• Entre souvenirs et réflexions sur la nature, Wallace Stegner, écrivain majeur de l'Ouest
    américain, livre un témoignage sur un monde, aujourd'hui évanoui, qui a inspiré l'ensemble
    de son oeuvre. C'est le monde de son enfance, celui des Prairies du Montana et du Dakota,
    qui lui a appris à tendre l'oreille au bruit de l'eau des montagnes et à respecter la beauté
    immaculée de ses paysages. Ces lettres engagées transmettent ainsi la mémoire des
    hommes qui ont fait l'Amérique d'aujourd'hui, guidés par des valeurs héroïques comme la
    grandeur d'âme ou la dignité.

  • Chant des plaines Nouv.

    Les terres ingrates du Nebraska, glacées en hiver, caniculaires en été, soumises à de violentes tempêtes. Des voix féminines y résonnent et s'entremêlent, défiant le temps perdu tout autant que l'avenir.
    Il y a Cora, qui épouse un fermier au début du XXe siècle.
    Il y a Madge, leur fille, et Sharon Rose, élevées comme des soeurs.
    Madge qui devient une femme de la campagne dure à la tâche, désireuse de se marier.
    Et Sharon Rose qui part étudier à Chicago, observant de loin la vie de la famille et de la ferme qui continue sans elle.
    C'est l'époque où arrivent le téléphone, le réfrigérateur et la télévision - la modernité. C'est l'époque où le monde, leur monde, change.

    /> Paru en 1980, Chant des plaines n'avait jamais été traduit dans notre langue. Les lecteurs français pourront dorénavant découvrir l'écriture éblouissante de Wright Morris, capable d'embrasser l'immensité des paysages comme l'intimité sensible de ces femmes fortes.

  • Toute sa vie, John Vogelin a vécu sur son ranch, une étendue de terre desséchée par le soleil éclatant du Nouveau-Mexique et miraculeusement épargnée par la civilisation. Un pays ingrat mais somptueux, qui pour lui signifie bien davantage qu'une exploitation agricole. Comme chaque été, son petit-fils Billy, douze ans, traverse les États-Unis pour venir le rejoindre. Cette année-là, Billy découvre le ranch au bord de l'insurrection : l'US Air Force s'apprête à réquisitionner la propriété afin d'installer un champ de tir de missiles. Mais le vieil homme ne l'entend pas ainsi. Et Billy compte bien se battre à ses côtés.

  • Mon année de printemps Nouv.

    Au quatrième mois de l'année 1819, le poète Issa, natte en paille sur le dos et sac de moine mendiant accroché autour du cou, quitte son ermitage de montagne et part en voyage de temple en temple. Nous suivons avec lui un chemin de poésie à travers les paysages du Japon, les rencontres avec les amis et inconnus de passage, les histoires étranges qu'on lui rapporte...
    Cette année-là voit aussi sa petite fille de deux ans, ce rayon de soleil épanoui dans le rire, mourir subitement de la variole. Il m'est difficile de ne pas songer à ce lien d'amour, dévoile Issa. Sur ce monde inconstant où les tristesses sont aussi nombreuses que les noeuds du bambou, le poète garde un regard confiant et émerveillé. Un regard de printemps."

    Kobayashi Issa (1763 - 1827) est un poète majeur de la fin de l'époque d'Edo. Né dans une famille de fermiers, il souffre du remariage de son père et quitte à 14 ans la maison familiale pour Edo. Il y suit l'enseignement d'un poète de l'école Katsushika.
    Il vit de la poésie dans une extrême pauvreté. En 1813, il se marie. Ses enfants et sa femme mourront peu après. Deux remariages n'apportent guère plus de bonheur. Sa maison brûle. A moitié paralysé, vivant dans une remise, il meurt à 65 ans.

