• Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis.
    Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu'il a été défiguré. Par qui, par quoi ?
    Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d'après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s'ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s'accrochait à ses habitudes pour mieux s'oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l'esprit fantasque de ce grand-père qui l'avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.
    Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l'on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d'un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d'outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l'on chasse mais qui reviennent. Un livre sur l'amitié, sur l'histoire et ce que l'on décide d'en faire.

    Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d'un homme qui se souvient et survit - et devient l'incarnation d'une nation qui survit aux traumatismes de l'Histoire.

  • Dans le petit village d'Icamole, au nord du Mexique, Remigio découvre au fond d'un puits le corps d'une fillette inconnue. Ce qui pourrait rester un simple fait divers devient matière à un océan de fictions et d'imbrications romanesques : car c'est à la lumière des romans qu'il lit avec autant de fureur que de délectation que Lucio, le bibliothécaire du village, mène l'enquête. Laquelle le conduit sur les traces d'Herlinda, sa femme disparue, qu'aucune lecture n'aura pu lui restituer.

    Un roman jubilatoire et virtuose, qui emporte magistralement le lecteur.
    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Avec El último lector, comme dans ses autres romans, il nous offre, dans la droite ligne de Cervantès, une réflexion virtuose sur les enjeux de la fiction ? entre réalisme et fantastique. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

  • " Arséni Andréiévitch, nu comme un ver, constata sans équivoque que l'organe le plus important du corps masculin manquait à son reflet. "
    Avec L'Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov entraîne le lecteur dans un carnaval fantastique échevelé, démoniaque et absurde, une variation hilarante sur Le Nez de Gogol.
    Un beau matin, l'honorable Arseni Andréiévitch Iratov, célèbre architecte de cinquante ans dont le parcours rappelle celui d'un Rastignac soviétique (directeur d'un bureau d'architectes, amant insatiable, ex-joueur de cartes, qui a trempé dans de sombres histoires de marché noir avant d'avoir affaire au KGB et de passer quelques années en prison pour malversations financières), se réveille pour découvrir qu'il n'a plus de sexe. L'outil le plus essentiel de son anatomie a tout simplement disparu, ne laissant qu'une fente sur un bas-ventre désormais lisse.
    L'organe perdu réapparaît dans un petit village, où vivent une gamine de treize ans et sa grand-mère alcoolique. Le pénis a pris l'apparence d'un gnome, qui se transforme rapidement en beau jeune homme au visage angélique.
    La jeune fille décide de le garder comme animal domestique, avant d'en tomber amoureuse, de lui donner un nom français (Eugène) et de l'aider à réaliser son rêve: retrouver son propriétaire Iratov.
    Avec L'Outil et les Papillons, Dmitri Lipskerov entraîne le lecteur dans un carnaval fantastique échevelé, démoniaque et absurde, une variation hilarante sur Le Nez de Gogol.

  • PRIX IMAGINALES 2019
    Un roman, entre onirisme et délire surréaliste, d'une écriture magnifiquement débridée.
    " C'est un rêve, répondit l'homme-arbre. Un rêve de la raison. Le cerveau s'endort et il fait un dernier rêve... "
    Ilyassov le Tatare est un vieux vendeur de poissons solitaire et mutique, dont les seuls confidents sont ses chers silures. Il vit dans le souvenir de la belle Aïza, son unique amour, qui s'est jadis noyée sous ses yeux. Or par une nuit d'hiver, Ilya se transforme en poisson, première d'une série de métamorphoses qui lui permettront, chacune, de retrouver brièvement sa bien-aimée avant de la perdre à nouveau.
    L'inspecteur Sinitchkine est chargé d'enquêter sur la disparition d'Ilya, que l'on s'imagine assassiné, malgré l'absence de cadavre. Mais Sinitchkine est bien plus préoccupé par ses cuisses qui enflent, enflent, enflent... comme si elles s'apprêtaient à enfanter.
    Ce n'est là que le début d'une intrigue foisonnante où l'imagination débordante de l'auteur fait surgir une ronde fantasque de multiples personnages, tantôt tragiques, tantôt cocasses, parfois les deux.
    Au cours des mésaventures d'Ilyassov et Sinitchkine, on croisera entre autres un homme arbre, un étang infesté de piranhas, une jeune fille errant dans la neige, et deux malfrats sérieusement alcooliques prêts à tout pour un billet.
    Autant de passagers du rêve d'une raison en sommeil.

  • Passing strange

    Ellen Klages


    1940 : L'ori-kami permet de replier l'espace sur lui-même pour en relier deux points.

