• Au milieu de l'hiver, au début de ce siècle, une adolescente en vacances dans un village au coeur de l'Angleterre disparaît. Les villageois participent à sa recherche. Tandis qu'ils sillonnent les landes, la police érige des barrages routiers, des journalistes se rendent dans ce village habituellement calme.
    Il y a beaucoup à faire : des vaches à traire, des clôtures à réparer, des pierres à tailler, des pintes à servir, des lits à faire, des sermons à écrire, une pièce de théâtre à répéter.
    Au fil des saisons, il y a ceux qui quittent le village et ceux qui y reviennent ; ceux qui se retrouvent ou se séparent. Il y a des naissances, des morts ; des secrets gardés et dévoilés ; des emplois créés et perdus ; des petites bontés et des trahisons imprévues. Des chauves-souris sont suspendues aux gouttières de l'église, des hérons montent la garde dans la rivière ; les champs affluent dans l'aubépine ; blaireaux et renards rôdent au fond des bois.

    Réservoir 13 est le récit mesuré de détails et d'émotions pendant les treize années suivant le drame, dans un village en harmonie avec les saisons et la nature qui l'entoure.

  • Exploration de la beauté impérissable des derniers grands espaces sauvages américains, En descendant la rivière nous entraîne dans des paysages où le corps et l'esprit flottent librement. Et leur immensité réveille des méditations sur des sujets allant de la vie d'Henry David Thoreau à la militarisation des grands espaces. On y entend alors une condamnation passionnée des coups portés à notre patrimoine naturel au nom du progrès, du profit et de la sécurité. Rempli d'aubes enflammées, de rivières brillantes et de canyons radieux, ce recueil, inédit en France, est chargé d'une rage sincère et déchaînée contre la cupidité humaine.
    En descendant la rivière avec Edward Abbey, nous retrouvons l'auteur américain poète et provocateur à son meilleur, au moment où nous avons le plus besoin de lui.

  • La Madison River est l'une des plus belles rivières du Montana, mais c'est un cadavre, et non une truite, que l'on vient d'y pêcher. Pour l'intrépide shérif Martha Ettinger, l'homicide est évident, et la mouche plantée dans la lèvre boursouflée de la victime a tout d'une macabre signature. Non loin de la scène du crime, Martha tombe sur Sean Stranahan, peintre amateur, pêcheur invétéré et ex-détective privé, lui-même lancé sur une affaire de disparition. Ensemble, Martha et Sean vont remonter une piste glissante qui débouchera sur les zones d'ombre du "big business" du Montana : la pêche à la mouche.

  • Pour la première fois, Martin de La Soudière, " ethnologue du dehors " et du temps qu'il fait, se livre à l'introspection. Essai autobiographique sur le paysage, cet ouvrage est un retour aux origines, une entrée sur le terrain pour l'ethnologue féru de géographie... Ce paysage intime a pour cadre la montagne, celle des Pyrénées.
    Sur le mode du récit, Martin de La Soudière dialogue avec ses pères et ses carnets de travail. Son corpus hors du commun rassemble des écrivains, géographes, paysagistes, peintres, botanistes, mais aussi grimpeurs, militaires, cartographes, taupiers, bergers et autres promeneurs. Tous écrivent leur paysage. Franz Schrader, Élisée Reclus ou Vidal de La Blache habitent l'imaginaire de l'auteur, au même titre que les manuels d'escalades du XIXe siècle ou les livres de géographie du jeune élève des années 1950/1960. Entrer en Pyrénées s'opère aussi à différentes échelles, la vue statique et graphique avec son cadre et sa lumière est indissociable de l'expérience de l'escalade, de la promenade en famille ou de l'expédition aventurière entre frères et soeurs. Comme Martin de La Soudière le dit, on entre en paysage avec le pied et avec la main (on empoigne la matière de la roche pour grimper aux sommets). Mais l'écriture du paysage, en plein vent et en cabinet, est aussi une affaire de rituels. L'auteur scrute les gestes de ses poètes de prédilection : Jean-Loup Trassard arpentant son bocage, Julien Gracq au volant de sa deux-chevaux sur les rives de la Loire, André Dhôtel se perdant dans la forêt des Ardennes, jusqu'à Fernando Pessoa le promeneur immobile de Lisbonne. À travers ses " devanciers " comme il les appelle, l'auteur revendique une intimité du paysage féconde pour l'imaginaire et le travail intellectuel.
    Dans cet ouvrage, Martin de La Soudière " franchit " la montagne en quelque sorte : inaugurant son récit par le souvenir de l'arrivée au seuil des Pyrénées quand il était enfant, le père de famille proclamant au volant de sa 15 chevaux " Et voici nos montagnes ", il le termine de l'autre côté du sommet, en Aragon, sur un dialogue avec son frère décédé Vincent, dialogue aux accents d'énigmes sur une vue panoramique. Le récit est accompagné de photos personnelles, d'extraits des carnets de Martin, carnets de son enfance jusqu'à aujourd'hui.

