de nombreuses scènes, elle fait ses premiers pas au théâtre en 2009 avec  Les 39 marches. En 2014, elle écrit  Les Chatouilles ou la danse de la colère, mise en scène par Eric Métayer. La pièce reçoit  plusieurs prix prestigieux dont le Molière 2016 du «  Seul/e en scène  ». Cette pièce, qui raconte les violences sexuelles qu'elle a subies enfant, est adaptée au cinéma par elle et Eric Métayer en 2018 (César de la meilleure adaptation 2019). Depuis qu'elle est sortie du silence lié à ce traumatisme, Andréa se bat pour faire entendre la voix des plus fragiles et lutter contre les violences faites aux enfants. «  Et si on se parlait  ?  » est le premier livre qu'elle leur adresse directement.
    L'illustrateur  : Mathieu Tucker
    Illustrateur, graphiste et directeur artistique, Mathieu Tucker est diplômé de l'école des Arts décoratifs de Paris.

  • On l'appelait l'Américain. Après le Débarquement, il avait rencontré ma mère lors d'un bal donné à Rouen, en l'honneur des libérateurs. Et il s'était fixé en Normandie. Il me battait beaucoup. Il battait, surtout, beaucoup maman. C'est pourquoi j'ai passé mon enfance à vouloir le tuer. Ma haine contre lui ravagea tout en moi, ma lucidité et mon humanité. Jusqu'à sa mort. Mais jamais je n'oublierai le sourire souffrant qu'il traînait partout et qui, aujourd'hui encore, me fend le coeur.
    Franz-Olivier Giesbert.

  • Une recherche participative pour penser les effets de la violence conjugale et sociale, sur les femmes et sur leurs enfants, et les pratiques d'accompagnement social qui favorisent à la fois une écoute de ces enfants ainsi que la restauration personnelle et parentale des adultes.

    L'originalité de cette recherche-action est d'aborder la violence conjugale et sociale, du point de vue des professionnelles qui partagent le quotidien des femmes et de leurs enfants dans un centre d'accueil. Par la description vivante et l'analyse de situations concrètes, l'ouvrage est à la fois un saisi « sur le vif », et une réflexion en profondeur sur l'accompagnement professionnel. Les auteurs portent l'attention sur des dimensions insuffisamment pensées dans ces situations : l'impact des diverses violences sur les femmes en tant que mères et la souffrance des enfants.

  • Dans une belle écriture, où se conjuguent savoir et expérience, psychanalyse et littérature, Laura Pigozzi mène une analyse rigoureuse sur les dégâts que provoquent l'évolution de la famille contemporaine et la place accordée à la mère exemplaire.

    Elle analyse et met en cause les nouvelles coutumes affectives et relationnelles au sein de la famille, où le besoin de dépendance, poussé à l'extrême, pervertit toute relation. Déclinant les diverses formes sous lesquelles cette dépendance s'exprime, elle décrit avec minutie ce qu'elle appelle les « familles claustrophiles » où ce qui prévaut c'est l'amour tourné vers l'espace clos de la famille au détriment de la rencontre et de l'ouverture. Dans ces temps incertains, promouvoir la famille comme l'ultime refuge entretient une attitude de peur vis-à-vis de l'étranger qui a des conséquences sur les plans social et politique.

    « J'ai écrit ce livre pour les enfants qui ont le besoin biologique, psychique et éthique de survivre au trop d'amour des parents. » L. P.

  • Notre monde connaît une transformation aussi radicale que rapide où les nouvelles règles du jeu n'ont pas encore eu le temps d'être appliquées qu'elles sont déjà désuètes. La peur s'installe, la confiance se défait, le chacun pour soi règne dans une violence lancinante qui gangrène tout le corps social. Que dire des violences qui touchent des catégories importantes de populations marginalisées ou vulnérables, comme les enfants et les adolescents par exemple, qu'elles en soient auteurs ou victimes ? Par ailleurs la colère active des mouvements sociaux, parfois violents, n'est-elle pas au service d'une sorte de construction d'un vouloir être ensemble ? Et la violence, dite fondamentale, mais probablement fondatrice, participe aussi de la structuration du sujet. N'est-elle pas alors au service d'une survie psychique ?

    Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours et médiations.

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    Quels sont les effets de la violence subie par les victimes ? Sont-ils différents selon leur âge, leur environnement, leur parcours de vie ? Quels sont les mécanismes qui permettent au sujet d'être résilient - au sens où l'entendent Boris Cyrulnik et Michel Manciaux qui ont contribué à diffuser ce concept en France et à montrer son importance -, c'est-à-dire à résister et à poursuivre son développement après avoir rencontré un ou plusieurs événements potentiellement traumatiques ?

    Les auteurs mettent en évidence que la violence subie s'inscrit non seulement au niveau intrapsychique, mais également au niveau neurobiologique et cérébral. Chaque être humain possède à ce niveau un codage lié aux transmissions intergénérationnelles dont il a hérité, qui vont le rendre plus fragile ou plus résilient face aux nouveaux traumatismes qu'il rencontrera durant son existence.

    Tout au long de cet ouvrage, sont abordés, tant pour l'enfant, l'adolescent que l'adulte, les dispositifs de prévention nécessaires pour évaluer l'impact de la violence subie, remédier à ses conséquences négatives et éviter les rechutes.

    Mise en vente le 11 juin 2015.

     

  • Hiscoutine, 1370

    Le bourreau Louis Ruest et sa jeune épouse Jehanne d'Augignac se sont installés dans leur existence de couple marié et s'efforcent, autant que possible, de s'y habituer. Si le partage de leur lit se fait aussi aisément que celui de leur toit, le partage d'idées et d'émois est pour sa part ainsi dire inexistant. Les communications de Louis s'en tiennent au strict minimum. Il s'absente des jours durant pour se vouer à toutes sortes de travaux. Et Jehanne, emprisonnée par son statut de maîtresse de maison, souffre en silence de cette incompréhension mutuelle, car elle aime son époux de tout son être, ne souhaitant que son bonheur qui est aussi le sien.

    Or, voilà qu'avec la période des nombreuses festivités hivernales survient une série d'événements dont le dessein semble être de mettre la solidité de leur union à rude épreuve. En outre, l'arrivée dans leur domaine d'une personne que nul n'attendait donne le signal au dévoilement d'aveux qui risquent de fissurer une cellule familiale déjà fragile.

    Louis s'instituera alors en juge de qui dépendra le sort des siens. Choisira-t-il l'option qu'il connaît si bien, soit celle de repousser leur amour, de les faire condamner, de leur donner la mort et, ainsi de se condamner lui-même au néant, ou sera-t-il prêt à pardonner, à naître vraiment, pour vivre enfin? La réponse viendra par l'aveu bouleversant d'un secret longuement gardé, dans lequel réside pour Louis un terrifiant remède possédant le pouvoir soit de le guérir soit de le tuer.

  • Martine Bodénant est éducatrice spécialisée. Elle a exercé durant une trentaine d'années dans un centre d'accueil d'urgence pour mères et enfants en crise conjugale et familiale.

    Dans un récit à la première personne, elle raconte comment elle et son équipe ont répondu par leur travail éducatif aux questions posées par la violence au quotidien. En se tenant au plus près de son vécu de professionnelle, de ses doutes, de ses erreurs et prises de conscience, elle témoigne de son métier et de ses engagements syndical et féministe.

    Elle inscrit son cheminement dans les logiques et les contradictions institutionnelles particulières, mais aussi dans un contexte politique, social et idéologique où la question de la violence conjugale et donc des relations hommes/femmes mobilisent fortement la société civile.

    En rendant hommage au travail en équipe et aux femmes, enfants, hommes, qui, loin de se réduire à leurs difficultés, lui ont permis de grandir psychiquement, elle montre combien la part subjective - idéaux, pensées, croyances - est présente dans la relation éducative et comment les instances de parole - analyse de pratique, supervision - permettent de donner du sens à sa pratique professionnelle et de construire des projets au plus près des besoins et des désirs des publics accueillis.

