• Le sang de l'Autre

    Sandrine Alvaredo

    Neuf histoires insolites, neuf histoires d'adoption avec un lien commun : le sang de l'AutreNeuf destins différents où se mêlent les joies, les pleurs, les angoisses et les espérances, où le lecteur peut passer du sourire aux larmes, de la  compassion à la nausée. Les personnages, qui évoluent dans des univers distincts, tant sur le plan géographique que social, nous renvoient à notre propre désir de reconnaissance familiale. Certains sont attachants ou drôles alors que d'autres provoquent l'agacement ou le dégoût. Tous nous rappellent que dans les histoires d'adoption comme dans nos relations avec les autres, rien n'est jamais acquis mais tout est possible quand l'amour et la volonté surpassent les obstacles de la vie.

  • Il était cinq fois

    Léa Barrere

    "Je saisis, comme un désert sans eau, la première bouffée d'air, le premier rayon de soleil et cette chair de poule qui me pousse sur la peau. Sentir la préparation au départ, telle une opportunité d'aller plus loin. Je l'accepte car j'ai encore beaucoup à donner. Je viens comme ce passé qui s'arrête à cet instant et qui laisse place à ce silence vibrant d'émotion. À ce moment où je n'ai plus besoin de cris pour sentir que je vis. J'accueille le cadeau de la vie trop longtemps snobée telle une banalité, un choix sans valeur, un hasard qui nous traîne où il le souhaite. Alors dans ce silence j'écoute. J'écoute avec mes yeux, je regarde avec mes oreilles. Je touche du regard la valeur du changement car on peut essayer de comprendre avec tous ses sens. Comprendre que la vie est une passante qu'il nous faut juste regarder passer. Elle peut nous éblouir, nous faire pleurer, nous surprendre, nous faire peur mais on ne peut rien en obtenir. C'est ma vie. Utiliser tous ses sens dans le sens que l'on peut ou veut afin d'honorer au mieux la vie que l'on nous a donné."

  • D comme mensonge

    Paule Calliste

    Pourquoi l´a-t-on élevée dans le mensonge ? En ce jour de deuil, elle apprend inopinément que sa mère, qu´elle croyait morte, a disparu sans laisser de traces. Dès lors, elle n´a de cesse de découvrir le destin de cette inconnue dont elle ne s´est jamais souciée. Sa quête la fait pourtant se heurter au mutisme prudent des siens et lui fait franchir les limites de son confort, pour toucher du doigt des misères insoupçonnées. Du Havre à Bastia, de Madrid à Buenos Aires, des figures aux destins bouleversants viennent ainsi à sa rencontre mais ne se résignent pas à livrer leurs secrets...

  • Réédition en un volume de trois oeuvres de Patrice Desbiens : «Poèmes anglais», «Le pays de personne» et «La fissure de la fiction».

    Ces trois titres marquants retracent l'évolution du poète au tournant décisif des années 80 et 90.

    «Poème anglais», paru en 1988, marque la fin de la période où Desbiens vivait et écrivait à Sudbury. Ce recueil marque un point de rupture dans sa relation aigre-douce avec le milieu où s´étaient définitivement révélées sa vocation et sa problématique de poète. Il y intériorise on ne peut plus profondément la condition du francophone minoritaire et la solitude de poète dans une société banalement marchande qui n´a que faire de lui.

    «Le pays de personne», paru en 1995, a été écrit à Québec, où Desbiens a vécu de 1988 à 1991 et aussi au début des années 70. Parue à l´origine dans Un pépin de pomme sur un poêle à bois (où elle côtoyait ce dernier recueil ainsi que Grosse guitare rouge), cette oeuvre est celle où son malaise personnel rejoint le malaise collectif québécois tout aussi étroitement que le malaise franco-ontarien. L´amour, l´espoir, la poésie n´y ont pas plus facilement droit de cité.

    «La fissure de la fiction», parue en 1997, peut être considérée comme la première grande oeuvre de sa période montréalaise. Sa voix devient plus narrative pour relater une aliénation toujours aussi terriblement familière, incarnée dans le réalisme hallucinatoire d´une quotidienneté cauchemardesque. Le poète aspire au roman, mais se heurte contre l´inéluctabilité de la poésie qui le voue à la solitude, sans pays, sans amour, sans amarre.

    L´ouvrage est précédé d´une préface de Jean Marc Larivière, cinéaste et ami de l´auteur, qui fournit une synthèse fort adroite de l´ensemble de son parcours et de ses publications. Riche en balises interprétatives, cette préface est une excellente introduction à l´oeuvre de Desbiens. En postface, on trouvera des extraits de la critique et une biobibliographie détaillée.

    L'ouvrage paraît dans la collection Bibliothèque canadienne française.

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