Littérature générale

  • Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

    1 autre édition :

  • Sula

    Toni Morrison

    Au coeur de l'Amérique profonde, deux petites filles noires s'inventent une autre vie, plus riche, plus drôle, plus libre surtout que la dure réalité qui les entoure. Ainsi lient-elles une amitié qu'elles veulent définitive. L'âge venant, Sula, la rebelle, part rouler sa bosse dans les grandes villes alors que Nel, la sage, accomplit sa vocation de mère et d'épouse. Quarante ans après, elles font leurs comptes, s'opposent et incarnent chacune à leur manière la farouche énergie de la femme noire face aux hommes si vulnérables. De sa voix exceptionnelle, Toni Morrison recrée l'expérience de la communauté noire avec une grâce et une authenticité inoubliables.

  • Dans ce dialogue empli de sagesse, Caton est désigné comme l'avocat de la vieillesse contre quatre chefs d'accusation : elle empêcherait de briller dans la vie publique, affaiblirait le corps, interdirait les plaisirs et ferait sentir l'approche de la mort. Pour Caton au contraire, la vieillesse est l'âge le plus propice aux oeuvres accomplies de l'esprit, le corps étant délivré de la servitude des sens. Elle prépare l'âme à la libération totale procurée par la mort. Caton suggère une attitude exemplaire et loue l'expérience. Celui qui n'attend que de lui-même n'a rien à craindre des lois de la nature : "La faiblesse convient à l'enfance ; la fierté à la jeunesse ; la gravité à l'âge mûr ; la maturité à la vieillesse : ce sont autant de fruits naturels qu'il faut cueillir avec le temps."

    Né en 106 av. J.-C., mort en l'an 43, Cicéron put très jeune démontrer ses talents d'orateur, devenir grand avocat de Rome et connaître la gloire, lors du procès qui conduisit à la condamnation de Caius Verrès, gouverneur concussionnaire de la Sicile. Consul, il écrivit des oeuvres de philosphie politique (De oratore, De re publica et De legibus) et un Brutus. Défenseur d'un idéal de formation universelle, il est souvent placé à l'origine de l'humanisme tel que conçu à la Renaissance.

  • 14 juillet 1099. Alors que les croisés sont aux portes de la ville, les habitants de Jérusalem se pressent autour d'un homme mystérieux connu sous le nom du Copte pour entendre ses derniers enseignements. La foule, composée de chrétiens, de juifs et de musulmans qui vivaient jusqu'alors en parfaite harmonie, s'apprête à livrer combat et la défaite semble immi-nente. Mais loin de toute stratégie guerrière, c'est une véritable leçon de vie qui leur est dispensée.
    Le Manuscrit retrouvé est une invita-tion à repenser notre humanité qui pose une question d'une brûlante actualité : quelles valeurs subsistent lorsque tout a été détruit ?

  • « Le voyageur songe à sa propre vie. Comme toute existence, elle est faite des fragments de tout ce qui lui est arrivé : les situations qu'il a vécues, des extraits de livres qu'il n'a pas oubliés, les enseignements de son maître, des histoires que lui ont contées un jour ses amis, des réflexions sur son époque et sur les rêves de sa génération... Et il s'efforce de comprendre sa propre construction spirituelle. » Recueil de paraboles inspirées à l'auteur par les sources et les folklores les plus divers, Maktub est un véritable trésor de sagesse.

    Http://paulocoelhoblog.com « Cette édition est publiée avec l'accord de Sant Jordi Asociados, Agencia Literaria, S.L.U., Barcelone, Espagne. » © Paulo Coelho, 1994 (tous droits réservés) Pour la traduction française : © Éditions J'ai Lu, 2011

  • Je dois mourir. Si c'est tout de suite, je vais à la mort ; si c'est dans un moment, pour l'instant, je déjeune, puisque l'heure est venue de le faire, ensuite je mourrai. (I,i)

    1 autre édition :

  • Au terme de sa longue vie, Goethe affirmait qu'il venait tout juste d'apprendre à lire. Dans ce recueil des meilleurs essais de Doris Lessing, rassemblés pour la première fois, on retrouve la sagesse et la passion d'un auteur qui a elle-même appris, au cours de son intense et longue vie, à lire le monde autrement. Depuis les expériences sexuelles secrètes de Tolstoï jusqu'aux mystères du soufisme, en passant par la critique des grands classiques de la littérature, ces essais abordent un très grand nombre de sujets, de cultures, de périodes et de thèmes.
    Peinture de l'âme humaine, de nos espoirs, de nos peurs et de nos désirs, Le temps mord offre un portrait unique en son genre de l'un des auteurs les plus talentueux de notre époque.