  • éveil aux arts

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    • Mango
    • 13 Octobre 2020

    Par le jeu, l'enfant devient acteur de ses apprentissages !Des activités ludiques et pédagogiques pour initier les tout-petits aux arts et développer leurs compétences comme la motricité fine, la découverte des formes et des textures, l'écoute attentive et l'analyse.Activités d'arts plastiques : en jouant avec les matières et en laissant libre cours à son imagination et sa créativité, votre enfant apprend à apprécier le processus artistique tout en abordant de nombreux domaines d'apprentissage.Jeux musicaux : en pratiquant la musique, votre enfant est invité à s'exprimer, découvrir et expérimenter mais aussi à rechercher, collaborer et réfléchir... Nul besoin d'être musicien vous-même ou de disposer d'une collection d'instruments, les activités très simples sont conçues pour favoriser l'éveil de votre enfant.

  • Plus tard, le soir, le ciel est devenu d'un profond bleu ardoise, identique à celui qui baigne maintenant la base des montagnes, et leurs sommets enneigés, avec leurs tentacules pendants, flottent dans l'espace.

    Toute sa vie durant, Nan Shepherd (1893-1981) a arpenté les montagnes écossaises de Cairngorm. Là-bas, les hivers sont extrêmement rudes, les conditions de vie précaires. La Montagne vivante raconte ses pérégrinations, ses méditations, ses « choses vues » : les rivières, la neige, la faune et la flore, mais également ses camarades temporaires, les autres marcheurs qu'elle a croisés lors de ses explorations.
    Ce récit, écrit dans les années 1940, était resté inédit pendant près de trente ans. Nous pouvons maintenant découvrir la prose poétique et exaltée d'une pionnière du nature writing : Nan Shepherd explore les résonances du coeur humain et du paysage, s'affronte à la grandeur souvent terrifiante de la nature, et nous convie à contempler l'âme du monde déployée sous nos yeux.

    « Le meilleur livre jamais écrit sur la nature et le paysage en Grande-Bretagne. » The Guardian

  • L'atelier modelage

    Karine Lemery

    • Mango
    • 16 Octobre 2020

    Huit ateliers modelage pour réaliser de jolis objets avec de l'argile autodurcissante.Dans son atelier à Montreuil, Karine a conçu des activités simples à réaliser et expliquées en quelques étapes avec de l'argile ! Chacune est assortie de multiples variantes pour donner plein d'idées et découvrir son merveilleux univers.Un ouvrage innovant pour des après-midi créatifs dès 5 ans !

  • Tout pour réussir ses photos de paysage en s'adaptant aux différentes heures du jour (et de la nuit) ainsi qu'aux lieux et circonstances. Par deux spécialistes du genre abondamment primés en Grande-Bretagne. Une approche inédite des techniques propres à la photographie de paysage, qui suit les différentes heures du jour. De l'aube au couchant puis à la nuit, découvrez les techniques qui permettent de dompter l'éclairage environnant, en composant et en adoptant le style qui sied à chaque moment de la journée. Apprenez au final à maîtriser la lumière, cet élément-clé de toute photo de paysage.

