• La contemplation des rivières inspire à John Gierach bien plus qu'une belle description de paysages émaillée de secrets de pêche à la mouche. À sa manière sensible et personnelle, il donne vie aux moments et aux choses. Il capture l'essence d'expériences
    anodines avec l'esprit, le détachement et l'humour d'un sage oriental. Pour un pêcheur,
    l'oeuvre de Gierach est un pur régal. Pour un non-pêcheur, elle est une réflexion sur notre place dans le monde, qu'on se trouve en pleine nature sauvage ou bien installé dans son fauteuil.

  • L'homme qui venait de franchir la frontière, ce 23 juillet 1873, était un homme mort et la police n'en savait rien. Mort aux menaces, aux chantages, aux manigances. Un homme mort qui allait faire l'amour avant huit jours.
    En exil en Suisse, Gustave Courbet s'est adonné aux plus grands plaisirs de sa vie : il a peint, il a fait la noce, il s'est baigné dans les rivières et dans les lacs. On s'émerveille de la liberté de ce corps dont le sillage dénoue les ruelles du bourg, de ce gros ventre qui ouvre lentement les eaux, les vallons, les bois.
    Quand il peignait, Courbet plongeait son visage dans la nature, les yeux, les lèvres, le nez, les deux mains, au risque de s'égarer, au risque surtout d'être ébloui, soulevé, délivré de lui-même.
    De quel secret rayonnent les années à La Tour-de-Peilz, sur le bord du Léman, ces quatre années que les spécialistes expédient d'ordinaire en deux phrases sévères : Courbet ne peint plus rien de bon et se tue à force de boire ?
    Ce secret, éprouvé au feu de la Commune de Paris, c'est la joie contagieuse de l'homme qui se gouverne lui-même.

  • Retrouvez la famille Blaireau Renard, une famille recomposée pas comme les autres. Glouton encombre le terrier avec sa collection de pommes de pin, mais où peut-il les ranger ? Son ami Loudo propose de les garder chez lui. Glouton pense avoir enfin trouvé la bonne cachette, mais tout bascule à cause du chien qui attaque le papy de Roussette...

  • Instruire en intéressant, ou en amusant, est la devise de cet ouvrage remarquable. Car c'est d'apprendre à voir qu'il s'agit. Sous la main appliquée de Marc Audebert, la géographie devient poésie visuelle. Miroir de ce qu'elle enseigne, la leçon soustrait le général du particulier au moyen de savants jeux d'échelle. Le préau ou la cour se transforme en laboratoire, la géographie en expérience. Ce manuel regorge de propositions pédagogiques visant à imprimer dans l'esprit des élèves les grands mouvements de notre système solaire, où les toupies font figure de planètes. Le soin apporté aux dessins, à la couleur, disent le souci premier de transmettre un savoir mais plus encore de le faire comprendre. Ce document inédit et de grande beauté s'adresse moins à la mémoire qu'à l'intelligence.

    Instituteur à Marcilly-sur-Maulne dans l'Indre-et-Loire, Marc Audebert (1890-1914) fut très marqué par l'enseignement reçu à l'École Normale d'instituteurs de Loches. En août 1914, il est appelé à Tours pour rejoindre le 90e régiment d'Infanterie. Grièvement blessé lors d'un assaut contre les tranchées allemandes, il meurt à Ypres en octobre 1914, à l'âge de 24 ans.

  • Petits pays de France

    Didier Cornaille

    • Omnibus
    • 31 Octobre 2018


    Un voyage insolite et poétique à travers les tout petits terroirs de France. Une encyclopédie unique en son genre, qui marie l'histoire des hommes à celle des paysages, l'évocation des cultures locales à la découverte des forces géologiques qui ont façonné la nature.

    Une somme patrimoniale, par un auteur qui connaît les multiples paysages de la France.

    Les Amognes, l'Artense, le Boréon, la Bouriane, le Capcir, la Forterre, la Gallésie, la Lémance, la Margeride, les Mauges, le Quercorb, le Ségala, le Volvestre, le Valgaudemar... Autant de noms familiers pour ceux qui y vivent, mais mystérieux pour le voyageur. Les tout petits pays de France ont ceci de magique qu'ils sont à la fois très français et très exotiques, car s'ils ont tissé l'histoire de la nation, ils ont aussi le plus souvent gardé toute la force de leur particularisme. Didier Cornaille, grand marcheur et auteur bien connu des collections terroir, a parcouru pendant dix ans la France au pas de son cheval. C'est ainsi qu'il a imaginé cette géographie exceptionnelle : c'est la France vue du ciel, mais en rase-mottes, par-dessus les collines jusqu'au creux des vallées, depuis la source à peine visible sous les herbes jusqu'à l'estuaire qui se déploie face au large.
    On y découvre que les frontières restent bien vivantes, malgré les conquêtes et les lois des régimes centralisateurs, parce qu'elles ont été tracées par une rivière, une lande, un coteau crayeux bien plus que par la folie guerrière des hommes.