  • Le présent ouvrage aborde la violence familiale et conjugale en milieu autochtone dans ses dimensions systémique et historique, essentielles à la compréhension de ce phénomène si étroitement lié aux effets dévastateurs de la colonisation et des politiques assimilatrices réservées aux Autochtones du Canada. La désorganisation des structures familiales traditionnelles, les multiples traumatismes - notamment ceux engendrés par le régime des pensionnats - et le cumul de problèmes socioéconomiques illustrent la complexité du contexte dans lequel cette violence s'inscrit et se reproduit, tant dans les communautés autochtones qu'en milieu urbain.

    Structuré autour de 33 témoignages d'hommes des Premières Nations et inuits, cet ouvrage est novateur en matière d'études sur la violence conjugale au Québec - dont le point de vue masculin, fondamental, est en quelque sorte l'«angle mort». Dans des entretiens d'une rare authenticité, ces hommes se livrent en toute humilité. Ils dévoilent à la fois d'immenses souffrances et des aspects peu glorieux de leur vie. En dépit de la dure réalité qu'ils décrivent, leurs propos nous aident à mieux comprendre comment les séquelles du passé continuent d'affecter la vie de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants autochtones. Surtout, cette libération de la parole se double d'une volonté réelle d'aller de l'avant et de retrouver la confiance et l'harmonie au sein de leur couple, de leur famille et de leur communauté. C'est cet espoir que révèlent cinq parcours inspirants d'hommes qui, tout en surmontant la honte et la culpabilité, ont entamé un processus de guérison qui leur a permis de rompre avec la violence.

  • « Quand je la vis, ce fut comme un éclair. Mon coeur s'emballa, ma respiration s'accéléra. J'eus la sensation que je ne pourrais plus jamais détourner mes yeux d'elle. Mon Dieu, mais que m'arrivait-il !? ».
    Ce jour-là, de retour au château familial pour les fêtes de Noël de 1899, Jérôme de Morlonais vient de poser ses yeux sur une femme de sa famille. Il ne le sait pas encore, mais cela va bouleverser sa vie. Ses sentiments troubles contre lesquels il tente de lutter, deviendront bien vite insurmontables et l'emmèneront, peu à peu, sur un chemin qu'il n'avait jamais envisagé : celui de l'émancipation.
    Morale et amour interdit, devoir et liberté, raison et pulsion... Pris au piège entre la violence de son père et sa passion incestueuse, ce jeune homme de quinze ans devra s'affranchir des principes de la société noble de la Belle Époque et s'émanciper de sa famille, pour pouvoir se révéler à lui-même et vivre sa vie comme il l'entend.

  • Dans le but de fuir la maltraitance d'un père démoniaque et dénaturé, Émile
    s'enfuit de la maison paternelle à l'âge de quinze ans, entraînant avec lui
    son frère jumeau, Richard. Conscient qu'il abandonne ainsi sa mère et ses
    soeurs en enfer, il leur fait la promesse de revenir un jour les sortir de cette monstrueuse prison. Des années plus tard, il verra cet engagement refaire surface. Son affection envers les siens le portera sans hésiter à leur secours. C'est alors que les fantômes du passé ressurgiront et que les douleurs de son enfance reviendront le hanter.

    Aidé du curé de la paroisse, Émile fera tout pour qu'enfin éclate la vérité sur la cruauté abominable de son père, souhaitant du même coup le faire incarcérer. Mais toute rébellion a un prix. Émile devra-t-il sacrifier son amour pour Joséphine, ainsi que ses rêves?

    Dans cette saga où se nouent les amours et les amitiés, plane l'ombre de la
    justice. Esther, jeune et brillante criminaliste, utilisera son immense talent pour défendre Émile dans une cause perdue d'avance, espérant freiner sa longue descente aux enfers. Invoquant les circonstances atténuantes qui ont conduit le jeune homme à un geste irrémédiable, elle tentera de convaincre le jury que son client est une victime et non un coupable. Mais pour sa part, l'habile procureur de la Couronne n'aura aucune indulgence pour ce genre de crime.

