• Vocabulaire, grammaire, conjugaison : maîtrisez le parler québécois et vous serez accueilli avec le sourire au Québec !Ce petit guide du parler québécois ravira les amoureux de la langue française qui veulent connaître la signification et l'origine de tout le vocabulaire du Québec au-delà des expressions les plus célèbres.
    Il comblera également tous ceux qui prévoient de partir dans la belle province, actifs ou étudiants qui apprendront à maîtriser les formules et la syntaxe québécoise afin de s'intégrer plus rapidement sur place.
    Enfin, les touristes de retour d'un voyage au Québec, séduits et nostalgiques de l'accent et des expressions locales, pourront rapporter un souvenir de ce qu'ils ont entendu pendant leur séjour.

  • Tout le monde s'entend pour dire que la langue française a changé au fil du temps. Pourtant, on semble avoir plus de mal à accepter qu'elle se transformera encore, et pas seulement en gagnant de nouveaux mots. Elle changera dans sa structure et dans son fonctionnement, comme elle l'a déjà fait à maintes reprises. Les évolutions linguistiques ne sont pas des dégradations, des appauvrissements ou du nivellement par le bas. La langue moderne n'est pas l'état optimal que plus rien ne peut ni ne doit atteindre. Le prétendre peut être dangereux, car les locuteurs, par qui la langue existe, peuvent se lasser d'une langue anachronique, et se tourner vers une autre langue qu'ils perçoivent comme plus adaptée à leurs besoins. Pour maintenir la langue française au Québec, au lieu de vouloir la conserver sous une cloche de verre, ne faudrait-il pas plutôt l'affranchir, et se raccommoder avec l'évolution linguistique?

    À la suite de La langue rapaillée, Anne-Marie Beaudoin-Bégin plaide ici pour que les Québécoises et les Québécois se réapproprient avec fierté leur langue et cessent, notamment, de craindre des emprunts à l'anglais. Instructif, documenté et rigoureux, son nouveau livre est également un vibrant appel à embrasser le changement linguistique.

  • Le guide de survie pour tout comprendre et tout dire en québécois !
    Vous partez en voyage à Montréal ? Les 1 000 mots indispensables en québécois est LE livre qu'il vous faut. Classé par thèmes ("au restaurant", "achats", "transports"...) afin d'y trouver en un clin d'oeil le mot ou l'expression dont on a besoin, il comprend les 1 000 mots les plus utiles aux voyageurs. Ce mini-lexique permet de disposer de suffisamment de mots et de phrases pour créer un contact, briser la glace, et survivre en milieu québécophone ! Pour tout comprendre, pour tout dire : la première partie du petit livre consiste en un mini lexique français-québécois, pour comprendre une carte au restaurant, un panneau de signalisation, un autochtone... La seconde partie consiste en un mini lexique québécois-français : pour s'exprimer et communiquer ! Avec aussi tout ce qu'il faut savoir sur la prononciation, des encadrés sur les idiomes ou les expressions utiles, des exemples, etc.

  • Le français québécois est souvent présenté comme du joual, comme du mauvais français, comme un simple registre populaire qui contrevient au contenu des sacro-saints ouvrages de référence. Cela entache l'identité québécoise d'une profonde insécurité. Mais si on le présente dans toute sa complexité, comme une variété de langue légitime et pour laquelle les locuteurs ont un droit de regard, on nettoie cette tache. On donne à l'identité québécoise tout le lustre dont elle a besoin
    pour s'épanouir. Cette langue, elle est à nous. Récupérons-en toutes les dimensions, toutes les variations, tous les jugements et disons : « Voilà notre langue rapaillée. »

  • Tout ce que Louise Warren touche devient écriture. Ici, l'essayiste déplace son atelier et se donne de nouveaux objets. À partir d'une résidence d'écriture à l'Abbaye Val-Notre-Dame, dans Lanaudière, elle entrelace les expériences du paysage, de l'architecture, de la vie intérieure et de la création. La forme fragmentaire répond parfaitement aux nombreux trajets proposés à la lecture, incluant des notations quotidiennes, des éléments autobiographiques, une interrogation de l'espace vécu, l'accompagnement d'oeuvres d'art, l'écriture de la poésie et une contribution personnelle au Nature Writing. Installée dans la «chambre de solitude», l'auteure interroge le monde des symboles et développe sa conception de l'«enveloppe invisible», qui prolonge ses réflexions récentes sur le processus créateur. À en allant toujours à l'essentiel.
    Quatre dessins de l'architecte Pierre Thibault ponctuent le livre.