  • De la neige aux marmottes et du chalet à la luge, familiarisez votre enfant avec les premiers mots de la montagne. Été comme hiver, il apprendra à mettre des mots sur tout ce qui compose cet univers fascinant.



    Découvrez vite cette collection incontournable qui accompagne l'éveil des tout-petits depuis des années. Avec des images simples et des textes courts spécialement conçus pour éveiller la curiosité des tout-petits et les familiariser avec le monde qui les entoure. Plus de vingt titres disponibles en format numérique.

  • Baba Yaga - Le tigre, le brahmane et le chacal - Le vieillard qui faisait fleurir les arbres - Marama et la rivière aux crocodiles - Aladin et la lampe merveilleuse - Le bon génie du lac.Six contes traditionnels, magnifiquement illustrés, à lire et à relire avec les petits.

  • Partout, l'heure est à l'intensification de l'exploitation industrielle des «ressources naturelles». Forêts, eau douce, minerais, sable, rivières, faune sauvage, gaz de schiste, pétrole, terres fertiles, paysages grandioses: tout y passe! La justification de ces efforts est partout la même: cette exploitation est un facteur de croissance essentiel dont il serait fou de ne pas profiter alors que les emplois manquent et que les États sont endettés. C'est le choix de l'extractivisme. Si ce phénomène suscite des débats, ceux-ci ne portent généralement que sur les conditions de l'exploitation de ces richesses: qui va vraiment profiter de ces ressources? Comment ne pas faire trop de dégâts en les mettant à profit? Est-ce le bon moment de les exploiter? Et si, au lieu de se préoccuper de la bonne façon de partager ce «gâteau» (sans trop salir la nappe), on s'interrogeait plutôt sur la pertinence même de le consommer? Avons-nous vraiment besoin d'harnacher de nouvelles rivières, d'exploiter toujours plus de gisements de pétrole et de minerais, d'ouvrir de nouveaux territoires aux touristes, d'intensifier les cultures et l'élevage animal? Ne s'agit-il pas d'une fuite en avant, sur un chemin qui ne mène nulle part, sinon à la destruction pure et simple de notre habitat terrestre et de nos sociétés? Ne pourrions-nous pas vivre aussi bien, voire mieux, sans pratiquer ce type d'exploitation? Si oui, à quelles conditions? Les auteur.e.s s'attaquent à ces questions difficiles en dénonçant la logique de l'extractivisme avant d'en souligner les principales limites physiques. Les effets destructeurs et irréversibles du processus économique sur les ressources naturelles dites «non renouvelables» (énergies fossiles, minerais, etc.) étant déjà à l'oeuvre, les auteur.e.s s'attellent à décrire les alternatives possibles à ce «modèle de développement»: low-tech, transition énergétique, résistance autochtone et philosophie du buen vivir... Ils nous invitent à changer de paradigme pour penser les pistes d'actions nécessaires dans un futur post-extractiviste. Car à force de creuser, nous arrivons bel et bien aux limites de notre unique planète.

  • 'Je m'arrêterai à nouveau, essoufflé, hébété peut-être, échoué sur la pierre froide d'un seuil qui traverse le lit en diagonale, en suggérant un gué : l'eau se faufilera entre les galets plus gros où elle rebondira dans une mousse claire. Elle retombera avec un tintement de fontaine, puis courra se glisser sous les vergnes couchés au bord de l'eau. Je n'aurai rencontré personne depuis mon départ, j'aurai seulement croisé des voitures et des tracteurs, et entendu des animaux : je resterai allongé un instant sur le ventre avant de repartir. J'écouterai l'eau couler, sonner, sauter sur les cailloux, répéter sans se lasser son cliquetis cristallin, incapable de me représenter ce qui m'attend, jusqu'où cette eau va me porter, et encore moins comment. Je n'aurai rien préparé, j'aurai froid, j'aurai seulement décidé de partir sans réfléchir, sous le seul prétexte d'avoir envie de voyager, et d'aimer nager dans l'eau.'

  • Après avoir replacé la question dans une perspective historique - nos rivières ont commencé d'être polluées dès le Moyen Âge -, l'auteur montre qu'aujourd'hui, la pollution chimique « à l'ancienne » a cédé la place à des pollutions de natures très diverses, tout autant perturbatrices des écosystèmes d'eau douce. De tout temps, on s'est préoccupé de la qualité des eaux fluviales et des moyens sont désormais déployés pour « restaurer » les rivières, dans une perspective de développement durable.

  • Boiteur des bois est une quête. Une quête de soi. Une quête identitaire presque aussi dévastatrice que révélatrice. Le jeune poète nous entraine avec lui, comme le coureur des bois, à la rencontre de ses doutes, de ses questionnements et de ses démons. Il nous invite à le suivre à travers les grands arbres, les rivières et les blessures. Un partage qui ne laissera personne indemne. Heureusement.

  • Pourquoi les rivières débordent-elles ? Mais après tout, pourquoi resteraient-elles dans leur lit ? Inondation et crue sont-elles la même chose ? Les rivières débordent-elles vraiment plus que par le passé ? Et est-ce dû au changement climatique ou aux actions humaines ?

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