  • Au coeur d'un archipel à la beauté sauvage et figé par le temps, Par-delà les glaces est l'histoire délicate et touchante d'un amour menacé par les rancoeurs venues du passé.Hiver, 1914. À l'extremité de l'archipel de Stockholm, une tempête sans précédent se lève. De retour d'un bal, sept jeunes gens sont happés par les glaces. Une tragédie qui continue de hanter les habitants de l'île d'Hustrun un siècle plus tard.
    En 2013, la solitaire Ellinor gère l'entreprise de bateaux-taxis de son père. Ses journées sont rythmées par les tâches quotidiennes et les bruissements de la nature. Un beau jour, son père lui demande d'aller chercher un voyageur. Même si elle ne l'a plus vu depuis des années, elle reconnaît aussitôt Herman Engstrm, son amour d'enfance.
    Petit à petit, les sentiments profondément enfouis ressurgissent. Mais Ellinor peut-elle accorder sa confiance à un homme dont la famille cristallise la haine des habitants depuis la funeste tempête ?
    Comme cette île hors du monde qui revient à la vie après un long hiver, l'amour d'Ellinor et d'Herman pourra-t-il à nouveau éclore ?

  • «Tu récoltes ce que tu as semé, tu commences par le rouge et le vert, premiers radis, premières laitues, gotte jaune d'or ou reine de mai, d'abord des feuilles tendres comme du papier de soie, presque transparentes puis qui bouclent comme des oreilles, d'un vert moyen qui s'approfondit encore à l'extérieur alors que le coeur de la salade enfle et blanchit, un coeur qu'on peut arracher aussitôt avec les dents et croquer naturellement dans le jardin en l'assaisonnant avec une tige de jeune échalote, tu t'accroupis devant les cosses de petits pois à disputer aux ramiers, tu passes une matinée à arracher et préparer les poireaux repiqués l'an passé en juillet qui ont poussé à travers l'hiver...» Le narrateur de ce roman s'adresse à un homme au travail dans l'espace clos de son jardin. Un accident cardiaque frappe le jardinier. Dès lors, un flot traverse sa conscience. Images, sons, odeurs, souvenirs, réminiscences littéraires et musicales, sensations, visions se succèdent et s'entremêlent tandis qu'il s'éloigne, au fil du temps et des mots, des êtres qu'il a aimés.

  • À la rencontre de personnes et de cultures extraordinaires, ce livre nous invite à partir à la découverte des " zones bleues ", ces lieux surprenants qui intéressent les scientifiques pour leur nombre élevé de nonagénaires et centenaires en excellente santé. Un tour du monde passionnant, prolongement de la série documentaire éponyme sur France tv.
    Angèle Ferreux-Maeght, chef de cuisine, naturopathe et spécialiste de l'alimentation bien-être et Vincent Valinducq, médecin généraliste et chercheur, ont décidé de mener l'enquête dans ces endroits si particuliers pour tenter de percer les secrets de la longévité : caractère génétique, mode de vie, alimentation, activité physique...
    De la Sardaigne en Italie à Nicoya au Costa Rica en passant par Ikaria en Grèce et Okinawa au Japon, vous découvrirez les secrets de longévité propres à chacun de ces territoires et partirez à la rencontre de ces hommes et femmes aux vies exceptionnelles.

  • Un tag le long d'un train pour Marseille, des tombes sous le ciel gris de Sète, une annonce sur la porte d'une épicerie anachronique en Ardèche, une promeneuse qui distribue ses lectures au milieu des vignes... Autant de vignettes, de rencontres et de lieux qu'Ahmed Kalouaz partage au fil de ses déplacements, de ses errements. On ressent l'importance des mots, la force qui transcende des paysages, familiers ou non, des scènes, vécues ou restant à vivre, un quotidien à portée de main, en une succession de tableaux, où l'habituel devient singulier où la langue devient guide et emporte le lecteur. Pour reprendre les mots de l'auteur : « Comme dans la chanson, "je me suis pris pour un poète en écrivant ces mots qui passaient..." » et c'est bien la relation intime à la langue qui prend sens ici.

    Ahmed Kaoulaz est né en Algérie en 1952. Il est l'auteur d'une trentaine de livres dont une trilogie sur l'histoire de sa famille, parue initialement au Rouergue puis en poche chez Babel, qui fut un succès tant critique que publique. Il vit dans le Gard. Au mot et le reste il est l'auteur de Demain c'est le beau monde.

