• Deacon king kong Nouv.

    C'est officiel : le vieux Sportcoat a pété les plombs comme ça, en plein jour et devant tout le monde. Personne ne sait pourquoi ce diacre râleur, adepte du "King Kong", le tord-boyau local, a tenté de descendre sans sommation le pire dealer du quartier. Mais il faut dire que la fin des années 1960 est une époque d'effervescence à New York, et que le développement du trafic de stupéfiants n'est pas la moindre des causes d'agitation. Afro-américains, latinos, mafieux locaux, paroissiens de l'église des Five Ends, flics du secteur : tout le quartier est affecté par ce nouveau fléau aux conséquences imprévisibles.

  • Petite prose

    Robert Walser

    Petite Prose, publié en 1917, illustre de manière exemplaire cette période charnière de la vie de Robert Walser que sont les années " biennoises ", après Berlin, avant Berne.
    Dans ces vingt et un textes de longueur inégale, Walser explore avec jubilation tous les registres de la prose brève, entraînant le lecteur dans un pas-de-deux débridé qui annonce déjà la virtuosité des proses tardives. Mêlant l'autobiographie et la fiction, il fait miroiter une vivante galerie de portraits et de petites histoires burlesques, alternant la satire mordante et une vibrante méditation sur le néant pour conclure avec une prose plus ample, " Tobold ".
    Ce récit, que l'on appellerait aujourd'hui une autofiction, évoque avec malice son expérience de laquais au service d'un comte, dans un château de Silésie...

  • Je viens

    Emmanuelle Bayamack-Tam

    Je viens vérifie la grande leçon baudelairienne, à savoir que le monde ne marche que sur le malentendu.

    Je viens mouline les sujets qui fâchent, le racisme qui a la vie dure, la vieillesse qui est un naufrage, la famille qui est tout sauf un havre de paix.

    Je viens illustre les lois ineptes de l'existence et leurs multiples variantes : l'amour n'est pas aimé, le bon sens est la chose du monde la moins partagée, les adultes sont des enfants, les riches se reproduisent entre eux et prospèrent sur le dos des pauvres, etc.

    Mais pour accablante qu'elle soit, la réalité devrait pouvoir s'écrire sans acrimonie, dans une langue qui serait celle de la farce ou du vaudeville : je viens, c'est aussi la proclamation par Charonne de sa volonté de redresser les torts, de parler contre les lois ineptes et de faire passer sur le monde comme un souffle de bienveillance qui en dissiperait la léthargie et les aigreurs.

  • Instantanés de voyages en train alternent dans cet ouvrage avec une réflexion sur la place du train dans nos modes de vie, sur le train comme outil des sociétés modernes et comme perspective d'avenir.
    Qui est-on, quand nous voyageons en train ? Que sont pour nous nos co-voyageurs, que nous ne connaissons pas mais avec lesquels pourtant nous allons partager une certaine intimité ? Quels sont les personnages récurrents rencontrés dans un train ?
    Qu'il soit pris pour partir en vacances ou pour aller travailler, le train offre une suspension du temps dans un espace clos, que chacune et chacun d'entre nous expérimente, plus ou moins régulièrement. Ce livre décortique cette expérience de vie, avec tendresse, intelligence et humour.

    /> David Medioni est journaliste, fondateur et rédacteur en chef de Ernest.

  • Prosateur de talent doté d'une plume acerbe, La Bruyère est loin de se contenter de peindre les moeurs de son temps. Multipliant, de maximes en analyses, les portraits satiriques tout autant qu'ironiques d'une société de faux-semblants, son propos acquiert une portée universelle. Sous le règne des apparences, où le grand travestissement burlesque le dispute à l'hypocrisie, aucun vice de l'humanité ne lui échappe : ambition, vanité, inconstance... Si l'on peut encore s'étonner du succès d'une oeuvre si corrosive, c'est sûrement qu'il est aisé de rire des autres pour ne pas rire de soi !

    Illustration de couverture : Gravure sur cuivre (1845), Collection particulière © akg images.

  • Sous l'Occupation, les collabos étaient les partisans d'un engagement sans réserve aux côtés d'Hitler. Voici les portraits de treize d'entre eux, mégalomanes aux ambitions recuites, gangsters sans états d'âme et autres jusqu'au-boutistes.
    Fondée sur des archives inédites produites par la police et l'institution judiciaire, cette série de treize portraits plonge le lecteur dans le monde de la collaboration-ultra, dévoilant ses ressorts intimes, ses logiques cachées et son étonnante diversité : du politicien venu de la gauche au militant fasciste de toujours, du discoureur professionnel au cagoulard-milicien, en passant par le gangster fourvoyé dans la « Gestapo française ».

