• C'est l'histoire d'un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent, et les enfants grandissent. Ils choisissent ce qui a de l'importance à leurs yeux, ceux qu'ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C'est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le coeur de trois hommes. Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d'hommes en devenir.

  • Julien Perrault a tout perdu en percutant deux de ses concurrents sur le circuit du Mans. Lui qui avait été le prodige du Grand Prix Moto est devenu le paria, «l'assassin». Mais un sponsor sulfureux propose au jeune homme de revenir sur le devant de la scène. Courir de nouveau. Seulement, son retour sur les circuits, Julien ne l'envisage plus seul. À ses côtés, dans l'équipe qui le préparera à la course, il comptera sur la psychiatre qui le suit depuis son accident, son père qui a construit ses première motos et ce peintre un peu fou devenu son ami. Trois soutiens des plus atypiques au coeur du grand cirque qui se prépare. Dans ce nouveau roman plein de fureur, Antonin Varenne dresse le portrait d'un homme prêt à payer n'importe quel prix pour aller au bout de sa passion, être fidèle à lui-même, égoïstement et sans limite.

  • Il a presque vingt ans. Il vit loin. Loin de sa famille, loin de lui. Mais il revient parfois : les repas de famille, Noël, il ne peut pas y échapper... Alors, en silence, il assiste à son show : celui du père parfait, celui qui ne rentre pas dans la chambre de son petit garçon, la nuit, pour le forcer à faire ce qu'aucun enfant ne devrait être obligé de faire avec quiconque, encore moins avec son père.
    Cette fois, il va parler, il le doit, il le faut. Pour lui et pour les autres enfants. Tant pis pour le vide, le malheur, pour ce réveillon de Noël gâché, pour la photo de la famille parfaite en mille morceaux. Il ne peut plus se taire. Mais ce n'est pas si simple de parler, de se libérer d'années de silence et de honte, de transmettre sa douleur.
    Peut-il y parvenir ?

    Auteur de fictions, Antoine Dole esquisse à chaque nouvel opus un portrait cru de sa génération. Il trace sa route d'écriture offensive en explorant dans ses romans cette société faite d'incommunicabilité et de solitude.Sous le pseudonyme Mr Tan, il est également le créateur et le scénariste de la série Mortelle Adèle (Tourbillon, un million d'exemplaires écoulés).

  • H. Leivick décide à 71 ans de revenir sur les années de cachot qu'il a connues à 18 ans.Dans une première partie, H. Leivick se souvient des six années passées dans un cachot obscur, de ses camarades de détention, révolutionnaires, juifs et non juifs. Il se souvient également des prisonniers de droit commun, dont certains avaient assassiné des Juifs. Des flash-back sur son enfance, son éducation traditionnelle puis son engagement politique parsèment le récit, alimentés par des dialogues intérieurs émouvants avec son père.Dans la deuxième partie, H. Leivick raconte le voyage à pied, puis en bateau-prison vers la Sibérie, traversé par une galerie de portraits et de réflexions sur l'existence et la résistance à l'oppression.

    Né en Biélorussie, H. Leivik (1888-1962) reçut une éducation juive traditionnelle et s'engagea très jeune dans le mouvement révolutionnaire. À 17 ans, il prit part à la révolution avortée de 1905 contre le pouvoir tsariste. Il purgea six ans de cachot et fut envoyé en 1912 en Sibérie. Il parvint à s'échapper et gagna New York en 1913 où il vécut le reste de sa vie.Grande figure morale, il est connu en tant que poète, dramaturge et essayiste. Dans les bagnes du tsar est son seul récit.

  • Un voyage de trente-huit mille kilomètres, qui commencera par la traversée des États-Unis en Harley Davidson. C'est cela que Franco Antonello souhaite pour le dix-huitième anniversaire de son fils, diagnostiqué autiste à l'âge de trois ans. Andrea est un ouragan imprévisible. Lorsqu'il marche, c'est sur la pointe des pieds. Les objets, il les aime rangés dans un ordre méticuleux. Quand il veut savoir qui il a en face de lui, il l'enlace afin de sentir ce que l'autre a dans le ventre et pour cette raison ses parents ont inscrit sur ses T-shirts : N'aie pas peur si je t'enlace. Pourtant ce voyage se fera, à travers les États-Unis et jusqu'en Amérique latine, mille fois plus inattendu que prévu... Sous le regard étonné et teinté d'humour du père, Andrea caressera les crocodiles, communiquera avec les chamans indiens, embrassera les jeunes filles... et enseignera à son père à se laisser aller à la vie. Il fera de cette expérience une aventure épique, difficile et grisante, imprévisible et captivante. Comme lui, qui dit vouloir devenir, malgré tout, un terrien.«L'extraordinaire périple de Franco et Andrea à travers les Amériques est une lecture à plusieurs niveaux... Et une fable fantastique sur la nature humaine.» La Repubblica

