• Si Charles Melman a jugé bon de travailler la clinique de la névrose obsessionnelle durant deux ans de séminaire, c'est qu'il la considère à la fois comme une clinique du passé et une clinique actuelle.

    Dans ses formes bénignes, on l'aperçoit à peine si l'on n'est pas un praticien averti. Par contre les formes graves sont très handicapantes, surtout socialement. Il y a dans cette pathologie de l'immuable, de la répétition, la culpabilité d'un meurtre que le patient aurait commis sans s'en apercevoir, sans parler de son impossibilité à réaliser ses voeux et son impuissance.

    L'étude très fine que fait Charles Melman dans le domaine de la linguistique et de la grammaire éclaire et élargit le travail de Freud à partir des carnets de l''Homme aux rats. Dans le texte allemand, il repère l'insistance de certaines lettres, propre à cette pathologie et met en évidence le travail de l'inconscient.

    Mise en vente le 27 août 2015.

    La névrose obsessionnelle
    Tome 1 : Le signifiant, la Lettre
    Tome 2 : Etudes des carnets de l'Homme aux rats de Freud (

  • Claude n'a plus de domicile. Il nous livre son quotidien précaire et la complexité de sa souffrance mais aussi sa rencontre avec Christine, éducatrice dans un accueil de jour. De cette relation va naître l'espoir de la reconstruction.

    Dans ce récit à la première personne, l'auteur se glisse alternativement dans la peau de Claude et dans celle de Christine. Il nous laisse découvrir le profond désespoir des personnes sans abri, toute la fragilité du travail social et les premiers temps de l'accompagnement de ces personnes en situation de grande précarité. L'accueil se doit alors d'être au ras de ce qui se vit lorsqu'on vit dehors.

  • L'inceste n'est pas une violence sexuelle comme les autres. Ses conséquences sur la sexualité adulte, la maternité et les processus de transmission sont maintenant connues : les victimes de ce traumatisme spécifique perdent toute confiance en elles, dans leur famille et dans la société. Accepter sa sexualité et celle du partenaire, choisir librement de devenir mère ou pas, être en sécurité avec ses enfants, sont autant de challenges qui demanderont du temps pour se réaliser. 

    Si les traces du traumatisme ne disparaissent jamais complétement, une écoute et un soutien respectueux de la parole et de la singularité de chacune pourront aider les victimes à faire émerger les parties vitales de leur moi et à retrouver leur liberté et leur dignité de femme.

    Cet ouvrage, qui s'appuie sur les résultats d'une recherche universitaire, permet de mieux comprendre le parcours des victimes, ce qui les a blessées, ce qui les a soutenues, tout au long de leurs vies. Il propose des perspectives d'accompagnement psychothérapique et de prévention en parentalité.

    L'association Docteurs Bru a pour mission d'accueillir des jeunes filles victimes d'inceste dans son établissement d'Agen et de développer des actions de recherche pour l'amélioration des prises en charge éducatives et thérapeutiques de ces situations de maltraitance.

  • Une galerie de portraits de malades et de nombreuses anecdotes dans lesquels les aidants et les soignants reconnaîtront forcément leurs proches mais, au-delà, un regard neuf, non médical, humain et drôle, sur la maladie et l'animation en EHPAD. Voici le récit d'une banquière devenue animatrice en EHPAD par hasard. Elle décrit sa découverte de la maladie d'Alzheimer à travers les animations qu'elle propose et qui, jour après jour, l'attachent à ces malades. Au fil des pages, se constituent les portraits attachants, souvent drôles et toujours émouvants d'hommes et de femmes qui, à mesure qu'ils perdent leurs capacités cognitives, gagnent, grâce à l'animation, en sincérité, en profondeur, en authenticité et parfois même en candeur...

  • L'incarcération d'un père ou d'une mère engendre une séparation brutale avec ses enfants qui se trouvent exposés à de nombreux risques liés à leur bien-être physique, émotionnel, psychologique et social. Elle rend problématique le maintien des liens enfants-parents et entraîne une limitation de l'exercice de la parentalité. Comment rester parent malgré la détention ? Cette difficile question est ici abordée du point de vue du droit, de la psychologie, de la sociologie.

