• « Il entra dans ma vie en février 1932 pour n'en jamais sortir [...]. Je puis me rappeler le jour et l'heure où, pour la première fois, mon regard se posa sur ce garçon qui allait devenir la source de mon plus grand bonheur et de mon plus grand désespoir. »
    Âgé de 16 ans, Hans Schwartz, fils unique d'un médecin juif de Stuttgart, va devenir l'ami de Conrad von Hohenfels, lui aussi fils unique, et issu d'une grande famille aristocratique. Mais quand Hitler arrive au pouvoir, en janvier 1933, l'amitié est impuissante à surmonter le fossé qui s'ouvre entre eux."

  • L'armée des ombres

    Joseph Kessel

    • Hatier
    • 21 Mars 2012

    OEuvre en extraits longs, en lien avec le thème « Agir dans la société » du nouveau programme de français en 3e.
    Résumé
    Dans un roman construit comme un thriller, Joseph Kessel retrace le parcours de ces hommes et de ces femmes - incarnés ici par Philippe Gerbier, Le Bison, Lemasque, Mathilde, Petit Jean - qui ont choisi la voie difficile de la Résistance au péril de leur vie.
    Un des chefs-d'oeuvre de l'écrivain et le roman-symbole de la Résistance.
    L'auteur
    Fils d'émigrés juifs, Joseph Kessel (1898-1979) a été engagé volontaire durant la guerre de 1914-1918, puis résistant pendant la Seconde Guerre mondiale. Son oeuvre de journaliste et romancier se signale par son goût de l'aventure et son engagement.
    L'édition Classiques & Cie collège
    Soigneusement annoté, le texte est associé à un dossier illustré, qui comprend :
    - un guide de lecture intitulé « Un roman engagé sur la Résistance », avec des repères, un parcours de l'oeuvre et un groupement de documents,
    - une enquête documentaire, « Pourquoi et comment est née la Résistance ? ».

  • " La Bassa est une terre de visions et de monstres. " Sixième volet des aventures du commissaire Soneri, qui nous ramène sur les rives du Pô où le brouillard cache de lourds secrets datant de la Seconde Guerre mondiale.
    Dans le paysage d'eau et de brume de la Bassa, la basse plaine du Pô, le commissaire Soneri est à l'aise. Avec les anciens du coin, il est le seul à bien connaître cette partie du fleuve, à savoir se déplacer entre les rives, les plaines inondables, les fermes éparpillées dans une terre qui semble désormais habitée par des fantômes. Alors quand deux cadavres surgissent soudainement, c'est lui qui est chargé de l'affaire. La première victime est un jeune Hongrois, trouvé dans la boue de la rivière tué d'une balle dans la tête ; le second, un ancien commandant partisan, mort peut-être de vieillesse et de solitude dans sa maison isolée au milieu des peupliers. Deux histoires différentes, mais liées par un fil. Il faudra un certain temps à Soneri pour le retrouver, au cours d'une enquête qui le conduit dans les eaux troubles du nouveau terrorisme rouge, mais aussi dans le passé, au moment de l'occupation allemande...
    Il croisera au cours de ses pérégrinations, et pour notre plus grand plaisir, quelques personnages inoubliables des bords du fleuve, dont Carega, un professeur à la retraite à la sagesse de philosophe.
    Prix Violeta Negra 2017
    Prix roman noir 813

  • L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941, ne ressemble à aucune autre dans l'Histoire. Elle met aux prises les deux systèmes militaires les plus puissants et les deux régimes les plus brutaux. Les plans sont ineptes, les armées bien en dessous de leurs missions. Dans le combat comme dans l'occupation, la Wehrmacht conjugue la logique exterminatrice du nazisme avec celle de sa propre culture militaire, qui pousse la terreur à son paroxysme. L'Armée rouge se vide de son sang, prise entre les feux d'un ennemi affranchi de toutes les normes humaines et la répression sauvage du bolchevisme stalinien. Dix millions d'hommes s'affrontent lors de batailles aux proportions monstrueuses : les plus gros encerclements, les percées les plus spectaculaires, les retournements les plus improbables aussi. Le résultat de cette moisson de superlatifs est la création d'un brasier de proportions inouïes. Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, de soldats et de civils.  Ce semestre d'une densité extrême, le plus létal de la Seconde Guerre mondiale, méritait sa fresque. C'est à la brosser que se sont attachés Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri, passant du Kremlin au QG du Führer, des états-majors des Fronts à ceux des groupes d'armées, du NKVD aux Einsatzgruppen, des unités en marche aux usines et aux fosses d'exécution. Une somme unique et exceptionnelle. Prix du Guesclin 2019  

