• La voix de Jérusalem Nouv.

    Au début du XXe siècle, sous l'égide de l'Organisation sioniste mondiale, les fondements de l'État d'Israël tel que nous le connaissons sont posés. Coup de tonnerre : en 1905, Israel Zangwill quitte l'organisation dont il est un membre historique. Partisan de la création d'un État juif, il demeure sceptique quant à l'idée de le localiser en Palestine. À la fin de sa vie, Zangwill résume ses positions dans un ouvrage majeur, où il propose même une relecture de l'Ancien Testament.Il réconcilie le projet d'un État juif avec des idéaux pacifistes, humanistes, et révolutionnaires. Il se montre tout aussi soucieux de préserver son peuple de la montée des périls, que de respecter l'occupation historique du territoire convoité. Nécessairement, son propos prend aujourd'hui une lueur particulière.

    Israel Zangwill (1864-1926) est un écrivain, essayiste et journaliste britannique. Il connaîtra un certain succès littéraire. Conscient des dangers qui menacent les juifs à la fin du XIXe siècle, il s'interroge sur la survie de son peuple et envisage la création d'un État juif. Critique envers les visées coloniales de l'Organisation sioniste mondiale, il la quitte en 1905. Il fonde alors l'Organisation juive territorialiste qui entend créer un État juif hors de la Palestine.

  • Avec une véhémence impitoyable, Artaud impute à la société le mal dont a souffert Van Gogh et accuse son psychiatre, le Dr Gachet, de l'avoir poussé au suicide. La prétendue folie du peintre est une construction sociale. La "lucidité supérieure" propre à l'artiste, et partagée avec l'auteur, permet à Artaud d'honorer la fougue du génie, force contestataire en soi et facteur de marginalisation. Qu'il soit poète ou peintre, l'artiste se voit interné, comme Artaud le fut, ou incapable de s'intégrer dans une société qui confond génie et tare psychologique.

    Et quand Artaud aborde la peinture proprement dite, c'est comme si lui-même s'emparait du pinceau ou, au demeurant, du couteau. C'est tranchant, expressif, cinglant. Il sait trouver le mot frappant, convaincre, emporter avec lui le lecteur.

    Comédien (La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer ou Napoléon Bonaparte d'Abel Gance), Antonin Artaud (1896-1948) fera des forces incontrôlables dus aux troubles nerveux qui l'affectent le ferment de son oeuvre (L'Ombilic des limbes, Le Pèse-nerfs, L'Art et la mort). Il cultivera toute sa vie un sentiment de révolte, qui le conduit à adhérer brièvement au surréalisme vers 1925. Il a aussi imaginé de nouvelles formes de représentations théâtrales, exposées dans Le Théâtre et son double (1938).

  • De 1899 jusqu'à sa mort, Karl Kraus (1874-1936) fut le fondateur, et parfois l'unique rédacteur, de Die Fackel (Le flambeau), revue lue par les plus grands (Musil, Wittgenstein ou encore Adorno). Les milieux intellectuels et les journalistes redoutent cette plume acerbe, admirée par Thomas Bernhard et à laquelle Walter Benjamin rend hommage dans cet essai lumineux. Kraus fut un fin limier du langage et a su faire apparaître « le journalisme comme l'expression parfaite du changement de fonction du langage dans le capitalisme avancé ». Mais Benjamin ne fait pas que commenter des idées, il dresse le portrait sans concession d'un dramaturge qui fut aussi son propre personnage : « "Shakespeare a tout prévu" ; en effet ! Il a surtout prévu Kraus lui-même. »

    Walter Benjamin (1892-1940) a compté parmi ses interlocuteurs Theodor Adorno, Gershom Scholem et Bertolt Brecht. Il est l'auteur d'Origine du drame baroque allemand, Paris, capitale du XIXe siècle, Petite Histoire de la photographie préfiguration de L'OEuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité technique. Il s'exile à Paris en 1933. Lors de l'invasion allemande, il gagne l'Espagne pour s'embarquer pour les USA. Menacé d'être remis aux Allemands, il se suicide en 1940.

  • Le Corbusier (1887-1965) est l'un des plus grands architectes du XXe siècle connu entre autres pour la conception de la Cité radieuse de Marseille. Il est aussi plasticien, urbaniste, et designer. Mais au fil des ans et des publications, on le qualifie régulièrement de réactionnaire, de vichyste, de bolchevique voire d'antisémite.