    « Dans ces passages résonne cette voix ferme, intransigeante et courageuse qui a fait de Lessing une icône de la liberté de pensée. » Times Literary Supplement Éditeur original : Fourth Estate, an imprint of HarperCollinsPublishers © Doris Lessing, 2004 VO : Time Bites Pour la traduction française : © Flammarion, 2011 Couverture : Doris Lessing © Sophie Bassouls / Sygma / Corbis

  • Gratitude

    Charles Juliet

    "Intrusions dans l'intime, retours à l'enfance, doutes, interrogations, réflexions diverses, notes sur des personnes rencontrées..., ce Journal répond au besoin que j'ai de retenir ce qui m'échappe, cette vie qui me traverse et dont je tiens à garder la trace. Certes, le temps emporte tout, mais donner forme à ce que je veux ne pas perdre, c'est mieux me comprendre, c'est dégager le sens de ce qui m'échoit. Et au terme de la moisson engrangée, c'est offrir les mots rassemblés à cet autre qui se cherche. En espérant le rejoindre dans sa solitude et lui être ce compagnon qui chemine à ses côtés."
    C.J.

  • Le travail permet-il le bonheur ?
    Convoité ou subi, orientant l'éducation, rythmant le quotidien et laissant envisager une retraite paisible, le travail est au coeur de nos existences. Partant de ce constat, Yun Sun Limet livre ici un petit essai sous la forme de courtes lettres, écrites à quelques destinataires privilégiés (deux amies dont une d'enfance et un ami universitaire). Malade et donc provisoirement éloignée du travail, elle propose une méditation à la fois intime, très personnelle et informée sur cette « valeur » centrale de nos sociétés. Se rencontrent les grands noms de l'histoire et de la sociologie du travail, Marx, Weber, Blanqui, mais aussi Sénèque, inattendu et pourtant essentiel pour accompagner la fragilité de l'existence et le sens que le travail lui donne.
    À la croisée de la réflexion et de la fiction, ce traité contemporain, porté par la voix juste et profonde de son auteur, ne perd pas une ligne pour être également un formidable appel à la vie, à la vie heureuse.

  • La dynastie Tang a duré près de trois siècles : elle fut l'une des plus longues de l'histoire de la Chine. Tang Taizong, son deuxième empereur, était un dirigeant exceptionnel, dont le règne demeure synonyme d'âge d'or de la civilisation chinoise. Ses entretiens avec ses ministres sont devenus un classique sur l'art de gouverner ; sa pensée est aujourd'hui étudiée par les dirigeants et hommes d'affaires de toute l'Asie. La voici enfin accessible en français. Les extraits ici réunis et commentés s'adressent à toute personne en situation de leadership, formant un manuel de management atypique, qui renouvelle notre regard sur nombre de questions : pourquoi est-il important de bien se connaître pour bien diriger? Comment exercer son autorité? Comment évaluer les autres? Comment recruter au mieux et user intelligemment de ses ressources humaines? Que nous enseigne l'art de la guerre pour diriger une entreprise?... Les secrets qui ont fait le succès de la dynastie Tang sont les mêmes qui font aujourd'hui la prospérité et la longévité des gouvernements et des organisations. Des leçons essentielles à méditer pour devenir un leader éclairé.

  • 100 poèmes pour découvrir toute la sagesse du monde !

    Le temps, la douleur, l'amour, la maladie, la mort, la passion, le conflit... Depuis la nuit des temps, l'homme souffre des mêmes tourments. Jean Orizet vous invite donc à découvrir les plus beaux textes du monde afin d'en savourer la beauté, d'abord, mais aussi et surtout d'en tirer une certaine forme de sagesse, de trouver des réponses à vos questions et de dessiner votre propre chemin.
    De l'Antiquité à aujourd'hui, de l'Argentine au Tibet en passant par l'Irak, le Cameroun, la Russie et la France, ce recueil de poèmes et fragments vous offrira une vision différente de la vie mais aussi du monde qui vous entoure.