    De la présentation de l'état du droit au recueil de la parole de parents en prison, cet ouvrage allie approches fondamentales et données issues d'une recherche de terrain qui permet de saisir au plus près la réalité et les problématiques spécifiques de la parentalité en prison. En contre-point, le témoignage d'une personne adulte, qui, pendant toute son enfance, a vu son père emprisonné, offre une plongée dans le vécu des relations enfant-parent détenu.

    Enfin, les auteurs proposent des points de repères pour penser et améliorer les pratiques professionnelles au regard des enjeux de l'accompagnement de la parentalité en prison qui constitue un véritable défi pour les institutions.

  • Quand commence le handicap ? Comment le définir autrement qu'avec les classifications conventionnelles ?  En philosophe, Anne-Lyse Chabert utilise sa propre expérience du handicap pour décrire la dynamique, véritable stratégie de la métamorphose, nécessaire au dépassement des contraintes du corps et de son environnement. Elle analyse ce phénomène de rééquilibrage propre au handicap, grâce à trois grilles de lecture liées aux concepts :

    - de normes de vie et ses dérivés normativité, normal/pathologique, santé, qui qualifient ce que l'individu mobilise pour atteindre une nouvelle forme de stabilité dans son espace corporel contraint par le handicap ;

    - d'affordance qui se réfère à l'utilisation des outils technologiques, interfaces pour favoriser la perception et l'action de l'individu sur son environnement

    - de capabilité, dérivé de l'économie, qui permet de décrire et d'évaluer la qualité de vie d'un individu en fonction de son contexte socio-économique et humain mais aussi des capacités qu'il peut y déployer

    Trois situations de vie différentes, celle d'un calligraphe devenu tétraplégique qui redéploie la même exigence d'expertise artistique après son accident, celle de jeunes aveugles qui apprennent à jouer au foot, ou encore celle d'une personne autiste qui a su retrouver une place dans la société, illustrent l'inventivité nécessaire pour transformer le handicap au fil des expériences de vie.

  • Face à l'allongement de la longévité et à l'entrée massive ces prochaines années des baby-boomers dans le grand âge, il est important d'améliorer les savoirs sur les dynamiques de vieillissement. C'est l'ambition de cet ouvrage, porté par des travaux internationaux réunissant sociologues et professionnels de soins. Il développe et enrichit la réflexion autour des expériences du vieillir à partir du concept de déprise. La déprise désigne un travail d'aménagement du parcours de vie qui s'appuie sur une série de tentatives de substitution d'activités ou de relations. Elle suppose une tension entre le sentiment des limites, corporelles et cognitives, et la volonté d'assurer une continuité identitaire mais aussi un désir de s'assurer une présence différente au monde.

    À contrecourant d'approches réductionnistes, âgistes et sexistes, qui ont construit une image négative du vieillissement, les auteurs, canadiens, français, allemands, suisses, rendent compte de ces « arts de faire » qui questionnent l'inscription des aînés dans le temps et l'espace, le rapport à soi et aux autres mais aussi les disparités sociales et genrées. Ce tour d'horizon montre bien la nécessité de considérer les spécificités socioculturelles et politiques dans l'analyse des différentes figures du vieillir.

    Ouvrage publié avec le soutien de la Fondation MUTAC, sous l'égide de la Fondation de l'Avenir.

  • La clinique témoigne de façon insistante et polymorphe de l'après-coup traumatique des massacres et génocides qui ont marqué le XXe siècle. La Shoah mais aussi les totalitarismes et enfin les guerres coloniales ont laissé des traces profondes de chaque côté de la Méditerranée. Il s'agit de prendre acte de crimes et de tortures qui pour certains restent encore déniés, sans pour autant fixer les sujets en souffrance dans une jouissance victimaire. Même si les témoignages resurgissent, il n'en reste pas moins que la transmission s'avère difficile, se heurtant à des déformations ou des silences de l'Histoire officielle. Ce qui n'a pu être reconnu et symbolisé revient alors dans la souffrance du symptôme, voire dans des productions délirantes qui témoignent bien souvent de morceaux d'histoires encryptées sur plusieurs générations. Patrick Chemla, psychiatre, chef de service, psychanalyste, Reims.