  • Rebelles !

    Julien Chavanes

    Par leur caractère, leur audace, leur esprit de rébellion, elles ont fait l'Histoire. D'Alexandra David-Néel à Wu Zetian : portraits de 12 femmes exceptionnelles.
    L'Histoire a aussi été faite par de grandes figures féminines. Quelle que soit l'époque, certaines ont traversé mille épreuves pour laisser leur trace dans l'Histoire. Ce document historique nous conte leurs aventures. Alexandra David-Néel, Joséphine Baker, Louise Michel... Leurs profils sont variés, leurs parcours étonnants. Elles ont en commun une formidable énergie, la foi en leur destin, et une volonté sans faille. Plus que cela, elles ont en commun d'avoir osé la rébellion dans des époques hostiles à leur combat. Elles ont ouvert des voies, repoussé des limites et oeuvré à l'évolution de la condition féminine.
    /> Julien Chavanes retrace la vie de personnalités rebelles à travers 12 portraits de femmes exceptionnelles.

  • Six textes brefs, en forme de portrait, de rverie, de peinture, tentent de saisir au plus prs du geste, de l'intention, de la peau et des os, comment le corps se courbe, s'offre ou se drobe, dans le clair-obscur du dsir, le flou du rve, la franchise du sexe, le mystre de la reprsentation, l'opacit de l'art, le calme de la mort. Six apparitions, six vacillements au bord des tres, six disparitions. Et le secours des mots.

  • Meuh !

    Francois Morel

    "Oui, j'ai de l'admiration pour la vache car elle est impassible. Elle ne joue pas au tiercé. Elle ne hurle pas dans les stades. Elle ne se gare pas en double file. Elle n'envoie pas de lettres anonymes. Elle ne se met pas au garde-à-vous. Elle n'utilise pas de tondeuse à gazon. Elle n'écoute pas la radio à tue-tête. Oh bien sûr, son parcours est tracé : elle vit, elle meurt. Vous vous trouvez sans doute beaucoup plus malin ?"

  • La petite foule

    Christine Angot

    Ce sont des hommes, des femmes, ils sont jeunes, vieux, ou entre deux âges, riches, puissants, pauvres, ou ni l'un ni l'autre, Christine Angot les passe, en radiologue du genre humain, à son laser, croisant leurs similitudes et leurs différences, perçant

  • Dans les 70's, le sud des États-Unis voit émerger une vague de groupes de rock talentueux, fédérés sous la bannière du southern rock. La renommée de certains, The Allman Brothers Band, Lynyrd Skynyrd, ZZ Top, dépasse bientôt les frontières. Si chacun cultive sa propre identité, ces formations se retrouvent sur des caractéristiques communes : un ancrage dans les musiques du Deep South (blues, soul, country) et un esprit rebelle qui les voit adopter un son chaud, râblé, ardent. Avec l'alignement de plusieurs guitaristes solistes - significatif du genre -, ils multiplient les possibilités harmoniques et favorisent les longs solos à la manière des improvisations qu'on retrouve dans le jazz. Arnaud Choutet présente les différents protagonistes de ce courant musical de 1969 à nos jours.

    Arnaud Choutet, né en 1968, est passionné de rock mâtiné de sonorités traditionnelles, folk, roots. Ayant vécu plusieurs années aux États-Unis, il s'immerge dans la scène country, bluegrass, southern rock, expérience qui servira de base à l'écriture de ses ouvrages Country rock (2014) et Rock sudiste. Il chronique pour les revues Bands Of Dixie, Musique Bretonne, Keltia, Roads To Jacksonville, Bluegrass Revue.

  • Attache le coeur

    Nicolas Fargues

    « Ici, la galère, la vraie, tu fais avec. Les galères de transport, de job et de dot, les galères d'un peu tout et n'importe quoi, tu fais avec. Ton avenir aussi boîteux que la qualité du courant fourni par la compagnie nationale d'électricité, tu fais aussi avec. En Europe, les bonnes âmes nous plaignent : mais comment pouvez-vous accepter de vivre dans des conditions pareilles ? »