  • « Ce livre concis et poétique sent la morille et le bois calciné. C'est une fable transpercée par les hurlements des loups et les jappements des coyotes en délire, un hymne à l'odeur âcre des épicéas géants que des bûcherons loqueteux débitent en billes, là-bas, au fin fond de l'Ouest américain, pour construire, au péril de leur vie, des ponts de chemin de fer en équilibre au-dessus des canyons. [...] Un roman qui vous emporte loin dans le silence et dans l'azur. »
    Florence Noiville, Le Monde des livres
    Au début du XXe siècle, Robert Grainier travaille à la construction des chemins de fer qui, très vite, parcourront l'Amérique. Un combat de l'homme contre la nature dans des paysages à l'immensité sauvage. Mais ce n'est pas le seul combat que mène Grainier : ébranlé par un drame personnel, il tente de donner un sens à un monde qui en a perdu, alors que son pays connaît des années décisives qui transforment profondément son identité.

  • Magique : le nouveau roman de Victoria Hislop nous entraîne en Grèce sur les traces d'un amour perdu. Richement illustré, Cartes postales de Grèce fait chatoyer les couleurs de la Méditerranée. Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d'une simple initiale : A. Ces cartes ne lui sont pourtant pas destinées. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l'expéditeur ? Mystère. Portant l'éclat du ciel grec et l'eau cristalline de la mer, ces missives sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, elles cessent cependant d'arriver. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d'oxygène qui la faisait rêver et voyager. Elle prend alors une décision : découvrir ce pays par elle-même. Le matin de son départ, Ellie reçoit un carnet par la poste. L'odyssée d'un homme, le fameux A, y est racontée. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, leurs coutumes, et ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses savoureuses anecdotes se dessine le portrait d'un homme blessé. Pourrait-il encore croire en l'amour ?

  • Comment vivre dans le respect des limites et des ressources de la nature ? Alors que la production mondiale de pétrole a atteint son maximum et que c'en est désormais fini des énergies fossiles bon marché, la permaculture constitue une réponse pragmatique aux enjeux de notre époque. Elle utilise la pensée systémique pour « élaborer en toute conscience des paysages qui imitent les schémas et les relations observés dans la nature et fournissent en abondance nourriture, fibres et énergie afin de subvenir aux besoins locaux ». En quatre décennies, la permaculture est devenue un mouvement international, apportant une contribution pratique au débat sur la soutenabilité. Dans Permaculture, désormais le livre de référence sur le sujet, David Holmgren théorise et illustre concrètement 12 principes sur lesquels s'appuyer pour concevoir un mode de vie soutenable et s'adapter à la « descente énergétique » qui suivra le pic pétrolier. Chaque principe fait l'objet d'un chapitre à part entière.

  • Surgis du fin fond du décor, Lee Lightouch et Pato Conchi, le grand maigre et le petit gros, se rendent à Booming pour raison sentimentale.

    « Personne ne va à Booming » ; « Prenez un bonbon, je ne crois pas qu'ils en aient » : on les avait pourtant prévenu. Kid Padoon et sa bande font régner la terreur à Booming, le shérif à leur botte, le bordel à leur service, le saloon à leur disposition, le croque-mort aux petits soins.

    Mais ça n'est encore rien : il y a quelque chose de détraqué à Booming, un truc qui coince, qui débloque, qui recoince et qui vous rend cinglé.

    Accrochez-vous : Booming est un western quantique qui se joue des balles et du temps qui passe.

    Mika Biermann est romancier et guide au musée des Beaux Arts de Marseille. Il est l'auteur d'une oeuvre fortement singulière, qu'il publie en alternance chez POL et chez Anacharsis. Six titres sont parus à ce jour. Allemand d'origine, il écrit directement en français. Son plus récent livre chez Anacharsis Roi. a obtenur le prix de la Page 111 2017.