  • Cet ouvrage donne la parole aux patients psychotiques à partir d'une enquête en sciences sociales réalisée par des praticiens d'une équipe de santé mentale. Il offre un regard inédit sur le monde de la folie : des patients racontent leur maladie et leurs soins, et des psychiatres les découvrent autrement. Comment, et à partir de quoi, se forme l'expérience subjective de la maladie ? Quelles sont les diverses théories étiologiques auxquelles se réfèrent les patients ? Quelles sont les représentations qui interviennent dans l'adhésion aux soins et comment interviennent-elles ? Qu'est-ce qui fait qu'un patient devient moins étranger à un médecin ? Comment évaluer l'écart entre la maladie telle qu'elle est éprouvée par le malade dans son discours profane et la maladie décrite à travers le discours médical ? Les médecins accepteront-ils de s'éloigner de leurs références habituelles pour accéder aux modèles explicatifs de leurs patients ? La relation soignant-soigné peut-elle se conceptualiser comme une transaction entre les modèles de l'un et de l'autre comme cela a été tenté à propos du sida ? Cet ouvrage vivant et original devrait contribuer à modifier certaines représentations sociales des maladies mentales aussi bien chez les soignants que dans le grand public.

  • « Voici un livre qui nous parle de vie et de maladie,  d'obstacles, d'errances et de recherches, qui nous ouvre le domaine presque inépuisable et en grande partie inconnu des maladies rares d'origine génétique. Un livre qui nous conduit, avec l'objectivité de la médecine, l'éclairage des sciences humaines et une compréhension intime, tout près de ceux qui les vivent. Un livre passionnant, dynamique par sa philosophie, bouleversant par ce que nous y découvrons. (...)

    L'objectif de ce travail est à la fois scientifique et éthique. Il fallait pour cela prendre tout ce que donnent le savoir médical et l'expérience vécue des malades, et l'unifier en les faisant interagir. (...) Nous allons apprendre ainsi ce qu'est la rareté en matière de maladie, et ce qu'est dans la réalité un « malade rare ». Un étrange objet à l'histoire construite par des individus isolés, malades, familles, perdus mais tenaces. Ils auront longuement vécu le heurt entre leur conviction et le doute médical, entre la certitude d'être atteint d'une maladie, et l'ignorance qui s'ignore et celle qui se reconnaît. C'est ainsi que la grande question de la reconnaissance traverse tout cet ouvrage.

    Le livre de Marie-Hélène Boucand paraît à l'heure où les maladies rares font l'objet d'une nouvelle visibilité. » Armelle Debru

  • L'aiguille

    Arrigo Lessana

    Les chirurgiens pourraient être des gens dangereux, des assassins en puissance : il faut être un peu fou pour faire ce métier ; un grain de plus, et la scène bascule. Leurs mains se confrontent à cette particularité : le même geste peut guérir, il peut tuer aussi. Ainsi les chirurgiens suscitent-ils un sentiment où la défiance - car leurs décisions leur appartiennent ; stratégiques, dangereuses, elles commandent à leurs mains - se mêle à l'admiration - car leur expérience est unique, ils connaissent le secret de la scène de l'intérieur, sous l'enveloppe de la peau, lieu de fantasmes, d'élaborations imaginaires..

    Ouvrir le coeur, coudre, recoudre, réparer...
    Acteur et témoin de premier plan, Arrigo Lessana nous plonge dans son aventure personnelle de chirurgien, à travers une réflexion sur l'expérience médicale et l'invention, nouée au fil de l'expérience quotidienne de la vie. Un texte où l'émotion et la science, le corps et l'écriture se lient naturellement.

  • Ce livre tire son inspiration de la rubrique Scènes de la vie psychiatrique ordinaire que l'auteur anime depuis la création du JFP : croquis de situations prises sur le vif où aussi bien les praticiens que les divers intervenants en psychiatrie, voire tout un chacun, se retrouvent à des niveaux de lecture différents. En effet, les professionnels y reconnaissent une clinique vécue par-delà les cadres nosographiques qu'ils y repèrent, les sujets en scène se côtoient et se sollicitent les uns les autres, avec la surprise d'être inscrits dans une logique que nous appelons, depuis l'enseignement de Jacques Lacan, la logique du signifiant. Les profanes, quant à eux, y expérimentent, avec une vision congruente à celle des professionnels, que la clinique est inséparable de la société dans laquelle nous vivons et même qu'elle s'y constitue. Une approche amusée, dans sa forme et son ambition, d'un univers profondément délicat où évolue cet être bizarre à la fois unique et extrêmement répandu qu'on appelle l'être parlant.
    Nicole Anquetil, psychiatre, ex-psychiatre des hôpitaux (Paris).
    Laurence Teboul, diplômée de l'ENSBA à Paris et DNSAP en 1997, prix Pierre Cardin de gravure en 1998, expose à Paris et au Japon.