  • Rachel Cohen s'appelle désormais Catherine Colin. Elle doit oublier son ancien nom et celui de ses parents. Mais aussi sa vie d'avant, quand il n'y avait pas la guerre et que les Juifs ne devaient pas se cacher. Et puis il faut partir. Dans sa fuite, Catherine emporte son Rolleiflex et des films. Pour tenir, pour résister, elle fait des photos.
    « Je sors mon appareil et prends une photo d'Hélène, au moment où elle me fait un signe de main. Je devine que j'ai saisi chez ma compagne de route un mouvement infime, entre tristesse pesante et force que donne la nécessité d'agir. Ce simple geste de femme qui soulève sa valise est la première image qui me restera de mon long périple dans la guerre. »

    Julia Billet à propos de son livre : « Cette histoire s'inspire donc de faits du réel, de personnages ayant existé et à qui je souhaite rendre hommage. [...] mais La Guerre de Catherine reste avant tout un roman, un roman qui s'inscrit dans une période de l'histoire et vient rappeler que, même quand les loups hurlent à la mort, des femmes et des hommes savent rester fidèles à leur humanité. »

    La Guerre de Catherine a été adapté en BD chez Rue de Sèvres.

  • Ernest et Colette arrivent chez leur grand parents en septembre 1939. La guerre est déclarée juste après leur arrivée. Leur père est mobilisé et leur mère, souffrant de tuberculose, doit partir au sanatorium. Les enfants, vont rester à la campagne pour faire leur rentrée scolaire, mais les évènements s'enchaînent et finalement,ils vont y rester pendant toute la guerre. Ce premier tome, raconte la première année d'Ernest et Colette à Grangeville, entre leurs grands-parents, leurs nouveaux camarades de classe, l'inquiétude d'être séparés de leurs parents : une nouvelle vie, pleine de surprises et de découvertes, dans un contexte historique bouleversant.

  • Madagascar, mars 1947, l'insurrection couve. Soldats déshonorés, Malgaches bafoués, peuple spolié, ce soir, tous vont se soulever, prendre armes et amulettes pour se libérer. Parmi eux, Ambila, le beau Ambila, Zébu Boy, fierté de son père, qui s'est engagé pour la très Grande France, battu pour elle et a survécu à la Somme, à la Meuse, aux Frontstalags. Rentré en héros défait et sans solde, il a tout perdu et dû ravaler ses rêves de nationalité. Ambila qui ne croit plus en rien, sinon à l'argent qui lui permettra de racheter le cheptel de zébus de son père et prouver à tous qui il est. Ambila, le guerrier sans patrie, sans uniforme, sans godasses, sans mère, sans foi sans loi, qui erre comme arraché et se retrouve emporté dans les combats, dans son passé, dans la forêt.

    Aurélie Champagne a 20 ans quand elle part à Madagascar pour essayer de comprendre qui est ce père qui ne l'a jamais élevée. En quête de ses origines, elle découvre un pays, qu'elle racontera, d'abord sous forme d'une nouvelle sur l'insurrection réprimée de 1947, puis sous la forme d'une histoire qui va grossir, s'étoffer. Mais la mort intervient, dérègle les plans, impose le deuil et défait ce qui a été fait et l'histoire devient autre chose, devient un homme, devient une île, devient Zébu Boy.

  • « Nous sommes tous des vers », disait modestement Winston Churchill, « mais je crois que moi, je suis un ver luisant ! »

    Ses multiples actions d'éclat, immortalisées par une oeuvre littéraire étincelante, expliquent clairement pourquoi il n'a pas fini de luire. A-t-on déjà vu un homme doté d'un si beau style relater de si grands événements après avoir occupé de si hautes fonctions ?

