Littérature générale

  • Gilbert Banville est homme d'esprit, capable à la fois de grande finesse dans l'humour et de profondeur réelle dans le propos. Il est aussi doté d'une forte sensibilité, frôlant par endroits l'écorchure. Comme si trop de beauté lui était souffrante. Il nous fait donc passer des émotions criantes du flamenco, à la langueur sensuelle qui en ponctue les mouvements. Un recueil de haïkus qui a de la personnalité. Joanne Morency «flamenco les souliers de la gitane piétinent la lumière» Fils de cultivateur, Gilbert Banville est né à Saint-Narcisse-de-Rimouski. Il habite Les Buissons sur la Côte-Nord où il a fait carrière en recherche agronomique. Depuis que le Camp littéraire de Baie-Comeau l'a adopté comme bénévole en 2006, il s'est laissé encourager à écrire. «Les souliers de la gitane» est sa première publication.

  • Les peuples dits « sans écriture » ne sont pas pour autant des peuples « sans lecture ». Bien au contraire, ces peuples aborigène, kanak, maohi , que lon a dit primitifs lisent. Ils lisent beaucoup et souvent, ils lisent en tout et partout. Ils savent lire ce que nous, gens de sociétés « modernes» et même « postmodernes » ne savons plus lire. La nature, dans toutes ses dimensions visibles et invisibles, est un inépuisable livre de lecture, une encyclopédie, une somme de connaissances. Pour les Anunga, le peuple «autour de Uluru », le Grand Rocher est lencyclopédie première et ultime, celle qui contient tout, là où tout est écrit, de lorigine du monde à lorigine du peuple, jusquà la fin de cette vie. Il y a, écrit sur ce Rocher, dune façon que je ne sais pas lire, le devenir de chacun des Anunga et de chacun dentre nous.
    Les Anunga savent lire la nature, tout simplement, et cest une capacité sans limite, un trésor que nous avons essayé dapprocher en faisant, à notre tour, la marche de la connaissance et de la rencontre.

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