    En quinze récits et portraits à la première personne, Nicolas Fargues propose une formidable radiographie intime, personnelle, de la culture et de la société camerounaise, jusqu'à la satire féroce du « néocolonialisme deux points zéro », selon son expression. Attache le coeur signifie au Cameroun quelque chose comme « Serre les dents ». Hommes et femmes, jeunes et vieux, Noirs et Blancs, locaux, expatriés et diasporiques... Leur point commun est un attachement blessé au Cameroun, pays où la pudeur des gens ne donne pas une idée juste de l'enfer dans lequel souvent ils vivent.
    Mais pour Nicolas Fargues, ce livre est aussi un rendez-vous avec lui-même, son travail d'écriture et sa langue d'écrivain : « C'est avec des instantanés semblables à ceux-ci que j'ai commencé à écrire pour de bon, il y a 20 ans, explique-t-il. J'ai voulu retrouver ainsi mon élan littéraire originel, où c'est le registre verbal et le rythme vocal d'un personnage qui lui donnaient corps, et non le récit. »

  • Au cours d'une traversee transatlantique sur un paquebot une femme tombe accidentellement a la mer. Tandis qu'elle flotte a la derive elle s'en remet a sainte Rita, avocate des causes desesperees, et lui fait une promesse. Si elle rechappe a la noyade, elle ecrira l'histoire de sa vie. Au milieu d'un ocean tour a tour prodigieux et menacant, des personnes, des lieux commencent alors a affluer erratiquement dans la memoire de la naufragee. Peu a peu, l'imagination et la poesie prennent le pas et le recit, compose comme un « dictionnaire de souvenirs », s'emancipe de la vraisemblance.

    « J'ai nage ou fait la planche durant huit heures, en esperant que le bateau revienne me chercher. Je me demande parfois comment j'ai pu nourrir cet espoir. Je l'ignore vraiment. Au debut j'avais tellement peur que j'etais incapable de penser, puis je me suis mise a penser de facon desordonnee : pele-mele me venaient a l'esprit des images d'institutrices, de tagliatelles, des films, des prix, des pieces de theatre, des noms d'ecrivains, des titres de livres, des immeubles, des jardins, un chat, un amour malheureux, une chaise, une fleur dont je ne me rappelais pas le nom, un parfum, un dentifrice, etc. O memoire, combien tu m'as fait souffrir ! » S.O.

  • Vies privées est considéré comme un classique de la littérature catalane, après avoir été censuré pendant des années suite à sa publication en Espagne en 1932. Josep Maria de Sagarra y décrit les changements profonds qui affectent la haute société catalane dans cette première moitié du XXe siècle, secouée par les convulsions politiques qui précèdent la prise du pouvoir par Franco, l'effondrement moral et économique de la vieille aristocratie terrienne et l'avènement d'une haute société ambitieuse, frivole et cynique. « Vies privées est une référence obligée quand on parle de roman catalan. Point à la ligne. [...] On [y] trouve [...], assurément, l'élégante provocation sociale que supposa la publication de ce roman [...]. Mais j'aime quant à moi imaginer Sagarra soulevant un sourcil, un peu méprisant et dédaigneux face à toute la signification sociale et culturelle - scandale compris - qu'on reconnaît à son roman. » Juan Marsé

  • Derrière chaque génie se cache... la folie !
    Certains n'écrivent qu'à l'encre rouge, comme Barbey d'Aurevilly, ou sur papier bleu comme Alexandre Dumas. Certains n'écrivent que debout (Victor Hugo, Ernest Hemingway, Philippe Roth...) d'autres couchés (Marcel Proust, Truman Capote...), d'autres encore - à la recherche de l'inspiration - prennent une douche brûlante (Woody Allen) ou un bain chaud (Balzac) avant de prendre la plume. Ce livre recense les curieux rituels qui ont présidé à la naissance des grands chefs-d'oeuvre et offre 100 drôles d'histoires de peintres, écrivains, musiciens, tous plus fous les uns que les autres !

  • Soixante-dix fois Richard Millet s'exerce à l'art du portrait, portraits de jeunes filles, parfois simplement inspirés par le nom : Carine « son vieil or mat », Maud « syllabe close d'un beau mauve », Gisèle « son prénom m'a longtemps caché son visage ». Chaque portrait dévoile, à partir d'un événement fortuit, l'essence de ces jeunes filles et de la beauté.

  • Les hommes tremblent

    Mathieu Lindon

    Un homme tremble. S'il mendiait, on lui donnerait de l'argent ; s'il pleurait, on le consolerait. Mais l'homme tremble d'angoisse et d'honnêteté, ce serait mentir que se porter à son secours.