    En 2015, la grande exposition Le Corbusier organisée au centre Pompidou cinquante ans après le décès de l'architecte à Roquebrune Cap-Martin relance une vive polémique. Ses détracteurs accusent l'architecte de la modernité d'avoir été fasciste et d'avoir cherché à travailler pour le gouvernement de Vichy.

    Pour y voir clair, la Fondation Le Corbusier et le centre Georges-Pompidou ont demandé à d'éminents spécialistes, historiens de l'architecture contemporaine, philosophes et spécialistes des années 1930 et 1940 de restituer l'itinéraire et la pensée de cet architecte sans égal qui a répondu aux demandes de son temps. Voici le fruit de ces analyses qui permettent de montrer toutes les facettes de la personnalité de Le Corbusier sans rien cacher ni dissimuler.

  • Juif, Oscar Mandel ne craint pas de se livrer à une critique virulente de ses coreligionnaires : le maintien des rites du "peuple élu de Dieu" entretient leur retrait. Ce qui, non seulement peut attiser la crainte et la haine, mais apparaît aussi incongru face à l'ampleur des massacres que ce peuple a subis. Mandel écrit des pages chargées d'émotion sur son incompréhension, enfant, des rites de la religion judaïque. Indignation intime qu'il évalue à l'échelle de l'histoire. Comment perpétuer une religion qui repose sur un charnier s'étalant sur des siècles ? Comment assurer son salut sans, en premier lieu, assurer son bien-être, voire sa survie ici-bas ? Mandel ose ici un pamphlet d'une grande force sur un sujet réputé sensible : la religion comme foyer de l'intolérance et de la violence.


  • De l'enquête journalistique à la biographie romancée


    Inspirée d'une histoire vraie

    Pour ses amis, sa famille, ses voisins, Molly Norris a disparu en septembre 2010. En quelques jours, presque toute trace de son passage sur Terre a été effacée.
    Elle a intégré le programme de protection des témoins du FBI. Trempait-elle dans un sombre trafic de traite humaine, s'était-elle attaquée à un malfrat trop influent ?
    Non, Molly était caricaturiste et elle a pris parti en pleine polémique sur les représentations du prophète Mahomet. Son dessin est devenu viral, les menaces de mort ont afflué, son monde s'est emballé.
    Cela va faire 10 ans qu'elle a disparu. Un destin pour lequel Sophie Carquain, romancière et journaliste, s'est passionnée.
    « Il m'a fallu faire face à cette situation inédite : écrire la biographie romancée de quelqu'un qui vit encore mais n'existe plus sous son vrai nom.
    Je suis donc partie en quête d'informations "vraies", j'ai utilisé tout ce que j'ai pu, puis, quand plus rien n'était disponible, j'ai basculé dans le roman.
    Quand l'enquête tourne court, alors, c'est la romancière qui vient au secours de la journaliste. Tout est vrai. Et tout est inventé. Ce livre est aussi le récit d'une enquête. » Sophie Carquain

    L'auteur
    Sophie Carquain, journaliste et écrivaine, a écrit plus de 200 histoires, contes et romans pour enfants et adultes traduits en plusieurs langues. Elle est notamment l'auteure de Trois filles et leurs mères aux éditions Charleston (+ de 10 000 ex. vendus).

  • La place importante de l´islam dans l´Europe d´aujourd´hui vient bouleverser le modèle de tolérance hérité des Lumières, fondé sur la mise à l´écart des vérités religieuses jugées nécessairement irrationnelles. De cette tolérance, al-Andalus apparaît souvent comme le modèle : sous la conduite de penseurs rationalistes, comme Averroès, l´Espagne musulmane médiévale serait parvenu à l´harmonie entre les religions, au prix d´une séparation nette entre les croyants.
    Au-delà des imprécisions historiques propres aux mythes, cette légende se trompe sur l´essentiel. Car l´Espagne médiévale est d´abord un lieu où l´on discute avec passion de la vérité des doctrines religieuses ; si l´on y dialogue, si l´on y traduit, si l´on y polémique, c´est que chacun pense avoir raison et pouvoir en convaincre l´autre.
    La véritable leçon de l´Andalousie, pour nous, est peut-être là : le véritable respect ne cherche pas à gommer les différences pour parvenir au consensus. Il serait alors urgent de faire revenir les questions religieuses dans le cercle de la raison, dont on les a exclues un peu hâtivement.