    Voici donc le second tome de ses Mémoires de guerre, une épopée narrée comme un conte, avec une documentation surabondante, d'admirables phrases cadencées, un humour omniprésent et des excursions aux quatre coins d'un monde en guerre.

    Une oeuvre littéraire, au sens le plus noble du mot.

  • « Si les Allemands nous arrêtent, moi, je survivrai parce que je suis fort, mais vous, non. » Ces paroles prononcées en 1943 par son père, assassiné à Auschwitz, Serge Klarsfeld ne les a jamais oubliées. Les vivants sont comptables des morts, se convainc

  • En 1936, lors d'un débat houleux aux Communes, le député Churchill lançait à Stanley Baldwin : « L'Histoire dira que vous avez eu tort... Et si j'en suis certain, c'est parce que c'est moi qui l'écrirai ! »

    Parole tenue : voici une traduction aussi fidèle que possible des Mémoires de guerre du célèbre Premier ministre et prix Nobel de littérature Winston Churchill. Elle est complétée par des commentaires destinés à corriger les omissions, exagérations, approximations et improvisations inévitables chez tout homme d'exception ayant entrepris de faire l'histoire et de l'écrire à la fois.

  • Voyage à Pitchipoï raconte la tragédie d'une famille juive, en France, pendant la guerre, une tragédie qui fut celle de millions d'autres familles. En 1942, l'auteur de ce livre avait six ans. Sa famille fut arrêtée, par des gendarmes allemands et français, et dispersée. Le narrateur et sa petite soeur furent d'abord confiés à des voisins jusqu'à ce que le maire du village fasse appliquer la décision du capitaine S-S, Commandeur de la région et responsable des mesures de répression antisémite : L'accueil d'enfants juifs dans des familles françaises est indésirable et ne sera autorisé en aucun cas. Les deux enfants furent alors enfermés dans une prison, puis transférés au camp de Drancy, où la petite fille tomba malade, par malnutrition. Pendant toute cette période, ils restèrent sans nouvelles de leur mère, qui avait miraculeusement réussi à s'échapper et n'avait pas été reprise, malgré les portes qui s'étaient souvent fermées lorsqu'elle avait demandé de l'aide. Après des mois de vie clandestine, à la Libération, ils retrouvèrent leur maison. Ils ne devaient jamais revoir leur père.

  • 1941. Hitler décide d'envahir l'Union soviétique. Dans la précipitation, on organise l'évacuation vers l'arrière de milliers d'enfants. Viktor et Nadia sont parmi eux. Mais, pour la première fois de leur vie, les voilà séparés. Viktor est envoyé dans un kolkhoze à Kazan, pendant que Nadia se retrouve bloquée à proximité du front des combats. Désormais, Viktor n'a plus qu'une idée en tête : traverser le pays dévasté par la guerre, les bombardements et la faim, pour retrouver sa soeur. Et pour cela, il doit être prêt à tout. Car, dans un pays en guerre, nécessité fait loi.

  • Ce volume rassemble des poèmes de Paul Eluard (1895-1952) publiés pendant la Seconde Guerre mondiale, le plus souvent dans la clandestinité sous des pseudonymes tels que Jean du Haut ou Maurice Hervent, dans divers recueils, revues et brochures (dont L'Honneur des poètes, Minuit, juillet 1943 et Europe, Minuit, mai 1944). Ainsi le recueil Poésie et vérité 1942, publié en mai 1942 aux Éditions de la Main à la Plume, et dans lequel figurent " La Dernière Nuit et quelques autres poèmes dont le sens ne peut guère laisser de doutes sur le but poursuivi : retrouver, pour nuire à l'occupant, la liberté d'expression ".
    L'un de ces " quelques autres poèmes " est Liberté.
    " Et partout en France, écrit Paul Eluard dans la bibliographie du recueil, des voix se répondent, qui chantent pour couvrir le lourd murmure de la bête, pour que les vivants triomphent, pour que la honte disparaisse. "