  • Québec, 2048. Tous les soirs, des milliards de moustiques assoiffés de sang envahissent le ciel, tuant les habitants qui s'aventurent à l'extérieur. À cette menace s'ajoute celle d'un gouvernement qui veut contrôler la population. Des drones armés survole le territoire pendant le jour et un ordinateur surpuissant analyse en permanence tout sur tous. Pourtant, lorsqu'un meurtre survient, la police est incapable de démasquer le coupable. Hugo et Lolla décident alors de mener leur enquête. Aidés d'Arto, quatorze ans, ils traquent l'assassin, jusqu'à ne plus savoir qui est le chasseur et qui est le gibier...

  • « En apercevant mes parents devisant joyeusement, j'embrasse avec amour le
    tableau attendrissant qu'ils forment, et tout à coup, me vient le désir impérieux de retenir, par la puissance des mots, l'essence de leur relation et de leur
    passion pour l'aviation. »
    C'est sous la mouvance de l'onde, au gré des marées, devant l'immensité de
    cet océan, soumise au calme et à la fougue qu'il manifeste tour à tour que les
    mots se sont alignés, inscrivant pour la postérité l'incroyable épopée aérienne
    et romanesque des parents de l'auteure, tous deux jadis pilotes d'avion.
    Dans sa plus grande partie, ce récit s'inspire largement de l'histoire vraie
    d'un héros. Claude Laurin reçut en effet le trophée Robert Piché le 19 juin
    2014, pour acte de bravoure dans l'exercice de ses fonctions de pilote d'avion.
    Intronisé au Panthéon de l'Air et de l'Espace le 16 avril 2016, il est un des héros de l'aviation au Québec.
    « Telle une révélation, un secret longtemps gardé, sans équivoque, l'image me frappe de plein fouet : le temps fuit et le souffle s'amenuise jusqu'à s'éteindre (...) Accablée par le cancer qui m'a sournoisement surprise à la fin de la quarantaine, je sors à peine de mes traitements tentant de vaincre
    le "monstre" ».
    Parallèlement à l'épopée glorieuse et amoureuse de ses parents, l'auteure
    nous emmène dans son combat contre le cancer du sein, qui la frappe au
    meilleur de sa vie, de sa beauté, de sa plénitude. La vérité parfois crue, la
    douleur souvent insupportable n'entament pas la pugnacité de celle qui le porte.
    Dans cette narration poignante de vérité, on entrevoit non seulement l'espoir
    mais aussi une incroyable force, largement puisée dans le regard porté vers la
    mer dont l'infini confère un grand pouvoir : celui du désir de vaincre.

  • Guido Molinari est d'abord connu pour avoir engagé le Québec sur la voie de la modernité picturale en déployant une oeuvre abstraite de reconnaissance internationale. Il a aussi mené, en complémentarité, une pratique poétique qui a donné lieu à la publication de trois livres d'artiste : «Nul mot» (d'abord paru à L'Obsidienne en 1979, réédité en 1993), «Rosevi» (1995) et «Ça» (1998). Ces trois livres où alternent poésie et dessins, d'abord publiés par Molinari lui-même à L'Actuelle, s'offrent ici à un auditoire plus large, permettant la découverte tout à la fois de la poésie d'allégeance surréaliste du peintre de même que les dessins qui l'accompagnent dans un dialogue fécond.