    À San Francisco, Franny maîtrise cet art et compte l'utiliser pour ramener sa soeur, prisonnière de cette guerre mondiale qui ravage l'Europe.
    Mais la magie suffira-t-elle face à l'horreur ?
    Retrouver la suite des aventures de Franny aux côtés des cinq autres héroïnes de Passing Strange de Ellen Klages.

  • Le 24 juillet 1911, Pérou : au terme d'une expédition partie de Cuzco, Hiram Bingham (modèle d'Indiana Jones) découvrait l'extraordinaire site inca du Machu Picchu - et il se désintéressa aussitôt des ruines ensevelies par la forêt depuis quatre siècles, car il avait rencontré le matin même au pont de Mandor Pampa, après un chassé-croisé de cinq jours, une superbe femme d'osier, d'argile et très peu vêtue de cuir rouge, égarée hors du reflet dissimulé sous la vieille montagne.
    Et lorsqu'il s'agit de la raccompagner, impossible de retrouver « l'oeil » par lequel elle s'était glissée chez nous.
    Depuis toujours, ce « passage » est disputé par des hommes de rouille et de fer perdus, eux, dans les brumes de « l'en deçà » lors de la conquête espagnole.

  • Pour le Dr. Mitchell Parmenter, orientaliste américain venu passer un an dans la cité d'Amaz pour y étudier une ancienne épopée dont il a retrouvé le manuscrit, comme pour son épouse et ses deux filles, c'est un séjour plein de promesses qui s'annonce.
    Presque des vacances.
    Mais Amaz, où s'interpénètrent l'univers magique des Mille et une nuits et le climat conflictuel du Moyen-Orient contemporain, n'est pas une ville de tout repos. Les rues semblent y changer de tracé d'un jour à l'autre, les nouvelles se transmettent par l'intermédiaire de jeux de cartes divinatoires, une guerre séculaire y oppose secrètement les partisans de deux types d'écriture...
    De touristes, les Parmenter deviennent explorateurs d'un monde encore plus étranger qu'ils ne l'imaginaient, puis protagonistes d'une quête dont l'enjeu est la texture même du réel.

    Voix majeure de la fantasy américaine, Lisa Goldstein livre un roman au merveilleux puissant, au "réalisme magique" étourdissant.

  • Marathonien convaincu et joueur de dominos impitoyable, Matus rêve de reprendre le Texas aux Gringos. En ce début d'automne 1968, le voilà donc parti pour le plus tardif et le plus désopilant épisode de la guerre du Mexique, la reconquête de Fort Alamo, à la tête d'un corps expéditionnaire improvisé de cinq adolescents un peu simplets : le gros Comodoro, espèce de Sancho Pança tourneboulant, la très lunatique Azucena, et trois autres Illuminés tout aussi persuadés de la noblesse de l'épreuve...

    Par-delà la fable grinçante, et une initiation loufoque à l'art de la guerre, le roman de David Toscana touche au vif. Et relance le grand art romanesque des Juan Rulfo et Carlos Fuentes avec une verve désarmante pour dire l'audace des innocents, au gré d'une folle ironie et d'un humour qui fuse à chaque page comme la mitraille de l'ennemi.
    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

  • Enfant maudit, Juan Capistrán se voue dès l'adolescence à la conquête d'une fillette qui le dédaigne. Devenue femme, la belle Carmen l'ignore plus que jamais... En toile de fond des récits du vieux conteur et des interprétations romanesques de Froylán, son biographe : la ville frontalière de Tula, fabuleux théâtre de personnages, comme Fernanda, la mère morte en couches de Juan, le père Nicanor, le général Pisco et le maestro Fuentes, entre autres témoins de l'orgueil légendaire des « Tultèques », tous un peu aventuriers ou trafiquants en illusions.

    Tula, qui n'est pas sans rappeler le Macondo de Cent ans de solitude, est l'occasion de tableaux de genre hilarants. Au service du mythe de la passion impossible, le réalisme baroque de Toscana nous entraîne dans un labyrinthe de fausses pistes et d'authentiques chausse-trapes. C'est avec toute l'inventivité propre à la littérature hispanique, de Cervantès à Juan Rulfo, que l'auteur d'El último lector (Zulma, 2009 et 2013) bouscule allègrement le genre romanesque, avec mises en abyme et déconstructions savantes.

    Considéré comme l'un des romanciers mexicains les plus inventifs de sa génération, David Toscana est né en 1961 à Monterrey. Ses oeuvres sont déjà traduites dans une dizaine de langues.