  • Bienvenue en Amérique !Si vous pensez que Christophe Colomb a découvert l'Amérique, que McDonald's est le fast-food préféré des Américains et qu'Hollywood est leur seul horizon culturel... alors ce livre est fait pour vous ! Nous vous convions à un voyage sans bagages ni passeport biométrique dans un monde que l'on ne connaît souvent qu'à travers le prisme déformant de la télévision ou du cinéma. Dans ce livre - mis à jour et augmenté de plusieurs chapitres - découvrez l'
    American way of life, l'histoire des États-Unis, ou encore la politique de la première puissance économique mondiale.
    Découvrez :
    Les institutions américaines
    Le mouvement Black Lives Matter
    Donald Trump à la veille des élections présidentielles
    La politique américaine face au changement climatique
    Les films qui ont bâti la légende de l'Amérique
    Les figures emblématiques des États-Unis

  • Considérant les ravages du tourisme et les effets délétères de son industrie, il est généralement de bon ton d’opposer à la figure du touriste celle du voyageur, dont les intentions seraient nobles et les agissements respectueux des populations et des environnements. Or, est-il encore possible de concevoir le voyage comme mode d’être au monde et comme moyen d’aller à sa rencontre? Et d’où nous vient ce «besoin» de voyager? C’est à partir de ces questions d’ordre philosophique que Rodolphe Christin nous invite à penser le voyage, lui pour qui cette notion doit avant tout constituer «un acte de l’esprit, une expérience particulière de la pensée et du corps. Autrement dit, une certaine expérience du monde que les infrastructures touristiques mettent à mal et qu’il conviendrait cependant de sauver».

  • L'homme qui venait de franchir la frontière, ce 23 juillet 1873, était un homme mort et la police n'en savait rien. Mort aux menaces, aux chantages, aux manigances. Un homme mort qui allait faire l'amour avant huit jours.
    En exil en Suisse, Gustave Courbet s'est adonné aux plus grands plaisirs de sa vie : il a peint, il a fait la noce, il s'est baigné dans les rivières et dans les lacs. On s'émerveille de la liberté de ce corps dont le sillage dénoue les ruelles du bourg, de ce gros ventre qui ouvre lentement les eaux, les vallons, les bois.
    Quand il peignait, Courbet plongeait son visage dans la nature, les yeux, les lèvres, le nez, les deux mains, au risque de s'égarer, au risque surtout d'être ébloui, soulevé, délivré de lui-même.
    De quel secret rayonnent les années à La Tour-de-Peilz, sur le bord du Léman, ces quatre années que les spécialistes expédient d'ordinaire en deux phrases sévères : Courbet ne peint plus rien de bon et se tue à force de boire ?
    Ce secret, éprouvé au feu de la Commune de Paris, c'est la joie contagieuse de l'homme qui se gouverne lui-même.

  • Les arbres sont innombrables, marquant les paysages, arrivés d'eux-mêmes ou plantés, aussi bien dans les campagnes qu'en ville. Ils nous environnent sans que nous parvenions toujours à les distinguer. Or, il y a beaucoup à apprendre de leurs variétés et de leurs nuances. Ils nous enseignent qu'il n'y a jamais de fin à ce que l'on peut voir en se disposant à regarder une racine qui devient un tronc fait de branches et de rameaux. Eryck de Rubercy les connaît bien. Il a presque toujours vécu à côté d'eux dans l'activité de sauvegarde d'un parc paysager. Cette proximité avec La Matière des arbres lui permet d'en parler avec la complicité de grands écrivains. Témoin sensible de leur vie, son essai initie le lecteur à ce qui fait, au rythme des saisons et suivant les essences, leur spécificité botanique : « cette force sourde et mystérieuse qui est en eux et les tient debout ». Sa dilection intime pour les arbres le fait être aussi le fin descripteur du parc d'agrément au sein duquel il les côtoie chaque jour : la plus belle connaissance des arbres étant celle de vivre dans leur proximité.

