• Au début du XXe siècle, sous l'égide de l'Organisation sioniste mondiale, les fondements de l'État d'Israël tel que nous le connaissons sont posés. Coup de tonnerre : en 1905, Israel Zangwill quitte l'organisation dont il est un membre historique. Partisan de la création d'un État juif, il demeure sceptique quant à l'idée de le localiser en Palestine. À la fin de sa vie, Zangwill résume ses positions dans un ouvrage majeur, où il propose même une relecture de l'Ancien Testament.Il réconcilie le projet d'un État juif avec des idéaux pacifistes, humanistes, et révolutionnaires. Il se montre tout aussi soucieux de préserver son peuple de la montée des périls, que de respecter l'occupation historique du territoire convoité. Nécessairement, son propos prend aujourd'hui une lueur particulière.

    Israel Zangwill (1864-1926) est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Il connaîtra un certain succès littéraire. Conscient des dangers qui menacent les juifs à la fin du XIXe siècle, il s'interroge sur la survie de son peuple et envisage la création d'un État juif. Critique envers les visées coloniales de l'Organisation sioniste mondiale, il la quitte en 1905. Il fonde alors l'Organisation juive territorialiste qui entend créer un État juif hors de la Palestine.

  • David McCae, écrivain new-yorkais en mal d'inspiration et citadin convaincu doit quitter Brooklyn pour l'Alaska dans le but de terminer les mémoires du gouverneur Kearny. Le politicien visant la réélection, il envoie son porte-plume étoffer l'ouvrage d'un chapitre élogieux : le célèbre alpiniste Dick Carlson, ami de longue date, aurait de belles choses à raconter sur leurs aventures. Direction Valdez pour David, vers le froid, les paysages sauvages et un territoire qui l'est tout autant. Plus adepte du lever de coude que de l'amabilité, l'alpiniste n'en est pas moins disert et David en apprend beaucoup. Trop. Devenu gênant, la violence des hommes, et celle d'une nature qui a préservé tous ses droits, va s'abattre sur lui et l'obligera à combattre ses démons pour survivre.

    Patrice Gain est né à Nantes en 1961. Professionnel de la montagne, ingénieur en environnement, les territoires d'altitude et les grands espaces l'attirent depuis toujours. Il est déjà l'auteur de deux romans aux éditions Le mot et le reste : La Naufragée du lac des Dents Blanches (Prix du pays du Mont-Blanc et Prix « Récit de l'Ailleurs » des lycéens de Saint-Pierre et Miquelon) et Denali.

  • Mûrs pour la révolution agroécologique? Les échecs de la révolution verte des années 1960 et les dysfonctionnements du système alimentaire mondial actuel ne sont plus à démontrer: épuisement des sols, érosion de la biodiversité, problèmes de santé liés aux pesticides, carences alimentaires chez des millions de personnes, sans compter l'endettement des paysans, la privatisation du vivant et la domination des géants de l’agrobusiness sur les semences et les réseaux de distribution alimentaire… Il est temps de conjuguer agriculture et écologie!

    Fort de son parcours d’enseignant et de chercheur en agriculture, Alain Olivier nous guide dans cet ensemble de principes scientifiques et de pratiques agricoles qu’est l’agroécologie. Il est important de miser sur une gestion appropriée des sols, sur le recyclage de la biomasse végétale et animale, sur la protection de l’eau et des écosystèmes. Rotations, associations des cultures et agroforesterie devraient être la norme, tout en intégrant l’élevage de façon raisonnée. Puisque l’agroécologie valorise le terroir, le savoir paysan et le rôle des femmes, il est également crucial que ceux et celles qui nous nourrissent aient accès à la terre et aux semences.

    À l’ère des changements climatiques, les processus écologiques, la justice sociale et la souveraineté alimentaire doivent se trouver au cœur du fonctionnement des agroécosystèmes ainsi que du système alimentaire en général. Vaste mouvement social qui cherche à établir des pratiques plus soutenables et plus justes, l’agroécologie est la voie toute désignée pour métamorphoser les liens qu’entretient l’être humain avec sa nourriture, son territoire et une nature à bout de souffle.