  • Réédition en un volume de trois oeuvres de Patrice Desbiens : «Poèmes anglais», «Le pays de personne» et «La fissure de la fiction».

    Ces trois titres marquants retracent l'évolution du poète au tournant décisif des années 80 et 90.

    «Poème anglais», paru en 1988, marque la fin de la période où Desbiens vivait et écrivait à Sudbury. Ce recueil marque un point de rupture dans sa relation aigre-douce avec le milieu où s´étaient définitivement révélées sa vocation et sa problématique de poète. Il y intériorise on ne peut plus profondément la condition du francophone minoritaire et la solitude de poète dans une société banalement marchande qui n´a que faire de lui.

    «Le pays de personne», paru en 1995, a été écrit à Québec, où Desbiens a vécu de 1988 à 1991 et aussi au début des années 70. Parue à l´origine dans Un pépin de pomme sur un poêle à bois (où elle côtoyait ce dernier recueil ainsi que Grosse guitare rouge), cette oeuvre est celle où son malaise personnel rejoint le malaise collectif québécois tout aussi étroitement que le malaise franco-ontarien. L´amour, l´espoir, la poésie n´y ont pas plus facilement droit de cité.

    «La fissure de la fiction», parue en 1997, peut être considérée comme la première grande oeuvre de sa période montréalaise. Sa voix devient plus narrative pour relater une aliénation toujours aussi terriblement familière, incarnée dans le réalisme hallucinatoire d´une quotidienneté cauchemardesque. Le poète aspire au roman, mais se heurte contre l´inéluctabilité de la poésie qui le voue à la solitude, sans pays, sans amour, sans amarre.

    L´ouvrage est précédé d´une préface de Jean Marc Larivière, cinéaste et ami de l´auteur, qui fournit une synthèse fort adroite de l´ensemble de son parcours et de ses publications. Riche en balises interprétatives, cette préface est une excellente introduction à l´oeuvre de Desbiens. En postface, on trouvera des extraits de la critique et une biobibliographie détaillée.

    L'ouvrage paraît dans la collection Bibliothèque canadienne française.

  • S'appuyant des faits historiques, l'auteur tente de décrire leur mode de vie comme nation composée d'individus qui, tout en demeurant Métis, envisagent l'extraordinaire aventure de la vie moderne.

  • « La rencontre avec ce paradoxe qu'est la personne schizophrène est toujours bouleversante, elle nous stupéfie et nous trouble ; elle nous confronte à la grande question psychiatrique et humaine : qui est cette personne ? Comment entrer en contact avec elle ? Comment modifier, en l'apprenant d'elle, ses vécus et ses comportements mais aussi les nôtres ? Est-il possible que la schizophrénie soit uniquement une maladie au sens médical du terme, qu'elle soit assimilable aux maladies psycho-organiques du système nerveux, à l'épilepsie, à la maladie d'Alzheimer, c'est-à-dire à ces troubles qui, même si on les considère dans leur dimension biographique globale, sont toujours étudiés sous leurs aspects transpersonnels ? Ou bien faut-il au contraire considérer que le mal apparaît et finit dans la personne elle-même, dans sa façon d'être au monde sur ce mode d'existence tragique qui ne peut se produire que de la rencontre avec nous ?

    Après quarante années de rencontre avec des patients schizophrènes, je suis enclin à pencher pour cette seconde hypothèse. Mais ces quarante années d'expérience me disent aussi que cette intuition des causes n'a d'intérêt pour moi qu'au sens "opératoire" du terme, dans le contexte du dialogue : la cause originelle de la schizophrénie ne mintéresse pas ; ce qui m'intéresse seulement c'est d'arriver dans le dialogue au point où le patient comprend les significations de sa psychopathologie et en les comprenant, les transforme. >> G. B.