  • La médaille

    Danielle Steel

    Le courage d'une vie.
    Seconde Guerre mondiale, dans un village de la région lyonnaise, Gaëlle de Barbet assiste horrifiée à l'arrestation de sa meilleure amie par la police française. Rebecca Feldmann et sa famille sont internés dans un camp avant d'être déportés. Pendant ce temps, le commandant des troupes allemandes locales établit ses quartiers dans la demeure des Barbet. Gaëlle voit son père tué par l'occupant et sa mère sombrer peu à peu dans la folie.
    Parce qu'elle ne supporte pas de n'avoir rien pu faire pour sauver ses proches de leur funeste destin, Gaëlle s'engage corps et âme dans la Résistance. Dans le plus grand secret,
    elle sauvera de nombreux enfants juifs des griffes des nazis. À la fin de la guerre, accusée à tort d'avoir collaboré, elle part tenter sa chance à Paris.
    Des années plus tard, sa petite-fille livre son propre combat pour que Gaëlle soit reconnue comme l'héroïne de guerre qu'elle fut dans sa jeunesse.

  • 1943. Pour Annemarie Johansen, la vie à Copenhague est un mélange compliqué de vie familiale, d'école, de rationnement alimentaire et d'occupation allemande. Le courage semble une vertu lointaine. Au moment où les Nazis commencent à organiser les déportations des Juifs du Danemark, les Johansen recueillent la meilleure amie d'Annemarie, Ellen Rosen, désormais présentée comme faisant partie de la famille. Ellen et Annemarie doivent réfléchir très vite lorsque les soldats perquisitionnent et demandent en pleine nuit pourquoi Ellen n'est pas blonde comme ses soeurs. À travers les yeux d'Annemarie nous voyons comment la résistance danoise réussit à faire traverser le bras de mer les séparant de la Suède à la quasi-totalité de la communauté juive, qui compte alors près de sept mille personnes.

  • Marlène

    Hanni Münzer

    • Archipel
    • 6 Février 2020

    Allemagne, juillet 1944. Marlene se souvient de son passé, celui qui a fait d'elle l'une des femmes les plus recherchées du Reich. Après Au nom de ma mère, Hanni Münzer nous dessine le portrait d'une femme courageuse, prête à tout abandonner pour changer le cours de l'Histoire.
    QUI EST LA VÉRITABLE MARLENE ? Munich, juillet 1944. L'une des femmes les plus recherchées du IIIe Reich se tient face à la maison bombardée de Deborah et de son frère, qu'elle croit enfouis sous les décombres. Si elle était arrivée la veille, Marlene aurait pu les sauver.
    Mais qui est au juste cette femme ? La veuve d'un notable connu pour ses sympathies nazies ? Une actrice en devenir ? Une résistante ?
    Marlene va devoir prendre l'une des décisions les plus difficiles de sa vie : épargner la vie de millions de personnes... ou sacrifier l'homme qu'elle aime.
    Dans le sillage d'
    Au nom de ma mère, ce roman s'attache au destin d'une femme courageuse, confrontée aux soubresauts de l'Histoire.
    Prix Skoutz, du meilleur roman historique

  • Et si l'Expérience ultime n'était pas seulement un jeu vidéo mais un moyen de remonter le temps ?
    Éric est retourné dans ce qu'il croyait encore être un jeu pour libérer Andreas. Au moment où il l'a retrouvé dans le Paris de 1942, son ancien camarade de classe lui a échappé et s'est enfui avec la disquette. Perdu pour de bon. Lâché, tel un monstre, dans la France de l'Occupation. Prêt à tout pour renverser le cours de l'Histoire et faire gagner le camp des bourreaux !
    Qui peut encore l'arrêter ? Éric et Thierry sont désormais hors jeu. Gilles, le frère d'Éric, reporter de guerre, se porte volontaire pour retourner dans une France vert-de-gris, où des policiers français traquent des enfants, où des miliciens prêtent main-forte aux nazis. Il n'aura aucun droit à l'erreur, ni dans le jeu ni dans la vie réelle. Car il n'y a pas de point de sauvegarde. Il n'y en a jamais eu...