  • Écohameaux, écovillages, habitats partagés, groupés ou participatifs....Vous vous intéressez aux modes d'habitat alternatifs ? Vous souhaitez vous engager dans un mode de vie collectif, écologique et solidaire plus respectueux des hommes et de la nature ? Vous aimeriez rejoindre un groupe existant ? monter votre projet ?Ce guide vous offre un aperçu des questions essentielles à vous poser, des difficultés courantes et des solutions concrètes existantes. Grâce au véritable travail d'enquête des auteures, vous y trouverez de multiples et riches témoignages : des personnes aux profils variés, engagées dans toutes sortes de projets, à différents stades d'avancement, dans plusieurs régions, chacun avec ses propres objectifs et contraintes...Vous découvrirez également une mine de conseils et de ressources qui vous aideront à vous lancer.

  • Plouc Pride rappelle d'où viennent et où en sont les campagnes. Il déconstruit les cadres de pensée et les vocabulaires, pour sortir la « France périphérique » du cul-de-sac intellectuel où elle se trouve. Plouc Pride décrit la fin de l'urbanisation et le redéploiement des populations vers des endroits où protéger leurs corps, reposer leurs cerveaux, relier leurs coeurs et élever leurs esprits, car le désir de campagne est aussi le désir d'un droit au village. Plouc Pride valorise la participation contemporaine de la ruralité à l'invention du nouveau monde, par la convergence des mémoires, et propose un renouvellement de l'aménagement du territoire, susceptible d'exprimer dans le concret des existences, la transition culturelle en cours.

    Valérie Jousseaume est enseignante et chercheuse à l'Institut de Géographie et d'Aménagement de l'Université de Nantes, au sein de l'équipe CNRS "Espaces et Sociétés". Spécialiste des campagnes, des bourgs et des petites villes, elle enrichit la réflexion sur la transition sociétale, observée sous l'angle du territoire et des mémoires.

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    Orze, un village bombardé en 1916, a été transformé depuis en zone rouge interdite au public. Des fouilles archéologiques y révèlent une activité géomagnétique anormale et les vestiges d'un ancien culte chthonien. Ceux qui s'y rendent en reviennent inexplicablement changés. Trois inconnus - Laszlo Assenzio, surnommé Little Nemo, le premier « spacien », Adna Szor, une musicienne en deuil, et Sylvia Pan, une femme en quête de racines - se confrontent tour à tour aux mystères d'un territoire marqué par les révolutions croisées du règne naturel et de l'homme.

    Roman-monde d'un éclat sombre, juxtaposant les époques, L'Enigmaire explore les arcanes du vivant et nous invite à repenser la violence de la création et celle de l'homme. En un hommage à Andreï Tarkovski, il donne voix à l'esprit des lieux. Et couronne un travail de réflexion poétique autour du rapport au terrestre s'articulant autour de deux pensées, celle d'Elisée Reclus : « L'homme, c'est la nature prenant conscience d'elle-même » ; et celle de Gary Snyder : « Les profondeurs de l'esprit, l'inconscient, sont nos propres étendues sauvages ».

    Franco-irlandais, Pierre Cendors est né le 17 décembre 1968 en Haute-Savoie. Après des études d'Art, à Lyon, il se consacre à la littérature, résidant entre l'Irlande et l'Ecosse de nombreuses années. Vit en Picardie. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres, romans nouvelles et poésie : au Tripode Silens Moon (2019), Vie posthume d'Edward Markham (2018), Minuit en mon silence (2017), Archives du vent (2015), et chez Finitude Adieu à ce qui vient (2011), L'homme caché (2006), Engeland (2010).