  • Et si tout n'était qu'une question de liens ? C'est l'hypothèse de laquelle sont partis Damien Deville et Pierre Spielewoy pour élaborer le cheminement théorique et politique de l'écologie relationnelle. Fils de la fin du XXe siècle, les auteurs font partie de cette génération qui a vécu à la fois la diversité du monde et sa destruction précipitée. S'ils formulent une puissante critique de l'uniformisation des territoires et des paysages actuellement à l'oeuvre, c'est pour mieux dynamiter les barrières qui nous empêchent de penser pour et par la diversité, et nous inciter à redécouvrir la complexité du vivant, des individus et des cultures, ferment d'une société empreinte de justice et riche de rencontres. En renouvelant notre façon d'habiter la Terre et en définissant avec justesse la place de l'humanité dans la grande fresque du vivant, l'écologie relationnelle devient une ode à la pluralité et à la solidarité. Elle est le point de départ d'un projet politique qui porte avec fierté des métissages territoriaux par-delà les individus et par-delà l'Occident.
    Ouvrir la voie d'un monde enrichi et fier de ses diversités.

  • «Condamné au vagabondage pour manque de conformisme, j'ai appris les leçons silencieuses des environnements que j'ai fréquentés.»
    Dans cet ouvrage autobiographique, Thierry Pardo raconte les voyages qui ont contribué à son éducation et à celle de ses deux enfants, hors des sentiers battus de l'école. Du Népal au Nunavik en passant par La Paz et Marrakech, il décrit comment les paysages naturels et humains lui ont appris bien plus que n'importe quelle institution scolaire. Le mystère des forêts, le tumulte des villes, le silence des déserts, l'ivresse des montagnes, la profondeur des mers... Tous les éléments sont convoqués pour incarner ce pouvoir de transformation que le voyageur recherche.
    Il en ressort une méditation sur la condition humaine, le rapport à l'autre, la solitude et la liberté, mais aussi sur le tourisme de masse, les moyens de transport et la photographie. Rédigé en hommage au poète Kenneth White et inspiré d'auteurs tels que David Thoreau, Elisée Reclus ou Gaston Bachelard, cet ouvrage nous invite à retrouver notre intimité avec la nature et notre solidarité avec l'univers.
    «Le vagabondage est un cadeau que j'offre à mes enfants parce qu'au-delà des multiples apprentissages, de l'ouverture sur le monde et sa mosaïque de cultures, l'aventure au quotidien procure un rapport apaisé aux risques et aux aléas de la vie.»

  • Un petit village du nord de la Norvège, envahi les trois quarts de l´année par la nuit polaire. Ici vit Kathrine, employée des douanes. Elle a vingt-huit ans, un enfant d´un premier mariage. Jour après jour, elle contrôle les chalutiers qui viennent décharger leur pêche au port. De temps à autre, le soir, elle va boire une bière à l´Elvekroa, l´unique pub du village. Parfois, rompant la monotonie des jours, elle chausse ses skis de fond et va rendre visite au gardien du phare.
    En secondes noces, elle épouse Thomas, chef de production à la conserverie locale : un bon parti. Et puis elle fait une découverte, qui la blesse profondément. Elle s´enfuit, monte à bord du Polarlys, part vers le Sud...
    Avec des mots simples, nus, élaborant une sorte d´alphabet mélodique, Peter Stamm nous introduit par touches, par une suite aléatoire d´esquisses, au coeur de l´univers de Kathrine. Un livre sur la solitude, la fragilité de l´amour, la douleur de vivre et les illusions perdues.
    Après Agnès et Verglas, Paysages aléatoires est le troisième roman de Peter Stamm.

  • Léon Werth part en Cochinchine en 1925. Il a déjà publié Clavel soldat dont l'antimilitarisme fit scandale lors de sa parution en 1919.
    Son récit est imprégné de l'émerveillement de celui qui rencontre un univers étranger, et qui se délecte de cette étrangeté. Il s'immerge dans les paysages, les senteurs, les goûts nouveaux puis en exprime les moirures, les infinies subtilités. Un magnifique pamphlet contre la colonisation et un hymne à la Cochinchine.