  • 'À l'âge de neuf ans, je suis tombée amoureuse de la langue anglaise. J'écoutais la BBC sans comprendre, comme on écoute une musique. Puis j'ai aimé l'Angleterre, le pays et ses écrivains...' Au Monde, l'anglomanie de Florence Noiville est connue. Elle

  • « Moi, je veux bien l'aimer ou le haïr, l'homme... Mais tant que je croiserai les politiques, il me sera difficile de croire en lui. » Nous sommes aux prémices de l'été 2014. Les élections municipales et européennes ont rythmé - et bouleversé - la vie politique française des derniers mois.
    Les Français se sentent manipulés et guère plus estimés que l'âne de Buridan. Ils devraient pourtant être soulagés : ils ne sont que les « dindons de la France » ! Que faire pour inverser la tendance ?
    C'est la question que Cyrille Eldin (se) pose dans cette balade intime où il dessine un portrait des femmes et hommes politiques qu'il côtoie quotidiennement depuis cinq ans.
    Souvent drôle, parfois tendre ou encore désabusé, ce ­trublion de la politique agrémente son propos d'anecdotes révélatrices qui nous instruisent tout en finesse : un régal !

    Cyrille Eldin est comédien, animateur de télévision et chroniqueur. Depuis 2011, il propose l'irrésistible rubrique « Eldin Reporter » dans le Supplément de Canal Plus.

  • Trente-quatre enfants se racontent. Trente-quatre portraits en creux de famille décomposées ou recomposées. Trente-quatre regards doux et avertis sur les adultes que nous sommes. Sylvie Bourgeois a su saisir ces innocences écourtées par une maturité acquise trop vite, leur lucidité et leur immense capacité d'amour et de pardon.

  • Les furies de l'histoire - cruelles, sanguinaires, sadiques... 15 portraits de femmes sans foi ni lo Nouv.

    15 portraits de femmes qui ont marqué l'histoire par leur cruauté, leur sadisme et leur violence.Les femmes sont-elles vraiment moins violentes que les hommes ?
    Ce n'est pas vrai pour les souveraines des temps anciens - Agrippine ou Irène l'Athénienne - qui eurent à lever des armées, à mater des révoltes, à étouffer des complots...
    C'est encore moins vrai pour les auxiliaires zélées du nazisme que furent Irma Grese, gardienne à Auschwitz, ou Ilse Koch, la " Sorcière de Buchenwald ".
    C'est absolument faux pour des criminelles de droit commun telles que la comtesse Báthory qui se baignait dans du sang de jeune fille pour entretenir son teint, ou Delphine Lalaurie l'esclavagiste sadique...
    Et si la femme était tout simplement un être humain, capable du meilleur comme du pire ?
    Furies, démones et sorcières se sont donné rendez-vous dans ces pages !

  • Du jour

    Jacques Jouet

    Le rêve hasardeux du poète de l'ère mondiale est que ses quelques poèmes soient traduits et lus en toutes les langues par des milliards d'être humains. Un rêve concurrent, beaucoup plus modeste, est que chaque être humain ait son poème à lui, dont il serait le sujet ou qui lui serait adressé, dont il serait le premier lecteur, peut-être le dernier, c'est-à-dire le seul ou presque. Les poèmes du jour inaugurent cette drôle d'ambition particulière et planétaire. Considérons que ce n'est qu'un début.

  • En 2012, Francisco Goldman quitte New York pour s'installer deux ans à Mexico. Surmontant son angoisse liée au légendaire chaos urbain local, il fait l'acquisition d'une voiture pour mettre à exécution un fantaisiste projet d'immersion automobile dans la capitale mexicaine. Il en traverse les intersections tentaculaires et les quartiers les plus reculés pour aller à la rencontre des habitants, des politiciens, et tâcher d'en apprendre davantage sur le narcotrafic. Entremêlant souvenirs personnels et enquêtes de terrain, Francisco Goldman dresse un portrait vif de cette ville multiple et surprenante. « Un panorama subtil, profondément drôle et tout à fait superbe de la ville de Mexico par un écrivain doué d'une immense sensibilité, attentif à tout ce qui l'entoure. Un livre qui charme et interpelle par sa totale originalité. » Rachel Kushner

  • Pour remercier ses hôtes de leur invitation, pour une grande occasion ou simplement pour le plaisir d'offrir un objet fait main, voici une foule d'idées de petits présents à réaliser en très peu de temps : pochettes délicates, pique-fleurs, galets décorés, sachets d'infusion maison ou mobile de photos, vous trouverez à coup sûr le cadeau "tendance" qui fera mouche !

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