• L'ambivalence des sentiments qui entourent les progrès actuels des sciences et la puissance croissante de leurs applications appellent une réflexion philosophique approfondie. Entre une confiance souvent aveugle et une inquiétude parfois excessive, comment trouver la voie de la raison ?
    Le XIXe siècle, dans l'élan de la révolution industrielle, a forgé le projet d'une « philosophie des sciences » pour faire face aux défis intellectuels et sociaux des sciences physico-chimiques. Une discipline est née, qui associe les compétences des scientifiques et des philosophes.
    En proposant au lecteur un tableau des doctrines qui se sont succédé et un état des débats actuels, cet ouvrage dénué de toute technicité lui donnera accès à des réflexions vitales pour l'avenir de nos sociétés.

  • Parce que nous vivons dans une société où l'emprise de l'économie n'a jamais été aussi forte, tout chrétien est amené à se questionner sur la place que l'argent tient dans sa vie.Grâce à une analyse à la fois claire et subtile s'appuyant sur l'Évangile et le magistère de l'Église, très éloignée des manichéismes faciles, Pierre de Lauzun nous aide à comprendre la nature paradoxale de l'argent et les raisons de l'attrait qu'il peut exercer sur nous, tout en nous aidant à ajuster notre rapport à lui, à la lumière du Bien commun.Du choix de notre activité professionnelle à la meilleure façon d'investir, en passant par ce qu'il nous faut donner, cet ouvrage propose de nombreuses réflexions qui sont autant de balises concrètes sur le chemin du royaume de Dieu.

  • Oswald Spengler aura-t-il eu raison ? Tandis que les signes s'accumulent, on assiste au retour de l'auteur du Déclin de l'Occident (1918-1922), ou tout du moins à celui de ce titre-slogan, sa pensée restant largement méconnue en France. Comment Spengler se représentait-il ce déclin, passage d'une culture véritablement créatrice à une civilisation tournée vers des tâches quantitatives et matérielles ? Spengler fait preuve d'un pessimisme culturel profond : à terme, l'Occident et ses valeurs mourront. Sa critique de la rationalisation du monde, celle des moeurs qui s'installent dans les métropoles cosmopolites, du système technicien, du libéralisme politique et économique, sont des symptômes de la crise moderne et doivent nous alerter sur l'évolution du monde occidental. À charge pour nous de lui donner tort en ne succombant pas à son fatalisme historique, ni à l'esthétisme de son « réalisme héroïque ».

  • La morale et l´éthique sont aujourd´hui invoquées dans les domaines les plus variés, qu´il s´agisse de politique ou d´économie, de guerre ou de sexualité, de justice internationale ou de recherche biologique. Si ces préoccupations ne sont pas entièrement

  • Les cinq textes réunis ici apportent des éléments précieux sur la manière dont Ortega y Gasset salue les gestes de Hegel et de Dilthey, qu'il admire pour être respectivement le grand précurseur de la philosophie de l'histoire et le grand découvreur de l'Idée de vie. Mais les rapports qu'il entretient à ces deux figures importantes de la philosophie de l'histoire sont pour le moins ambigus. Les éloges se doublent ainsi rapidement d'une prise de distance qui permet au philosophe espagnol de préciser ses propres thèses dans ce domaine, et tout particulièrement de réaffirmer sa volonté de saisir le mouvement réel de l'histoire, refusant à la fois les schémas déterministes et relativistes de celle-ci.

  • Injonctions à la performance, contrôle renforcé des coûts, bureaucratisation des contextes de travail : comment ces évolutions affectent-elles la qualité du travail des médecins, des enseignants ou encore des travailleurs sociaux ? Les sociologies usuelles des professions relèvent d'un paradigme relativiste leur interdisant de répondre à cette question pourtant cruciale. Par crainte de reprendre à leur compte des points de vue particuliers sur les activités étudiées, ces sociologies insistent unilatéralement sur la diversité des conceptions subjectives du travail présentes au sein d'une même profession. Mais elles renoncent ainsi à penser des critères objectifs de la qualité du travail professionnel. Un changement de paradigme s'impose pour surmonter les difficultés théoriques et pratiques liées à cette approche. Cet ouvrage répond à cette attente. D'une enquête sur l'architecture, et de développements sur de nombreuses autres professions, émerge un cadre théorique original qui permet de penser simultanément les contraintes normatives inhérentes à une activité, et la diversité des conceptions qui s'y affrontent. Il en résulte un regard neuf sur des aspects de la vie des professions comme les carrières, l'enseignement, la compétition interne ou encore la participation à la production de l'action publique. Et l'on comprend mieux quels processus entravent la recherche de solutions appropriées aux problèmes traités. Ce livre s'adresse non seulement aux sociologues des professions, mais encore à tous les chercheurs en sciences sociales insatisfaits des apories auxquelles conduit l'opposition - considérée à tort comme indépassable - entre les approches objectiviste et relativiste. Il intéressera aussi les professionnels désireux de comprendre ce qui rend leur activité vulnérable aux évolutions et aux pressions extérieures. Un regard salutaire sur des activités porteuses d'enjeux collectifs majeurs.

  • L´étroitesse d´esprit, le dogmatisme, l´intolérance, le fanatisme sont, à des degrés divers, des formes d´enfermement dans un schéma mental. Pour y échapper, il faut accéder à la « pluralité interprétative » : devenir capable de « manipuler » ses propres représentations et ses idées pour adopter, au moins temporairement et en imagination, d´autres points de vue que le sien. Mais quelles sont les bases cérébrales et mentales d´une telle capacité chez l´enfant et chez l´adulte ? À travers quelles formes historiques - culturelles, religieuses, artistiques - s´est-elle incarnée et développée ? Peut-on l´enseigner aux enfants, et comment ? Organisé les 12 et 13 juin 2008 au Collège de France, le colloque La pluralité interprétative. Fondements historiques et cognitifs de la notion de point de vue a tenté de faire le point sur ces questions.

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