  • Rêveries, souvenirs, pensées..., tout est là dans la promenade, cette expérience émotionnelle de l'espace qui brasse continûment la mémoire personnelle et l'histoire collective. Ici, une longue promenade sur quatre saisons, d'un été au printemps suivant, à travers des jardins proches, à Paris et en Île-de-France, mêlés à la réminiscence des paysages lointains, l'Italie et le Japon, la Bretagne et l'Himalaya. En mélangeant les jardins et leurs époques, la promenade surprend sans cesse par le côtoiement de l'héritage et de l'inclassable, et offre la possibilité de penser notre époque en pensant ce qu'on a sous les yeux.

  • 'Je m'arrêterai à nouveau, essoufflé, hébété peut-être, échoué sur la pierre froide d'un seuil qui traverse le lit en diagonale, en suggérant un gué : l'eau se faufilera entre les galets plus gros où elle rebondira dans une mousse claire. Elle retombera avec un tintement de fontaine, puis courra se glisser sous les vergnes couchés au bord de l'eau. Je n'aurai rencontré personne depuis mon départ, j'aurai seulement croisé des voitures et des tracteurs, et entendu des animaux : je resterai allongé un instant sur le ventre avant de repartir. J'écouterai l'eau couler, sonner, sauter sur les cailloux, répéter sans se lasser son cliquetis cristallin, incapable de me représenter ce qui m'attend, jusqu'où cette eau va me porter, et encore moins comment. Je n'aurai rien préparé, j'aurai froid, j'aurai seulement décidé de partir sans réfléchir, sous le seul prétexte d'avoir envie de voyager, et d'aimer nager dans l'eau.'

  • Partout, l'heure est à l'intensification de l'exploitation industrielle des «ressources naturelles». Forêts, eau douce, minerais, sable, rivières, faune sauvage, gaz de schiste, pétrole, terres fertiles, paysages grandioses: tout y passe! La justification de ces efforts est partout la même: cette exploitation est un facteur de croissance essentiel dont il serait fou de ne pas profiter alors que les emplois manquent et que les États sont endettés. C'est le choix de l'extractivisme. Si ce phénomène suscite des débats, ceux-ci ne portent généralement que sur les conditions de l'exploitation de ces richesses: qui va vraiment profiter de ces ressources? Comment ne pas faire trop de dégâts en les mettant à profit? Est-ce le bon moment de les exploiter? Et si, au lieu de se préoccuper de la bonne façon de partager ce «gâteau» (sans trop salir la nappe), on s'interrogeait plutôt sur la pertinence même de le consommer? Avons-nous vraiment besoin d'harnacher de nouvelles rivières, d'exploiter toujours plus de gisements de pétrole et de minerais, d'ouvrir de nouveaux territoires aux touristes, d'intensifier les cultures et l'élevage animal? Ne s'agit-il pas d'une fuite en avant, sur un chemin qui ne mène nulle part, sinon à la destruction pure et simple de notre habitat terrestre et de nos sociétés? Ne pourrions-nous pas vivre aussi bien, voire mieux, sans pratiquer ce type d'exploitation? Si oui, à quelles conditions? Les auteur.e.s s'attaquent à ces questions difficiles en dénonçant la logique de l'extractivisme avant d'en souligner les principales limites physiques. Les effets destructeurs et irréversibles du processus économique sur les ressources naturelles dites «non renouvelables» (énergies fossiles, minerais, etc.) étant déjà à l'oeuvre, les auteur.e.s s'attellent à décrire les alternatives possibles à ce «modèle de développement»: low-tech, transition énergétique, résistance autochtone et philosophie du buen vivir... Ils nous invitent à changer de paradigme pour penser les pistes d'actions nécessaires dans un futur post-extractiviste. Car à force de creuser, nous arrivons bel et bien aux limites de notre unique planète.

  • Un trajet en hiver

    Bernard Noël

    Bernard Noël voyage beaucoup. Il voyage beaucoup en train et, durant ces voyages, il regarde, il rêve, il pense, il écoute. Et il lui arrive de prendre des notes de ce que ces sons, ces images, ces rêveries et ces pensées lui ramènent du monde extérieur comme de lui-même. C´est un tressage de ces différents niveaux de perception et de sensation que réalise ce livre qui les met ainsi en forme et les transforme en un récit intimiste où le monde entrerait, filtré, interprété et cependant restitué dans sa totale immédiateté. La phrase fluide de Bernard Noël s´y prête particulièrement, épousant toutes les nuances, tous les à-coups, l´ordinaire et le sublime, portant une réflexion comme incarnée sur le temps, sur l´espace, sur notre présence au monde.