    Sous le couvert de la honte, quels douloureux secrets ces vies brisées cachent-elles? Ont-ils plus de prix que la liberté d'un homme?

  • Après une série sans fin de tragédies survenues depuis son adolescence, Marie-Paule McInnis subit en 1996 une épreuve que peu d'êtres humains ont connue, c'est-à-dire la mort de ses deux fils, assassinés par leur père, lequel s'est ensuite suicidé. Bien décidée à s'en sortir, madame McInnis se donne trois objectifs qui deviendront autant de raisons de continuer à vivre : étudier à l'université, écrire son histoire et surtout faire inhumer de nouveau ses enfants loin de leur père, afin qu'elle puisse se recueillir en paix sur leur tombe.

  • Il aura fallu cinq ans avant qu'Élisa T. ne se décide à nous servir le reste de sa vie. Violentée et abusée physiquement par sa mère et le concubin de cette dernière pendant seize ans, cette seconde enfant, d'une famille de dix, sera retirée in extremis de sa famille grâce à l'intervention efficace de son directeur d'école.

    Après une difficile période d'adaptation dans des foyers d'accueil, la courageuse adolescente découvrira peu à peu le monde extérieur. Élisa quittera tôt l'école pour se trouver un premier travail dans un restaurant. Toutefois, elle n'oublie pas son passé, et aidera quelques frères et soeurs, restés dans ce qu'elle appelle «l'enfer», à quitter cette maison «maudite».

    Elle trouvera son «prince charmant», elle enfantera d'une première fille dans l'ignorance et la solitude et, enfin, se mariera pour prouver à sa mère qu'elle avait tort de lui prédire qu'aucun homme ne voudrait jamais d'elle.

    Afin de se vider le coeur une fois pour toutes, elle se met tranquillement à la rédaction de son journal intime qui raconte avec force détails ses seize années d'enfant abusée. Élisa, par ses deux écrits sincères, demeure un exemple vivant de courage pour tous.

  • La mal-aimée

    Elisa T.

    Faute de pouvoir tout effacer, les enfants violentés, une fois adultes, peuvent-ils aspirer normalement à être heureux? Leur carte du ciel est-elle à ce point immuable?

    Après Des fleurs sur la neige et Un noeud dans le coeur, Élisa va plus loin. Elle nous demande de la suivre dans sa vie d'adulte pour mieux nous faire voir jusqu'où une enfance malheureuse peut être dommageable psychologiquement pour la victime.


    Dans La Mal-aimée, l'auteure nous ouvre toutes grandes les pages de son journal intime et nous fait palper, en quelque sorte, sa difficile recherche d'affection. «J'ai mal à l'amour» dira celle que le bonheur a oubliée.


    À un moment de sa vie, Élisa T. découvre le livre Ces femmes qui aiment trop de Robin Norwood et s'y reconnaît de pied en cap. C'est après cette prise de conscience sur elle-même qu'elle écrira: «J'avais choisi pour compagnon de vie la réplique exacte d'Arthur. Arthur qui a gâché mon enfance, Arthur qui représente tout ce que je déteste, Arthur dont jusque-là je n'avais jamais pu comprendre comment ma mère avait pu le choisir et même ensuite l'épouser. Et pourtant, comme une véritable malédiction, j'avais inconsciemment refait le choix de ma mère.»

    Un peu après la parution de ce troisième livre, Élisa T. s'inscrira à des séances de thérapie afin de se libérer totalement de cette emprise que le passé semble avoir sur elle.

  • Dans ce second tome d'une série, Le Maître des peines, qui en comptera trois, Louis Ruest, toujours exécuteur de la cité de Caen, découvre que sa vengeance contre son père, enfin assouvie, ne lui apporte pas la paix qu'il avait tant espérée. Au contraire, elle le laisse avec une impression de vide et une existence qui, selon lui, n'a plus aucun sens.