  • L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités. - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'État.
    Chaque thème est censé constituer un « plateau », c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
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    Mille plateaux est paru en 1980.
    Des mêmes auteurs : L'Anti-OEdipe (Capitalisme et schizophrénie 1)

  • Sous leurs airs sensuels de paradis tropicaux, les îles de ce recueil se disputent le statut de territoire pour naufragés. Il y a d'abord cet Américain, expatrié dans les Caraïbes, qui se retrouve à devoir conserver sa mère décédée dans la chambre froide de son hôtel. Et aussi ces deux insulaires qui, malgré eux, fomentent un début de révolution. Sans parler de ce trafiquant de drogue pourchassé par la police, qui plonge dans l'océan avant d'être sauvé par un bateau rempli de réfugiés. Tous affrontent ici des mers incertaines.

  • Considérant les ravages du tourisme et les effets délétères de son industrie, il est généralement de bon ton d’opposer à la figure du touriste celle du voyageur, dont les intentions seraient nobles et les agissements respectueux des populations et des environnements. Or, est-il encore possible de concevoir le voyage comme mode d’être au monde et comme moyen d’aller à sa rencontre? Et d’où nous vient ce «besoin» de voyager? C’est à partir de ces questions d’ordre philosophique que Rodolphe Christin nous invite à penser le voyage, lui pour qui cette notion doit avant tout constituer «un acte de l’esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu’il conviendrait cependant de sauver».

  • "L'hyperville comme interface locale connectée aux plates­-formes n'est pas la « ville automatique » promise par le marketing hyperindustriel sous le nom de « smart city ». C'est un territoire apprenant d'innovation sociétale et de design territorial s'appropriant les potentialités de ce qui, en premier lieu à travers la norme http et avec la technologie du world wide web, hypertextualise les cartographies territoriales et urbaines en archipels." Bernard Stiegler

    Franck Cormerais est professeur à l'université Bordeaux-Montaigne, et cofondateur de la revue Études Digitales.

  • L'expression «économie de la nature» a surgi dans le vocabulaire des sciences au XVIIIe siècle bien avant que le néologisme «écologie» ne s'impose à nous, plus d'un siècle et demi plus tard. Chez Carl von Linné, Gilbert White ou Charles Darwin, l'économie de la nature désigne l'organisation des relations entre les espèces au vu du climat, du territoire et de leur évolution. Cette économie pense l'imbrication des espèces, y compris les êtres humains, dans un réseau d'interactions incommensurables et impondérables. Mais très vite, les physiocrates, les premiers «économistes», la dévoient pour fonder une science de l'agriculture subordonnée à de prétendues lois du marché. Un détournement dont nous pâtissons jusqu'à ce jour.

    Tant que ne sera pas restitué son sens, le terme «économie» nous donnera l'impression de voir double dès lors que flanqué de celui d'«écologie». Il nous sera alors dit qu'il faut tenter de réconcilier l'une à l'autre, comme s'il s'agissait de deux champs distincts. Ce court essai s'emploie à redonner ses droits à l'économie de la nature.

  • Après le succès de Espresso - 52 semaines en montagne, Cédric Sapin-Defour poursuit sa chronique de la vie en montagne - mais pas seulement, avec le même désir farouche de porter son regard tout là-haut, au plus près des hommes. Un Tome 2 drôle et sensible.
    " Les choses de la montagne sont comme le reste de la vie, à les observer de trop loin, elles se font floues, on en oublie le coeur. " Alors il se hisse là-haut, souvent, par choix toujours, pour goûter aux promesses d'une passion née dans les heures ardentes de l'enfance et dont il n'a jamais perdu le chemin. Et quand il en revient, il sait sans rougir combien ce fut précieux car là-haut, on rencontre tout ce qui fait la vie, les peines, les rires, les colères et les joies. Les peurs aussi. Tout ce qui fait la vie, jusqu'au-delà des montagnes. Tout ce qui fait la vie et un peu l'éclaire.
    Cédric Sapin-Defour a pris le parti de l'écriture pour ce qu'elle offre d'audace et de liberté à raconter ces parenthèses. La réalité rencontre la poésie, les mots se frottent à l'âme et nous voilà embarqués dans un territoire familier dont nous goûtons la répétition quand elle oeuvre au nom du bien commun : le monde des hauteurs.