  • Le Livre des Délices a été rédigé vers 1180 à Barcelone par le médecin et poète Joseph ibn Zabara. L'auteur y relate sa rencontre avec un mystérieux personnage répondant au nom d'Enan qui l'entraînera dans un long voyage à dos d'âne à travers l'Espagne. Au cours de leurs pérégrinations les deux compagnons vont s'affronter à des joutes verbales continuelles à coups de fables, d'adages, de maximes et de dissertations scientifiques jusqu'à ce que Joseph parvienne à confondre son interlocuteur en démasquant son ignorance. Cette oeuvre unique en son genre qu'imprègne une atmosphère onirique et poétique mêle fiction et éléments autobiographiques. Elle tient à la fois du conte oriental, de la satire médiévale et du roman picaresque, tout en offrant au lecteur un condensé de sagesse antique, juive et orientale. Ce chef-d'oeuvre de la littérature hébraïque médiévale est traduit pour la première fois en français par Nathan Weinstock.

  • Ce guide, classique de l'initiation au chamanisme africain, dévoile et explique le rite du Bois Sacré et plaide pour l'ouverture à un mode de connaissance global du monde et de soi fondé sur des pratiques et une sagesse ancestrales. Il est co-écrit par l'écrivain Vincent Ravalec, Mallendi, le chaman qui l'a initié, et Agnès Paicheler, auteur de la présentation scientifique et technique.

  • L'intense jubilation que l'on éprouve en lisant Un voyage en Inde, le magnifique roman de Gonçalo M. Tavares, doit beaucoup à la scansion qui se dégage de la liberté formelle adoptée par son auteur.
    Un voyage en Inde nous conte l'histoire de Bloom.
    Pourquoi, en l'an 2003, Bloom a-t-il décidé de fuir Lisbonne ? Quel crime a-t-il commis ?
    A-t-il vraiment tué son propre père pour venger sa bien-aimée, morte en de bien mystérieuses circonstances ? Son voyage vers l'Inde lui permettra-t-il de se réconcilier avec lui-même et de trouver un sens à la (sa) vie ?
    Chanceux que nous sommes, de le suivre dans son périple aux escales incertaines, son errance, sa quête inlassable de l'humain...
    Fiction ambitieuse, errance pétrie de mélancholie et de fantaisie, ce voyage accède à l'harmonie magique entre suspense, poésie et philosophie.

  • Dans un accident de voiture, un bébé meurt. Lorsque son corps perdu est enfin retrouvé dans une poubelle à l´hôpital, il est sans yeux. Pour les deux familles réunies afin de soutenir la mere, Te Paania, et de faire le deuil du père, Shane et du bébé, cet incident choquant et mystérieux - pourquoi les médecins ont-ils volé les yeux de l´enfant ? - déclenche une réflexion troublante sur leur parcours historique, leur place dans la société néo-zélandaise, leurs perspectives d´avenir et sur tout ce qui leur a été volé - langue, terres, respect de leurs traditions culturelles, histoire(s), voire jusqu´à leurs gènes... Quatre personnages, quatre voix entretissées dans cette histoire émouvante, allant de l´époque coloniale à nos jours : Kura, la vieille femme, appartient à cette génération à qui sa langue, te reo, a été interdite en lieu public, avec des conséquences parfois tragiques ; Mahaki, jeune avocat ambitieux, renonce au succès matériel pour offrir son appui à son peuple ; Tawera, frère cadet d´une enfant mort née, sert d´intermédiaire entre le monde des esprits et celui de vivants ; Te Paania, cette jeune mère exilée de la petite ville où elle a grandi, apprendra à défendre sa culture et ses droits. Désormais la soumission, la sagesse, cette `bonté´ si péniblement acquises devront faire place à la révolte raisonnée et retentissante d´un peuple jusque-là sans voix, sans yeux, sans langue qui dira enfin tout haut sa résistance.
    D´une écriture souvent lyrique, parfois onirique, Patricia Grace nous livre ici un récit extraordinaire, plein de douleur et de révélations, raconté avec humour, tendresse et énergie.