  • En quel sens peut-il être question, dans l'evolution des connaissances, de l'action et des rapports humains d'un devenir proprement historique ? On tend à nous proposer, à cet égard, l'alternative entre deux représentations du passé et de la mémoire : celle qui, sans changer de méthodes, prétend perfectionner la qualité des résultats ; et celle, tout autre, qui prétend rassembler les démarches intellectuelles et techniques par des voix
    radicalement nouvelles. De ce point de vue, on qualifie d'historique l'avènement d'un nouvel état d'esprit. Ce changement réduirait les démarches liées au passé à un souvenir archaïque. Le passé ne serait que ce qui est dépassé.

    L'ouvrage que voici accorde une importance spécifique à la dimension proprement historique de l'existence humaine. La signification du temps vécu s'y manifeste de multiples manières parmi lesquelles les références à la santé mentale et au devenir culturel se font constamment sentir. Par là s'explique aussi la différence jamais négligeable entre l'histoire et les histoires. Le travail thérapeutique en psychiatrie s'échaffaude à l'entrecroisement de toutes sortes d'histoires : histoire du patient, histoire du soignant ou des soignants, histoire de la
    maladie, histoire de l'institution, histoire de la clinique, histoire des théories psychiatriques, histoire tout court.

    Et le travail psychothérapique consiste pour l'essentiel à tisser ou retisser l'histoire d'un sujet qui s'en trouve plus ou moins dépossédé, sans trop se raconter d'histoires. Cest autour des différents aspects de la notion d'histoire que les auteurs de cet ouvrage tissent à leur tour leurs histoires qui traversent le temps et les continents.

  • La psychanalyse est une recherche du monde extérieur, inévitablement conflictuelle, mais dans un effort d'échange avec le monde extérieur. Cet espace intérieur, Salomon
    Resnik le conçoit comme un espace pour vivre, sentir, penser, imaginer, rêver. Transcendant les oppositions catégorielles dedans/dehors, corps/esprit, l'espace mental donne sens, forme, luminosité à la vie.

    Or vivre son intériorité et la multiplicité de son être est difficile à assumer et on observe dans les vécus psychotiques un aplatissement de cet espace qui peut alors être rempli de vide, de fumée ou même de connaissances. La profession de psychanalyste consistera, nous dit Resnik, à utiliser son propre appareil mental, son propre espace mental pour aller à la rencontre de l'affectivitë discordante ou barrée de l'autre.
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    Salomon Resnik, nous invite ici, comme il l'a fait avec son public de l'Université à pénétrer dans l'espace qui se crée entre lui et ses patients, à la recherche de suggestions, de réflexions qui puissent donner sens à la vie mentale. Problèmes théoriques, histoires cliniques sont enrichis par la présentation d'oeuvres de Magritte, De Chirico, Van
    Gogh et de dessins de ses patients, qui rendent le lecteur sensible à une expérience sensori-perceptive et esthétique de l'inconscient.

  • Robert W. Service: La Piste de l'imaginaire est une biographie romancée, inspirée par une première tranche de l'existence de l'arrière-grand-père de l'auteure Charlotte Service-Longépé. Au cours de sa vie, le poète et écrivain Robert William Service (1874-1958) a rédigé une imposante oeuvre étudiée encore aujourd'hui dans tout le monde anglo-saxon. Après une enfance indisciplinée en Écosse, il décide d'accomplir son rêve de découvrir le Nouveau Monde. Suite à un long voyage en bateau, il débarque à Montréal en 1896 avec quelques dollars en poche, puis traverse le Canada d'est en ouest. Service passe plusieurs années sur l'île de Vancouver, avant de vagabonder pendant deux ans sur la côte pacifique. En 1904, il découvre avec émerveillement l'univers sauvage du Grand Nord canadien et s'installe à Dawson, sur les bords de la rivière Yukon. C'est là qu'il publie son premier recueil de poèmes, Songs of a Sourdough, qui sera édité au Canada, aux États-Unis et en Angleterre. Sa rapide renommée en tant qu'auteur n'entrave en rien sa soif de liberté, qui l'entraîne jusqu'en Nouvelle-Orléans, puis à Cuba, avant de le ramener au Yukon, où s'arrête la première partie des aventures racontées sous la plume de son arrière-petite-fille. Au cours de son existence, Robert W. Service rédigera plus de 1100 poèmes et ballades, ainsi qu'une dizaine de romans inspirés par des événements de société et les expériences découlant de sa propre existence: des mots empreints d'optimisme, de nature et surtout, de liberté, la valeur la plus fondamentale à ses yeux.

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