  • Autonome, se débrouiller seul, se prendre en main, un mot qui sonne comme une indépendance, une fierté aussi. Autonome, pour se protéger des événements extérieurs, de ses propres contraintes, du poids des indécisions, de la torture de liens invisibles. Autonome pour consolider son territoire intérieur, construire une assise au plus près de ses forces, de ses désirs, pour élargir ses étendues de liberté, de maîtrise personnelle. Être soi, en quelque sorte. Il y a dans la recherche de l'autonomie la quête d'exigence, d'élégance envers soi-même, le chemin pour plus de disponibilité aux autres.Fort de son expérience humaine, professionnelle, scientifique et intérieure, Jean-Louis Étienne vous invite à découvrir vos ressources ignorées. Jeune ou moins jeune, homme ou femme, actif ou non, votre force est en vous, dans votre capacité à devenir autonome.

  • "Yves Laffoucrière et Nicolas Binet ont pour eux la diversité de leurs formations et de leurs origines. Tous deux spécialistes reconnus des problématiques liées au logement et à l'aménagement des villes, ils ont pu, lors de la décennie passée, observer et vivre la rénovation urbaine d'un belvédère particulier: soit au sein d'un même espace urbain, soit dans la diversité des situations locales. Plus qu'à un récit monographique, c'est à une découverte de la complexité du sujet que nous convient ces deux experts à travers leur témoignage, là où dimensions spatiales et sociales trouvent leur convergence, dans une quête d'adaptation sans fin vécue par des cohortes successives d'habitants aux caractéristiques et aux modes de vie toujours en cours de transformation." Gilbert Emont

    Nicolas Binet est geographe et urbaniste.Yves Laffoucriere est ingenieur civil des Ponts et architecte.

  • André Malraux déclarait qu'après les grandes affres politiques du XXe siècle, le XXIe siècle serait spirituel ou ne serait pas. Tout en analysant la situation historique à sa manière, Kenneth White propose autre chose : une ouverture au monde, un renouvellement de l'expression sous toutes ses formes : un nouveau fondement culturel, pour lequel il a inventé le concept et le terme de géopoétique. Cet essai examine ce concept des points de vue scientifique, philosophique et littéraire, suit quelques itinéraires individuels (La Pérouse, Humboldt), salut l'oeuvre de quelques grands compagnons de route (Thoreau, Cendrars, Kazantzakis...) et déploie la première cartographie d'un (nouveau) monde, tout en situant les idées et les pratiques de la géopoétique dans notre contexte sociopolitique actuel.

    /> Kenneth White, né en Écosse, vit en France depuis 1967. Il est l'auteur d'une oeuvre féconde écrite pour une part en anglais pour une autre en français et a obtenu le prix Médicis étranger en 1983. Il est à l'origine du concept de nomadisme intellectuel et fonde l'Institut international de géopoétique en 1989. Au Mot et le reste il a publié La Route bleue, Les Cygnes sauvages, Les Vents de Vancouver, La Mer des lumières, Dérives, La Traversée des territoires, Au large de l'histoire, etc.

  • À quoi rêve-t-on quand on a quatorze ans dans un bourg ouvrier de Toscane? Pour Sauro, la réponse a l'allure d'un dieu du rock en boa blanc découvert au début de l'été 1985. Avec le Docteur, Momo et le Trifo, ils vont chanter comme David Bowie et monter «le meilleur groupe de la région». Qu'importe si personne ne sait jouer, s'il faut répéter dans la chambre froide d'un ancien abattoir. Bientôt, rien d'autre ne compte que leur premier concert pour impressionner la belle Bea Tempesti... Vingt ans plus tard, Sauro, qui a coupé les ponts avec sa famille et avec le groupe, reçoit un appel l'informant que son père a disparu. De retour sur les lieux de son enfance, dans l'ombre suffocante de la NovaLago, la centrale géothermique qui étouffe toujours hommes et paysages, Sauro affronte enfin les démons de cet été tragique où sa vie a basculé.
    Un suspense brûlant, une construction remarquable pour un premier roman poignant sur l'envers du «miracle italien», la force de l'amitié et le poison de la trahison.