  • Postures de yoga, exercices de respiration, activités pour apprendre à se connaître et à communiquer en harmonie avec les autres, activités pour exprimer ses émotions, pour s'ouvrir à son environnement et l'apprécier... Ce livre propose plus de 45 activités ciblées et faciles à mettre en oeuvre à la maison ou en collectivité. Adaptées aux enfants de 5 à 10 ans, elles leur permettront de canaliser leur énergie et de (re)trouver le calme et la sérénité. Toutes les activités sont expliquées et illustrées étape par étape. Elles sont accompagnées d'anecdotes amusantes et de compléments d'information à destination des enfants et de nombreux conseils pour les parents.

  • Par la fenêtre nous prenons des nouvelles du monde. Mais ouvrir une fenêtre, c'est non seulement s'ouvrir au monde, y plonger par le regard, c'est aussi le faire entrer, élargir notre propre horizon. Jadis, la fenêtre, via la peinture, a dessiné les territoires du monde, métamorphosant dans son cadre le pays en paysage. On a cependant négligé que cette fenêtre qui ouvre sur l'extérieur trace aussi la limite de notre propre territoire, qu'elle dessine le cadre d'un « chez soi ».
    La fenêtre qui ouvre sur le monde ferme notre monde, notre intérieur. Moi et le monde ? ils se croisent à la fenêtre. « Qu'est-ce que le moi ? Un homme qui se met à la fenêtre pour voir les passants », répondait Pascal. Se pencher sur la fenêtre, ce sera réfléchir sur ce bord où viennent se rencontrer le plus lointain et le plus proche, et sur le fait que la fenêtre oblige peut-être à concevoir que le Moi et le Monde ne peuvent que se penser ensemble ? jusqu'à ce point : et si la subjectivité moderne était structurée comme une fenêtre ? C'est ici, tout de suite, qu'il faut préciser : pas n'importe laquelle : la fenêtre née à la Renaissance. Et là encore, pas n'importe laquelle : la fenêtre de la peinture, la fenêtre du tableau, exactement, celle inventée par Alberti. Voilà l'hypothèse, elle donne le fil de l'histoire.
    En grand hommage à l'idiot chinois de la fable qui, quand le maître montre du doigt la lune, regarde le doigt, j'invite donc ici à regarder la fenêtre. Invitation à détourner notre regard fasciné de spectateur du spectacle vers l'objet qui ferme et ouvre notre regard ? la fenêtre

  • 'Je m'arrêterai à nouveau, essoufflé, hébété peut-être, échoué sur la pierre froide d'un seuil qui traverse le lit en diagonale, en suggérant un gué : l'eau se faufilera entre les galets plus gros où elle rebondira dans une mousse claire. Elle retombera avec un tintement de fontaine, puis courra se glisser sous les vergnes couchés au bord de l'eau. Je n'aurai rencontré personne depuis mon départ, j'aurai seulement croisé des voitures et des tracteurs, et entendu des animaux : je resterai allongé un instant sur le ventre avant de repartir. J'écouterai l'eau couler, sonner, sauter sur les cailloux, répéter sans se lasser son cliquetis cristallin, incapable de me représenter ce qui m'attend, jusqu'où cette eau va me porter, et encore moins comment. Je n'aurai rien préparé, j'aurai froid, j'aurai seulement décidé de partir sans réfléchir, sous le seul prétexte d'avoir envie de voyager, et d'aimer nager dans l'eau.'

  • Une jeune femme, lasse de son mariage, rencontre lors d'un colloque à Lushan un écrivain célèbre, mystérieux et taciturne vers lequel elle se sent d'emblée attirée. Là, dans ce paysage de montagnes et de pins noyés dans le brouillard, ils communieront dans un amour secret, presque dénué de mots et de contact physique. Dans cette montagne coupée de falaises et de gorges profondes, près de l'eau qui cascade en chutes, sous les nuages qui jouent avec la lune, la jeune femme se sent transformée, libérée, son coeur déborde de vitalité, tout lui paraît possible.