  • L'espérance de vie a baissé pour la première fois en 2016. Les hôpitaux tuent, les médicaments tuent, beaucoup plus que la voiture ou le cannabis : tous les ans une ville de la taille d'Angoulême ou Bastia est rayée de la carte. Les petits hôpitaux sont voués à disparaître d'ici dix à quinze ans. Les personnes âgées et les personnes handicapées subissent un véritable enfermement. La désertification s'accentue. Et, pendant ce temps-là, le « docteur » Google s'apprête à prendre le relai de notre vieille sécurité sociale avec une offre de santé globale. D'où qu'on l'observe, notre système de santé est en panne. Simples citoyens, patients, professionnels, nous avons tous été témoins, quand ce n'est pas victimes, de ses dysfonctionnements. Plus grave encore, nous avons perdu confiance dans l'un des fondements de la Ve République, dont la médecine publique est une composante essentielle. Voici le bilan rigoureux et sans concession d'un observateur convaincu que la santé participative est la seule alternative à l'effondrement de notre système de santé. Antoine Vial, expert et acteur de l'innovation en santé aujourd'hui, propose ainsi que nous concevions ensemble les dispositifs, les aides techniques, les services et les organisations de demain afin d'apporter des réponses concrètes aux enjeux de la collectivité et aux aspirations de chacun.

  • Quelles sont les transformations les plus significatives intervenues dans les sciences sociales depuis vingt-cinq ans ? À partir de comptes rendus d'ouvrages qui ont fait date, Jean-Louis Fabiani propose un récit cohérent de la trajectoire de la discipline en France et aux États-Unis. Bourdieu, Foucault, Abbott, Passeron, Boltanski et Latour sont parmi les grands noms qui font l'objet de ces textes incisifs. Pour l'auteur, la lecture est une pratique sociologique à part entière. L'analyse des notions majeures à l'oeuvre en sociologie témoigne de l'entrelacs permanent de la structure - le macrologique - et de l'événement - le micrologique - aussi bien que des conditionnements durables et des coalitions éphémères. Qu'en est-il alors des promesses d'une théorie générale dans cette discipline redevenue centrale en sciences sociales ? Ce livre dresse un bilan provisoire et dessine l'espace de discussion dans lequel évolue la sociologie contemporaine.

  • À l'occasion du 65e anniversaire de la parution du livre de Desmond Leslie et George Adamski, "Les soucoupes volantes ont atterri", l'ufologue Michel Zirger fait le point sur ce qui se passa réellement l'après-midi du 20 novembre 1952 dans le désert californien. Ce jour-là, George Adamski rencontra un « homme de l'espace » descendu d'une « soucoupe volante ». La scène fut observée par six témoins.
    Michel Zirger dévoile ici des preuves inédites absolument extraordinaires qui tendent à authentifier ce premier contact extraterrestre.
    Des photographies prises ce jour-là, traitées récemment par informatique, montrent maintenant clairement le grand « vaisseau mère » haut dans le ciel, libérant le petit « vaisseau éclaireur » en vue de l'atterrissage, et, ce qui est encore plus bouleversant, l'extraterrestre lui-même, à qui Adamski donna plus tard le nom de « Orthon ».
    Ce livre incontournable, dérangeant et historique, va grandement secouer les fondements de l'ufologie mondiale ainsi que notre vision du monde !

  • Un livre clair et pédagogique sur une pratique qui suscite encore défiance et idées reçues. En quoi la vaccination a-t-elle été une révolution dans la médecine contemporaine ? Comment le vaccin nous protège ? Que contiennent les vaccins ? Comment sont-ils produits et commercialisés ? Pourquoi soulèvent-ils tant de doutes ?
    Ce livre, rédigé par deux chercheurs (institut Pasteur et Institut de Recherche Biomédicale des Armées), retrace l'épopée du vaccin, depuis la découverte du principe de la vaccination par Louis Pasteur, jusqu'aux recherches les plus récentes. Il nous apprend quels sont les différents modes d'action des vaccins, les populations concernées, et comprend un guide pratique avec les calendriers vaccinaux à tous les âges et dans toutes les situations de la vie.