  • Jean Viard dresse un portrait de la France bien différent des images courantes. La place du travail a évolué, la carte de France s'est transformée, le tri social par origine ou par âge a accéléré. Les choix de modes de vie priment de plus en plus sur les choix professionnels, les vies s'allongent et sont discontinues, la mobilité virtuelle bouscule la mobilité physique, les extra urbains repeuplent les campagnes... Oui, la France a changé, et elle change tous les jours par une multitude de décisions publiques, économiques, administratives, mais aussi privées, familiales, professionnelles. Certes, tout le monde ne vit pas ces changements de la même manière, mais il nous faut renouer avec un récit commun qui dise l'individu face au monde. La France de Jean Viard est une société du bonheur privé et du malheur public, où nous vivons une véritable dépression collective quand le politique est incapable de saisir le changement, de l'impulser, de l'accompagner.

  • « On a souvent tendance à croire que l'imaginaire rime avec l'ailleurs, pour se détacher justement d'une réalité parfois trop... envahissante. Et s'il s'amuse à dépeindre, presque par principe, le grandiose, le démesuré, l'inédit ou le singulier, l'imaginaire aime aussi se nicher, se terrer, s'enfouir et prendre racine dans le détail et le relief du réel. C'est pourquoi La Volte vous propose de creuser votre sillon en faisant rimer imagination avec région. Dans le passé, le présent, le futur, parlez de la région de votre choix (industrielle, intacte, morne, vivante, sublime, détestable, recherchée, oubliée, et plus encore si affinités), celle que vous aimez ou détestez, mais celle qui vous inspire ! Il ne s'agit ni de prôner le retour au terroir, ni d'exalter la mondialisation. Il s'agit de surprendre, en entremêlant deux notions qui pourraient sembler antinomiques : d'un côté l'ancrage dans les spécificités et les vérités d'un lieu, et de l'autre le dépassement des frontières et du réel. »
    Stéphane Beauverger et David Calvo 15 janvier 2014

    Quatorze territoires français saisis par l'imaginaire. Énigmes de la mémoire, mythes fondateurs, retour vers l'enfance ou basculement vers l'abîme, le terroir devient le berceau de toutes les histoires.

  • "- Elles vont rester longtemps chez nous ?- Quelques jours, je pense, poussin. Le temps qu'on trouve une solution plus pratique pour tout le monde. Dès demain matin, j'irai me renseigner à la mairie pour avoir les coordonnées d'une association qui pourra les aider.- Mais pourquoi vous êtes rentrées avec elles ? Elles sont devant la boulangerie depuis des jours et des jours, elles peuvent bien y rester encore un peu. Chez nous, c'est chez nous.- Il pleuvait, lapin. Des cordes. Elles étaient trempées, elles n'avaient pas d'endroit où s'abriter, et j'ai repensé à ce qu'a proposé ta soeur l'autre soir, je me suis dit que c'était trop bête, d'avoir une chambre d'amis vide alors qu'elles allaient dormir sous la pluie... Et voilà.- Oui mais..."

  • La récente crise des Gilets jaunes a remis en avant la question des fractures territoriales et l'opposition entre des Villes centres qui iraient bien et une France périurbaine qui irait mal. Il faut toutefois penser la ville dans sa globalité et combiner des approches géographiques, sociologiques et juridiques du sujet métropolitain. Comment mieux relier la Ville à sa périphérie, comment faire de la Ville un acteur de l'action sociale efficient pour qu'une vraie solidarité s'exerce dans les territoires, comment garantir à tous un droit à la métropole ? Sans surjouer les oppositions, en déjouant quelques idées reçues, en observant rigoureusement les initiatives locales qui pullulent, il est possible de l'affirmer : le bonheur est dans la métropole.

    Xavier Matharan, magistrat, conseiller juridique des Ministres de l'Environnement (1992-1993) et de l'Aménagement du territoire (1997-1999) puis associé de grands cabinets français, décide de créer sa propre structure dédiée au droit public des affaires en 1998.