  • Eugène de Cerceil, jeune noble originaire de la Touraine, orphelin et déserteur, s'installe en terre guadeloupéenne. Adopté par le vieux Roconoë et amoureux de la belle Ezulna, c'est une vie douce qui s'offre à lui. Mais c'est sans compter sur le débarquement, en 1635, de De L'Olive et Duplessis... Nous sommes dans les premiers temps de la colonisation de l'île. Le père Raimond, religieux officiant en ces lieux, tente de les convaincre de négocier leur installation avec le cacique de l'île, mais les Français refusent de l'écouter. Leur orgueil les amène à faire naufrage et ils ne doivent leur survie qu'à l'aide des Caraïbes, parmi lesquels se trouve Eugène. Bientôt, de L'Olive s'éprend d'Ezulna... et c'est un véritable drame qui se joue, annonciateur de la fin proche de la vieille société caraïbe de l'île.

    Jules Honoré Joseph Coussin né en 1773 à Basse-Terre, fut peintre et écrivain. Passionné par les paysages guadeloupéens, il consacra l'essentiel de son existence à en rendre compte. Il meurt en 1836.

  • Rachel sexagénaire, veuve d'un marin pêcheur perdu en mer, vit entourée de personnages attachants et différents des uns et des autres. Heureusement il y a Léa. La dureté mais néanmoins beauté de son île, l'entraînent à évoquer les tourments de ses habitants, leur résistance aux nombreuses intempéries, l'emprise et le respect de l'océan omniprésent mais, surtout la solidarité ; notamment lorsque l'un des leurs disparaît. Ils sont tous là, mobilisés, au point d'oublier les discordes ancestrales. Commencent alors des recherches difficiles. L'auteure commente ses impressions vibrantes de "son balcon sur l'océan" où ses personnages sont à mi-chemin entre la réalité et l'imagination.

  • Chacune à leur façon, les oeuvres de ce numéro parlent de photographie et d'images analogiques en les transposant dans d'autres moyens d'expression artistique (simulation numérique, film, vidéo, sculpture, peinture). L'empreinte de la lumière se retrouve ainsi matérialisée dans des formes abstraites et épurées qui multiplient les registres de référentialité des images tout en relativisant le lien privilégié de la photographie au réel. Les grandes images de Thomas Ruff, réalisées avec des logiciels d'imagerie numérique en 3D, les images animées de Lorna Bauer et Jon Knowles, l'installation vidéo et les sculptures de Jacinthe Lessard L. ainsi que les images abstraites d'Henri Venne sont au coeur de ce dossier.

  • Continuité, le magazine du patrimoine au Québec depuis 1982, met le cap sur le Saint-Laurent pour son numéro d'automne. C'est donc au patrimoine maritime que son dossier, composé de textes signés Brigitte Trudel, Valérie Gaudreau, Jeanne Corriveau, Josianne Desloges et Josiane Ouellet, s'intéresse. Voie de transport, ressource, écosystème, objet de contemplation et d'inspiration artistique, le Saint-Laurent fait partie de notre ADN. Pourtant, plusieurs éléments de son patrimoine se trouvent aujourd'hui dans une situation précaire. De grands projets de développement menacent également son intégrité et ses paysages. Quels sont les enjeux les plus criants et les plus actuels dans le domaine? Vous pourrez les découvrir au sein d'une revue qui fait peau neuve pour célébrer son 150e numéro : une nouvelle grille graphique, élégante et épurée, et davantage de textes journalistiques. Continuité vous propose également quelques recensions de publication ainsi qu'un article sur la restauration de bâtiments patrimoniaux de l'Université McGill, notamment.

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