  • Mauvais fils

    Raphaële Frier

    Fils unique, Ghislain a du mal à être ce que l'on attend de lui : un bon élève, viril et surtout hétérosexuel.
    Devant ses résultats médiocres au lycée, son père le pousse à se former au métier d'électricien, un vrai métier d'homme. Après des journées à cacher des fils et poser des prises, Ghislain passe ses soirées dans des bars gays où il vit ses premières expériences sexuelles. Lorsque son père s'en aperçoit, il le met à la porte.

    Un livre soutenu par Amnesty International

    Après avoir publié des albums, un documentaire remarqué, Martin et Rosa, et des romans, dont Je veux un python pour mon anniversaire, Raphaële Frier publie Vibrations, son premier roman pour adolescents chez Talents Hauts en 2014. Il sera suivi de Mauvais fils, Grosse folie et Ado Sapiens.

  • « J'ai toujours eu peur de mon père. Je savais qu'il avait déjà tué au cours de la guerre d'Algérie. J'étais persuadé qu'il pouvait recommencer. » Thierry grandit dans l'ombre glaçante de Jim, élaborant des scénarios de fuite et se barricadant toutes les nuits dans sa chambre. Quelques années après la mort de ce père menaçant, le fils se plonge dans les photographies et les carnets où Jim ne parle que de la guerre. Il décide de partir à la recherche du fantôme, de retrouver par les mots celui qui avait été un jeune garçon à qui l'on avait appris à être un tueur. Car pour se garder de transmettre l'héritage de la violence, il faut en connaître la source.

  • 1920, la Russie est déchirée par la guerre civile. Un groupe de cosaques s'apprête à massacrer une famille juive réfugiée aux confins de la Sibérie lorsqu'un mystérieux officier s'interpose et ordonne d'épargner un enfant. Le jeune garçon est recueilli par son sauveur : le baron Ungern-Sternberg. Cet ancien héros des bataillons du tsar mène une armée composée de deux mille cavaliers venus de tous les horizons : cosaques russes, Mongols, Kazakhs, Japonais...Son rêve : créer un empire à l'est du lac Baïkal pour mieux combattre la décadence de la civilisation occidentale. À travers les yeux d'un enfant, Les Vents barbares nous entraîne pour une chevauchée inoubliable sur les steppes sibériennes. Philippe Chlous nous offre à la fois un formidable roman d'apprentissage et une grande fresque d'aventures aux accents épiques.

  • Le vieux Ma n'est guère enthousiaste de devoir partir en Europe - à Londres, plus précisément - où son frère lui a légué un magasin d'antiquités. Quant à son fils, Ma Wei, il tombe éperdument amoureux de la fille de leur logeuse, la très respectable veuve Window. Les tribulations de nos deux Chinois dans la capitale britannique sont contées par Lao She avec un humour féroce, et sans doute bien informé, puisque lui-même y séjourna de 1924 à 1929. Comment concilier la digne image de Messieurs Ma père et fils avec celle de « ces diables à face jaune » qui fument l'opium, s'adonnent au trafic d'armes, cachent sous leur lit les victimes qu'ils ont tuées et violent les femmes sans distinction d'âge ? L'abîme d'incompréhension et de préjugés qui les sépare de la population locale, s'il donne lieu à maintes scènes d'une drôlerie irrésistible, n'en laisse pas moins flotter une ombre de tristesse sur la réussite de leurs projets.

  • Survivant de l'enfer afghan, le journaliste Jonathan Dupuis rentre chez lui dévasté. Au terme d'une enquête intensive et d'un travail sur lui-même, il parvient à reconstituer les pans manquants de son histoire.



    On dit que le véritable dépassement de soi passe par les défaites. Que sans l'adversité, l'humain ne serait rien. Jonathan Dupuis l'apprend à ses dépens. De retour d'une mission journalistique à Kandahar qui a mal tourné, l'homme qui revient chez lui n'est plus que l'ombre de lui-même. Il hésite sur ce qu'il va dévoiler à la presse et à ses proches. Qu'a-t-il vraiment vécu là-bas?



    Sa mémoire vacillante, criblée de trous noirs, ramène inlassablement à son esprit un souvenir salvateur : les yeux de la douce Rachida sous sa burka. En proie à un trouble profond, attisé par les manigances d'un père dominateur, il va tenter par tous les moyens de reconstituer les pans manquants de son histoire.