  • Écrivain de tendance prolétaire issu d'une famille hassidique, Sholem Shternémigre à Montréal depuis Tishvitz, un shtetl de Pologne, à l'âge de vingt ans. Militant communiste, il est persuadé, comme bon nombre de ses camarades du Parti, que l'avenir de la culture yiddish se trouve en Union soviétique. Son idéal de voir les arts et lettres yiddish s'y développer sera détruit par des événements marquants, dont la Shoah et les persécutions des écrivains, artistes et intellectuels juifs soviétiques par Staline en 1952. Devant l'atmosphère hostile à l'endroit des Juifs qui règne alors en Europe et en Union soviétique, Shtern jettera son dévolu sur le Canada, qui devient un sujet de prédilection dans ses écrits. «Mon voyage au Canada» est rempli d'anecdotes amusantes: poètes ratés, alreytniks (parvenus), séducteurs et jeunes filles s'y côtoient à l'occasion du voyage en mer. Tout en révélant les distinctions claires entre les différents types d'immigrants qui prennent place sur le navire (on ne saurait confondre, par exemple, les Ukrainiens avec les Juifs polonais), «Mon voyage au Canada» illustre des sujets de discussion incontournables dans le monde juif de cette période.

  • Le sous-titre de ce livre pourrait être : portrait du peintre en jeune poète. En effet, les poèmes rassemblés ici sont le fait d'un jeune homme, écrits entre 16 et 18 ans. Il n'avait pas encore de vie de peintre mais une intuition artistique certaine. Il ne savait pas alors qu'il consacrerait sa vie à l'art.
    On le sait, Marc Séguin est un touche-à-tout : peinture, roman, cinéma sont déjà des faits reconnus. Et voilà que pointe un jeune poète révolté par le monde et subjugué aussi bien par sa beauté.
    On trouvera une grande liberté dans ces poèmes qui annoncent tant soit peu le peintre.

  • «Topographie de l'inhabitable» est la transcription de l'expérience douloureuse que fait celui qui se sent étranger au monde qui l'entoure en raison à la fois de ses propres limites, illusions et erreurs, et de la forme accablante, abêtie et étouffante qu'a prise la société.

  • «Lisette Corbeil, née le 11 février 1931, décédée le 17 septembre 2014. Coup de foudre. Soixante années de vie depuis nos fiançailles, notre union, plus de soixante années de publication. Lisette lisait chaque matin le poème ou le texte que j'avais écrit la veille. Voilà la femme que la mort m'a arrachée, qui demeurera jusqu'à ma propre mort la manquante ou celle qui me manque.
    J'ai respecté le mieux possible la chronologie de mon écriture, sauf pour quelques poèmes, de façon à ne pas trop intervenir dans ce qui m'était donné quotidiennement. » Fernand Ouellette

  • Beyrouth, Fukushima, les plaines de l'Arctique, les hautes forêts de l'Amérique du Nord, les endroits sablonneux ou rocheux où on saigne, où il n'y a que la foi et le courage qui rendent la vie supportable : ce sont les cadres de «À l'ombre de ta voix». La voix est tout ; tout a une voix. Nous vivons toujours à l'ombre des voix, elles forment notre contexte humain. La voix du recueil change de page en page. C'est un recueil qui traverse le deuil, qui le tire de son angoisse pour rétablir la certitude de la naissance et de la mort, pour ouvrir le coeur à la lumière des bougies de veille lointaines. La voix de la planète ébranle le corps, celle des mourants en Syrie fait chanceler le coeur ; les voix des sans-équilibres brisent nos conceptions de la conscience. Mais c'est la présence féminine, comme motif unificateur, qui neutralise le désespoir et met la vie dans son propre contexte comme expression tellurique et espoir sidéral.

  • De l'île de Lesbos au fjord du Saguenay, en passant par les rues de Montréal, nous traversons l'ébranlement d'un cri irréductible. Les migrants naufragés en Méditerranée, les femmes et filles autochtones assassinées ou disparues; la vérité crue des visages creuse un chemin hanté. Et la mémoire se lève, des êtres nous guident, porteurs de gestes inespérés illuminant le prochain pas.
    La deuxième partie de l'ouvrage donne à lire et à écouter le choix de la fulgurance. Cent cinquante aphorismes forment le souffle d'une parole oeuvrant avec force et délicatesse sa pensée, ses contemplations, ses gestes. La voie improbable de la transfiguration résiste face à la rugosité de l'époque.