  • Angèle rencontre Ueno Takami. Comme prédestinés, ils se remarquent d'abord dans une galerie d'art, puis se retrouvent au parc ou à l'imprimerie, chez Rinella, où Ueno confectionne un livre d'art. Leur relation prend très vite une profondeur saisissante, libérant « un sentiment de blancheur transparente », et se déploie à la cabane de Ueno, surplombant Setting Lake, « le lac qui se couche ». Le soleil du lac qui se couche invite à la découverte d'un Manitoba inattendu, au contraste des identités, à la contemplation de beautés totémiques - la beauté de l'incomplet, de l'imparfait, de l'impermanent. L'histoire d'Angèle et de Ueno - jeune métisse et vieux Japonais - tinte « aussi clairement qu'une cloche dans le ciel vide ».

  • "Mon assistant a les oreilles rouges parce que je les lui tire sans arrêt. Il ne comprend rien à ce qui flotte dans ma tête." François Matton est féru de méditation et de sagesse orientale... Mais, comme on le sait, il n'est pas dépourvu d'humour non plus. Le mélange des deux donnant ce petit livre irrésistible qui raconte les relations mouvementées d'un sage, le Maître, donc, et de son disciple, son assistant, pas très discipliné, "Oreilles rouges".

  • Un homme de sagesse, paroles de Banjo Clarke, aborigène australien Nouv.

    Porte par les croyances d'un Ancien aborigene remarquable, voici le témoignage émouvant d'une vie qui transcende les discriminations. Rayonnant de générosité, d'esprit de partage, d'amour et d'une profonde spiritualité, Banjo Clarke raconte l'histoire douloureuse et méconnue de son peuple. Il puisait sa sagesse sur la terre de ses ancêtres.

  • Depuis que son père a évoqué en famille un célèbre photographe croisé à Paris, Robin Elio n'a de cesse de comprendre pourquoi ce diplomate érudit et intimidant semblait bouleversé par cette rencontre. Le destin de Robin est scellé. Il deviendra lui-même photojournaliste pour capter les sursauts du monde et transmettre de telles émotions. Devenu adulte, séducteur et rebelle, il se sert de sa caméra comme d'une arme subversive. Sa quête lui laisse cependant un goût d'inachevé. Jusqu'au jour où il croise une femme à la présence singulière : Garance. La mystérieuse femme au pull rouge a trouvé sa vérité, il en est sûr, et désormais il veut trouver la sienne, loin des codes, loin du confort, loin de la facilité.
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    C'est alors qu'une mission le ramène au Boutran, un petit pays en guerre qui lui échappe sans cesse. Robin se lance dans l'aventure, plus décidé que jamais dans sa quête d'authenticité.

    Un parcours initiatique, traversé de drames et de poésie. Et au bout, une leçon de vie : « Trouve la vérité qui te fait unique et la mort n'aura pas de prise sur toi. »

  • Croire ou savoir ?

    Gerard Santarini

    Un monde meilleur ? Tout le monde en rêve, plus ou moins... Mais il semble que le chemin soit encore long et pénible ! Ne serait-ce pas, entre autres, parce que les difficultés de la route sont souvent mal identifiées et les parades pour surmonter les obstacles méconnues ? Le monde souffre encore de tant d'obscurcissements, de tant d'emprisonnements intérieurs et extérieurs. La connaissance n'a pourtant jamais été aussi répandue et sa puissance aussi grande et disponible. Mais son pouvoir de libération reste encore largement ignoré, voire dénigré. La science est aujourd'hui très forte mais la conscience est encore très faible !
    Cet essai se veut une contribution à la réflexion sur les multiples résistances à l'avancement vers plus de liberté, de fraternité et de bonheur et sur les moyens de les vaincre. Il n'apporte, bien sûr, aucune réponse définitive, mais il livre quelques pistes.
    Réquisitoire contre les effets pervers des religions, nationalismes, patriotismes et autres communautarismes plus ou moins latents ou plus ou moins avoués, il est aussi un plaidoyer pour la connaissance universelle ainsi que pour le doute et la recherche qui permettent d'y accéder. Hymne à la vérité, il exhorte à l'ascèse de la compréhension, à la pratique de l'émerveillement, à l'éveil des consciences.
    L'auteur y livre son propre témoignage et propose un chemin vers une spiritualité ouverte, adaptée à notre époque et compatible avec les merveilleuses découvertes de la science.