  • « Les lettres qui forment cet ouvrage ne constituent pas un traité philosophique. Elles ont été écrites sans autre intention que d'imaginer le fruit d'années de réflexion et d'expérience d'un père fictif. De lui et de son fils, on sait seulement qu'ils ne se parlent plus depuis longtemps et que la relation entre eux est pour le moins froide. Ils sont en cela profondément contemporains et réels. C'est sur ce fond d'incompréhension et de ressentiment que le père a décidé de léguer à son fils une manière de testament spirituel. Le fils est donc libre de l'accepter ou de le rejeter. Ou de suspendre sa décision. Ou d'en changer avec le temps. Mais l'essentiel, pour ce père, est d'avoir prononcé une parole. Le reste, c'est-à-dire la façon dont elle sera accueillie, ne lui appartient pas. D'où une liberté de ton et de pensée qui ne s'embarrasse pas de ménagements. »
    En vingt-huit lettres, ce père essaiera donc de transmettre au fils une sagesse - un savoir de la vie, une tradition de l'homme -, abordant tour à tour autant de thèmes (le déracinement, le tragique, la blessure, le témoignage, le pardon...) qui en détaillent la teneur et la gravité. Au-delà de son destinataire explicite, c'est à l'ensemble de ses contemporains que s'adresse ici l'auteur, aussi bien à ceux qui ont rompu cette transmission qu'à ceux qui sont ainsi privés de legs et qui se retrouvent souvent abandonnés et désorientés.

  • L'Africain Nouv.

    « J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire. Je m'étais inventé une histoire, un passé, pour fuir la réalité à mon retour d'Afrique, dans ce pays, dans cette ville où je ne connaissais personne, où j'étais devenu un étranger. Puis j'ai découvert, lorsque mon père, à l'âge de la retraite, est revenu vivre avec nous en France, que c'était lui l'Africain. Cela a été difficile à admettre. Il m'a fallu retourner en arrière, recommencer, essayer de comprendre. En souvenir de cela, j'ai écrit ce petit livre.»
    J.M.G. Le Clézio.

  • Quelques heures seulement s'étaient écoulées depuis l'intervention des mystérieux « Anges Gardiens » à la Tour Premium. Les plans du colonel Falcon mis en déroute, Jordan et ses compagnons venaient de réaliser l'impensable.
    De retour au manoir les choses n'allaient pas s'améliorer pour le jeune héros. Il devait maintenant faire face au paternel, et avec la ménagerie mise à jour ce n'était plus qu'une question de temps avant de voir débarquer à sa porte le chef Bryner et une
    armée de flics !
    Dans sa quête pour libérer le professeur Hudson, Jordan et sa troupe avaient
    accidentellement levé le voile sur un secret qui planait depuis trop longtemps audessus
    de la cité des anges et la menace qu'ils avaient libérée allait rapidement devenir leur problème.
    Les Sentinelles n'étaient pas ce qu'elles étaient censées être et cette nouvelle réalité
    allait entraîner Reilly, père-fils et la ménagerie dans une aventure qui allait changer le visage d'Espéria à tout jamais.

  • Charlemagne naît de l'union éphémère entre la belle Florence, infirmière dotée d'une triste et désolante bonasserie, et Yann, sorte de demi-dieu grec analphabète et entraîneur. Il voit le jour à la suite de la décision de sa mère de ne pas se faire avorter et de l'élever seule.

    Alors que le garçon grandit, Florence s'éprend de Manuel, un veuf d'âge mûr. Elle cherche en fait une figure paternelle pour son enfant. Tout ne se déroule pas comme prévu, alors que Yann, soudainement intéressé par son rôle de père, ne passe pas par quatre chemin pour connaître son fils. Il devient rapidement l'idole de celui qu'on surnomme Charlot, jusqu'à ce qu'un événement tragique vienne bouleverser la relation harmonieuse qui les unit.

    Dès lors, le petit homme se voit tenter de s'identifier au père de son ami... pour le meilleur et pour le pire. Charlot réussira-t-il
    à rétablir son lien d'attachement avec ses parents et à devenir un adolescent heureux et équilibré ?

  • Shipun et son fils, Nipishish, sont inséparables. Quand ils partent à la chasse à la perdrix, Nipishish observe son père avec attention. Il ap­­prend à chasser pour manger, pas pour tuer. La chasse donne un sens à sa vie d'enfant amérindien. Shipun adresse une prière à l'oiseau. Il arrête de respirer et appuie sur la détente. Le coeur de Nipishish cesse de battre.