  • Bernard Natan, émigré d'origine roumaine, a 34 ans quand il fonde sa première société de production cinématographique. Entrepreneur visionnaire, passionné par le 7ème art et certain de son essor malgré les crises économiques et politiques de l'entre-deux guerres, il investit sans relâche, modernise, transforme en précurseur. Production, diffusion, premiers films parlants, importation des dessins animés de Walt Disney en France, il est de toutes les avancées modernes du grand et du petit écrans, à l'instar des Goldwyn, Mayer et Warner américains. Il acquiert en 1929 le groupe Pathé qu'il tentera de sortir de la faillite. Ses difficultés économiques, les attaques constantes des médias et une cabale publique sur fond d'antisémitisme, le conduiront à son emprisonnement en 1939 puis à sa déportation en 1942, jusqu'à sa mort dans le camp d'Auschwitz. Personnage fascinant et pilier français du cinéma des années 1920 et 1930, Bernard Natan deviendra le monstre sacré oublié du cinéma, l'investisseur génial dont la mémoire fut sacrifiée aux heures noires de l'Histoire.

  • Que sont devenus les rescapés et les survivants de Nagasaki ? Combien sont-ils encore ? Et surtout, qu'ont-ils à nous dire ?
    Longtemps, Reiko Kruk-Nishioka s'est tue. Aujourd'hui, après mûre réflexion, c'est par un récit romancé, écrit à hauteur d'enfant, agrémenté de dessins de sa plume, qu'elle a choisi de témoigner.
    Keiko, dix ans, assiste depuis des mois, fascinée, au ballet des Libellules rouges de l'école d'aviation voisine. Un chant affirme « les femmes ne montent pas sur les avions » ? Qu'importe. Keiko sera pilote. En attendant, son coeur bat plus fort quand Koyama, son prince rouge à l'écharpe blanche, l'emmène voir les biplans de près, leurs hélices de bois, leurs ailes de toile peinte, puis lui offre un baptême de l'air improvisé. Mais c'est la guerre et, bientôt, les avions pacifiques sont enrôlés pour partir à l'attaque. Tous les autres, plus solides, ont été abattus. À fréquenter les pilotes, Keiko découvre leur peur, leurs doutes, leur soif de vivre, le fait qu'ils ne sont encore que des enfants dans un monde où les adultes mentent et se trompent systématiquement. Un jour, un peu avant midi, à vingt kilomètres de là, une bombe pas comme les autres tombe sur la ville de Nagasaki.

  • 6e volet de la "saga du bord de mer", au succès régulier (7000 exemplaires vendus en moyenne pour chaque nouveauté grand format), par l'auteure de La Dernière Valse de Mathilda.Londres, 1942. Pour fuir les bombardements autant qu'un mari violent, la jeune Ruby Clark est contrainte de quitter la ville. Direction Cliffehaven, sur la côte sud-est de l'Angleterre. Sur place, Ruby tente de se reconstruire et d'oublier l'épisode traumatisant qu'elle a vécu. Par chance, elle trouve vite un emploi d'ouvrière dans une usine d'armement et une chambre chez l'habitant. Mais le couple qui l'héberge n'a rien d'hospitalier, et Ruby craint de vivre un nouveau calvaire. Heureusement, Peggy Reilly la prend sous son aile et l'accueille à la pension du Bord de mer, où règnent chaleur et gaieté. Ruby reprend alors espoir. Se pourrait-il même que se dessine la perspective d'un avenir radieux ?

  • Après son diptyque consacré à la Guerre d'Algérie, Maurice de Kervénoaël raconte le destin de quatre amies, de la déclaration de guerre (septembre 1939) jusqu'à l'exode (juin 1940).
    Aout 1939. La guerre est déclarée et n'épargne pas Lilibeth, épouse et mère, et ses amies Cécile, Maité et Esther, liées par leur passion pour la peinture.
    Après un bombardement allemand, Lilibeth se résout à fuir la Bourgogne avec ses jeunes enfants et sa mère pour se réfugier dans la propriété familiale de Bretagne : les Engoulevents. La traversée de la France en voiture est longue et dangereuse ; par chance, elle parvient à faire escale en Sologne chez son amie Maité. Mais bientôt, malgré le péril, elle doit poursuivre sa route. Une équipée qui ne sera pas sans surprises...
    De la drôle de guerre jusqu'à novembre 1942, ce roman à plusieurs voix mêle le destin de quatre femmes, d'origines sociales et d'opi- nions politiques ou religieuses différentes. Sous l'Occupation nazie, elles devront ensemble faire face à la tourmente.