  • Les peuples dits « sans écriture » ne sont pas pour autant des peuples « sans lecture ». Bien au contraire, ces peuples - aborigène, kanak, ma´ohi -, que l´on a dit primitifs lisent. Ils lisent beaucoup et souvent, ils lisent en tout et partout. Ils savent lire ce que nous, gens de sociétés « modernes» et même « postmodernes » ne savons plus lire. La nature, dans toutes ses dimensions visibles et invisibles, est un inépuisable livre de lecture, une encyclopédie, une somme de connaissances. Pour les Anunga, le peuple «autour de Uluru », le Grand Rocher est l´encyclopédie première et ultime, celle qui contient tout, là où tout est écrit, de l´origine du monde à l´origine du peuple, jusqu´à la fin de cette vie. Il y a, écrit sur ce Rocher, d´une façon que je ne sais pas lire, le devenir de chacun des Anunga et de chacun d´entre nous.

    Les Anunga savent lire la nature, tout simplement, et c´est une capacité sans limite, un trésor que nous avons essayé d´approcher en faisant, à notre tour, la marche de la connaissance et de la rencontre.

  • " Aimez-vous largent "? Si cette question vous était posée très candidement, quelle réaction serait la vôtre ? Une réponse franche et massive ou un silence prudent tant il est vrai que la relation personnelle à cet objet est un sujet très complexe. Mais songez-vous seulement en avoir une? Pourtant, qui naime pas gagner de largent ? Qui na jamais caressé le souhait dêtre (un peu) plus riche et de profiter des perspectives radieuses quil offre ? Parfois, entre "aimer gagner de largent" et "aimer largent", un gouffre se creuse. Parmi  ces deux propositions, se cachent toutes nos pensées les plus secrètes, forgées dès lenfance, aboutissant à lélaboration de la place que nous lui octroyons : simple moyen ou  symbole ultime de réussite. Ainsi émerge un lien qui influence notre existence, pour le meilleur et pour le pire. Cette réflexion très libre propose un voyage au pays de notre relation intime avec cette chose en sattachant à trois pistes  : Aimer largent est-il un sujet pertinent? De quel amour pourrait-t-il s'agir ? Quel en serait le sujet?

  • Les peuples dits « sans écriture » ne sont pas pour autant des peuples « sans lecture ». Bien au contraire, ces peuples aborigène, kanak, maohi , que lon a dit primitifs lisent. Ils lisent beaucoup et souvent, ils lisent en tout et partout. Ils savent lire ce que nous, gens de sociétés « modernes» et même « postmodernes » ne savons plus lire. La nature, dans toutes ses dimensions visibles et invisibles, est un inépuisable livre de lecture, une encyclopédie, une somme de connaissances. Pour les Anunga, le peuple «autour de Uluru », le Grand Rocher est lencyclopédie première et ultime, celle qui contient tout, là où tout est écrit, de lorigine du monde à lorigine du peuple, jusquà la fin de cette vie. Il y a, écrit sur ce Rocher, dune façon que je ne sais pas lire, le devenir de chacun des Anunga et de chacun dentre nous.
    Les Anunga savent lire la nature, tout simplement, et cest une capacité sans limite, un trésor que nous avons essayé dapprocher en faisant, à notre tour, la marche de la connaissance et de la rencontre.

  • Par-delà l'enchantement

    J.B. Simoni

    S'il suffisait de se jeter corps et âme dans l'amitié ou l'amour, pour atteindre ce monde enchanté dont nous rêvons, qui ne le ferait ? Norbert, garçon fragile et introverti, mignoté par sa mère et dédaigné par son père, autant que par lui-même, en quête perpétuelle d'un être qui le séduirait et l'aimerait, le croyait. En rencontrant Serge, si beau, si fort et tellement roublard, et qui aurait pu être son frère. Ou encore Marie-Anne, à la beauté incomparable, et qui aurait pu être sa mère. Ou encore Agnès, sa fille, à la personnalité ravageuse.
    Dans chacun de nous, il y a toujours du Norbert, même si ce que l'on trouve par-delà l'enchantement - sagesse, sérénité ou désillusion -, appartient à notre propre mystère.
    Ce récit, campé dans la France des années 40 et des Trente glorieuses, où les personnages sont confrontés à une Histoire riche, mouvementée et souvent dramatique, est avant tout une ode à l'amitié et à l'amour, quoiqu'il nous en coûte. 

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