  • «Le poème est une maison désormais inhabitée» constitue le dernier volet de la trilogie «Catalogue affectueux», après «Le poème est une maison de long séjour» (Noroît, 2014) et «Le poème est une maison de bord de mer» (Noroît, 2016).
    « Ma poésie a toujours été interpellée par les autres discours et les autres pratiques artistiques mais surtout, depuis quelques années, par le discours philosophique. Bien sûr, tout cela pourra sembler bien métaphysique et tenant davantage du discours philosophique que de la poétique et pourtant... pourtant tout cela me paraît bel et bien constituer l'assise même de la poésie dite moderne. »

  • Quatrième titre de la collection Archipel dirigée par l'Association des professeurs de littérature acadienne et québécoise de l'Atlantique, cet ouvrage collectif regroupe des essais consacrés aux Nancy Houston, Nicolas Dickner, Dany Laferrière, France Daigle, Jocelyne Saucier, Hubert Aquin, Catherine Mavrikakis, Michel Tremblay et Jean-Marc Dalpé, entre autres.

    Réunies par Cécilia W. Francis et Robert Viau, ces études démontrent surtout que le retentissement des littératures acadienne, québécoise et francocanadienne est largement redevable aux discours et aux représentations de la transmission et de la rupture, et que cette tension entre continuité et subversion, tradition et révolte demeure présente en tant que mouvance littéraire plurielle et féconde qui ne cesse d'interpeller créateurs, lecteurs et critiques.

    Les thèmes de transmission et de transgression regroupent une sphère de problématiques coextensives aux enjeux clés d'un corpus étendu de textes littéraires issus de l'Amérique francophone, recouvrant les champs acadien, québécois et franco-canadien.

  • Croyez-nous... vous ne voulez pas être à la place de Caroline !

    prometteuse.

    Résumé
    Caroline est une jeune femme au passé trouble. Sans savoir comment, elle se retrouve seule dans un corridor. Cet endroit et les raisons de sa présence lui échappent totalement. Pour retourner d'où elle vient, elle devra trouver la sortie. Cependant, chaque mauvaise décision, chaque mauvaise porte, entraînera une conséquence de plus en plus grave. Derrière chacune d'elles se présente un monde où l'incompréhension et l'irréel prennent une forme effrayante. Des souvenirs et des moments marquants de sa vie refont surface, l'obligeant ainsi à faire une importante introspection. Veuillez noter que le tome 2 est aussi disponible. (Le corridor 2: La rédemption.

  • Même mort, il faut faire des efforts pour trouver la paix !
    Béatrice se réveille abandonnée, oubliée dans un hôpital complètement désert. Ce n'est pourtant ni cet endroit sinistre ni son état qui la perturbent le plus. Ce qui l'embête par-dessus tout, c'est qu'elle est amnésique. Non seulement elle ne se souvient pas des circonstances qui l'ont menée en ce lieu, mais sa propre identité lui est également inconnue. Sa meilleure amie l'attend dans le couloir et hélas, Béatrice ne la reconnaît pas. Après lui avoir expliqué les événements entourant leur mort prématurée, celle qui deviendra sa guide spirituelle aura pour tâche de lui montrer le chemin qu'elle devra emprunter afin de retrouver la mémoire. De même, elle lui présentera l'épreuve finale qu'elle devra franchir pour pouvoir accéder à un monde meilleur. (De la même autrice: Le corridor Tomes 1 et 2)

  • J'ai beau noircir les pages et remplir
    les cahiers, j'ai conservé le sentiment
    de ne pas savoir écrire. La poésie n'est
    plus pour moi un jeu d'images,
    elle est devenue l'expression
    la plus complète de mon âme,
    de ce que je peux ressentir ou éprouver.
    Je vis une double vie, je traverse
    d'une rive à l'autre ; de la solitude
    d'un ermite presque misanthrope,
    je cours rejoindre l'humanité, dont je tente
    de corriger l'élan en m'adressant
    à la jeunesse. J'approche pourtant
    du moment où je ne serai plus
    qu'un vieil ermite creusant son âme.
    J'ai beau noircir les pages et les cahiers,
    il me reste beaucoup à comprendre
    et à étudier de mon humanité.

  • Déclaration d'indépendance envers la réalité, «Ravissement à perpétuité» est une symphonie qui se déroule sur plusieurs mouvements.
    Au fil de ses déambulations, le poète subit de multiples agressions qui altèrent sa voix, menaçant de le condamner au silence. Devant les périls, un héritier apparaît. Grâce à sa ténacité, il transforme l'itinéraire en une ascension fulgurante.
    Dans ce troisième livre, Jonathan Charette n'hésite pas à passer du chant à l'aphorisme pour explorer la compassion, l'extase et la filiation. Le résultat est une oeuvre patiemment échafaudée qui expose les contrecoups d'une passion pour le sublime.