  • Le 9 août 1971, à Medellín, un homme d'affaires, Diego Echevarría, est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande, il avait fait construire un pastiche du château de La Rochefoucauld. Il y vivait en écoutant Wagner avec sa femme et sa fille, Isolda, qu'il veut garder à l'abri du monde. L'atmosphère de la demeure est oppressante pour l'adolescente qui trouve dans le parc comment tromper sa solitude. Elle vit dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois. La police quadrille la ville à la recherche de Diego, la télévision montre son portrait, les négociations de la rançon piétinent. Mono, l'un des ravisseurs, est obsédé par Isolda depuis l'enfance, il lui raconte les longues heures passées à la guetter, perché dans les arbres, il dit « notre » Isolda. Des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc. Inspiré de faits et de personnages réels (l'un des complices du Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la corruption, de la violence et du trafic de drogue, l'auteur construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, qui devient la chronique d'un crime et l'histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage. Un roman fantastique entre les frères Grimm et les frères Cohen.

  • De retour dans son pays natal, le patron d'un grand studio de dessins animés entend aboyer Dick, son premier chien, pourtant mort il y a longtemps. Il sort à sa recherche, traverse la rivière, se perd dans les bois... où il croise un garçon qui accompagne « son » Dick pour son ultime voyage. Débute un périple à la frontière du fantastique - ils dorment dans une maison hantée, partagent la dernière noisette de Mister Kreekle, son personnage fétiche... Toute fin étant une question de point de vue, chacun des trois voyageurs proposera la sienne. Né en Normandie en 1955, Jean-Claude Marguerite a été photographe, journaliste, publicitaire. Il travaille aujourd'hui dans l'édition et enseigne la PAO à l'université Paris 3 - Sorbonne nouvelle. D'un conte imaginé pour son fils, il a tiré Le Vaisseau ardent, écrit sur une période de dix-huit ans. Dès sa sortie, ce premier roman a été nommé Coup de coeur 2010 du Point. Conte de la plaine et des bois est son deuxième roman, un texte superbe où le « nature writing » se fait fantastique onirique.

  • Qui sont réellement les sorciers ? Quels sont leurs points communs ? Subissent-ils ou non leur pouvoir ? Reflet de la vie intérieure mystérieuse des sorciers, qu'elle soit sage, tourmentée ou intriquée dans l'Histoire, chaque nouvelle de ce recueil dévoile une facette de leur personnalité. On glisse dans leur peau, on voyage et on tremble avec eux. Un Indien exorciste, un garçon qui voit ce que personne ne voit, un rasta Obeh plongé dans la violence jamaïcaine, un voyageur de l'étrange et... un curieux sortilège. Bienvenue dans le monde des SORCIERS ! SORCIERS est un recueil de nouvelles pas comme les autres, c'est un sort à lui seul.

    Né en 1976 près de Paris, Lionel Cruzille est un écrivain enseignant également le qi gong et la méditation dans une approche laïque. Après plusieurs années passées dans les services d'urgences des hôpitaux parisiens, il change de vie. Ses essais abordent une spiritualité au-delà de la religion, à l'instar des enseignements qu'il a reçus. Dans ce prolongement, ses romans explorent, tour à tour, le sens du réel, questionnent le monde actuel et ses enjeux ou encore reflètent la quête intérieure de chacun.

  • Le souvenir, tout à la fois vivace et diffus, d'une lecture d'enfance qui l'a profondément marquée conduit une jeune femme jusqu'à la maison forestière où un écrivain reconnu fait retraite. Mais leur rencontre, loin de mettre un terme à sa quête, va l'entraîner vers bien d'autres mystères. Ceux de la Grande Forêt qui couvre tout le pays. Ceux de la somptueuse et fuyante Folie Millescande. Ceux de l'énigmatique et évanescent Domaine. Cependant, elle la mettra également sur la piste des trois personnages qui depuis des années hantent sa mémoire... Pour son premier roman, Jacques Baudou, essayiste et anthologiste reconnu de longue date, plonge aux racines de tout un imaginaire fantastique : depuis la poésie d'un Alain-Fournier et la mélancolie d'un André Dhôtel jusqu'aux forêts des Mythago de Robert Holdstock. Cette Lisière de Bohême subjugue par sa force et son mystère, par la richesse des énigmes qu'elle déploie.