  • Plus que d'autres grands personnages, Franklin Delano Roosevelt occupe une place centrale dans l'histoire du XXe siècle : les fonctions qui furent les siennes, il les a exercées à la tête d'un pays en voie d'accéder au rang de première puissance mondiale. Et il a tenu un rôle essentiel dans cette accession. A travers deux crises majeures, la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale, il a profondément modifié l'exercice du pouvoir exécutif aux Etats-Unis. Sa présidence demeure une référence pour ses successeurs, républicains aussi bien que démocrates.

    L'homme, pourtant, demeure une énigme, aux Etats-Unis aussi bien que dans le reste du monde : aristocrate qualifié de populiste par ses pairs, artisan d'un New Deal dont on conteste à posteriori qu'il ait sorti l'Amérique de la crise, " war president " ayant exigé la reddition sans condition de l'Allemagne mais soupçonné d'avoir ignoré la Shoah, leader du monde libre accusé de complaisance envers Staline à Yalta, etc. Aux yeux des Français, il n'est pas seulement l'homme du New Deal et de la grande coalition contre Hitler, mais encore celui d'une querelle mal avisée et mesquine contre le héros national, Charles de Gaulle. La mort brutale de Roosevelt ne lui a pas permis de parachever son oeuvre par la rédaction de ses mémoires, laissant à d'autres, collaborateurs ou historiens, la tâche de justifier, ou du moins, d'expliquer, sa politique.

    La figure de Roosevelt est toujours objet de controverses : le " war president " demeure un modèle pour ses successeurs engagés, tel George W. Bush, dans les guerres lointaines ; la crise économique actuelle est constamment comparée à la Grande Dépression et les débuts de la présidence de Barak Obama aux mythiques 100 premiers jours de son prédécesseur. 25 ans après la biographie d'André Kaspi, Yves-Marie Pereon s'appuie sur les travaux et les découvertes les plus récents pour donner un nouvel éclairage à ce personnage incontournable du XXe siècle.

  • 1945. La guerre est terminée, l'armistice est signé. Mais à ce moment précis, le jeune lieutenant Hiro Onoda, formé aux techniques de guérilla, est au coeur de la jungle sur l'île de Lubang dans les Philippines. Avec trois autres hommes, il s'est retrouvé isolé des troupes à l'issue des combats. Toute communication avec le reste du monde est coupée, les quatre Japonais sont cachés, prêts à se battre sans savoir que la paix est signée. Au fil des années, les compagnons d'Hiro Onoda disparaitront et il demeurera, seul, guérillero isolé en territoire philippin, incapable d'accepter l'idée inconcevable que les Japonais se soient rendus. Pendant 29 ans, il survit dans la jungle. Pendant 29 ans il attend les ordres et il garde sa position. Pendant 29 ans, il mène sa guerre, au nom du Japon. Ce récit incroyable est son histoire pour la première fois traduite en français. Une histoire d'honneur et d'engagement sans limite, de foi en l'âme supérieure d'une nation, une histoire de folie et survie.

  • La Race des orphelins

    Oscar Lalo

    • Belfond
    • 20 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020 " J'ai longtemps rêvé que l'histoire de ma naissance exhibe ses entrailles. Quelle que soit l'odeur qui en surgisse. La pire des puanteurs, c'est le silence. "
    Je m'appelle Hildegard Müller. Ceci est mon journal. Je m'appelle Hildegard Müller. En fait, je crois que je ne m'appelle pas. J'ai soixante-seize ans. Je sais à peine lire et écrire. Je devais être la gloire de l'humanité. J'en suis la lie. Qui est Hildegard Müller ? Le jour où il la rencontre, l'homme engagé pour écrire son journal comprend que sa vie est irracontable, mais vraie.
    J'ai besoin, avant de mourir, de dire à mes enfants d'où ils viennent, même s'ils viennent de nulle part. Oscar Lalo poursuit son hommage à la mémoire gênante, ignorée, insultée parfois, toujours inaccessible. Il nous plonge ici dans la solitude et la clandestinité d'un des secrets les mieux gardés de la Seconde Guerre mondiale.

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