  • Pour répondre à la question posée par le titre, les poèmes de «J'ignore combien j'ai d'enfants» plongent dans le caveau des souvenirs de famille.

    Le temps, qui a transformé les anciens enfants, a vu se multiplier les personnalités éphémères, les affabulations, condamnations, rejets et autres silences. Pour mieux comprendre cette dérive, les poèmes interrogent la matière et le temps (deux des principaux objets d'étude de la science physique), alors qu'il leur devient impossible de ne pas entendre les échos d'un cosmos lointain qui abrite néanmoins l'actuelle présence des disparus, dont celle de la jumelle morte en bas âge, qui parle maintenant depuis le clan des multiples enfants à dénombrer.

    Dans l'irrésolution des mystères liés à toutes ces absences, le poème apparaît comme un moyen privilégié de maintenir en vie les morts, et de permettre notre conscience du monde, laquelle par ricochet confère son poids à notre monde.

  • Varia

    Guenette Daniel

    Le Noroît est heureux d'annoncer le retour de Daniel Guénette avec le recueil Varia. Ici, l'effet de la rime laisse entendre quelque chose comme un chant, évoque un certain embarras. Telles sont du moins les significations du mot « aria ». En détachant du V initial la suite du mot, on comprend que le lyrisme contient une part de soucis; c'est confirmer l'intuition baudelairienne voulant qu'à partir du mal, le poète se plaise ou complaise à fleurir des sentiments. Le mot « varia » suggère l'idée de choses diverses. Par antiphrase, le titre s'inscrit ici en faux contre la croyance voulant que ces choses aient peu de poids, et qu'il n'y ait, par conséquent, pas urgence à en traiter. Mais la poésie n'a que faire de tels délais.

  • Ce livre est placé sous le signe d'une obsession unique. Du plus profond d'un ordre, où la réalité primitive de l'enfance et un imaginaire à l'origine indéfinie se confondent, des images surgissent qui dessinent les paysages d'une géographie intérieure peuplée d'êtres et de formes hantantes. Aussi bien dire que la mémoire et l'oubli sont l'objet véritable et constant de ces textes. La forme du poème est ici en prose, comme si seule une certaine composition syntaxique pouvait rendre compte de ces paysages profonds, seule à pouvoir accueillir, au bout du compte, les personnages et les récits qui habitent le poète.

  • Longueuilistan

    Mourad Saouli

    Longueuil : terreau d'apprentis djihadistes

    Aymen est un jeune Tunisien qui a fui son pays pour se réfugier à Montréal. Sans papiers, il cumule les petits boulots mais se fait arrêter lors d'un contrôle d'identité de routine. Transféré à la prison fédérale de Sarnia, l'Agence ­canadienne de renseignement lui propose de recueillir des informations sur une mosquée à Longueuil, en lui promettant la légalisation de son statut.

    Installé aux frais de l'Etat, l'informateur en herbe fréquente principalement la mosquée El Nour à la réputation suspecte. Il y rencontre un groupe de jeunes de son âge avec qui il se lie d'amitié, mais qui s'avère être un gang de délinquants versé dans le trafic de drogue et le proxénétisme.

    Aymen rapporte ses informations à l'Agence, mais celle-ci ne semble pas intéressée par les méfaits de ce gang. Elle lui demande de se concentrer principalement sur l'iman de la mosquée et le responsable de l'Association musulmane, soupçonnés d'être des incitateurs à la radicalisation de jeunes partis en Syrie et de financement d'organisations terroristes.

    Ne pouvant obtenir de preuves sur ces deux suspects, comment Aymen ­parviendra-t-il à obtenir de l'Agence sa citoyenneté canadienne et son passeport si aucun renseignement ne peut les incriminer?

    Cette fiction traite de plusieurs sujets de la société nord-américaine en général?: la société de consommation, l'islam politique, la solitude, le multiculturalisme et, bien sûr, le terrorisme latent en Occident.

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