  • Le plus beau sapin du monde Nouv.

    Un album de Noël moderne, à l'humour sympathique, met en scène un petit garçon et son père et
    la tendresse qu'ils ont l'un pour l'autre.
    Un petit garçon raconte son épopée avec son père pour aller chercher en forêt un sapin de Noël. Tout va sens dessus dessous, du voyage en voiture jusqu'à la tentative pour décorer l'arbre. Mais au bout du compte, le fils et le père auront passé un merveilleux moment ! Un conte moderne, tout en humour bon enfant, écrit par Robert Soulières, un des grands noms de la littérature jeunesse au Québec et illustré par Cathon, une des étoiles montantes de la bande dessinée et de l'illustration.
    Raconté à la première personne, le récit prend toute sa saveur dans les oppositions entre l'attitude candide et confiante du papa et le regard lucide mais plein de tendresse du petit garçon.
    Une histoire simple et toute fraîche, des personnages actuels, pour un album de Noël moderne qui fera rigoler aussi bien les enfants que leurs parents. Le coup de crayon dynamique de Cathon est « emballant ».

  • Dès son jeune âge, Gervaise Lamoureux doit composer avec un handicap qui la différencie des autres. Pourtant, un optimisme sans fin l'anime, qui lui donne la force de tenir fermement les rênes de son bonheur.

    Plusieurs déceptions l'attendent... Mais à travers l'abandon, la haine et la mort, une étincelle de lumière surgit toujours pour lui montrer la voie à suivre.

    Tout au long de son parcours, une foi inébranlable la guide et les obstacles, loin de l'abattre, ne deviennent qu'une occasion de plus pour forger ce caractère qui lui vaut l'admiration de tous. Et son coeur, limpide comme une eau de source, reste grand ouvert à l'engagement, à l'amour et à la vie.

  • Quelle aventure!

    Une aventure colorée et trépidante de deux frères de nationalité française, arrivés au Québec à la fin de la décennie 1920. Ils y prendront racine, y trouveront épouses et y passeront leur vie. Une vie pleine de soubresauts intéressants et inattendus, qui apporteront le succès au premier et mériteront la pendaison au second.

  • Dans la suite de La Boiteuse, nous retrouvons Gervaise et les siens, toujours bien établis sur la ferme de Télesphore. Avec les joies et les soucis qu'apporte la vie de famille, les rebondissements foisonnent.

    À travers ce tourbillon qui ne cesse de la bousculer, Gervaise résiste vaillamment. La tempête passée, malgré quelques égratignures, elle est encore solidement ancrée dans une terre fertile, prête à s'épanouir.

    Avec douceur, l'amour cogne à sa porte et la jeune femme doit apprendre à se laisser à nouveau envahir par ce sentiment qui transporte son coeur vers les plus hauts sommets.

  • La suite de Pure laine, pur coton se devait d'être écrite par Marthe Gagnon- Thibaudeau, ce qui fut fait en 1990.

    Perturbé par une rancune qu'il nourrit depuis l'enfance, un être traumatisé menace une famille où un bonheur retrouvé semble enfin installé à demeure. L'innocence d'un enfant saura-t-elle contrer l'ambition malsaine de ce traître sans scrupules qui n'hésite pas à sacrifier tous ceux qu'il croise sur sa route pour assouvir sa soif de vengeance?

    Un roman attendu qui raconte la vie québécoise contemporaine d'une façon des plus intéressantes.

    «Onésime se félicitait d'avoir eu la sagesse de se défaire de son emprise, d'avoir fui et refait sa vie. Il souriait au souvenir suave des heures passées à prêcher, à laisser sortir les éclats enfiévrés de son âme, devant ses disciples fidèles, qui buvaient ses paroles: on le vénérait, on l'adorait et il jouissait; son empire était petit, mais ses joies si grandes, si débordantes, si exaltantes!»

  • Un soir de juillet. Un soleil fou ne veut pas se coucher dans le ciel immense du Nord. Une maison mobile au bout d'un chemin de terre. Un chien fou s'enrage. Jay revient après sept ans de « trips de fou aux États, dans l'Ouest » ... ailleurs. Le fils errant retourne chez son père et l'accule au pied du mur qu'il a dressé entre eux. Pour l'amour de sa mère, de sa soeur et de soi, il faut en finir.
    - « T'es encore vivant, toé ? »

    Prise de parole présente ici la troisième édition de la première pièce solo de Jean Marc Dalpé qui lui a valu son premier prix du Gouverneur Général en 1988.

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