  • Strasbourg. C'est dans cet écrin que grandit physiquement et spirituellement le jeune Christophe Goldberg, fils unique, riche et esseulé d'une Française et d'un Allemand.
    Le récit traverse euphories musicales, questionnements philosophiques, amours intenses, aventures africaines et amitiés indéfectibles.
    Ce roman s'inscrit dans la veine du réalisme magique, un courant littéraire découvert jadis sur les bancs de l'université à la lecture du roman `De komst van Joachim Stiller' (La venue de Joachim Stiller - 1960), de l'auteur flamand Hubert Lampo.
    Mais Erik Buelens ajoute une note résolument positive. Comme dans son roman précédent `Conscience de la Merveille' (2012), il cherche le sourire du lecteur, parce que l'espoir et la lumière s'infiltrent partout, jusque dans les vies sombres. Après tout, personne ne devrait être obligé de croire en Dieu, mais en la vie, oui, on ferait mieux...

  • « Le Stranger things français » - Le Point

    Par amitié, ils ont lancé un défi à la mort. Elle l'a relevé !

    Stan possède un talent rare. On vient le voir avec un problème et il élabore des stratagèmes insensés pour le résoudre. Aidé de sa bande d'amis fidèles, Daniel, Jenny, David et Moh, il est devenu un artiste en manipulation de la réalité.
    On l'appelle l'Enchanteur et, cette année, il va devoir réaliser son chef-d'oeuvre. Car Daniel est malade. Daniel va mourir. Comme il est fan de comédies musicales, il a demandé à Stan de transformer sa mort en un spectacle si grandiose qu'il lui offrira un peu d'immortalité.
    Il ne reste que neuf mois à l'Enchanteur et sa bande pour accomplir ce « miracle ». Mais, dans les ruelles du centre-ville, un Mal ancien et féroce se répand... et, même s'ils préféreraient l'ignorer, nos héros semblent être plus impliqués qu'ils ne le souhaiteraient.
    « Une mort annoncée transfigurée par l'art et l'amitié, une guerre livrée à un meurtrier en série... le beau roman de Stephen Carrière mêle habilement deux récits, deux combats et met en scène la puissance du verbe. » - Télérama
    « Une ode à l'amitié réjouissante mâtinée de fantastique et de chronique sociale. » - Le Monde

  • Nicolas Delisle-L'Heureux, tantôt grave, tantôt moqueur, parfois même satirique, déborde d'imagination. Ce roman, son premier, aux rebondissements multiples, construit comme un labyrinthe et peuplé d'une faune de personnages complexes et attachants, nous

  • Infini

    Jean Babineau

    Parc national de Kouchibouguac : un endroit très prisé des amateurs de plein-air, mais aussi un drame social interminable qui est devenu, 50 ans plus tard, le sujet de ce roman enlevant où l'histoire contemporaine est racontée dans un style qui mélange le réalisme magique à l'univers parfois tordu de la fonction publique et des médias. L'auteur relate avec brio les tristes évènements de 1969 quand les gens de 7 villages côtiers du Nouveau-Brunswick furent injustement expropriés de leurs logis, dont les célèbres Jackie et Yvonne Vautour.

  • Musique et roman Nouv.

    Les auteurs du présent volume (publié avec la collaboration d´Aude Locatelli) s´interrogent sur les fonctions que l´évocation de la musique peut assumer au sein des romans. De Balzac à Echenoz, en passant par Robert Musil, Thomas Mann, Virginia Woolf et b

  • Une fêlure au flanc du monde

    Eric Gauthier

    • Alire
    • 29 Septembre 2011

    L'instrument du magicien, c'est le monde entier. Le monde a sa propre musique, mais on peut en influencer la mélodie, et c'est là que la sensibilité est essentielle. N'importe qui peut recopier un carré magique en espérant que ça marche, mais pour réussir un sort, il faut être sensible aux nuances du monde qui nous entoure, et ce, avant, pendant et après l'exécution d'un rituel.
    Ainsi parle Malick, voyant et magicien autoproclamé que des ennuis ont amené à se terrer à Saint-Nicaise, petite ville d'Abitibi où il a passé une partie de son adolescence. Il y trouve une ancienne flamme, un fantôme, une bande de cinéastes amateurs... et les échos d'une menace qu'il croyait avoir écartée à Montréal.
    Hubert, père divorcé comme tant d'autres, cherche un sens à sa vie. Il se joint à un groupe qui lui propose la vérité, rien de moins. Il y trouve un maître à penser qui le fascine et l'inquiète ­ on dit qu'il détient le secret d'un redoutable pouvoir.
    Ce groupe, Malick l'a affronté auparavant avec des résultats catastrophiques. Il devra faire mieux cette fois-ci, même si ses certitudes se fissurent, car l'orage approche et la magie n'est pas aussi fiable qu'il aimerait le croire. Pour lui comme pour Hubert, il devient de plus en plus difficile... d'effectuer les bons choix !

    PRIX BORÉAL 2009

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