  • 7 petits-fils, 7 missions, 7 destins, 7 romans À la mort de leur grand-père, DJ, Steve, Spencer, Bunny, Webb, Adam et Rennie reçoivent chacun en héritage une mission. L'occasion pour eux d'en savoir un peu plus sur leur grand-père mais aussi sur eux-mêmes.Rennie n'a rencontré qu'une seule fois son grand-père mais il a, lui aussi, une mission à accomplir : se rendre en Islande et retrouver les traces d'un ange, une femme qui aurait sauvé son grand-père après le crash de son avion. Une fois sur place, les difficultés se multiplient pour Rennie : Son guide n'est pas disponible et il doit composer avec le mauvais caractère de Byjna, sa fille. Et que cherche à lui communiquer le vieux Sigurdur à propos de son grand-père ? Quelle tragique épreuve a connu la famille de Bryjna ? Une chose est vraie : on ne peut jamais se fier aux apparences...L'ouvrage original a été publié sous le titre Close to the Heel.

  • On hésite souvent à se lancer dans la couleur, de peur de gâcher un dessin réussi. Les possibilités semblent infinies et les choix risqués. Par quelle partie de l'image commencer ? Et avec quels outils ? Faut-il colorer toute l'image ? Quelles couleurs choisir ? Comment les combiner, les mélanger, et en quelles proportions ?De très nombreuses démonstrations décomposées en étapes répondront à toutes vos questions. Laissez-vous guider pas à pas pour maîtriser la couleur... tout simplement !

  • Destiné aux globe-trotters photographes, ce guide malin se concentre sur l'essentiel et donne de nombreux conseils et astuces faciles à appliquer pour rapporter de belles images de ses voyages, qu'il s'agisse de prendre des portraits d'inconnus dans la rue, de trouver la meilleure heure pour immortaliser un paysage magnifique ou de réaliser des photos originales lors d'un trajet en train.

    Sans calculs savants ni explications fastidieuses, il montre par l'exemple comment améliorer la composition de ses images, gérer la profondeur de champ ou ne plus se perdre dans les différents réglages (balance des blancs...).

    En fin d'ouvrage, des interviews de blogueurs expliquent comment alimenter un blog photo sur la route.

    Attention : ce livre numérique est un EPUB fixed-layout. Pour des conditions de lecture optimales, veillez à ce votre tablette supporte ce type de format.

  • Pierre-Auguste Renoir (Limoges, 1841 - Cagnes-Sur-Mer, 1919) Pierre-Auguste Renoir naquit le 25 février 1841 à Limoges. En 1854, ses parents retirèrent l'enfant de l'école et le placèrent dans l'atelier des frères Lévy afin qu'il apprenne la peinture sur porcelaine. Son frère cadet, Edmond Renoir,racontait : «De ce qu'il usait des bouts de charbon sur les murs, on en conclut qu'il aurait du goût pour une profession artistique. Nos parents le placèrent donc chez un peintre en porcelaine. » Un des ouvriers de Lévy, Emile Laporte, pratiquait la peinture à l'huile pour son plaisir. Il proposa à Renoir d'utiliser ses toiles et ses couleurs. Et c'est récisément ainsi que naquit le premier tableau du futur impressionniste, qui fut montré très solennellement à Laporte dans la maison des Renoir. En 1862, Auguste Renoir réussit son examen d'entrée à l'École des Beaux-Arts. Il fréquente en même temps un atelier libre où enseigne le professeur Charles Gleyre. Le deuxième événement important de cette période de la vie de Renoir fut la rencontre, dans l'atelier Gleyre, de ceux qui devinrent ses meilleurs amis tout au long de sa vie et ses compagnons dans l'art. À un âge plus avancé, l'artiste déjà mûr eut la possibilité de voir des Rembrandt en Hollande, des Velàzquez, Goya et le Greco en Espagne, et des Raphaël en Italie. À l'époque où les amis se retrouvaient à la Closerie des Lilas, Renoir continuait de puiser son inspiration au Louvre : «Et pour moi, au moment de Gleyre, le Louvre c'était Delacroix. » La première exposition des impressionnistes devint, pour Renoir, le moment d'assertion de sa propre vision du peintre. Dans la vie de l'artiste, cette période fut marquée encore par un événement significatif : en 1873, il emménagea à Montmartre au numéro 35 de la rue Saint-Georges, où il vécut jusqu'en 1884. Il resta fidèle à Montmartre jusqu'à la fin de sa vie. Là, il trouva ses motifs de plein air, ses modèles et même sa famille. C'est justement dans les années 1870 que Renoir se fit des amis qui l'accompagnèrent jusqu'à la fin de ses jours. Le marchand Durand-Ruel devint l'un d'eux. Il commença à lui acheter des tableaux en 1872. L'été, comme toujours, Renoir peignait beaucoup, avec Monet, en plein air. Il venait à Argenteuil où Monet louait une maison pour sa famille. Avec eux travaillait parfois Edouard Manet. En 1877, à la troisième exposition des impressionnistes, Renoir présenta plus de vingt peintures. C'étaient des paysages exécutés à Paris, sur la Seine, en dehors de la ville et dans le jardin de Claude Monet ; des études de visages de femmes et des bouquets de fleurs ; les portraits de Sisley, de l'actrice Jeanne Samary, de l'écrivain Alphonse Daudet et de l'homme politique Spuller ; il y avait aussi La Balançoire et le Bal au Moulin de la Galette. Dans les années 1880, Renoir connut enfin le véritable succès. Il travaillait sur des commandes de riches financiers, de la propriétaire des Grands Magasins du Louvre, du sénateur Goujon. Ses peintures furent exposées à Londres, à Bruxelles, à la septième exposition internationale chez Georges Petit (1886).
    Dans sa lettre adressée à Durand-Ruel, à New York, il écrit : «L'exposition de Petit est ouverte et elle a pas mal de succès, diton.
    Car c'est difficile de savoir soi-même ce qui se passe. Je crois avoir fait un pas dans l'estime publique, petit pas. Mais c'est toujours ça ».