  • Comment enrayer la longue montée des obscurantismes et préparer un avenir plus éclairé? Un essai de Dimitri Casali, historien de débats et polémiste engagé. Nous croyons tous aujourd'hui à l'idée réconfortante selon laquelle l'histoire humaine se déroule comme un progrès continu. Les connaissances semblent s'accumuler naturellement en direction d'un savoir collectif et individuel de plus en plus riche, précis, exact. Chaque jour, la science nous épate de ses découvertes. Et pourtant, nous nous trouvons aujourd'hui face à un paradoxe gigantesque. Dans cette utopie hyperconnectée et hyperinformée, l'ignorance gagne chaque jour du terrain et les exemples se multiplient d'obscurantismes qui se renforcent autour de nous. Partout, grâce à Internet, les théories du complot les plus farfelues se propagent avec une facilité déconcertante sur Google, Facebook, Twitter et Wikipédia. Dans le monde, les théories créationnistes connaissent un engouement spectaculaire ; 46 % des Américains croient que la Terre a moins de 10 000 ans. Le monde arabe compte un quart d'analphabètes. En France, 7 % de la population demeure illettrée (soit 3 millions de personnes) et l'école est en plein effondrement (27e rang au classement PISA). L'ignorance est encore à l'oeuvre, de façon sanglante, avec la destruction par Daech des cités de Palmyre, Nimroud et Hatra. Aujourd'hui, l'Europe est abasourdie de découvrir que ces djihadistes, prêts à payer de leur vie pour répandre la haine, ont été élevés sur son sol, éduqués dans ses écoles. Ces phénomènes révèlent quelque chose d'un processus profond, global, que jusqu'ici nous avons refusé de regarder en face : la longue montée de l'ignorance.

  • Il est des mots qui tuent - symboliquement, lorsqu'il s'agit de ruiner la réputation d'un adversaire, ou physiquement, quand le mot d'ordre se fait slogan. Dès lors, s'interroger sur la notion de violences intellectuelles revient à poser la question de la responsabilité de ces professionnels de la parole que sont les intellectuels. Ce livre collectif entend le faire dans la longue durée de l'analyse historienne : de l'attaque ad personam dans la rhétorique romaine à l'imaginaire guerrier des intellectuels contemporains, en passant par les formes de la dispute médiévale ou de la controverse savante à l'époque moderne. Dans tous les cas, il s'agit bien de mettre au jour les règles et les usages de la polémique, mais aussi d'identifier les moments où les règles sont transgressées, remettant en cause l'ensemble du système.
    Textes de Étienne ANHEIM, Vincent AZOULAY, Patrick BOUCHERON, Pascal BRIOIST, Jean-Luc CHAPPEY, Fabienne FEDERINI, Jérémie FOA, Cédric GIRAUD, Charles GUÉRIN, Dominique IOGNA-PRAT, Bernard LAHIRE, Charlotte NORDMANN, Dinah RIBARD, Yann RIVIÈRE, Valérie ROBERT, Nicolas SCHAPIRA, Jacques SÉMELIN, Bénédicte SÈRE, Stéphane VAN DAMME, Laurent-Henri VIGNAUD, Alexandre WENGER.

  • Yéti, Bête du Gévaudan, monstre du Loch Ness, grand serpent de mer... le bestiaire de la cryptozoologie fascine autant qu'il hérisse. Coincée entre scepticisme et crédulité, science pour les uns - les découvertes de l'okapi ou du saola témoignent de la validité de la démarche -, pseudo-science pour d'autres, la cryptozoologie n'en finit pas de faire débat. Pour tenter d'y voir plus clair, il est donc important de passer en revue certaines des « causes célèbres » de la cryptozoologie et, au-delà de l'existence ou non de ces animaux, de s'interroger aussi sur l'édifice culturel, sociologique et ethnographique qui s'est construit autour. Car quand bien même certains de ces êtres mystérieux n'auraient pas de réalité biologique, il n'est pas interdit d'introduire une part d'imagination, voire de rêve, dans la recherche scientifique. Si le rêve est maîtrisé, la recherche n'en devient que plus créative.