    Il est toutefois loin de se douter que son élan destructeur est sur le point d'avoir des répercussions qui se feront sentir jusqu'aux trônes de deux rois. Sa réputation a fait de lui un personnage diabolique digne des fables et il est devenu un instrument convoité des puissants. Ainsi, Louis est-il invité à la cour du roi de Navarre et promis à un brillant avenir pour un roturier, ce qui aura pour conséquence d'éveiller jalousies et intrigues de cour.

    Pourtant, celui qu'on appelle « monstre » demeure suffisamment humain pour susciter aussi l'amour, depuis celui d'une veuve de haut rang jusqu'à celui d'une servante. Mais c'est l'amour pur d'une enfant, Jehanne, qui est destiné à lui donner un nouveau jardin et à changer sa vie.

    Et c'est ainsi qu'en compagnie des personnages attachants d'une nouvelle famille, et après avoir tant côtoyé la mort, Louis entreprend sa lente remontée parmi les vivants.

  • Paris, 1340. À sept ans, Louis Ruest, fils unique de l'un des boulangers les plus estimés de cette ville florissante, travaille avec beaucoup d'acharnement afin de pouvoir réaliser sa plus grande ambition, celle de devenir à son tour l'un des meilleurs boulangers de sa profession. Tourmenté et assoiffé d'amour, s'il s'efforce de faire ses preuves en dépit de ses écarts de conduite, Louis est surtout désireux d'être apprécié par Firmin, son père, qui s'obstine malheureusement à ne voir en lui qu'un indigne successeur.

    Dans un Royaume de France pris en tenaille, au Nord par les débuts de la Guerre de cent ans, au Midi par des navires qui accostent silencieusement en amenant avec eux le bacille de la peste noire, qui s'apprête à provoquer la pire épidémie de l'histoire occidentale, c'est pourtant par l'oeuvre d'un seul homme, celle de son propre paternel, que la mort sans pitié se présente à Louis. Heureusement, un moine le sauvera in extremis et le ramènera au monastère de Saint-Germain-des-Prés afin d'y être soigné. Après une longue convalescence, le jeune homme prend d'abord goût à cet environnement serein et songe à prononcer ses voeux. Or, dans ces lieux pourtant paisibles, un désir sournois et implacable s'insinue lentement en lui, celui de retrouver son père et de lui faire payer chacun des coups que sa mère Adélie et lui ont reçus, chacun des mots cruels qu'il leur a lancés. Survivre et se venger devient alors la règle, et ce, même si pour retrouver son père, il devra renoncer à son âme. C'est ainsi qu'un destin hors du commun l'amènera à devenir l'un des exécuteurs les plus redoutés du Royaume, un redoutable fonctionnaire de la justice humaine.

  • Vingt ans d'abus physiques et moraux, racontés avec émotions dans ses trois premiers livres entre 1985 et 1996, ont laissé Élisa T. démolie dans sa vie sociale, amoureuse et affective; jusqu'à ce qu'elle se décide enfin à porter plainte contre ses agresseurs en 2005. Pour que justice de fasse!

    Ainsi, grâce à l'appui d'un frère et d'une soeur qui ont, eux, décidé d'avouer l'inavouable, elle rencontrera de nombreux professionnels qui l'épauleront durant un long et douloureux processus judiciaire qui durera près de cinq ans. Au terme de tout ceci, en 2009, sa mère et son conjoint seront accusés, jugés coupables et sentenciés, bouclant ainsi la boucle commencée dès la naissance d'Élisa. La justice déclarait ainsi haut et fort que des parents n'ont pas tous les droits et que nul n'est intouchable.

    Et comme la vie suit invariablement son cours, pendant ces années tumultueuses, les enfants, parents, confrères et consoeurs de travail, amies et amoureux d'Élisa croiseront son chemin, parfois brièvement, d'autre fois pour une plus longue période, mais tous de façon indélébile. Car l'existence est ainsi faite...

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