  • écorces

    Xavier Gloubokii

    On la croyait éternelle, invulnérable, la forêt. Pourtant le béton grignote la vallée et, sur les hauteurs, les scieries débitent à tout va. Comme tout le monde dans le Comté, Ahmed, le shérif, ne peut que constater les dégâts. À l'aube d'un second mandat, il navigue, mélancolique, entre ses souvenirs, les nuits avec Maria et le maintien de l'ordre dans ce trou où d'ordinaire rien ne se passe, ou si peu. Mais au seuil de l'été brûlant, tout se détraque. Une bande d'écolos radicaux déguisés en arbres débarque en ville pour s'opposer au massacre des bois. Bientôt, ceux-ci recrachent en lisière les dépouilles d'animaux atrocement mutilés. Alors Ahmed trace sa piste au plus profond de la nature, sauvage, sublime, oppressante. Ce roman aux faux accents de polar dégage une inquiétante étrangeté et une intensité hors du commun. Un hommage aux paysages aimés voués à disparaître.

  • Au fil de l'année 2012, l'auteur se rend dans douze villes du littoral, entre Zeebrugge et l'île d'Yeu. Le poème qui s'écrit en XII chants au fil de ce périple n'a pourtant rien du carnet de croquis ni de la déambulation touristique : il relate au contraire une lente traversée intérieure, une plongée souvent agitée dans un paysage aussi géogra¬phique que mental, où planent l'ombre des dieux anciens et les durs travaux du songe. Abordant pour la première fois l'écriture poétique, Anne Calas a composé avec Littoral 12 une singulière épopée contemporaine, d'une tension exemplaire : un chant féminin où s'affrontent dans leurs ténèbres et leur lumière propres les figures bouleversées du désir.

  • Il fait gris, vos enfants s'ennuient, vous ne savez plus comment les intéresser ? Vous aimeriez passer un moment privilégié avec eux mais vous n'avez plus d'idée ? « Apprendre en s'amusant » recense pour vous plus de 150 activités ludiques et pédagogiques, faciles à réaliser où que vous soyez avec des enfants de 18 mois à 7 ans !Avec des objets du quotidien ou du matériel de récupération, cubes, activités créatives et d'extérieur, jeux de lumière et musicaux... tout est fait pour nourrir la curiosité et l'imagination de vos enfants, en les sensibilisant au monde qui les entoure, aux sciences et à la nature.Vous pouvez commencer à tout moment de l'année, et semaine après semaine vous les verrez progresser. Pour de beaux moments de complicité et de partage en famille !

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