    Docteur ès sciences, Eric Buffetaut est Directeur de Recherche émérite au CNRS (Laboratoire de Géologie de l'École normale supérieure, Paris), spécialiste de la paléontologie des vertébrés. Son intérêt pour la cryptozoologie, remonte à la lecture, pendant son adolescence, des livres de Bernard Heuvelmans sur ce sujet.

  • « Si je décide de prendre la plume, c'est pour témoigner de ma vie, de ma réalité, de ma lutte quotidienne puisque pendant trop d'années, on m'a confisqué la parole pour décrire ce que je vivais. » Trois ans après le succès de son premier roman « Dans la peau d'un Thug », Nargesse BIBIMOUNE reprend sa plume pour raconter son quotidien, celui d'une femme qui a décidé il y a quatorze ans de porter le voile en France. Dans un contexte sociétal actuellement sous tension, « Confidences à mon voile » nous présente le parcours d'une Française qui tente de résister contre les polémiques et les préjugés. Les récits s'enchaînent au fil des années : souvent douloureux, parfois drôles, toujours instructifs dans les vérités qu'ils révèlent. Au cours du livre la narratrice grandit, tout autant que l'indignation face aux injustices qu'elle subit. Professeurs, clients de restaurants, entretiens d'embauche, le train, le lac, le travail, la salle de sport ou le métro... Multiples personnes relayant le racisme, multiples lieux théâtres de discriminations donnant la sensation que l'oppression peut se déclencher partout, et par toutes et tous. Tout au long de l'ouvrage, c'est un système entier qui se retrouve disséqué, montrant que le racisme est une mécanique systémique qui tombe d'en haut et qui broie les gens d'en bas, ainsi que le produit des institutions dont nous héritons malgré nous.

  • « Avant tout, une mise au point. A priori, je ne vous aime pas et je me contrefous de savoir si vous m'aimez ou si vous allez apprécier ou pas ce que je vais pouvoir radoter à longueur d'articles. Ce n'est en aucun cas mon problème, c'est le vôtre. » De son propre aveu, Laurent Sagalovitsch n'est pas un garçon sérieux. Outre une série de romans fort recommandables publiés chez Actes Sud, l'auteur commet avec régularité des articles pas piqués des vers pour Slate.fr dont nous publions ici une compilation. Que ses élucubrations touchent le Pape, le judaïsme, le football, les téléphones portables, les prix littéraires ou encore Franz Kafka, le moins que l'on puisse dire est qu'on prend un malin plaisir à regarder s'agiter cet hurluberlu de première classe !

    « Le seul talent qu'on puisse reconnaître à cet auteur, c'est d'avoir su trouver un éditeur. » (France Culture)

  • Alors qu'il traverse le Pacifique sud en solitaire, le Comte Kerkadek est surpris par une tempête et fait naufrage. Le lendemain matin, il se réveille sur la plage d'une île déserte. Mais il découvre qu'il n'est pas seul...Au coeur de la jungle de l'île tropicale, l'État français a construit une prison ultra-secrète où l'on envoie les délinquants d'opinion. Le Comte y rencontre quelques personnalités célèbres et de nombreux obscurs qui osèrent refuser le dogme en vigueur dans l'hexagone. Et puis il y a ce curieux personnage, un petit rouquin admirateur de Caton qui ne parle pas le latin. Ce détenu pas comme les autres veut en finir avec le "cadenas parisien qui tient nos consciences prisonnières". Pour redonner à Paris son mojo, pour faire revivre l'esprit enseveli sous la pierre de taille, il a un projet...radical.

    Avec ce récit véridique, le Comte Kerkadek fait indéniablement avancer le débat démocratique et architectural. Mais en s'en prenant à ce que la France a de plus beau et de plus sacré, en s'en prenant à Paris, il dépasse les bornes du subversif. "L'homme qui n'aimait pas Paris" est son troisième roman.

  • Le Traité sur la tolérance est une oeuvre de Voltaire publiée en 1763. Ce texte vise la réhabilitation de Jean Calas, protestant faussement accusé et exécuté pour avoir assassiné son fils afin d'éviter que ce dernier ne se convertisse au catholicisme. Dans ce Traité sur la Tolérance, ...

  • « J'accuse... ! » est le titre d'un article rédigé par Émile Zola au cours de l'affaire Dreyfus et publié dans le journal L'Aurore du 13 janvier 1898 sous la forme d'une lettre ouverte au président de la République française, Félix Faure.