  • Avec un humour décapant, l'auteur vous dévoile ses armes pour mener à bien le plus beau des combats, celui d'élever vos enfants SEUL... Que maman soit partie depuis quelques jours, des mois ou des années, retrouvez dans ce livre des conseils et des exemples concrets pour faire face, dans la joie et la bonne humeur ! Comment gérer toutes les situations, assurer en toutes circonstances, devenir un super papa mais surtout rester vous-même et profiter de la vie !Parce que s'occuper des enfants n'est pas toujours facile, Lynda Corazza croque avec humour la vie quotidienne du papa solo et rend ses aventures, parfois embarrassantes mais toujours drôles, plus vraies que nature.

  • Aujourd'hui, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville et le taux d'urbanisation atteindra 68 % en 2050. Les pays émergents joueront un rôle majeur dans ce futur d'une urbanisation généralisée mais c'est l'Inde qui contribuera le plus à cette croissance, devant la Chine et le Nigeria. À cette date, le nombre d'habitants dans les villes indiennes sera de 800 millions, contre 377 millions en 2011, soit une fois et demie la population totale de l'Europe. Ces chiffres sont vertigineux et rendent nécessaire une appréhension fine de ce qu'est la transition urbaine de l'Inde. Trois grandes lignes de force structurent cet ouvrage : la nature du processus d'urbanisation, les effets de libéralisation économique sur les villes indiennes et la persistance de très fortes inégalités.

    Marie-Hélène Zérah est directrice de recherche à l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD), membre du CESSMA (Centre d'études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques) et en affectation au Centre for Policy Research (New Delhi, Inde).

  • Est-il possible de créer deux capitales dans une même ville, alors que celle-ci est relativement petite (moins d'un million d'habitants) ? Comment les deux nations peuvent-elles se partager cet espace, qui est moins étendu que Paris intra-muros ? Pour comprendre les stratégies qu'Israéliens et Palestiniens déploient pour occuper la terre à Jérusalem, l'ouvrage s'intéresse à son urbanisme. Il en ressort que les projets urbains ne sont pas tous commandés par la compétition entre les deux peuples pour la souveraineté territoriale, mais qu'ils découlent aussi d'autres motifs et d'autres influences, notamment économiques et internationales.Un portrait absolument passionnant d'une ville unique au monde.Irène Salenson est géographe. Chargée d'études à l'Agence française de développement, elle enseigne dans plusieurs universités et participe à des cycles internationaux à l'ENA.

  • Pendant des siècles, le royaume de France a été défini par les quatre rivières qui délimitaient ses frontières: le Rhône, la Saône, la Meuse et l'Escaut. Pourtant, la naissance de la «nation France» n'a lieu qu'à la fin de la guerre de Cent Ans, au milieu du XVe siècle. En ces temps de crise multiple, économique, démographique, politique, comment le roi de France pouvait-il se représenter le territoire de son royaume et gouverner les 450000 km2 de sa souveraineté? Le pays ne s'est pas unifié seulement par l'uniformisation et la centralisation, ni par une marche forcée vers «l'absolutisme», mais par la formation d'espaces nettement différenciés: des provinces sont gouvernées par le roi, d'autres sont confiées à un gouverneur, à un prince ou à un parlement. L'unité royale et l'État d'offices n'empêchent nullement la construction et l'affirmation de fortes identités régionales, comme en Languedoc, en Normandie ou en Bretagne. Au début du xvie siècle, la France devient ainsi un État-nation original, État royal et territorial mixte et polymorphe, à la fois unitaire et hétérogène. Cette organisation survit jusqu'à la Révolution; son souvenir structure encore, aujourd'hui, l'identité française. Fruit d'une méthode originale, ce livre montre quelle était la culture géographique des Français de la fin du Moyen Âge et l'impact durable de leurs façons de se représenter l'espace (avec les premières cartes), de voyager et de communiquer, de gouverner et de vivre ensemble.

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