  • Ces "Carnets d'un fou" de Michel Host nous ramènent seize ans en arrière : sa pensée polémiste toujours aussi vive, il nous fait partager ses observations et ses réflexions sur le monde, la politique, la société, au quotidien, tout au long de l'année 2000. Prix Goncourt 1986 pour Valet de nuit, Michel Host est un grand écrivain français.

  • A l'heure où le "dictionnaire amoureux" est devenu la norme, à l'heure où les empêcheurs de tourner en rond, les objecteurs de conscience et les prêtres de la pensée du Bien font la loi, Flaubert fait figure de médecin, son Dictionnaire des idées reçues, d'antidote.   Antidote à la bêtise humaine. Grand adversaire de Flaubert, c'est l'un des premiers écrivains de la langue française à conceptualiser la connerie, en tant que telle, comme ennemi numéro 1 de la pensée rationnelle. Chaque aphorisme porte un coup à cet édifice solide et néfaste.  Antidote aux modes. L'idée est simple. Faire son chemin dans les aventures des Lettres. Ne pas suivre. Et refuser d'être suivi. Flaubert propose un ouvrage à la charnière de tous les genres : maximes philosophiques, peintures ultra-réalistes de la société, photographies aiguisées du XIXe siècle, satires, mais aussi poèmes, lorsque la prose flaubertienne se fait octosyllabe, au grès de ses attaques. Antidote à la littérature de salon. Celle qui a cours encore aujourd'hui dans le petit monde parisien qui continue à faire la loi dans l'édition, de ce qui se lit ou non, des bienséances sociales... Le grand regret, c'est que l'ouvrage resta inachevé. Les 1000 définitions appellent une continuation. Charge à toi, lecteur, de poursuivre l'oeuvre commencée il 162 ans. Le texte reprend l'édition posthume de 1913 chez le bien nommé Louis Conard.

  • Ces Carnets 2001 montrent définitivement que Michel Host est un philosophe au sens le plus noble et le plus étymologique. Toujours en prise sur son temps, il trempe tous les jours sa plume dans le tragique de l'humain et cherche sans cesse, avec amour, avec passion, cette impossible sagesse que la folie taraude avec des dons d'ubiquité diabolique.

  • L'Art de la guerre

    Sun Tzu

    L'Art de la guerre
    Sun Tzu
    Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique. Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.
    La tradition associe l'Art de la guerre, à un général nommé Sun Tzu, qui aurait vécu à la fin du vie siècle av. J.-C. Sun Tzu aurait fait lire ses Treize chapitres au roi, avant de le conseiller lors de ses campagnes contre l'État de Chu.
    L'ouvrage est fondé sur le principe suivant : gagner ou perdre une guerre ne se fait pas par hasard, ni par l'intervention des dieux ou des esprits. C'est une question de méthode et de stratégie. De bons principes stratégiques conduisent à la victoire, il est donc important de les étudier.
    Il y a deux concepts de base dans ce traité :
    D'abord, « prendre les possessions de l'adversaire en entier », et les conserver - si possible - intactes, en particulier les civils, car l'ennemi d'aujourd'hui est le sujet de demain.
    Ensuite, le shi : ce mot renvoie au concept de l'engagement de forces anodines pour faciliter la victoire. Ce déploiement repose sur la préparation, le travail, la bonne connaissance du terrain et des forces en présence (par l'espionnage), et l'adaptation aux circonstances. Source Wikipédia.
    Retrouvez l'ensemble de nos collections sur http://www.culturecommune.com/

  • «Mais situons d'abord M. Georges Bernanos dans nos perspectives littéraires. Il n'a pas été d'abord facile à définir. "Sous le soleil de Satan" le faisait apparaître comme un romancier du surnaturel, spécialité assez rare en France et qui n'a pas de province littéraire bien établie. "L'imposture" et "La joie" semblaient préciser M. Georges Bernanos comme le romancier du prêtre, autre spécialité extrêmement difficile et chez nous peu commune. Mais bientôt, les dons de polémiste de M. Georges Bernanos éclataient dans la "Grande peur des bien-pensants", mettant alors sa pensée, sa tradition intellectuelle en pleine lumière.» (Ramon Fernandez)

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